identifier	taxonID	type	CVterm	format	language	title	description	additionalInformationURL	UsageTerms	rights	Owner	contributor	creator	bibliographicCitation
03C12110FFBFFFB0FF52FC59F38ABD28.text	03C12110FFBFFFB0FF52FC59F38ABD28.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyoniidae Ortmann 1898	<div><p>Famille SICYONIIDAE Ortmann, 1898</p><p>Sicyoninae Ortmann, 1898:1121. — Balss 1957:1520. Eusicyoninae Burkenroad, 1934b: 116.</p><p>Sicyoniidae – Pérez Farfante &amp; Kensley 1997: 152.</p><p>DIAGNOSE (d’après Pérez Farfante &amp; Kensley 1997). — Corps le plus souvent massif avec des péréiopodes relativement courts et forts. Tégument épais, dur et pubescent, surtout chez les espèces côtières. Rostre court ne dépassant pas le pédoncule antennulaire, avec des dents dorsales et distales, sans dents ventrales, à l’exception parfois d’une subdistale. Carapace sans épines postorbitaire et ptérygostomienne, avec ou non une épine infra-orbitaire, avec une épine hépatique. Sillon cervical absent (ou alors à peine esquissé). Carène hépatique peu marquée. Carène branchiocardiaque parfois bien marquée, parfois à peine indiquée. Abdomen creusé de sillons transversaux (Fig. 1D) et souvent très sculpté, avec des carènes et de nombreux ornements en saillie. Telson portant, de chaque côté de sa pointe terminale, une épine subterminale fixe (à l’exception toutefois d’au moins deux espèces).</p><p>OEil sans tubercule mésial; segment basal sans écaille oculaire; plaque oculaire portant une expansion mésiale en forme de stylet (Fig. 1C). Antennule avec un prosartéma rudimentaire (Fig. 1B) et des flagelles courts et subcylindriques. Troisièmes, quatrièmes et cinquièmes pléopodes uniramés, sans endopode. Exopodite présent seulement sur les premiers maxillipèdes. Une pleurobranchie seulement sur le somite IX (Mxp3). Une petite arthrobranchie sur le somite VII (Mxp1). Deux arthrobranchies sur les somites VIII à XIII inclus, l’antéroventrale du somite VIII étant petite et celle du somite XIII rudimentaire. Une podobranchie sur les deuxièmes maxillipèdes. Un épipodite sur les premiers et seconds maxillipèdes ainsi que sur les trois premières paires de péréiopodes. Pétasma de type fermé avec des lobes latéraux fortement chitinisés (Fig. 2). Thélycum (Fig. 3) avec des réceptacles séminaux. Appendix masculina en forme de sabot de cheval (Fig. 1E).</p><p>REMARQUES</p><p>On notera, chez cette famille, l’absence d’endopodite sur les trois dernières paires de pléopodes, ce qui est unique parmi les Penaeoidea. On notera également le prosartéma rudimentaire, l’absence d’exopodites sur les segments thoraciques, à l’exception des premiers maxillipèdes, la présence d’une seule pleurobranchie (au niveau des Mxp3). La position des Sicyoniidae parmi les Penaeoidea a été discutée par A. Milne Edwards &amp; Bouvier (1909) et Burkenroad (1934b, 1983). Les premiers pensaient, mais visiblement sans certitude, qu’elles paraissaient « se rapprocher davantage des Aristéinés que des Pénéidés ».</p><p>Burkenroad, se basant en particulier sur le développement larvaire, rapproche les Sicyoniidae des Penaeidae, divisant la famille des Penaeidae en deux sous-familles: celle des Penaeinae et celle des Sicyoniinae.</p><p>Par la suite, Pérez Farfante (1977) a élevé la sousfamille au rang de famille.</p><p>Cette famille ne comprend, jusqu’à présent, que le genre Sicyonia .</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFBFFFB0FF52FC59F38ABD28	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFBFFFBAFD7CFA39F1F8BD2B.text	03C12110FFBFFFBAFD7CFA39F1F8BD2B.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia H. Milne Edwards 1830	<div><p>Genre Sicyonia H. Milne Edwards, 1830</p><p>Synonymie d’après Pérez Farfante &amp; Kensley 1997:</p><p>Sicyonia H. Milne Edwards, 1830: 339 . — de Haan 1849: 189. — Bate 1888: 292. — Holthuis 1952b: 339. — ICZN 1956: 45. — Burkenroad 1983: 282. — de Freitas 1984b: 2. — Pérez Farfante 1985: 1. — Pérez Farfante &amp; Kensley 1997: 153.</p><p>Ischion Basis Processus distaux Processus distaux interne externe externe interne</p><p>Lobe Lobe Lobe</p><p>médian ventrolatéral dorsolatéral</p><p>Cancer – Brünnich 1768: 102 [en partie].</p><p>Palaemon – Olivier 1811: 664 [en partie].</p><p>Hippolyte – de Haan 1844:pl. 45, figs 6, 9, 10 [en partie]. Ruvulus de Natale, 1850: 20 . Espèce type par monotypie, Sicyonia sculpta H. Milne Edwards, 1830 (= Cancer carinatus Brünnich, 1768). Localité type: baie de Naples. Genre masculin.</p><p>Synhimantites Boeck, 1864: 189 . Espèce type par monotypie, Synhimantites typicus Boeck, 1864 . Localité type: Norvège. Genre masculin.</p><p>Eusicyonia Stebbing, 1914: 25 [nom de remplacement pour Sicyonia H. Milne Edwards, 1830]. — Burkenroad 1934a: 70; 1934b: 116. — Kubo 1949: 437. — Barnard 1950: 635.</p><p>Bourrelet postérieur thoracique</p><p>ESPÈCE TYPE. — Sicyonia sculpta H. Milne Edwards, 1830 (= Cancer carinatus Brünnich, 1768: 102) par désignation subséquente par Desmarest (1858: 42).</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Baie de Naples (Italie).</p><p>DIAGNOSE. — Identique à celle de la famille.</p><p>On peut y ajouter:</p><p>– en ce qui concerne les pièces buccales: les mandibules avec un palpe de trois articles, dont le basal très petit est faiblement articulé avec le second; les premières maxilles dont l’endite basipodiale est bifide, les deux lobes ayant des longueurs voisines, tandis que l’endite coxopodiale, également bifide, a un lobe postérieur beaucoup plus court que l’antérieur; les premiers maxillipèdes avec un endopodite (flagelle) court (beaucoup plus court que l’exopodite) et ne présentant qu’une division; les deuxièmes maxillipèdes avec un mérus élargi, derrière lequel se replie le dactyle, pas d’exopodite et un long épipodite de deux articles plus ou moins foliacé, portant une volumineuse podobranchie; les troisièmes maxillipèdes sans fusion d’articles, sans exopodite, ni épipodite;</p><p>– en ce qui concerne les organes génitaux: les lobes latéraux du pétasma présentant des parties distales découpées en des processus interne et externe plus ou moins développés (Fig. 2); la plaque thélycale lancéolée et très bien développée (Fig. 3).</p><p>La répartition des branchies, épipodites et exopodites est indiquée dans le Tableau 1. La branchie rudimentaire du somite XIII consiste en une simple excroissance non divisée, en forme de gros poil conique.</p><p>Le lecteur, peu familiarisé avec les termes utilisés pour la description des crevettes, trouvera d’excellents schémas dans Pérez Farfante (1985: figs 1, 2).</p><p>CARACTÈRES SUSCEPTIBLES D’ ÊTRE UTILISÉS POUR DIFFÉRENCIER LES SICYONIA</p><p>De nombreux caractères ont été utilisés, malheureusement beaucoup d’entre eux sont variables, en particulier avec l’âge des spécimens. Nous les passons rapidement en revue.</p><p>– Nombre de dents postrostrales (en arrière du fond de l’orbite): variable à une unité près car la dernière dent (comptée à partir du bord postérieur de la carapace) est très souvent juste en arrière du fond de l’orbite mais, chez une même espèce, peut également se trouver juste en avant (et devenir dent rostrale).</p><p>Le nombre de ces dents peut varier de 2 à 6 et l’on peut donc en trouver, suivant les espèces: 2, 2 ou 3, 3, 3 ou 4, 4, 4 ou 5, 5 ou 6.</p><p>Pour pallier cet inconvénient, Burkenroad (1934a, b) a utilisé le nombre de dents en arrière de la dent hépatique qui est beaucoup plus constant. –Nombre de dents rostrales:varie bien évidemment comme les dents postrostrales (et de manière liée). – Dent dorsale sur le premier segment abdominal: cette dent est présente chez toutes les espèces (à l’exception de S. mixta du golfe de Californie) mais avec un développement plus ou moins grand. –Dent dorsale sur le deuxième segment abdominal: très variable suivant les espèces; elle peut être absente, représentée par un simple renflement, plus ou moins quadrangulaire, aiguë, et plus ou moins développée. Ce caractère est excellent car, chez une même espèce, il présente une grande constance. – Incision ou encoche ou échancrure sur le bord dorsal du deuxième segment abdominal: précédant juste la dent on observe souvent une découpe du bord dorsal qui peut être fine et refermée (les deux bords étant jointifs) ou bien plus ou moins large et profonde. Ce caractère semble bien constant chez une même espèce, mais il varie entre les espèces de manière souvent difficilement quantifiable. – Épine infra-orbitaire: absente ou présente mais alors petite ou très petite chez les espèces indo-ouest pacifiques.Là aussi on a des variations, en ce sens que parfois le lobe infra-orbitaire a un contour nettement angulaire (sans véritable épine) au lieu d’être arrondi. Chez la plupart des espèces américaines, il y a une forte épine infra-orbitaire.</p><p>– Basis et ischion des premiers péréiopodes: presque toujours avec une épine chez les espèces indo-ouest pacifiques (seules deux espèces en sont dépourvues). Sans épine chez la plupart des espèces américaines.</p><p>– Dent sur les pleurons des segments abdominaux 1-5: c’est là un caractère facile à observer et qui paraît séduisant. Malheureusement, il se révèle d’une crédibilité limitée car il change avec l’âge: un pleuron arrondi chez le jeune va devenir angulaire avec l’âge puis va porter une dent. Les comparaisons entre espèces impliquent qu’il s’agisse de vieux adultes et, en conséquence, l’utilisation de ce caractère, dans les clés, est limitée.</p><p>Parmi les espèces indo-ouest pacifiques, un groupe ( lancifer) se caractérise par la présence, chez la plupart de ses espèces mais non toutes, d’une ou plusieurs fortes dents (ou épines) sur les cinq premiers pleurons abdominaux. Chez les autres Sicyonia indo-ouest pacifiques, les dents sont limitées à une, postéroventrale, par pleuron et ce seulement sur les pleurons 5 et plus rarement 4.</p><p>Pièces génitales – Thélycum: il fournit un bon caractère lorsqu’on se contente de considérer sa structure d’ensemble. Ceci dit, chez une même espèce, les proportions de la plaque thélycale semblent pouvoir varier de manière importante avec l’âge. – Pétasma: c’est bien évidemment l’un des meilleurs caractères car sa constance chez une même espèce semble très grande. On peut donc l’utiliser à la fois au niveau des groupes et au niveau des espèces (mais cela ne résout pas l’identification des femelles et, par ailleurs, laisse dans l’incertitude sur la place des espèces dont seules des femelles ont été récoltées).</p><p>Autres caractères</p><p>– Paire d’épines du sternite XI: la longueur de ces épines peut varier assez considérablement suivant les espèces. Elles sont courtes chez les espèces estpacifiques et peuvent être très longues chez certaines espèces atlantiques. Chez les espèces indo-ouest pacifiques, elles ne sont jamais très longues, presque toujours de longueur moyenne, parfois courtes; ce sont les espèces que nous avons rassemblées dans le groupe lancifer (voir plus loin) chez lesquelles elles sont le plus développées.</p><p>– Longueur du rostre: peut être intéressant mais il y a un dimorphisme sexuel (d’ailleurs habituel chez les Penaeoidea) et, chez une même espèce, le rostre des mâles est souvent un peu plus court que chez les femelles (et souvent moins recourbé). –Sillons abdominaux:chez les Sicyonia, il y a tout un réseau codifié de sillons sur les tergites et les pleurons (Fig. 1D). Certains d’entre eux peuvent être absents. L’ennui est que ces sillons se développent et se marquent de mieux en mieux avec l’âge, ce qui rend les comparaisons parfois peu faciles.</p><p>BREF HISTORIQUE</p><p>La famille des Sicyoniidae forme un assemblage monogénérique extrêmement homogène et le premier à avoir essayé d’y voir clair est Burkenroad, esprit d’une lucidité taxonomique remarquable, mais qui a été amené à interrompre ses recherches bien trop précocement.</p><p>En 1934, alors que 26 espèces de Sicyonia étaient connues: 13 de l’Indo-ouest Pacifique, une de l’Atlantique oriental et de la Méditerranée, cinq de l’Atlantique occidental et neuf du Pacifique Est (dont deux se trouvant également dans l’Atlantique occidental), Burkenroad estimait que le genre Sicyonia pouvait être divisé en deux groupes qu’il appelait Division I et Division II, se définissant comme suit.</p><p>Division I</p><p>Angle antennaire sans épine.Bord dorsal du deuxième segment abdominal avec une encoche. Carène dorsale du cinquième segment abdominal ne se terminant pas par une dent ou un angle aigu. Basis et ischion des premiers péréiopodes armés d’une épine.</p><p>Pour donner cette définition Burkenroad n’avait examiné que S. laevigata (Pacifique Est et Atlantique occidental), S. parri et S. disparri (Pacifique Est), S. carinata (Atlantique oriental et Méditerranée) et S. ocellata (Indo-Pacifique) .</p><p>Burkenroad nommait l’ensemble de ces espèces « groupe carinata ».</p><p>Il ajoutait que, chez les espèces de ce groupe, il n’y a que deux, «barely» trois, dents en arrière du niveau de l’épine hépatique, que le sillon postéromédian du pleuron des deuxième et troisième segments abdominaux se recourbe antérieurement à son extrémité dorsale et est alors doublé dorsalement par une carène et, enfin, que les bords latéraux du pétasma présentent une profonde encoche.</p><p>Burkenroad reconnaissait toutefois, un peu plus loin, que les spécimens de S. ocellata qu’il avait pu examiner ne présentaient pas d’encoche sur les bords latéraux du pétasma (ce qui est effectivement le cas chez cette espèce).</p><p>Burkenroad mentionnait également qu’il semblait que toutes ou presque toutes les Sicyonia indopacifiques alors connues devaient être considérées comme appartenant à sa Division I, même si, reconnaissait-il, les descriptions et figures disponibles ne permettaient pas d’en être assuré. Il citait S. rectirostris, S. parvula, ànouveau S. ocellata, S. laevis, S.curvirostris et S.bispinosa comme devant être «more or less» des membres typiques du groupe carinata . D’un autre côté, poursuivait-il, S. cristata (mise dans le présent travail en synonymie avec S. lancifer), S. furcata, S. japonicus et S. lancifer, bien que paraissant appartenir à la Division I par leurs caractères diagnostiques, se distinguent par la présence de trois, ou plus, dents postrostrales en arrière du niveau de l’épine hépatique. S. furcata, mentionnait Burkenroad, semble ressembler quelque peu à S. ocellata – ce qui est exact – et, comme elle, possède des carènes longitudinales qui doublent dorsalement la partie recourbée des sillons postéromédians des pleurons de l’abdomen, tandis que S. cristata, S. japonicus et S. lancifer semblent être des formes proches et ne pas posséder de carènes longitudinales doublant la partie antérieure des sillons postéromédians des pleurons abdominaux, ni d’encoche sur les bords latéraux des pétasmas – ce qui est exact.</p><p>Burkenroad ne donnait toutefois pas de nom à ce groupe d’espèces.</p><p>Division II</p><p>Angle antennaire armé avec une épine carénée. Bord dorsal du deuxième segment abdominal sans encoche. Carène dorsale du cinquième segment abdominal se terminant par une dent ou en angle aigu. Basis et ischion des premiers péréiopodes sans épine. Bords latéraux du pétasma sans encoche nette. Sillons postéromédians des pleurons de l’abdomen ne se prolongeant pas antérieurement pour former un relief avec une carène longitudinale.</p><p>Burkenroad mentionnait également que toutes les espèces possédant simultanément ces caractères avaient une distribution principalement ou totalement américaine.</p><p>Dans cette division, Burkenroad distinguait trois groupes:</p><p>1. le « groupe brevirostris »: avec trois ou quatre dents postrostrales en arrière de l’orbite, dont trois sont fortes et placées loin derrière l’orbite, comprenant S. brevirostris (Atlantique occidental et Est-Pacifique);</p><p>2. le « groupe edwardsi »: avec deux ou trois dents postrostrales en arrière de l’orbite, dont deux sont fortes et placées loin derrière l’orbite, comprenant S. edwardsi (Atlantique occidental), S. d i s e d w a r d s i et S. p e n i c i l l a t a (Est- Pacifique);</p><p>3. le « groupe affinis »: avec deux ou trois dents postrostrales en arrière de l’orbite, dont une est forte et placée en arrière du niveau de l’épine hépatique, comprenant S. affinis, S. aliaffinis, S. picta, S. disdorsalis, toutes du Pacifique Est, S. stimpsoni et S. dorsalis de l’Atlantique occidental.</p><p>Burkenroad a discuté certains des recouvrements existant entre les espèces classées dans l’une ou l’autre de ses deux divisions:</p><p>– concernant la carène longitudinale doublant la partie antérieure du sillon postéromédian des pleurons de l’abdomen, il remarque que si ce caractère n’existe pas chez toutes les espèces classées dans la Division I, elle s’observe par contre, légèrement marquée, chez S. affinis et S. aliaffinis classées dans la Division II;</p><p>– concernant l’encoche des bords latéraux du pétasma, il mentionne qu’elle n’existe que chez les espèces de la Division I mais manque chez plusieurs d’entre elles;</p><p>– concernant le nombre des dents postrostrales, il attire l’attention sur le fait que si leurs nombres se recoupent parfois entre les deux divisions, il n’y a pas d’espèce appartenant à la Division II possédant trois, ou plus, dents postrostrales en arrière du niveau de l’épine hépatique et que, par ailleurs, il n’y a pas d’espèce de la Division I, à l’exception de S. benthophila – encore mal connue, son pétasma est inconnu – qui ait moins de deux dents postrostrales en arrière du niveau de l’épine hépatique;</p><p>– concernant l’encoche du bord dorsal du deuxième segment abdominal, caractéristique en principe des espèces de la Division I, il constate qu’une échancrure large et peu profonde existe chez S. affinis, S. aliaffinis et S. edwardsi appartenant à la Division II, tandis que chez S. trispinosa et S. fallax appartenant à la Division I le bord est entier.</p><p>Force est donc de constater que, dès le départ, les propositions de Burkenroad se révélaient peu satisfaisantes (on ne peut d’ailleurs manquer de s’en étonner, connaissant l’acuité taxonomique habituelle de cet auteur). Avec la description de nouvelles espèces, de plus en plus nombreuses, il apparaissait à Burkenroad lui-même (1946) que la division des Sicyonia en deux grands groupes, telle qu’il l’avait proposée, ne pouvait être conservée.</p><p>Pérez Farfante (1985), qui a révisé les Sicyonia du Pacifique Est (12 espèces), est arrivée à la même conclusion et constate que les imbrications des caractères entre les différentes espèces ne permettent pas d’éclater valablement le genre Sicyonia en plusieurs genres ou sousgenres.</p><p>Actuellement on se trouve donc devant un genre comptant 52 espèces (31 de l’Indo-ouest Pacifique, 13 du Pacifique oriental, neuf de l’Atlantique occidental, deux de l’Atlantique oriental et de la Méditerrannée, deux de ces espèces, S. brevirostris et S. laevigata, se trouvant à la fois dans le Pacifique oriental et l’Atlantique occidental). La liste de ces 52 espèces est donnée dans le Tableau 2.</p><p>Indo-ouest Pacifique Pacifique oriental abathophila n. sp. affinis Faxon, 1893</p><p>adunca n. sp. aliaffinis (Burkenroad, 1934)</p><p>altirostrum n. sp. brevirostris Stimpson, 1874</p><p>australiensis Hanamura &amp; Wadley, 1998 disdorsalis (Burkenroad, 1934)</p><p>benthophila de Man, 1907 disedwardsi (Burkenroad, 1934)</p><p>bispinosa de Haan, 1844 disparri (Burkenroad, 1934)</p><p>curvirostris Balss, 1913 ingentis (Burkenroad, 1938)</p><p>dejouanneti n. sp. laevigata Stimpson, 1871</p><p>fallax de Man, 1907 martini Pérez Farfante &amp; Boothe, 1981</p><p>furcata Miers, 1878 mixta Burkenroad, 1946</p><p>inflexa (Kubo, 1949) penicillata Lockington, 1879</p><p>japonica Balss, 1914 picta Faxon, 1893</p><p>komai n. sp.</p><p>laevis Bate, 1881</p><p>lancifer (Olivier, 1811) Atlantique oriental et Méditerranée longicauda Rathbun, 1906</p><p>longicornis n. sp. brevirostris Stimpson, 1874</p><p>metavitulans n. sp. carinata (Brünnich, 1768)</p><p>nasica Burukovsky, 1990 galeata Holthuis, 1952</p><p>ocellata Stimpson, 1860</p><p>parafallax Crosnier, 1995</p><p>parajaponica n. sp. Atlantique occidental parvula (de Haan, 1844)</p><p>rectirostris de Man, 1907 burkenroadi Cobb, 1971</p><p>robusta n. sp. dorsalis Kingsley, 1878</p><p>rocroi n. sp. laevigata Stimpson, 1871</p><p>rotunda n. sp. olgae Pérez Farfante, 1980</p><p>taiwanensis n. sp. parri (Burkenroad, 1934)</p><p>trispinosa de Man, 1907 stimpsoni Bouvier, 1905</p><p>truncata (Kubo, 1949) typica (Boeck, 1864)</p><p>vitulans (Kubo, 1949) wheeleri Gurney, 1943</p><p>ESSAI DE CLASSIFICATION EN GROUPES</p><p>DES SICYONIA INDO- OUEST PACIFIQUES</p><p>Si l’éclatement du genre Sicyonia pose des problèmes non résolus, il n’en demeure pas moins que des groupes d’espèces particulièrement proches les unes des autres apparaissent, alors que d’autres espèces, appartenant sans hésitation possible au genre Sicyonia, sont beaucoup plus difficiles à rapprocher d’autres espèces du genre.</p><p>Parmi les espèces de l’Indo-ouest Pacifique, 17 peuvent se classer de manière relativement satisfaisante en trois groupes ( lancifer, truncata, fallax); 12 autres espèces sont plus difficiles à intégrer et se répartissent dans plusieurs petits groupes qui semblent, trop souvent, bien artificiels. Quant aux deux dernières espèces, elles présentent des caractères qui amènent à les laisser à part.</p><p>Sur ces bases on peut donc distinguer les assemblages suivants.</p><p>Groupe lancifer</p><p>– Plaque thélycale lancéolée, relativement peu élancée (L/l au plus égal à 2), dont les bords latéraux sont, dans leur partie postérieure, régulièrement arrondis (convexes) ou, le plus souvent, angulaires;</p><p>– pétasma avec des lobes ventrolatéraux ayant un processus distal externe non divisé (ou alors seulement par une faible échancrure): bords latéraux du pétasma faiblement sinueux et sans excroissance;</p><p>– dents postrostrales très fortes, couvrant toute la longueur du bord postrostral de la carapace, peu et presque toujours régulièrement espacées, au nombre de quatre à six dont au moins trois et le plus souvent quatre sont en arrière du niveau de l’épine hépatique;</p><p>– lobe infra-orbitaire à contour arrondi ou angulaire mais sans épine;</p><p>– bord dorsal du premier segment abdominal portant une forte dent massive, parfois peu aiguë; bord dorsal du deuxième segment portant une forte dent, jamais aiguë, très souvent réduite à l’état d’une forte excroissance angulaire, précédée d’une échancrure très nette;</p><p>– pleuron du cinquième segment abdominal, jamais arrondi postéroventralement, presque toujours avec une ou plusieurs dents aiguës (s’il n’y a pas de dent, un angle postéroventral marqué); autres pleurons abdominaux très souvent avec des dents aiguës;</p><p>– basis et ischion des premiers péréiopodes armés d’une épine;</p><p>– paire d’épines du sternite XI très bien développées.</p><p>Espèces incluses dans ce groupe: S. lancifer, S. japonica, S. parajaponica n. sp., S. furcata, S. ocellata .</p><p>Groupe truncata</p><p>– Plaque thélycale triangulaire;</p><p>– pétasma avec des lobes ventrolatéraux ayant un processus distal externe formé d’une partie antérieure en forme d’auvent plus ou moins arrondi et d’une partie inférieure en forme de doigt; bords latéraux du pétasma fortement sinueux et avec une excroissance en pointe très marquée;</p><p>– dents postrostrales presque toujours fines et aiguës, au nombre de deux en arrière du niveau de l’épine hépatique, au nombre de trois, exceptionnellement quatre, en arrière du fond de l’orbite: la première entre le tiers et les 4/10 environ de la longueur de la carapace, la troisième légèrement (ou parfois nettement) en arrière du fond de l’orbite, la seconde toujours largement séparée des précédentes et, le plus souvent, vers le milieu de l’espace les séparant;</p><p>– lobe infra-orbitaire à contour arrondi, rarement angulaire, sans épine;</p><p>– bord dorsal des premier et second segments abdominaux avec chacun une dent, le plus souvent fine et aiguë à l’exception de la dent du second segment chez S. curvirostris . Dent du second segment abdominal précédée d’une dépression faible ou d’une échancrure plus ou moins profonde;</p><p>– pleuron du cinquième segment abdominal avec un denticule postéroventral;</p><p>– basis et ischion des premiers péréiopodes armés d’une épine.</p><p>Espèces incluses dans ce groupe: S. truncata, S. nasica, S. australiensis (et formes rattachées provisoirement), S. curvirostris .</p><p>S. curvirostris se singularise un peu, dans ce groupe, par les dents postrostrales fortes et parfois au nombre de quatre, ainsi que par la dent dorsale du deuxième segment abdominal quadrangulaire et précédée d’une échancrure particulièrement profonde.</p><p>Groupe fallax</p><p>– Plaque thélycale lancéolée, élancée (L/l au moins égal à 2,4), dont les bords latéraux sont, dans leur partie postérieure, régulièrement arrondis (convexes), la convexité étant plus ou moins marquée (parfois faible);</p><p>– pétasma avec des lobes ventrolatéraux ayant un processus distal externe formé d’une partie antérieure plus ou moins en forme d’auvent et d’une partie inférieure au développement très variable: parfois en forme de doigt, parfois réduite à un simple denticule, parfois même absente; bords latéraux du pétasma plus ou moins sinueux, avec une excroissance en pointe parfois faible, parfois bien marquée;</p><p>– dents postrostrales presque toujours fines et aiguës, au nombre de trois (exceptionnellement deux lorsque la troisième passe un peu en avant du fond de l’orbite) dont deux sont en arrière du niveau de l’épine hépatique; la première implantée entre le tiers et les 4/10 de la longueur de la carapace; la troisième légèrement en arrière du fond de l’orbite (exceptionnellement un peu en avant), la seconde toujours largement séparée des précédentes et, le plus souvent, vers le milieu de l’espace les séparant; – lobe infra-orbitaire à contour souvent angulaire mais sans épine;</p><p>– bord dorsal du premier segment abdominal portant une forte dent plus ou moins aiguë; bord dorsal du deuxième segment sans dent véritable, soit sans aucune encoche, soit avec une faible dépression, soit avec une fine encoche peu profonde dont la partie postérieure se confond avec un léger rebond du bord dorsal, pouvant, à la limite, former une dent à contour arrondi;</p><p>– pleuron du cinquième segment abdominal à bord postéroventral soit arrondi, soit avec un denticule. Pleuron du quatrième segment abdominal toujours dépourvu de denticule;</p><p>– basis et ischion des premiers péréiopodes armés d’une épine.</p><p>Espèces incluses dans ce groupe: S. fallax, S. parafallax, S. inflexa, S. longicauda, S. longicornis n. sp., S. adunca n. sp., S. rocroi n. sp., S. taiwanensis n. sp. Le mâle de S. taiwanensis n. sp. n’étant pas connu, l’appartenance de cette espèce à ce groupe demeure hypothétique. On remarquera que cette espèce a un lobe infra-orbitaire à extrémité très pointue, contrairement aux autres espèces du groupe.</p><p>Groupe laevis</p><p>Par la forme et la disposition des dents postrostrales, la forme de la plaque thélycale, les espèces de ce groupe s’apparentent à celles du groupe fallax . Par le pétasma, elles se rapprocheraient plutôt du groupe truncata en ce qui concerne S. laevis (tout en conservant des analogies avec les pétasmas du groupe fallax), tandis que S. rotunda n. sp., par le processus distal externe des lobes ventrolatéraux entier et arrondi, s’apparente plus au groupe fallax .</p><p>Les espèces de ce groupe se différencient de celles du groupe fallax par:</p><p>– le lobe infra-orbitaire se terminant par une petite épine infra-orbitaire non carénée;</p><p>– le bord dorsal du deuxième segment portant une dent aiguë, précédée par une large échancrure peu profonde;</p><p>– la plaque postérieure du thélycum présentant des lobes antérolatéraux assez étroits à bord externe peu convexe.</p><p>Espèces incluses dans ce groupe: S. laevis, S. rotunda n. sp.</p><p>Groupe dejouanneti</p><p>Par l’abdomen, le thélycum, et la plupart des caractères du pétasma, les espèces de ce groupe s’apparentent au groupe laevis .</p><p>Elles se caractérisent par:</p><p>– le rostre court et haut à sa base;</p><p>– trois ou plus souvent quatre dents postrostrales, régulièrement ou irrégulièrement espacées, dont deux ou trois sont en arrière du niveau de l’épine hépatique; – le lobe infra-orbitaire arrondi ou angulaire avec parfois un denticule;</p><p>– le processus distal externe des lobes ventrolatéraux du pétasma qui comporte une partie antérieure et une partie postérieure séparées par une très large concavité.</p><p>Espèces incluses dans ce groupe: S. dejouanneti n. sp., S. altirostrum n. sp.</p><p>Groupe vitulans</p><p>Ce groupe semble assez à part des précédents. Ses principaux caractères distinctifs sont:</p><p>– la plaque thélycale en forme de violon;</p><p>– le pétasma avec des lobes dorsolatéraux dont le processus distal interne est soit absent, soit rudimentaire et des lobes ventrolatéraux avec un processus distal externe dont les parties antérieure et postérieure sont également développées, peu séparées l’une de l’autre, l’ensemble ayant un aspect massif; bords latéraux du pétasma avec ou sans excroissance en forme de pointe;</p><p>– les dents postrostrales relativement massives, aiguës, au nombre de quatre, plus rarement trois, régulièrement espacées sur toute la longueur postrostrale de la carapace, dont trois sont en arrière du niveau de l’épine hépatique;</p><p>– le lobe infra-orbitaire arrondi, sans épine;</p><p>– le bord dorsal du premier segment abdominal portant une forte dent aiguë; le bord dorsal du second segment abdominal sans dent, ni encoche; – le pleuron du cinquième segment abdominal avec une épine;</p><p>– le basis et l’ischion des premiers péréiopodes armés d’une épine.</p><p>Espèces incluses dans ce groupe: S. vitulans, S. metavitulans n. sp., S. trispinosa .</p><p>Groupe rectirostris</p><p>Ce groupe se caractérise par:</p><p>– la plaque thélycale lancéolée, mais se prolongeant fortement en arrière, entre les lobes latéraux de la plaque postérieure du thélycum qui sont allongés; – le pétasma avec des lobes dorsolatéraux sans processus distal interne développé et avec, par contre, un processus distal externe en forme de corne, droite ou recourbée, bien ou même très développé; les lobes ventrolatéraux ont un processus distal externe arrondi, entier, parfois à peine développé; parfois aussi le processus distal externe comporte une partie antérieure arrondie avec une indentation et une partie postérieure en forme de lamelle; les bords latéraux du pétasma sont sinueux et sans excroissance dentiforme;</p><p>– les dents postrostrales de taille moyenne, aiguës, au nombre de deux ou trois et dont deux sont en arrière du niveau de l’épine hépatique;</p><p>– le lobe infra-orbitaire avec ou sans épine;</p><p>– le bord dorsal du premier segment abdominal portant une dent aiguë, forte; le bord dorsal du deuxième segment abdominal lisse ou avec une protubérance plus ou moins en forme de dent mousse, précédée ou non d’une encoche étroite, peu profonde;</p><p>– le pleuron des quatrième et cinquième segments abdominaux avec un denticule postéroventral;</p><p>– le basis et l’ischion des premiers péréiopodes armés d’une épine.</p><p>Espèces incluses dans ce groupe: S. rectirostris, S. parvula, S. bispinosa .</p><p>Groupe benthophila</p><p>Les espèces de ce groupe sont bien particulières parmi les espèces indo-ouest pacifiques car elles sont les seules à n’avoir qu’une seule dent postrostrale en arrière du niveau de l’épine hépatique. Par ailleurs elles se caractérisent par:</p><p>– la plaque thélycale régulièrement lancéolée;</p><p>– le bord dorsal du second segment abdominal sans dent, ni encoche;</p><p>– le lobe infra-orbitaire fortement angulaire;</p><p>– le pleuron du cinquième segment abdominal arrondi, sans denticule;</p><p>– le basis et l’ischion des premiers péréiopodes avec une épine;</p><p>Malheureusement les pétasmas des espèces de ce groupe sont inconnus et les affinités de ce groupe avec les autres ne peuvent guère être appréciées.</p><p>Espèces incluses dans ce groupe: S. benthophila, S. abathophila n. sp.</p><p>Espèces ne pouvant être intégrées dans aucun groupe Sicyonia robusta n. sp. Les adultes de cette espèce se caractérisent, au premier coup d’oeil, par le rostre court et la haute crête postrostrale qui s’étend sur la moitié antérieure de la carapace. Un autre caractère, unique, est fourni par le pétasma dont le processus distal externe des lobes dorsolatéraux a pris un grand développement en pointe et est entièrement recourbé vers la base du pétasma; par ailleurs les lobes ventrolatéraux sont dépourvus de processus distal.</p><p>Les autres caractères sont:</p><p>– la plaque thélycale faiblement lancéolée;</p><p>– les dents postrostrales au nombre de trois ou quatre dont deux ou trois sont en arrière du niveau de l’épine hépatique;</p><p>– le lobe infra-orbitaire sans épine;</p><p>– le bord dorsal du premier segment abdominal avec une forte dent aiguë; le bord du second avec une faible encoche dont la partie postérieure se confond avec un léger rebond arrondi du bord dorsal;</p><p>– le pleuron du cinquième segment abdominal avec un angle postéroventral ouvert, sans épine; – le basis et l’ischion des premiers péréiopodes sans épine.</p><p>Cette espèce présente quelques analogies avec S. rectirostris: forme de la carapace (à la crête postrostrale près), grand développement en pointe du processus distal externe des lobes dorsolatéraux et atrophie du processus distal des lobes ventrolatéraux, bords dorsaux des premier et second segments abdominaux, mais la plaque thélycale ne se prolonge pas en arrière entre les lobes latéraux de la plaque postérieure du thélycum.</p><p>Sicyonia komai n. sp. Cette espèce présente:</p><p>– une plaque thélycale lancéolée, relativement peu élancée (L/l égal à 2);</p><p>– un pétasma avec des lobes dorsolatéraux sans processus interne développé et avec un processus distal externe en forme de corne, assez court, renflé à sa base et recourbé vers l’avant; les lobes ventrolatéraux ont un processus distal externe bas, entier, arrondi, à peine saillant; les bords latéraux du pétasma sont sinueux et sans excroissance dentiforme;</p><p>– trois dents postrostrales dont deux sont en arrière du niveau de l’épine hépatique;</p><p>– un lobe infra-orbitaire angulaire mais sans épine; – le bord dorsal du premier segment abdominal avec une assez forte dent à extrémité fine et aiguë; le bord dorsal du second segment avec une dent encore plus fine, précédée d’une forte échancrure; – le pleuron du cinquième segment abdominal avec un denticule net;</p><p>– le basis et l’ischion des premiers péréiopodes sans épine.</p><p>Espèces de l’Atlantique, de la Méditerranée et du Pacifique oriental. Elles se classent assez aisément dans les grands groupe définis par Burkenroad.</p><p>On trouve:</p><p>– dans le groupe brevirostris: S. brevirostris (Pacifique oriental et Atlantique occidental) et S. olgae (Atlantique occidental);</p><p>– dans le groupe edwardsi (qui devrait être rebaptisé typica, S. edwardsi (Miers) ayant été mise en synonymie avec S. typica (Boeck, 1864)): S. typica (Atlantique occidental), S. aliaffinis, S. penecillata, S. disedwardsi (toutes trois du Pacifique oriental);</p><p>– dans le groupe affinis: S. affinis, S. disdorsalis, S. picta, S. ingentis, S. martini (toutes du Pacifique oriental) et S. stimpsoni, S. burkenroadi, S. dorsalis, S. wheeleri (toutes de l’Atlantique occidental);</p><p>– dans le groupe carinata: S. laevigata (Pacifique oriental et Atlantique occidental), S. disparri (Pacifique oriental), S. parri (Atlantique occidental), S. carinata (Atlantique oriental et Méditerranée), S. galeata (Atlantique oriental).</p><p>Une espèce, S. mixta Burkenroad, 1946, se différencie de toutes les autres Sicyonia par l’absence d’une dent dorsale sur le premier segment abdominal.</p><p>CLÉ D’ IDENTIFICATION DES ESPÈCES DU GENRE SICYONIA H. MILNE EDWARDS, 1830 DE L’ INDO- OUEST PACIFIQUE</p><p>Alors que les pièces génitales font partie des meilleurs caractères distinctifs, nous ne les avons que très peu utilisées, car nous avons renoncé à établir deux clés distinctes, l’une pour les mâles, l’autre pour les femelles, ceci avec l’espoir qu’une clé unique soit d’un emploi plus facile.</p><p>Les caractères, très simples, que nous nous sommes efforcé d’employer, présentant parfois une certaine variabilité, plusieurs espèces apparaissent à plusieurs reprises dans la clé. Par ailleurs, quelques espèces n’étant connues que par un seul sexe, nous n’avons pu, à trois reprises, que donner des caractères distinctifs concernant uniquement ce sexe (cas de S. inflexa et S. longicornis n. sp., S. parafallax et S. adunca n. sp., S. benthophila et S. abathophila n. sp.).</p><p>Beaucoup d’espèces étant très proches, cette clé doit permettre une première approche qui doit être confirmée par, en particulier, l’examen des figures. C’est pour cette raison que de très nombreux renvois aux figures sont donnés.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFBFFFBAFD7CFA39F1F8BD2B	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFA9FFAEFF77FAF2F231BB6B.text	03C12110FFA9FFAEFF77FAF2F231BB6B.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia lancifer (Olivier 1811) Atlantique	<div><p>Sicyonia lancifer (Olivier, 1811)</p><p>(Figs 1E; 4; 5; 6A; 7; 106A-D; 110E) Palemon lancifer Olivier, 1811: 664 . — Latreille 1818: pl. 317, fig. 2.</p><p>Sicyonia lancifer – H. Milne Edwards 1830: 341; 1837: 410. — Paul’son 1875 (traduction de 1961: 124, pl. 18, fig. 2-2b). — Bate 1881: 172; 1888: 297, pl. 43, fig. 4. — Ortmann 1890: 453. — Lanchester 1901: 573. — Doflein 1902: 632. — Pearson 1905: 74. — Borradaile 1910: 259. — de Man 1911: 11 (liste), 123. — Hall 1962: 37, 181, fig. 124, 124a, b. — George 1967: 344. — Muthu 1971: 151. — Starobogatov 1972: 376, 409 (clé), pl. 10, fig. 140a-c (copies de Hall 1962). — Chaitiamvong &amp; Ratana-Ananta 1974: 33, pl. 17, figs a-c (copies de Hall 1962). — Kurian &amp; Sebastian 1976: 79 (clé). — Johnson 1979: 20. — Chaitiamvong 1980: 94. — Lovett 1981: 40, fig. 80a, b (copies de Hall 1962). — Motoh &amp; Buri 1984: 111, figs 78, 79A-F. — Crosnier 1985a: 45. — Liu &amp; Zhong 1988: 251, fig. 151 (1-5), pl. 3, fig. 6. Eusicyonia lancifer – Burkenroad 1934a: 71. —</p><p>Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste). — Kubo 1949: 439 (clé). — Cheung 1963: fig. 3. — Naiyanetr 1980: 15 (liste).</p><p>Sicyonia lancifera – de Man 1924: 31. — Holthuis 1980: 61. — Miquel 1984, fiche SICYON: 2 (liste). — Aravindakshan &amp; Karbhari 1985: 500, fig. 4. — Hayashi 1985a: 142 (clé); 1985c: 260, figs 92a, 93a, 94a, 95a; 1992: 151 (clé), 160, figs 87a, 88a, 89a, 90a. — Leelapiyanart 1989: 285 (clé), 286, figs 67a-c, 86a, b (photos coul.). — Chaitiamvong &amp; Supongpan 1992: 39 (clé), fig. 21A-C, pl. 55 (photo coul.). — Chan 1998: 954, 3 figs n.n.</p><p>Non Sicyonia lancifer – Kensley 1972: 24 (clé), fig. 10a; 1981: 20 (= S. japonica Balss, 1914).</p><p>Non Sicyonia lancifera – de Freitas 1984a: 29 (clé); 1984b: 3, fig. V-1 (= S. japonica Balss, 1914).</p><p>Non Eusicyonia cf. lancifer – Barnard 1950: 821 (= S. japonica Balss, 1914).</p><p>? Eusicyonia lancifer – Lumubol 1974: 85, pl. 5, fig. 35, pl. 8, fig. 35, pl. 10, fig. 35 (voir Remarques sous S. ocellata).</p><p>Hippolyte cristatus de Haan, 1844: pl. 45, fig. 10.</p><p>Sicyonia cristata – de Haan 1849: 194. — Stimpson 1860: 112. — Rathbun 1902: 41. — Balss 1914: 15, figs 7-8; 1924: 59. — Yokoya 1933: 10; 1941, 59, pl. 2, fig. 23. — Yasuda et al. 1957: 29 (liste). — Chang 1965: 28 (non figure de cette page mais celle de la page 16). — Starobogatov 1972: 409 (clé), pl. 10, fig. 138a-c. — Miyake 1975: 99, fig. n.n. (photo coul.); 1982: 14, pl. 6, fig. 2 (photo coul.). — Lee &amp; Yu 1977: 18, figs 7, 8. — Sakamoto &amp; Hayashi 1977: 1062. — Kikuchi &amp; Miyake 1978: 20. — Holthuis 1980: 60. — Takeda 1982: 10, fig. 29 (dessin coul.). — Toriyama &amp; Hayashi 1982: 87, fig. 5. — Horikoshi et al. 1982: 138 (liste). — Grey et al. 1983: 126, pl. 46 (photo coul.), 1 carte. — Hayashi 1985a: 141 (clé), figs 86, 87; 1985b: 194, figs 88a, 89a, 90b, 91b; 1986: 79, 250, fig. 38 (photo coul.); 1992: 151 (clé), 154, figs 81, 82, 83a, 84a, 85b, 86b; 1995: 292, fig. 247D, pls 84, 85 (photo coul.). — Chan &amp; Yu 1985: 97, pl. 3, figs A-C. — Yu &amp; Chan 1986: 53, 2 figs n.n. (coul.), 1 carte. — Liu &amp; Zhong 1988: 248, fig. 149 (1-6). — Yamaguchi &amp; Baba 1993: 212, fig. 34a, b. — Komai 1999: 55.</p><p>Eusicyonia cristata – Burkenroad 1934a: 71. — Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste). — Kubo 1949: 440 (clé), 446, figs 1J, 8L, 10D, 11C, D, 22E, 30A, B, 48A, 60D-F, 76P, V, 79F, 152A-K, 153, 156B, D. — Cheung 1960: 63 (clé). — Miyake 1961: 8. — Miyake et al. 1962: 123. — Motoh 1977: 7, 10 (listes). — Matsumiga et al. 1978: 28 (liste).</p><p>Sicyonia japonica – Miyake 1975: 99, fig. n.n. (photo coul.); 1982: 14, pl. 6, fig. 3 (photo coul.). Non de Haan, 1849.</p><p>? S. cristata – Pearson 1905: 75 (=? S. japonica Balss, 1914).</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Néotype: 10,8 mm, CORINDON, stn 295 (MNHN-Na 12936).</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Indonésie, détroit de Makassar, 1°26,5’S, 117°02,1’E, 51- 54 m.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Japon. Au large de Yoshimi, Shimonoseki City, Yamaguchi Pref., 11.XI.1966, M. Nurata &amp; K. Kishimoto coll., 2 7,4 et 13,2 mm ; 1 12,0 mm; 1 12,1 mm (MNHN-Na 13464). — Baie de Tosa, Shikoku, IV.1961, K. Sakai coll., 2</p><p>9,5 et 10,0 mm; 2 11,0 et 11,5 mm (USNM 173564). — Baie de Tosa, 60-70 m, 23.X.1979, K. Sakai coll., 1 17,5 mm. — Baie de Tosa, au large de Usaa, 60 m, 7.X.1985, K. Sakai coll., 1 13,5 mm; 1 17,8 mm (NTM-Cr 011319).</p><p>Au large de Mimase, Kochi, 30.VII.1983, K. Sakai coll., 2 13,0 et 13,4 mm ; 1 17,4 mm (NTM- Cr 011318). — Marché de Kochi, 4.V.1996, S. Shinomiya coll., 11 10,0 à 13,0 mm ; 3</p><p>10,5 à 11,0 mm.</p><p>Central Honshu, côte pacifique, Kushimoto, 120 m, 1985, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 11,0 mm. — Ibidem, 40 m, 18.XII.1991, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 12,2 mm. — Ibidem, 70 m, 29.XII.1993, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 juv. 4,1 mm.</p><p>Détroit de Kii, Wakayama, V.1991, K. Nomura coll., 1 14,2 mm.</p><p>Mogi, 18.VI.1881, F. C. Dale coll., 4 8,9 à 10,6 mm; 2 9,3 et 11,5 mm (USNM 28507).</p><p>Kagosima, T. Urita coll., 1 13,9 mm (USNM 54611).</p><p>Taiwan. Ma-Kung, Peng Hu-Hsien, 19.IV.1961, R. E. Kuntz pres., 3 16,7 à 17,3 mm (USNM 237512).</p><p>Côte nord-est, Tai-Shi, I-Lan County, chalutier commercial, 100 m environ, 7.VII.1985, T.-Y. Chan coll., 4 9,0 à 14,0 mm; 1 17,5 mm. — Ibidem, chalutier commercial, 100 m environ, 1.IX.1985, T.-Y. Chan coll., 1 13,5 mm. — Côte sud-ouest, Shian-Ta Kong, Kou-Hsuag County, chalutier commercial, 100 m environ, II.1990, T.-Y. Chan coll., 1 14,0 mm.</p><p>Thailande. Golfe de Thailande, Pattani Province, Pattani, port de pêche, 25.IV.1988, N. Leelapiyanart coll., 1 12,8 mm ; 1 16,8 mm.</p><p>Hong Kong. Marché d’Aberdeen, 5.VI.1958, 1 16,4 mm (NHM 1968.239.1). — 19°45’N, 11°31’E, 73-91 m, 2.V.1959, A. J. Bruce coll., 1 13,7 mm (NHM 1968.283.1).</p><p>Philippines. <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=120.185&amp;materialsCitation.latitude=16.51" title="Search Plazi for locations around (long 120.185/lat 16.51)">Albatross</a>, Philippines Exped., 1908- 1909, stn 5442, Luzon, San Fernando, 16°30’36”N, 120°11’06”E, 82 m, 11.V.1909, 1 8,0 mm ; 1 8,3 mm (USNM 258749). — Sans numéro de station, île Maculabo, en surface, 13.VI.1909, 1 8,0 mm (USNM 261763) .</p><p>Province de Zambales, baie Nasasa, 9-33 m, F. G. Dayrit et J. E. Norton coll., 30.I-8.II.1960, 1 7,5 mm (USNM).</p><p>MUSORSTOM 1, stn 76, 14°15,0’N, 120°31,2’E, 70-76 m, 28.III.1976, 1 7,1 mm.</p><p>MUSORSTOM 3, stn CP 121, 12°08,3’N, 121°17,3’E, 73-84 m, 3.VI.1985, 2 8,7 et 9,3 mm; 2 10,9 et 13,9 mm. — Stn CP 141, 11°44,6’N, 122°44,1’E, 40-44 m, 6.VI.1985, 1 15,0 mm (MNHN-Na 13465). — Stn CP 142, 11°47’N, 123°01,5’E, 26-27 m, 7.VI.1985, 1 8,8 mm.</p><p>Indonésie. CORINDON 2, stn 201, 1°10,2’S, 117°06,1’E, 21 m, 30.X.1980, 1 10,0 mm. — Stn 205, 1°07,8’S, 117°18,7’E, 49 m, 30.X.1980, 1 10,5 mm. — Stn 292, 2°37,2’S, 117°53,0’E, 46 m, 10.XI.1980, 1 11,8 mm. — Stn 295, 1°26,5’S, 117°02,1’E, 51-54 m, 11.XI.1980, 1 11,1 mm; 1 10,8 mm (MNHN-Na 12936).</p><p>Îles Fidji. MUSORSTOM 10, stn CP 1324, 17°17,4’S, 177°47,0’E, 102-104 m, 7.VIII.1998, 1 6,4 mm.</p><p>SUVA 2, stn DW 44, 17°51,7’S, 177°13,0’E, 33 m, 19.X.1998, 2 6,5 et 7,2 mm. — Stn CP 45, 17°51,6’S, 177°13,3’E, 35 m, 19.X.1998, 3 6,3- 7,1 mm; 3 5,9-8,4 mm. — Stn CP 46, 17°52,5’S, 177°15,5’E, 25 m, 19.X.1998, 1 7,7 mm. — Stn CP 47, 17°53,5’S, 177°13,6’E, 25 m, 19.X.1998, 2 5,5 et 6,2 mm. — Stn CP 48, 17°56,2’S, 177°14,3’E, 16 m, 19.X.1998, 7 4,5- 6,5 mm, 3 7,0- 7,3 mm. — Stn DW 62, 17°47,9’S, 177°12,9’E, 32 m, 20.X.1998, 1 9,1 mm. — Stn CP 65, 17°47,9’S, 177°12,8’E, 32 m, 21.X.1998, 4 6,0- 7,1 mm; 2 6,6 et 8,7 mm.</p><p>Nouvelle-Calédonie. LAGON, stn 7, 22°24,0’S, 166°19,7’E, 14 m, 21.V.1984, 1 4,5 mm. — Stn 10, 22°19,9’S, 166°20,4’E, 15 m, 21.V.1984, 3 6,0 à 7,5 mm. — Stn 48, 22°16,6’S, 166°15,2’E, 28 m, sable à Halimeda et foraminifères, 25.V.1984, 1 8,5 mm. — Stn 67, 22°25,9’S, 166°28,8’E, 21 m, sable, algues et Halimeda, 20.VIII.1984, 1 12,5 mm. — Stn 95, 22°31,3’S, 166°32,8’E, 14 m, sable blanc, 21.VIII.1984, 1 juv. 4,4 mm. — Stn 101 bis, 22°31,0’S, 166°35,9’E, 18 m, sable coquillier, 22.VIII.1984, 1 7,5 mm. — Stn 113, 22°22,9’S, 166°48,3’E, 32 m, sable vaseux, 22.VIII.1984, 1 8,0 mm. — Stn 116, 22°25,2’S, 166°43,7’E, 43 m, sable et graviers, 22.VIII.1984, 1 7,2 mm. — Stn 121, 22°28,0’S, 166°43,1’E, 12 m, 23.VIII.1984, 1 5,9 mm. — Stn 152, 22°32,3’S, 166°42,8’E, 23 m, 24.VIII.1984, 1 11,5 mm. — Stn 157, 22°34,4’S, 166°35,6’E, 15 m, sable blanc, 24.VIII.1984, 1 10,5 mm. — Stn 158, 22°36,1’S, 166°34,4’E, 22 m, sable blanc, 24.VIII.1984, 1 5,9 mm, 1 8,0 mm. — Stn 176, 22°05,8’S, 166°04,2’E, 15 m, sable à Halimeda, 18.IX.1984, 1 10,4 mm. — Stn 225, 22°35,9’S, 166°40,0’E, 15 m, 22.X.1984, 1 9,9 mm. — Stn 240, 22°22,6’S, 166°59,0’E, 42 m, sable grossier, 23.X.1984, 1 8,5 mm. — Stn 241, 22°20,9’S, 167°00,2’E, 35 m, sable grossier, 23.X.1984, 1 11,2 mm. — Stn 244, 22°25,0’S, 166°59,6’E, 47 m, sable grossier, 23.X.1984, 1 9,0 mm. — Stn 254, 22°23,5’S, 166°21,3’E, 8 m, sable blanc et foraminifères, 7.XI.1984, 1 13,3 mm. — Stn 297, 22°38,9’S, 166°45,6’E, 30 m, 26.XI.1984, 1 11,2 mm. — Stn 306, 22°42,8’S, 166°45,2’E, 38 m, sable blanc et éponges, 27.XI.1984, 1 9,3 mm. — Stn 315, 22°37,0’S, 166°52,7’E, 50 m, sable vaseux et foraminifères, 27.XI.1984, 1 9,1 mm; 1 6,7 mm. — Stn 357, 22°29,8’S, 167°06,7’E, sable grossier vaseux, 77 m, 29.XI.1984, 1 6,2 mm. — Stn 374, 22°30,2’S, 167°08,9’E, 67-71 m, 21.I.1985, 1 9,3 mm. — Stn 403, 22°34,5’S, 167°17,5’E, 44- 46 m, sable grossier, 23.I.1985, 4 4,0 à 11,1 mm; 2 4,8 et 10,5 mm. — Stn 408, 22°39,7’S, 167°25,0’E, 18 m, sable blanc fin, 23.I.1985, 1 9,7 mm. — Stn 413, 22°38,9’S, 167°16,6’E, 40- 60 m, sable grossier coquillier, 24.I.1985, 1 8,5 mm. — Stn 415, 22°36,3’S, 167°14,2’E, 20- 60 m, coraux, gorgones, 24.I.1985, 1 12,1 mm. — Stn 459, atoll de Surprise, 18°25,7’S, 163°01,0’E, 40 m, coraux, Halimeda, caulerpes, 1.III.1985, 1 8,4 mm. — Stn 517, 19°08,9’S, 163°35,0’E, 40- 42 m, 5.III.1985, 1 9,1 mm. — Stn 540, 19°06,2’S, 163°15,8’E, 35-40 m, 6.III.1985, 1 7,2 mm; 1 7,2 mm. — Stn 836, 20°46,4’S, 165°15,75’E, 57 m, 11.I.1987, 1 6,8 mm; 1 4,8 mm. — Stn 932, 20°46,3’S, 164°16,5’E, 23 m, 27.IV.1988, 1 10,6 mm. — Stn 936, 20°40,7’S, 164°16,4’E, 14-15 m, 27.IV.1988, 1 5,8 mm (MNHN-Na 13579). — Stn 972, 20°24,8’S, 163°57,8’E, 27 m, 29.IV.1988, 1 7,9 mm. — Stn 1005, 20°11,4’S, 163°56,4’E, 17 m, 2.V.1988, 1 7,6 mm (MNHN-Na 13580). — Stn 1015, 20°10,1’S, 163°51,6’E, 25 m, 3.V.1988, 2 7,9 et 10,7 mm (MNHN-Na 13578). — Stn 1025, 20°06,7’S, 163°48,6’E, 28 m, 3.V.1988, 1 7,4 mm. — Stn 1068, 19°57,3’S, 163°52,8’E, 26 m, 23.X.1989, 1 16,3 mm. — Stn 1069, 19°59,1’S, 163°52,5’E, 30 m, 23.X.1989, 1 10,8 mm. — Stn 1073, 19°59,8’S, 164°03,0’E, 28 m, 23.X.1989, 1 11,4 mm. — Stn 1075, 19°52,0’S, 163°58,4’E, 28 m, 23.X.1989, 1 6,8 mm. — Stn 1103, 19°42,5’S, 163°57,2’E, 32 m, 25.X.1989, 1 9,2 mm. — Stn 1119, 19°35,5’S, 163°48,4’E, 43 m, 26.X.1989, 1 8,3 mm. — Stn 1123, 19°36,8’S, 163°37,4’E, 36 m, 26.X.1989, 1 7,0 mm. — Stn 1128, 19°31,2’S, 163°52,2’E, 26 m, 26.X.1989, 1 12,6 mm. — Stn 1174, 19°21,2’S, 163°13,7’E, 53 m, 31.X.1989, 1 7,7 mm. — Stn 1181, 19°23,9’S, 163°14,7’E, 45 m, 31.X.1989, 1 5,0 mm. — Stn 1192, 19°35,3’S, 163°24,6’E, 48 m, 1.XI.1989, 1 10,7 mm. — Stn 1205, 19°41,6’S, 163°25,6’E, 38 m, 2.XI.1989, 1 9,0 mm.</p><p>BELLONA, stn 5DE, 21°18,0’S, 158°50,7’E, 66 m, 19.X.1987, 1 11,2 mm. — Stn 6DE, 21°19,0’S, 158°52,3’E, 60 m, 19.X.1987, 1 12,3 mm.</p><p>Îles Belep, stn 42, 19°34,0’S, 163°37,7’E, 43 m, 22.VI.1985, 2 11,5 et 12,7 mm.</p><p>Îlot Maître, stn 45, herbiers mixtes de la zone intertidale, M. Ledoyer coll., 29.III.1979, 1 6,1 mm.</p><p>Lagon nord, 20°01,8’S, 161°33,1’E, 250 m, chalutage, P. Laboute coll., 2.XII.1986, 1 16,2 mm.</p><p>Îles Chesterfield. CHALCAL 1, stn CP 7, 19°17,90’S, 158°35,50’E, 68 m, 18.VII.1984, 1 17,0 mm. — Stn DC 41, 20°34,80’S, 158°47,30’E, 67 m, 23.VII.1984, 1 7,1 mm. — Stn CP 12, 20°35,30’S, 158°47,40’E, 67 m, 23.VII.1984, 2 11,0 et 16,3 mm. — Stn DC 48, 20°46,25’S, 158°41,64’E, 70 m, 23.VII.1984, 1 6,9 mm. — Stn DC 52, 21°13,40’S, 158°49,20’E, 69 m, 24.VII.1984, 1 5,5 mm. — Stn CP 14, 21°13,50’S, 158°50,20’E, 66 m, 27.VII.1984, 1 12,8 mm; 1 9,7 mm. — Stn DC 55, 21°23,90’S, 158°59,60’E, 55 m, 25.VII.1984, 1 7,3 mm; 1 9,5 mm.</p><p>CORAIL 2, stn DW 64, 19°15,00’S, 158°43,85’E, 67 m, 24.VIII.1988, 1 20,9 mm. — Stn DW 70, 19°15,00’S, 158°26,60’E, 54 m, 25.VIII.1988, 1 13,0 mm. — Stn DW 100, 19°05,99’S, 158°26,89’E, 40 m, 27.VIII.1988, 2 6,8 et 8,2 mm. — Stn DW 119, 19°25,00’S, 158°24,60’E, 56 m, 28.VIII.1988, 1 8,1 mm. — Stn DW 128, 19°27,89’S, 158°30,44’E, 38 m, 29.VIII.1988, 1 8,3 mm.</p><p>AMUSIUM 1, stn CC 31, 21°03’S, 158°53’E, 69- 71 m, 8.V.1998, 2 11,6 et 13,0 mm.</p><p>Malaisie. Skeat Exped., 1899, Penang, Pulau Bidan, 1 11,5 mm (UMZC).</p><p>Australie. <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=116.98333&amp;materialsCitation.latitude=-19.25" title="Search Plazi for locations around (long 116.98333/lat -19.25)">Côte</a> nord-ouest, Soela, 19°15’S, 116°59’E, 152-156 m, 15.IV.1982, 1 13,7 mm ; 1 14,1 mm (WAM 173-94). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=118.49834&amp;materialsCitation.latitude=-19.475" title="Search Plazi for locations around (long 118.49834/lat -19.475)">Cruise</a> 682, stn 130, 19°28,5’S, 118°29,9’E, 52 m, 10.XII.1982, 1 13,2 mm .</p><p>Soela, stn NWS-4, 19°56,8’S, 117°53,4’E, 42 m, 22.IV.1983, 1 5,7 mm (NTM-Cr 011316). — Stn NWS-17, 19°05,3’S, 118°53,8’E, 80 m, 26.IV.1983, 1 9,7 mm (NTM-Cr 011315, en partie).</p><p>Îles Maldives. Percy Sladen Trust Exped., Atoll Suvadiva, J. Gardiner coll., 1 7,0 mm (UMZC). — Atoll Mulaku, 2 5,5 et 9,5 mm (UMZC).</p><p>Seychelles. REVES 2, stn 6, 4°57,8’S, 56°12,0’E, 40- 45 m, sable peu coquillier, 4.IX.1980, 1 15,7 mm.</p><p>Netherlands Indian Ocean Programm (NIOP-E), Tyro, Seychelles Expedition, 1992-1993, stn 714, nord-est de l’île Aride, 4°10’S, 55°40’E, 55 m, fond sablo-vaseux, chalutage, 19.XII.1992, 1 8,7 mm (RMNH).</p><p>Madagascar. <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=48.2&amp;materialsCitation.latitude=-13.45" title="Search Plazi for locations around (long 48.2/lat -13.45)">Côte</a> nord-ouest, Nosy Be, chalutage, 30-50 m, 13.VI.1967, R. Plante coll., 1 14,5 mm (MNHN-Na 13467). — 13°27’S, 48°12’E, chalutage, 50 m, 24.VIII.1967, R. Plante coll., 1 11,0 mm ; 3 12,9 mm et 1 14,5 mm. — Nosy Be, chalutage, 50 m, 23.XII.1967, R. Plante coll., 1 juv. 6,9 mm (MNHN-Na 13466). — Près de la baie des Russes, 25 m, 6.XII.1973, A. Crosnier coll., 1 12,0 mm (MNHN-Na 13468) .</p><p>Côte nord-ouest, Vauban, chalutage 129, 15°25’S, 46°03,5’E, au large de Majunga, 57 m, 19.I.1975, 1 8,9 mm.</p><p>Côte sud-est, <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=47.09667&amp;materialsCitation.latitude=-25.045" title="Search Plazi for locations around (long 47.09667/lat -25.045)">Vauban</a>, chalutage 80, 25°02,7’S, 47°05,8’E, 65-70 m, au large de Fort-Dauphin, 4.VII.1973, 1 12,6 mm ; 1 19,0 mm.</p><p>Mozambique. Sans localité, 25 m, 1887, Heurtel coll., 1 10,4 mm.</p><p>Golfe d’Aden. Meteor, cruise 5, leg 2, stn 283, 12°30,9’N, 44°47,7’E, 76 m, 16.III.1987, 2 10,0 à 11,9 mm; 5 6,5 à 16,0 mm (SMF).</p><p>Golfe d’Oman. Try net, 33-46 m, A. W. White coll., 1 11,8 mm; 1 13,4 mm (USNM 335878) .</p><p>DISTRIBUTION. — Elle couvre presque tout l’Indoouest Pacifique, puisque l’espèce a été trouvée du Japon aux îles Fidji et à la Nouvelle-Calédonie, au nord de l’Australie, à Madagascar et au golfe d’Aden. La répartition bathymétrique est également large, puisqu’elle s’étend des herbiers de la zone intertidale jusqu’à 250 m de profondeur (peut-être même 350 m); ceci dit, l’espèce semble surtout fréquenter les fonds inférieurs à une centaine de mètres.</p><p>DESCRIPTION</p><p>La carapace est haute. Le rostre est grêle, légèrement recourbé vers le haut et n’atteint pas tout à fait l’extrémité du pédoncule antennulaire. Le bord dorsal de la carapace (rostre compris) porte de sept à neuf dents (sans compter celles de l’extrémité) dont quatre ou cinq sont postorbitaires; les trois premières de ces dents sont nettement plus fortes que les suivantes dont la taille va décroissant légèrement au fur et à mesure que l’on va vers l’extrémité du rostre; cette dernière est tridentée; le bord inférieur du rostre présente une dent subdistale. La carapace est dépourvue d’autres dents et épines, à l’exception d’une épine hépatique très longue et forte.</p><p>Le lobe infra-orbitaire est arrondi.</p><p>Les premiers péréiopodes portent une forte épine subdistale sur le bord interne du basis et de l’ischion. Une épine similaire, mais moins forte, s’observe sur le basis des deuxièmes péréiopodes et une, très petite, sur celui des troisièmes.</p><p>L’abdomen présente des sillons transversaux très marqués. Le sillon antéromédian du pleuron du premier segment abdominal est bien marqué; le sillon postéromédian du pleuron des deuxième et troisième segments abdominaux ne se recourbe pas antérieurement à son extrémité dorsale. Sur le bord dorsal du premier segment, on observe une dent modérément développée, dont la pointe, mousse, est dirigée vers l’avant; la partie toujours visible du bord dorsal du deuxième segment est renflée et légèrement anguleuse dans sa partie antérieure; elle est séparée de la partie qui coulisse sous le premier segment abdominal par un sillon bien marqué (Fig. 5C). Les pleurons abdominaux ont leur bord postéroventral armé de dents en forme d’épine, en nombre variable suivant les segments (Tableau 3).</p><p>Le telson se termine, comme c’est la règle dans le genre, par une forte pointe, encadrée par une forte épine fixe, subdistale, sur chacun de ses côtés. La face dorsale et les faces latérales du telson sont délimitées par deux fortes côtes, lisses de leur côté externe, avec quelques rares spinules de leur côté interne.</p><p>Le thélycum présente la longue plaque thélycale lancéolée habituelle, dont l’extrémité dépasse les épines qui se trouvent entre les bases des deuxièmes péréiopodes; mais ici les bords latéraux de cette plaque présentent un net ressaut angulaire, caractéristique, à l’endroit où la plaque s’élargit fortement (Fig. 6A).</p><p>Segment abdominal I II III IV V VI</p><p>Nombre de dents 1 (2) 1 ou 2 3 (2) 3 3 (2) 1</p><p>Le pétasma (Fig. 7) a des lobes ventrolatéraux dont le processus distal externe est large, à bord antérieur très légèrement sinueux et à bords latéraux légèrement convergents postérieurement. Les lobes dorsolatéraux ont un processus externe en forme de forte corne, recourbée vers l’intérieur, tandis que le processus interne, nettement moins long que le processus externe, aplati dorsoventralement, est à peine plus long que large, les jonctions de son bord antérieur et de ses bords latéraux se faisant suivant des courbes régulières. Les bords latéraux du pétasma ne présentent pas de processus latéraux.</p><p>L’appendix masculina est représenté sur la Figure 1E.</p><p>Coloration</p><p>Elle est fortement marbrée, brune ou verdâtre et blanchâtre; les pleurons abdominaux, les péréiopodes et les pléopodes sont nettement plus colorés que le reste du corps. La carapace porte deux bandes blanchâtres transversales partant du bord ventral, plus ou moins marquées suivant les spécimens: l’une située au quart antérieur, assez courte, s’étend sur une longueur variant du quart à la moitié de la hauteur de la carapace à ce niveau; l’autre, située vers le milieu de la carapace, est plus longue, couvrant de la moitié aux 2/3 de la hauteur de la carapace. Une zone blanchâtre s’observe également, fréquemment, sur la partie inféropostérieure de la carapace. La caractéristique la plus remarquable de cette coloration est la présence de deux taches noires, ovales, sur la partie dorsale antérieure du premier segment abdominal.</p><p>De bonnes photographies en couleurs de cette espèce ont été publiées par Yu &amp; Chan (1986), ainsi que par Miyake (1975), Grey et al. (1983) et Hayashi (1986), presque toutes sous le nom de S. cristata .</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen que nous ayons examiné est une femelle dont la carapace mesure 20,9 mm et dont la longueur totale est de 74 mm. Kurian &amp; Sebastian (1976) indiquent que l’espèce peut atteindre 80 mm de longueur totale.</p><p>REMARQUES</p><p>La description d’Olivier a été faite d’après un seul spécimen au rostre cassé, récolté par Péron dans la « mer des Indes », lors de l’expédition du Commandant Baudin. Ceci implique, compte tenu des escales faites par le Commandant Baudin, que ce spécimen provenait soit de Timor, soit du nord de l’Australie (îles Wessel), soit de l’ouest de l’Australie (Shark Bay). Olivier mentionne que ce spécimen a été déposé dans la collection du MNHN. Nous ne l’y avons pas retrouvé et il semble qu’il ait rapidement disparu puisque H. Milne Edwards, dès 1837, signale que cette espèce « n’est connue que par la description et la figure qu’en a données Olivier » (cette dernière ayant, en fait, été publiée plus tard [1818] par Latreille).</p><p>Dans sa description, Olivier mentionne la présence d’une « très forte épine » (hépatique) et mentionne que les segments abdominaux ont « les côtés inférieurs armés de trois petites épines », tandis que « le dernier est terminé, au sommet et de chaque côté, par une épine assez forte ». Ces caractères correspondent bien à l’espèce que de Haan a appelée S. cristata en 1844, mais Olivier précise, par ailleurs, que « le corselet est un peu raboteux, élévé en carène dans toute sa longueur, avec cinq ou six dents de scie depuis la base jusqu’à l’origine des yeux », ce qui correspond moins à S. cristata, cette espèce ayant, typiquement, quatre dents postorbitaires seulement. On peut s’étonner d’ailleurs qu’Olivier écrive cinq ou six, puisque sa description a été faite à partir d’un seul exemplaire.</p><p>Bate (1881: 173), étudiant les récoltes du Challenger, a écrit: « The Challenger specimen is undoubtedly S. cristata of de Haan; but it agrees with Olivier’s description of S. lancifer in all points, excepting that Olivier says that the latter has five or six teeth posterior to the line of the frontal margin, whereas in our specimen, as well as in de Haan’s, there are properly four. But when we consider how general were the descriptions given of animals a few years since, and even now by some writers, I think it highly probable that Olivier reckoned in the number behind the frontal margin the unusual and prominent tooth that projects anteriorly from the first somite of the pleon ».</p><p>Curieusement, Bate ne mentionne pas la figure du spécimen d’Olivier publiée par Latreille (1818: pl. 317, fig. 2). Certes cette figure est certainement loin d’être exacte. Elle montre toutefois le bord dorsal de la carapace avec cinq dents toutes nettement en arrière de l’orbite; quant au bord ventropostérieur des segments abdominaux, les deux premiers sont figurés sans aucune dent, tandis que les trois suivants présentent une seule dent, assez forte.</p><p>Bate concluait à la synonymie de S. lancifer et S. cristata .</p><p>Lorsqu’on examine des spécimens de nombreuses régions géographiques, on s’aperçoit qu’ils présentent, suivant les régions, de légères différences concernant le nombre des dents postorbitaires et le nombre des dents en forme d’épine sur les pleurons des segments abdominaux:</p><p>– au Japon, il y a habituellement quatre dents postorbitaires avec toutefois de nettes variations sur la place de la cinquième qui peut être entièrement en avant de l’orbite ou, souvent, presque entièrement en arrière. La répartition des dents en forme d’épine sur les pleurons abdominaux est, du premier au cinquième, 2 (ou 1, très fréquemment), 2, 3 (ou 2), 3, 3;</p><p>– à Taiwan, la plupart des spécimens présentent quatre dents postorbitaires avec des variations quant à la position exacte de la cinquième; chez un spécimen, la cinquième est même nettement en arrière de l’orbite. Parmi les sept spécimens examinés, un seul présente deux dents sur le premier pleuron abdominal, tous les autres une seule, la répartition des dents sur les pleurons suivants est 2, 3, 3, 3;</p><p>– aux Philippines et en Indonésie, on observe de rares spécimens avec uniquement quatre dents postorbitaires et d’autres, nettement plus nombreux, avec cinq; beaucoup de spécimens ont une cinquième dent presque en arrière de l’orbite. Le premier pleuron abdominal n’est armé que d’une dent, souvent peu développée; il en est de même du deuxième mais, là, la dent est bien développée (deux spécimens, toutefois, portaient encore deux dents), les trois pleurons suivants portent chacun trois dents (de rares cas ont été observés de troisième et cinquième pleurons avec seulement deux dents);</p><p>– dans l’océan Indien occidental (Madagascar, Seychelles, golfe d’Aden), presque tous les spécimens présentent cinq dents postorbitaires (sur 16 exemplaires examinés, trois ne présentaient que quatre dents, la cinquième étant partiellement en arrière de l’orbite). Sur les pleurons, la répartition des dents est: 1, 1, 3 (plus rarement 2), 3, 3.</p><p>On peut également observer que, d’une manière générale, les spécimens qui ne portent que quatre dents postorbitaires présentent un espace assez grand entre la troisième et la quatrième (Fig. 4A), contrairement à ceux à cinq dents (Fig. 4C). De même on observe que la dent hépatique, toujours bien développée, l’est fréquemment encore plus chez les spécimens à quatre dents.</p><p>Tous les spécimens mentionnés ci-dessus, quelle que soit leur provenance, présentent des thélycums et des pétasmas strictement identiques et la même coloration particulière, en particulier les deux taches sur la partie dorsale du premier segment abdominal.</p><p>Il ne fait pas de doute, pour nous, qu’ils doivent être considérés comme appartenant à une seule et même espèce, présentant de légères variations géographiques dans le nombre des dents postorbitaires et le nombre des dents des pleurons abdominaux.</p><p>Ceci revient à dire que la position de Bate nous paraît justifiée et que l’espèce d’Olivier ( S. lancifer) et celle de de Haan ( S. cristata) nous semblent synonymes, la première ayant la priorité sur la seconde.</p><p>Comme nous l’avons mentionné, le type d’Olivier a disparu. Dans ces conditions, il nous a semblé utile de désigner un néotype pour cette espèce. Nous aurions aimé pouvoir disposer de matériel provenant de l’un des trois lieux cités plus haut, d’où le type d’Olivier devait provenir. Cela ne nous a pas été possible, aussi avons nous choisi comme néotype une femelle dont la carapace mesure 10,8 mm, enregistrée sous le numéro MNHN-Na 12936, récoltée en Indonésie dans le détroit de Makassar, assez proche de Timor.</p><p>Le lectotype de Hippolyte cristata (= Sicyonia cristata) de Haan, 1844 se trouve au RMNH. Il s’agit d’une femelle dont la carapace mesure 13,1 mm (20,4 mm rostre inclus), conservée à sec sous le numéro 21088. Quatre paralectotypes, également conservés à sec, s’y trouvent aussi (Yamaguchi &amp; Baba 1993: 212, fig. 34 a, b; Hayashi comm. pers.).</p><p>On notera enfin que plusieurs auteurs, de par le passé, on écrit l’épithète lancifer de Sicyonia lancifer, lancifera . Lancifer est l’orthographe correcte selon l’article 31.2.2 du Code international de nomenclature zoologique (ICZN 1999).</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFA9FFAEFF77FAF2F231BB6B	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFA1FFA9FE84FCF6F4CFBDCB.text	03C12110FFA1FFA9FE84FCF6F4CFBDCB.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia japonica Balss 1914	<div><p>Sicyonia japonica Balss, 1914</p><p>(Figs 6B, C; 8; 9)</p><p>Sicyonia lancifer var. japonica Balss, 1914: 16, fig. 9. — Yokoya 1941: 59, pl. 2, fig. 24.</p><p>Sicyonia lancifer japonica – Horikoshi et al. 1982: 132 (liste).</p><p>Sicyonia japonica – Parisi 1919: 66, pl. 5, figs 10, 13, 14. — Balss 1924: 57 (liste). — Starobogatov 1972: 409 (clé), pl. 10, fig. 139a-c (dessins d’après Kubo 1949). — Takeda 1982: 10, fig. 30 (photo coul.). — Toriyama &amp; Hayashi 1982: 88, 92-94, 103, fig. 5. — Hayashi 1985b:197, figs 88d, 89d, 90d, 91d;1986:81, 251, fig. 41 (photo coul.); 1992: 151 (clé), 158, figs 83d, 84d, 85d, 86e. — Nomura 1991: 37 (photo). Eusicyonia lancifer japonica – Yokoya 1933: 11. — Kubo 1949: 439 (clé), 440, figs 6C, 8P, 14A, 22G, 30C, D, 48B, 60A-C, 77E-K, 79H, 151, 152, 156A- H. — Cheung 1960: 63 (clé). — Motoh 1977: 7, 10, 12 (listes).</p><p>Eusicyonia japonicus – Burkenroad 1934a: 71. — Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste).</p><p>Eusicyonia japonica – Matsumiga et al. 1978: 28 (liste).</p><p>Sicyonia lancifer – Kensley 1972: 24 (clé), fig. 10a; 1981: 20. Non Olivier, 1811.</p><p>Sicyonia lancifera – de Freitas 1984a: 29 (clé); 1984b: 3, fig. V-1. Non Olivier, 1811.</p><p>Eusicyonia cf. lancifer – Barnard 1950: 821. Non Olivier, 1811.</p><p>? Sicyonia cristata – Pearson 1905: 75.</p><p>Non Sicyonia japonica – Miyake 1975: 99, fig. n.n. (photo coul.); 1982: 14, pl. 6, fig. 3 (photo coul.) (= S. lancifer (Olivier, 1811)) .</p><p>Non Sicyonia japonica – Yu &amp; Chan 1986: 56, 3 photos coul. n.n. (= S. parajaponica n. sp.).</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Aucun type n’a été désigné par Balss, qui a établi cette « variété » d’après un assez grand nombre de spécimens récoltés au Japon en six places différentes. Nous avons pu examiner les huit spécimens de la récolte faite par Haberer et utilisés par Balss pour établir sa « variété ». Ils sont en assez mauvais état et nous pensons que, même s’ils doivent être considérés comme des syntypes, aucun ne mérite vraiment d’être désigné comme lectotype. Il conviendrait de pouvoir examiner les autres récoltes utilisées par Balss et de choisir, parmi elles, un lectotype en bon état.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — En l’attente du choix d’un lectotype, la localité type est le Japon.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Japon. Fukuura, baie de Sagami, 1908, Haberer coll., syntypes de S. lancifer var. japonica Balss, 5 10,2-15,8 mm ; 3 6,5- 9,0 mm (ZSM 75 /1). — Yokaito, Kururi District, III.1891, Sakamoto coll., 1 8,8 mm (USNM 18886). — Genkainada, au large de Fukuoka Pref., 26.III.1982, H. Misu coll., 1 10,0 mm ; 1 8,2 mm.</p><p>Ishiki, Aichi Pref., 22.X.1965, K. Sakai coll., 1 19,0 mm ; 1 21,8 mm (SMF). — Baie de Tosa, K. Sakai coll., 2 19,5 et 19,7 mm (NHM 1961.11.13.318-319) .</p><p>Îles Ogasawara (Bonin), au large de Chichijima, 140 m, 24.XI.1991, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 2 21,0 et 26,0 mm.</p><p>Marché de Kochi, 4.V.1996, S. Shinomiya coll., 2 14,0 et 15,0 mm.</p><p>Central Honshu, côte pacifique, Kushimoto, 120 m, 1985, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 2 7,1 et 8,8 mm. — Ibidem, 30 m, 10.III.1991, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 8,7 mm.</p><p>Minato, Satsuma, T. Urita coll., 1 10,1 mm (USNM 49272).</p><p>Nagasaki, 1900, Hizen, Jordan et Snyder coll., 3 11,5 à 12,4 mm (USNM 26325).</p><p>Philippines. Albatross, Philippines Exped., 1908- 1909, stn 5432, Palawan, est de l’île <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=125.3&amp;materialsCitation.latitude=10.458333" title="Search Plazi for locations around (long 125.3/lat 10.458333)">Dumaran</a>, 10°37’50”N, 120°12’E, 91 m, 8.IV.1909, 1 juv. 9,0 mm (USNM 258720). — Stn 5433, Palawan, est de l’île Dumaran, 10°37’30”N, 120°11’05”E, 99 m, 8.IV.1909, 1 14,3 mm (USNM 258721). — Stn 5482, îles Leyte, détroit de Surigao, Hinunangan, 10°27’30”N, 125°18’E, 123 m, 30.VII.1909, 1 17,2 mm ; 1 12,4 mm (USNM 258723). — Stn 5483, îles Leyte, détroit de Surigao, Hinunangan, 10°37’30”N, 125°19’16”E, 135 m, 30.VII.1909, 2 8,0 et 12,2 mm; 3 8,2-12,2 mm (USNM 258722) .</p><p>MUSORSTOM 2, stn CP 6, 13°56,5’N, 120°20,7’E, 136-157 m, 20.XI.1980, 1 22,2 mm; 1 26,0 mm.</p><p>MUSORSTOM 3, stn CP 121, 12°08,3’N, 121°17,3’E, 73-84 m, 3.VI.1985, 1 15,6 mm (MNHN-Na 13469); 1 17,7 mm (MNHN-Na 13470); 5 13,5 à 20,8 mm. — Stn CP 124, 12°02,6’N, 121°35,3’E, 120-123 m, 4.VI.1985, 5 11,3 à 16,5 mm; 1 14,8 mm.</p><p>Îles Amirantes. Percy Sladen Trust Exped., 51 m, J. Gardiner coll., 1 très abimée (UMZC).</p><p>Îles Seychelles. REVES 2, stn 1, 5°24,8’S, 57°03,5’E, 55 m, sable et mélobésiées, 2.IX.1980, 1 15,4 mm. — Stn 15, 5°32,4’S, 56°43,9’E, 40-45 m, 4.IX.1980, 1 19,7 mm. — Stn 23, 5°15,0’S, 55°42,2’E, 45- 50 m, 7.IX.1980, 1 16,6 mm. — Stn 24, 5°09,4’S, 55°23,8’E, 35 m, sable et mélobésiées, 8.IX.1980, 1 17,1 mm. — Stn 26, 4°58,4’S, 55°11,4’E, 65- 75 m, sable détritique coquillier, 8.IX.1980, 1 15,0 mm; 1 14,6 mm (MNHN-Na 13471). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=54.65&amp;materialsCitation.latitude=-4.431667" title="Search Plazi for locations around (long 54.65/lat -4.431667)">Stn</a> 27, 4°57,0’S, 54°59,2’E, 53 m, sable et mélobésiées, 8.IX.1980, 1 17,8 mm. — Stn 33, 4°25,9’S, 54°39,0’E, 45-60 m, 10.IX.1980, 1 15,1 mm .</p><p>Netherlands Indian Ocean Program (NIOP-E), Tyro Seychelles Expedition, 1992-1993, stn 729, nord de l’île aux Oiseaux, 3°42’S, 55°13’E, sable et algues calcaires, 50-52 m, chalutage, 22.XII.1992, 1 10,5 mm (RMNH). — Stn 733, sud-ouest de l’île de la Digue, 4°23’S, 55°51’E, 25 m, 23.XII.1992, 1 juvénile 6,0 mm (RMHN). — Stn 782, nord de l’île Desnoeufs, 6°08’S, 53°02’E, 54 m, chalutage, 2.I.1993, 1 20,0 mm (RMNH).</p><p>Madagascar. Vauban, chalutage 75, 25°06,1’S, 46°56,2’E, 42 m, 4.III.1973, A. Crosnier coll., 2 20,3 et 20,5 mm.</p><p>Somalie. International Indian Ocean Exped. (IIOE), Anton Bruun, cruise 9, stn 447, 10°00’N, 51°15’E, 59- 61 m, 16.XII.1964, 1 15,3 mm (USNM).</p><p>Mozambique. Inos, banc Sofala, 21°10’S, 35°33’E, 50 m, VII.1965, 2 18,1 et 20,2 mm (USNM 213458).</p><p>DISTRIBUTION. — Elle est beaucoup plus étendue qu’on ne le pensait jusqu’à présent, puisque nous avons examiné des spécimens de cette espèce provenant du Japon, des Philippines, des îles Amirantes, des Seychelles, de Madagascar, de la côte est d’Afrique (Somalie, Mozambique). On remarquera qu’elle n’a pas été trouvée en Nouvelle-Calédonie (où S. lancifer et S. furcata ont été récoltées en abondance). Nos captures ont été faites entre 35 et 136- 157 m. L’un des spécimens envoyés par Nomura a été capturé à 30 m. Toriyama &amp; Hayashi (1982: 103) mentionnent l’espèce dans la tranche bathymétrique 10-50 m, mais sans indications précises. Hayashi (1986; 1992) indique 50-300 m, ceci étant basé sur les données indiquées par Balss dans son travail de 1914.</p><p>CARACTÈRES DISTINCTIFS</p><p>Proche de S. lancifer, cette espèce s’en distingue toutefois facilement par:</p><p>– la carène dorsale de la carapace plus haute, découpée en six dents postorbitaires, rarement cinq, et exceptionnellement sept (au lieu de quatre ou cinq), dont les quatre ou cinq postérieures (au lieu de trois) sont particulièrement fortes;</p><p>– l’extrémité du rostre le plus souvent bidentée (au lieu de tridentée);</p><p>– l’épine hépatique moins développée;</p><p>– la dent dorsale du premier segment abdominal plus développée, à pointe aiguë et plus dirigée vers le haut (comparer les Figures 8B et 5A);</p><p>– la dent dorsale du deuxième segment abdominal plus angulaire. On remarquera toutefois que cette dent est précédée d’un sillon transversal, comme chez S. lancifer;</p><p>– les dents en forme d’épine des pleurons abdominaux en nombre différent (Tableau 4);</p><p>– le thélycum dont la plaque thélycale rappelle celle de S. lancifer mais qui a des bords latéraux habituellement dépourvus de ressaut angulaire (Fig. 6B). Un tel ressaut, toujours moins nettement marqué que chez S. lancifer, peut toutefois s’observer chez quelques spécimens (Fig. 6C);</p><p>– le processus distal externe des lobes ventrolatéraux du pétasma qui présente un bord antérieur arrondi, se terminant du côté externe par une dent et se fondant avec le bord latéral interne suivant une courbe assez régulière; le bord latéral externe de ce processus, en arrière de la dent mentionnée ci-dessus, est convexe. Le processus distal interne de ces mêmes lobes est plus court et plus arrondi que chez S. lancifer . On peut noter également que, chez S. japonica, le processus distal interne des lobes dorsolatéraux est grêle;</p><p>– la coloration: seules deux photographies en couleurs de cette espèce ont été publiées à notre connaissance: l’une par Takeda (1982: photo 30), l’autre par Hayashi (1986: photo 41). La coloration générale rappelle celle de S. lancifer, mais l’espèce se distingue immédiatement par la présence d’une tache rouge entourée d’un cercle clair qui couvre partiellement les deux premières dents postorbitaires. Par ailleurs la moitié supérieure du corps porte de nombreuses petites taches rougebrun, circulaires ou plus ou moins allongées. Les photographies publiées ne permettent malheureusement pas de voir si les taches noires de la face dorsale du premier segment abdominal, si caractéristiques de S. lancifer, existent également chez S. japonica . Un autre caractère à signaler concerne le telson et les uropodes qui sont presque totalement décolorés, contrairement à ce qui s’observe chez S. lancifer .</p><p>Taille</p><p>Une des femelles que nous avons examinées a une carapace mesurant 26,0 mm et une longueur totale de 94 mm, ce qui doit correspondre, à peu près, à la taille maximale de l’espèce.</p><p>REMARQUES</p><p>Balss (1914: 16) a créé pour les spécimens du Japon, jusqu’alors identifiés à S. lancifer (considérée alors comme distincte de S. cristata (de Haan, 1844)), une « variété » japonica qui a, par la suite, été élevée au rang d’espèce par de nombreux auteurs. Pour Balss, cette variété se distinguait des S. lancifer typiques par des dents plus réduites en nombre sur le bord postéroventral des pleurons des cinq premiers segments abdominaux: 1, 1, 1, 2, 2 (au lieu de 1, 1, 2, 3, 3 chez S. lancifer d’après Balss).</p><p>On remarquera que le nombre donné par Balss pour le quatrième pleuron abdominal est inexact en ce qui concerne japonica: on observe chez cette « variété », sur ce pleuron, trois dents comme chez S. lancifer et comme le représente d’ailleurs très nettement Balss (1914) sur sa figure 9.</p><p>On peut ensuite observer que le nombre des dents n’est pas un caractère parfaitement constant. C’est ainsi que chez l’un des exemplaires cités par Balss et que nous avons pu examiner, un mâle de Fukuura, le cinquième pleuron abdominal porte trois dents très nettes.</p><p>Mais tout ceci n’a pas beaucoup d’importance. Balss avait parfaitement raison de distinguer les spécimens japonais. Comme on l’a vu plus haut, ils sont bien différents de S. lancifer par une série de caractères qui justifie, sans le moindre doute, l’élévation de la variété de Balss au rang d’espèce. Comme il est de règle, on observe certaines variations géographiques de l’espèce. De même que pour S. lancifer, on observe que les spécimens japonais de S. japonica ont une épine hépatique plus développée que les spécimens de l’océan Indien.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFA1FFA9FE84FCF6F4CFBDCB	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFA6FF94FCBEFA56F435BD48.text	03C12110FFA6FF94FCBEFA56F435BD48.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia parajaponica Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia parajaponica n. sp.</p><p>(Figs 10-12; 106E, F)</p><p>Sicyonia japonica – Yu &amp; Chan 1986: 56, 3 figs n.n. (coul.). — Liu &amp; Zhong 1988: 249, fig. 150 (1-6). — Crosnier 1995: 193. Non de Haan, 1844.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Philippines. MUSORSTOM 1, stn 7, 14°01,0’N, 120°20,0’E, 185-200 m, 19.III.1976, 1 holotype 18,8 mm (MNHN-Na 13472).</p><p>Mer des Andamans. Phuket fishing pier, XII.1998, S. Chaitiamvong coll., 4 18,2 à 19,6 mm; 4 17,9 à 20,9 mm (ZRC); 1 18,2 mm (MNHN-Na 13571); 1 20,0 mm (MNHN-Na 13473). — Au large de Phuket, drague, 10 m, 19.IV.1996, 1 16,2 mm ; 1 17,0 mm (ZRC). — Phuket fishing pier, 23.VIII.1999, P. Ng coll., 1 20,0 mm (MNHN-Na 13570) .</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Philippines, dans l’ouest de Luçon, par 14°01,0’N, 120°20,0’E et 185-200 m de profondeur.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Du Grec para, près de, pour rappeler combien cette espèce est proche de S. japonica .</p><p>AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Taiwan. Sans autre origine, T.-Y. Chan leg., 3 15,7-19,8 mm; 1 17,3 mm (NTOU).</p><p>Mer de Chine méridionale. <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=113.63333&amp;materialsCitation.latitude=20.216667" title="Search Plazi for locations around (long 113.63333/lat 20.216667)">Est</a> de l’île Hainan, 20°13’N, 113°38’E, 4.V.1959, A. J. Bruce coll., 1 14,6 mm (NHM 1968.282.3), 1 16,9 mm ; 1 17,8 mm (USNM 173566) .</p><p>Mer des Andamans. International Indian Ocean Exped. (IIOE), Te Vega, cruise 2, stn 80, 8°46’N, 97°46’E, ouest de l’île Similan, 122-127 m, 4.XI.1963, 1 17,6 mm (USNM).</p><p>Australie. Côte nord-ouest, S o e l a, 19°51’S, 116°27’E, 67-70 m, 4.XII.1979, 1 11,9 mm (WAM 172-94).</p><p>Golfe d’Aden. Meteor, cruise 5, leg 2, stn 283, 12°30,9’N, 44°47,7’E, 76 m, 16.III.1987, 4 juv. 5,6-8,4 mm; 2 12,0 et 15,7 mm; 6 8,1- 16,4 mm (SMF).</p><p>DISTRIBUTION. — Connue de Taiwan, de la mer de Chine méridionale, des Philippines, de la côte nordouest de l’Australie, de la mer des Andamans et du golfe d’Aden. Jusqu’à présent l’espèce a été trouvée entre 10 et 185- 200 m.</p><p>CARACTÈRES DISTINCTIFS</p><p>Cette espèce est très proche de S. japonica et a, jusqu’à maintenant, été confondue avec elle. Ses principaux caractères sont:</p><p>– la carène dorsale de la carapace, haute, découpée en cinq ou six, exceptionnellement sept dents postorbitaires dont les quatre ou cinq postérieures sont particulièrement fortes;</p><p>– l’extrémité du rostre bidentée;</p><p>– l’épine hépatique bien développée;</p><p>– le lobe infra-orbitaire arrondi ou légèrement biangulaire (Fig. 10A);</p><p>– la dent dorsale du premier segment abdominal bien développée, à pointe dirigée vers le haut;</p><p>– la dent dorsale du deuxième segment abdominal, bien développée, forte, en forme d’angle aigu portant une courte pointe dirigée vers le haut, et bordée antérieurement par un sillon transversal (Fig.10B); – les épines des pleurons abdominaux de taille moyenne ou petite et, du premier au cinquième, respectivement au nombre de:1, 1, 1, 3 (2, 4), 2 (3, 4); – la plaque thélycale dont la partie postérieure est nettement élargie (Fig. 11);</p><p>– le pétasma (Fig. 12) dont le processus distal externe des lobes ventrolatéraux présente une dent antérolatérale comme chez S. japonica mais est fortement étiré latéralement. Le processus distal interne de ces mêmes lobes, dentiforme, rappelle celui de S. lancifer mais est plus allongé. Par ailleurs, le processus distal externe des lobes dorsolatéraux est moins recourbé vers l’axe longitudinal du pétasma que chez S. japonica et rappelle celui de S. lancifer, alors que le processus distal interne de ces mêmes lobes est plus développé que chez S. japonica et rappelle également celui de S. lancifer;</p><p>– la coloration qui est pratiquement identique à celle de S. japonica mais qui s’en distingue par une extension plus grande de la tache rouge, cerclée de clair, observée sur les premières dents postorbitaires de la carène dorsale de la carapace. Ici cette tache couvre presque totalement les trois premières dents (comptées à partir du bord postérieur de la carapace), au lieu de ne couvrir que partiellement les deux premières chez S. japonica . La face dorsale du premier segment abdominal ne présente aucune tache.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen que nous ayons examiné est une femelle dont la carapace mesure 20,9 mm et dont la longueur totale est de 77 mm. Ceci doit être très proche de la taille maximale de l’espèce.</p><p>REMARQUES</p><p>Les mâles se différencient immédiatement par la forme très particulière du processus distal externe des lobes ventrolatéraux (Fig. 12).</p><p>En ce qui concerne les femelles, la forme de la dent dorsale du deuxième segment abdominal, en forme d’angle aigu chez S. parajaponica n. sp. ouvert chez S. japonica, peut être utilisée. Leur distinction devrait pouvoir se faire également grâce à la plaque thélycale, plus élargie dans sa partie postérieure que chez S. japonica, mais ce caractère n’est pas d’une utilisation aisée, compte tenu des variations observées suivant l’âge.</p><p>Il semblerait aussi que, d’une manière très générale, cette espèce présente des épines pleurales de taille plus réduite que chez S. japonica, mais cette différence nous paraît également difficilement utilisable dans la pratique.</p><p>La coloration devrait permettre de différencier les spécimens frais des deux espèces. Comme nous l’avons indiqué la tache rouge, si caractéristique de S. japonica, sur les deux premières dents de la carène dorsale de la carapace, se retrouve chez S. parajaponica n. sp. mais de taille nettement plus grande puisqu’elle couvre presque entièrement les trois premières dents. Par ailleurs, les taches noires de la face dorsale du premier segment abdominal, caractéristiques de S. lancifer, sont absentes, mais il est vraisemblable qu’il en est de même chez S. japonica (ceci reste à vérifier). Nous avons pu confirmer ces caractères par l’examen de spécimens très frais, procurés par P. Ng. Par ailleurs Yu &amp; Chan (1986) ont publié de très bonnes photographies en couleurs de cette espèce, sous le nom de S. japonica .</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFA6FF94FCBEFA56F435BD48	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FF9BFF9CFCB2FAD6F4D0BEE8.text	03C12110FF9BFF9CFCB2FAD6F4D0BEE8.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia furcata Miers 1878	<div><p>Sicyonia furcata Miers, 1878</p><p>(Figs 13-17)</p><p>Sicyonia furcata Miers, 1878: 310, pl. 17, fig. 4.</p><p>Sicyonia formosa Chan &amp; Yu, 1985: 99, fig. 1, pls 5A, B, 6E, F. — Yu &amp; Chan 1986: 59, 2 figs coul. n.n., 1 carte.</p><p>Sicyonia ocellata – Miers 1884: 295 (en partie, spécimen du Sri Lanka). Non Stimpson, 1860.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — S. furcata: 1 (Lc = 15,0 mm), conservée à sec au NHM, est l’holotype. Cette femelle est en assez mauvais état et en deux morceaux.</p><p>S. formosa: 1 (Lc = 12,2 mm), conservée à la NTOU, est l’holotype.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — S. furcata: îles Sooloo (Sulu aux Philippines). S. formosa: Taiwan par 100 m de profondeur environ.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Taiwan. 100 m environ, T.-Y. Chan coll., 9.IX.1980, 1 12,2 mm, holotype de S. formosa (NTOU) .</p><p>Philippines. Îles Sulu, 1 15,0 mm, holotype de S. furcata (NHM) .</p><p>Albatross, Philippines Exped., 1908-1909, Iloilo, baie Caldera, 6.II.1908, 1 6,9 mm (USNM 261761).</p><p>Indonésie. Mariel King Memorial Exped., Moluques, stn KR VI/H3/10, îles Kai, nord de l’île Du Rowa (nord de Nuhu Rowa), 5°32’S, 133°41’E, 27-37 m, sable et graviers, 2.VI.1970, 1 9,5 mm (WAM 167- 94).</p><p>Îles Fidji. SUVA 2, stn CP 45, 17°51,6’S, 177°13,3’E, 35 m, 19.X.1998, 1 6,3 mm; 1 7,3 mm. — Stn CP 65, 17°47,9’S, 177°12,8’E, 32 m, 21.X.1998, 3 6,8 mm; 2 8,4 et 10,4 mm.</p><p>Nouvelle-Calédonie. LAGON, stn 151, 22°32,1’S, 166°48,4’E, 31-33 m, 24.VIII.1984, 1 9,2 mm. — Stn 266, 22°22,1’S, 166°17,3’E, 19 m, 8.XI.1984, 1 12,0 mm; 1 12,4 mm; 1 13,9 mm (MNHN-Na 13572). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=163.775&amp;materialsCitation.latitude=-19.441668" title="Search Plazi for locations around (long 163.775/lat -19.441668)">Stn</a> 295, grand récif sud, 22°42,0’S, 166°43,1’E, 41 m, 26.XI.1984, 2 11,2 et 12,5 mm. — Stn 297, 22°38,9’S, 166°45,6’E, 30 m, 26.XI.1984, 3 10,2-12,0 mm. — Stn 356, 22°28,8’S, 167°04,6’E, 78 m, 29.XI.1984, 1 8,9 mm. — Stn 382, 22°30,4’S, 167°14,1’E, 57 m, 22.I.1985, 1 9,7 mm. — Stn 401, 22°32,1’S, 167°15,4’E, 49 m, 23.I.1985, 1 12,6 mm. — Stn 1138, 19°26,5’S, 163°46,5’E, 42 m, 26.X.1989, 1 7,3 mm .</p><p>Îles Chesterfield. CHALCAL 1, stn CP 7, 19°17,90’S, 158°35,30’E, 65-68 m, 18.VII.1984, 1 10,2 mm. — Stn CP 12, 20°35,30’S, 158°47,40’E, 67 m, 23.VII.1984, 1 8,7 mm. — Stn DC 47, 20°50,85’S, 158°36,03’E, 70 m, 23.VII.1984, 1 11,1mm. — Stn CP 14, 21°13,50’S, 158°50,20’E, 66 m, 24.VII.1984, 1 10,4 mm; 2 6,1 et 7,2 mm.</p><p>CORAIL 2, stn DW 57, 19°18,53’S, 158°49,98’E, 65 m, 24.VIII.1988, 1 14,7 mm. — Stn CP 112, 19°27,87’S, 158°44,15’E, 62-74 m, 28.VIII.1988, 1 17,5 mm. — Stn DW 152, 19°52,00’S, 158°20,00’E, 51 m, 1.IX.1988, 1 10,2 mm.</p><p>Australie. Côte ouest, Clipper Bird, stn 72, Northern Great Barrier Reef, 11°22’S, 143°43’E, 33 m, 11.IV.1993, 1 14,1 mm (QM W22378).</p><p>Sri-Lanka. Sans autre indication, E. W. H. Holdsworth pres., 1 11,8 mm, identifiée S. ocellata Stimpson par Miers (1884: 295), réidentifiée S. furcata par Burkenroad en 1938 (NHM 1875.14).</p><p>Îles Seychelles. Percy Sladen Trust Exped., 62 m, 20.X.1905, J. Gardiner coll., 1 8,0 mm (UMZC).</p><p>Madagascar. Côte nord-ouest, Sud de Nosy Iranja, 13°37,3’S, 47°49,8’E, 20 m, sable blanc, 1 9,4 mm (MNHN-Na 13573).</p><p>Golfe d’Aden. Meteor, cruise 5, leg 2, stn 283, 12°30,9’N, 44°47,7’E, 76 m, 16.III.1987, 1 6,0 mm (SMF).</p><p>DISTRIBUTION. — Cette espèce n’était encore connue que des Philippines (îles Sulu) et Taiwan, vers 100 m de profondeur. Elle semble avoir, en fait, une large répartition puisque nous la signalons des îles Fidji, de Nouvelle-Calédonie, des îles Chesterfield, d’Indonésie, d’Australie (côte nord-ouest), du Sri-Lanka, de Madagascar, des Seychelles et du golfe d’Aden, entre 19 et 78 m de profondeur.</p><p>CARACTÈRES DISTINCTIFS</p><p>Cette espèce se caractérise par:</p><p>– la carène dorsale de la carapace très haute sur presque toute sa longueur, à contour arrondi, découpée en cinq ou six dents postorbitaires;</p><p>– le nombre des dents postrostrales et rostrales au nombre de neuf ou 10 (sans compter celles de l’extrémité), dont les cinq premières sont très fortes et les suivantes diminuent rapidement de taille. La présence d’une dent subdistale sur le bord inférieur du rostre;</p><p>– le rostre plutôt court et assez grêle, à extrémité bidentée, n’atteignant pas tout à fait l’extrémité du deuxième article du pédoncule antennulaire;</p><p>– l’épine hépatique de taille moyenne;</p><p>– le lobe infra-orbitaire peu arrondi et présentant un angle inférieur portant un denticule plus ou moins marqué (Fig. 13A);</p><p>– la dent dorsale du premier segment abdominal forte, triangulaire, à sommet dirigé vers le haut (Fig. 13B);</p><p>– la dent dorsale du deuxième segment abdominal, bien marquée, en forme d’angle ouvert comme chez S. japonica et qui est précédée d’un sillon dorsal transversal (Fig. 13B);</p><p>– les trois premiers pleurons abdominaux dépourvus d’épines, le quatrième également dépourvu ou bien avec un ou deux minuscules denticules, le cinquième avec deux ou trois épines peu développées (pouvant, souvent, être qualifiées de denticules);</p><p>– le thélycum proche de celui de lancifer, avec des bords latéraux nettement angulaires (Fig. 14);</p><p>– le processus distal externe des lobes ventrolatéraux du pétasma qui présente une forme intermédiaire entre celles observées chez S. lancifer et S. japonica: alors que le contour des bords antérieur et interne rappelle celui observé chez S. lancifer (bord antérieur à peine convexe et se raccordant au bord interne suivant un angle), celui du bord externe (nettement arrondi et surmonté d’une dent bien marquée) est voisin de ce que l’on observe chez S. japonica (comparer les Figures 7, 9 et 15). Le processus distal interne des mêmes lobes est plutôt arrondi comme chez S. japonica; – l’appendix masculina, toujours en forme de sabot de cheval, représenté sur la Figure 16;</p><p>– la coloration bien particulière: seuls Chan &amp; Yu (1986) ont, à notre connaissance, publié une photographie en couleurs de cette espèce. La coloration est marbrée avec une forte dominante rougeâtre, sauf dans la partie terminale de l’abdomen ou le verdâtre peut dominer; le telson est nettement marbré et les uropodes portent également quelques marbrures, le reste étant décoloré. Sur la face dorsale du premier segment abdominal, on observe une large tache rouge, entamée sur chacun de ses bords latéraux par une tache blanchâtre, ovale transversalement; une petite tache ovale, transversale, médiane, s’observe également dans la partie antérieure de la tache rouge.</p><p>Taille</p><p>Une femelle (Lc = 17,5 mm) a une longueur totale de 57,5 mm, un mâle (Lc = 14,7 mm) de 52 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce n’a pas été retrouvée depuis sa description pour la raison simple que l’holotype est anormal. En effet le nom d’espèce, furcata, lui a été donné par Miers pour rappeler le telson bifurqué de l’holotype (Fig. 17). Or, sans le moindre doute, ce telson bifurqué relève de la tératologie.</p><p>La synonymie de S. formosa avec S. furcata paraît évidente lorsque l’on compare le type de S. formosa avec celui de S. furcata .</p><p>Cette espèce se reconnaît facilement par le grand développement de la carène dorsale, la spinulation très réduite des pleurons abdominaux et la forme du pétasma. Les spécimens frais peuvent aussi se distinguer par la coloration.</p><p>Sicyonia ocellata Stimpson, 1860 (Figs 18-20; 106G, H)</p><p>Sicyonia ocellata Stimpson, 1860: 112 . — Miers 1884: 186 (liste, en partie), 295 (en partie, spécimen de Thursday Isl.). — Nobili 1903: 6. — Balss 1924: 71 (liste). — Gee 1925: 157 (liste). — Evans 1967: 401.</p><p>Eusicyonia ocellata – Burkenroad 1934a: 71 (liste). — Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste).</p><p>Sicyonia ommanneyi Hall, 1961: 110, pl. 21, figs 26, 27; 1962: 36, 181, fig. 123-123b. — Johnson 1979: 20. — Chaitiamvong 1980: 94 (liste). — Chaitiamvong &amp; Supongpan 1992: 39, pl. 56. — Lovett 1981: 40 (clé), fig. 78a-c (d’après Hall 1962). — Liu &amp; Zhong 1988: 252, fig. 152(1-5),? pl. 6, fig. 7 (voir Remarques). — Leelapiyanart 1989: 286 (clé), 290, figs 68a-c, 84c.</p><p>Eusicyonia ommanneyi – Naiyanetr 1980: 15 (liste).</p><p>Sicyonia ommannei (sic) – Starobogatov 1972: 410, pl. 11, fig. 145a-c (reproduction des dessins de Hall 1962).</p><p>Sicyonia sp. ? – Haswell 1882: 204.</p><p>Non Sicyonia ocellata – Miers 1884: 295 (en partie, spécimen du Sri Lanka = S. furcata Miers, 1878). — de Man 1911: 121; 1913, pl. 10, fig. 43 (= S. robusta n. sp.). — Starobogatov 1972: 409, pl. 11, fig. 144 (reproduction du dessin de de Man 1913, relatif à S. robusta n. sp.).</p><p>? Eusicyonia ommanneyi – Lumubol 1974: 84 (clé), 88, pl. 5, fig. 36, pl. 8, fig. 36, pl. 10, fig. 36 (en partie?, voir Remarques).</p><p>? Sicyonia ocellata – Balss 1914: 16.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — S. ocellata: 2 spécimens conservés à sec au NHM, dont les carapaces mesurent 5,0 et 6,5 mm, conservés sous le numéro NHM 61.44 et qui ont été récoltés lors de la North Pacific Exploration Expedition, sous la conduite du Captain John Rodgers U.S. N., sont des syntypes.</p><p>S. ommanneyi: 1 dont la carapace mesure 9,2 mm, conservée au NHM sous le numéro NHM 1959.1. 23.16, est l’holotype.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — S. ocellata: Hong-Kong. S. ommanneyi: sud de Singapour par 82 m de profondeur.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Japon. Pas d’autres données, 1 6,8 mm; 1 7,0 mm (MNHN-Na 13550).</p><p>Taiwan. Ma-Kung, Peng-Hu-Hsien, 19.IV.1961, R. E. Kuntz pres., 1 9,0 mm (USNM 237512).</p><p>Côte sud-ouest, Shing-Ta Kong, Kaoshung County, chalutier, 100 m environ, II.1990, T.-Y. Chan coll., 1 8,0 mm (NTOU).</p><p>Mer de Chine méridionale. North Pacific Exploration Exped., Hong-Kong, 1 spéc. sec 6,5 mm, syntype (NHM 61.44). — 24°N, 1 spéc. sec 5,0 mm, syntype (NHM 61.44).</p><p>Thailande. Baie de Bangkok, Naklua, province Chonburi, 100 km au sud-est de Bangkok, 14.V.1985, pêcheurs coll., 1 10,5 mm (RMNH). — Naklua, nord de Pattaya, province de Chonburi, chalutage, 10- 35 m, pêcheurs coll., 15.I.1993, 1 7,8 mm (RMNH).</p><p>Singapour. 1901, L. Deschamps coll., Nobili det., 1903, 1 8,3 mm; 2 8,5 et 11,1 mm (MZUT Cr 1424, ex 1610).</p><p>Regional Fisheries Research Station, stn B 73, South of Singapour, 82 m, 26.III.1956, 1 9,2 mm, holotype de S. ommanneyi (NHM 1959.1.23.16). — Stn B 64, South of Bedok, 40 m, 1 6,9 mm (NMH). — Stn B 165, Sultan shoal, 13.XI.1956, 1 7,5 mm (NHM). — Stn B 169, 14.XI.1956, 1 5,7 mm (NMH).</p><p>Philippines. Albatross, Philippines Exped., 1908- 1909, archipel des Sulu, île Jolo, en surface, 7.II.1908, 1 7,8 mm (USNM 261762).</p><p>MUSORSTOM 3, stn CP 142, 11°47’N, 123°01,5’E, 26-27 m, 6.VI.1985, 1 3,0 mm; 1 6,4 mm (MNHN-Na 13549);1 6,2 mm (MNHN-Na 13548).</p><p>Indonésie. Mariel King Memorial Exped., stn AW IV/H1-3, Molucca, à l’ouest de l’île Dedjir, 5°37’S, 134°10’E, 55-66 m, 16.VI.1970, 1 4,7 mm (WAM 168-94).</p><p>Australie. Côte nord, île Thursday, Alert, 1881-1882, 7- 9 m, Coppinger coll., 1 5,8 mm (NHM 1882.7). — Détroit de Torrès, Kulasi, 9°54’S, 142°30’E, 12 m, 4.X.1988, 1 6,0 mm (QM W 16063). — Golfe de Carpentaria, Southern Surveyor, 13°58,2’S, 140°41,9’E, 46 m, 5.XII.1991, 1 7,8 mm (QM W 17426).</p><p>Côte nord-ouest, Baie de Roebuck, Mrs Gray coll., 1 9,7 mm (NHM 1932.11.30.1). — Soela, stn NWS-17, 19°05,3’S, 118°53,8’E, 80 m, 26.IV.1983, 1 7,0 mm (NTM Cr 011336).</p><p><a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=150.91667&amp;materialsCitation.latitude=-23.416666" title="Search Plazi for locations around (long 150.91667/lat -23.416666)">Côte</a> ouest, <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=150.91667&amp;materialsCitation.latitude=-23.416666" title="Search Plazi for locations around (long 150.91667/lat -23.416666)">Sprightly</a>, stn 13, 29°20’S, 114°43’E, 40 m, 16.II.1976, 1 11,0 mm (WAM 170-94). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=150.91667&amp;materialsCitation.latitude=-23.416666" title="Search Plazi for locations around (long 150.91667/lat -23.416666)">Moreton Bay</a>, entre <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=150.91667&amp;materialsCitation.latitude=-23.416666" title="Search Plazi for locations around (long 150.91667/lat -23.416666)">Mud Island</a> et St. Helena Island, 9 m, 23.XI.1981, S. Cook coll., 1 9,5 mm (QM W 12089). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=150.91667&amp;materialsCitation.latitude=-23.416666" title="Search Plazi for locations around (long 150.91667/lat -23.416666)">Great Keppel Island</a>, 23°00’S, 150°58’E, 5 m, 1.XI.1988, 2 6,5 et 7,0 mm (QM W 16062). Côte nord-est, Port Denison, 20°03’S, 148°15’E, coll. A. Morton, 1 6,0 mm (AMS P 305). — Kepple Bay, 23°25’S, 150°55’E, 3 m, 1962, coll. T. Garrard, 1 juv. 3,7 mm ; 1 8,4 mm (AMS P 16336) .</p><p>DISTRIBUTION. — Du Japon à Singapour, Philippines, Indonésie, Thailande, détroit de Torrès (île Thursday), Australie (côtes nord-ouest et ouest, entre 19° et 29°S), de 5 à 91 m de profondeur (100 m d’après Liu &amp; Zhong 1988).</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est plutôt grêle, droit, ou légèrement recourbé ventralement ou dorsalement, et assez court (son extrémité se situe au niveau de celle de l’extrémité du deuxième article antennulaire ou un peu en deçà). Le bord dorsal de la carapace porte six ou sept dents, sans compter celles de l’extrémité du rostre; ces dents forment une crête élevée; elles sont de taille décroissante de l’arrière vers l’avant, quatre sont en arrière de l’orbite et deux ou trois en avant. L’extrémité du rostre est tridentée: une dent dorsale, une ventrale et une médiane; les dents dorsale et ventrale sont le plus souvent de taille voisine, la médiane est habituellement un peu plus forte et présente souvent l’esquisse d’un denticule sur son bord inférieur.</p><p>Sur la carapace, la seule épine est l’hépatique qui est bien développée.</p><p>Le lobe infra-orbitaire présente un sommet en forme d’angle droit.</p><p>Les premiers péréiopodes portent une épine subdistale sur le bord interne du basis et de l’ischion. L’abdomen (Fig. 18B, D) présente, sur le bord dorsal du premier segment, une forte dent plus ou moins aiguë, dirigée vers l’avant; le bord dorsal du deuxième segment porte également une forte dent mais plus ou moins en forme d’angle droit et précédée d’un sillon transversal. Les diverses sculptures sont très marquées; les pleurons sont creusés de profonds sillons et portent, sur les trois premiers, dans leur partie postérieure, des tubercules plus ou moins longitudinaux, bien en relief et assez nombreux. Le sillon antéromédian des pleurons du premier segment est court, limité à la partie supérieure du pleuron; il se dirige très vite vers l’arrière et conflue avec le sillon postéromédian. Le bord ventral des trois premiers pleurons est arrondi; celui du quatrième est soit arrondi comme les précédents, soit angulaire avec une partie antérieure convexe et une partie postérieure légèrement sinueuse; celui du cinquième est plus ou moins en forme d’angle droit, avec une partie antérieure convexe et une partie postérieure nettement concave. Le sixième segment a son bord ventral qui se termine par une dent développée.</p><p>Le telson se termine en une forte pointe, encadrée par une forte épine fixe sur chacun de ses côtés, et est armé, le long de chacun de ses bords ventraux, de trois petites épines mobiles. L’une est subdistale, l’autre située aux 2/3 environ de la longueur du telson et la troisième à un peu moins de la moitié. Les limites entre la face dorsale et ses faces latérales sont parsemées de nombreuses petites épines mobiles.</p><p>Le thélycum (Fig. 19) présente une plaque thélycale en forme de très longue pointe, environ 2,2 fois plus longue que large, avec des bords latéraux très sinueux dans leur partie postérieure, ceci donnant un peu l’aspect d’un violon à partie antérieure raccourcie à cette plaque, qui est, par ailleurs, creusée en cuillère. La plaque postérieure est creusée par une dépression médiane; ses parties latérales sont convexes et légèrement angulaires extérieurement et concaves intérieurement.</p><p>Le pétasma (Fig. 20) a des lobes dorsolatéraux sans processus distal interne et avec un processus distal externe en forme de pointe, légèrement recourbée antérieurement et fortement ventrodorsalement. Les lobes ventrolatéraux ont un processus distal externe entier, un peu en forme de trapèze, avec un angle antéro-externe aigu et un angle antéro-interne à sommet arrondi. Il n’y a pas de processus latéraux.</p><p>Coloration</p><p>Elle paraît caractéristique. Leelapinayart (1989: fig. 86c) en a publié une bonne photograhie en couleurs. L’espèce y apparaît gris-noir avec des marbrures crème. On distingue surtout un gros ocelle noir cerclé de crème, très net, sur la partie postérieure de la carapace, à mi-hauteur. Les péréiopodes et pléopodes sont rougeâtres. Le telson et les uropodes sont parfois décolorés, sauf dans leur partie distale, parfois colorés avec une bande transversale blanchâtre, médiane. Cette coloration a été décrite par Stimpson (1860: 43).</p><p>Taille</p><p>Nobili (1903) mentionne une femelle mesurant 40 mm de longueur totale et un mâle mesurant 33,5 mm. L’espèce paraît plutôt petite. Stimpson donne une longueur de 34 mm pour cette espèce. Nos spécimens, adultes, ne dépassent pas 35 mm. L’holotype de S. ommaneyi mesure 32,5 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>L’examen des syntypes de S. ocellata et de l’holotype de S. ommanneyi au NHM a montré que les deux espèces sont synonymes. On remarquera que le dessin de l’holotype de S. ommanneyi publié par Hall en 1961 (fig. 26) est exact, tandis que celui publié en 1962 (fig. 123) comporte une dent de trop sur le rostre.</p><p>Balss (1914) identifie à S. ocellata la femelle de Hong-Kong déposée au ZMMU qu’il cite dans son travail, en donnant comme références bibliographiques de Man 1911 et 1913, références qui ne se rapportent pas à l’espèce de Stimpson mais à S. parvula (de Haan, 1844), ce qui laisse planer un doute sur l’exactitude de son identification. Nous avons essayé de nous procurer ce spécimen, mais il n’a pu être trouvé.</p><p>Il est difficile de s’y retrouver dans le chapitre consacré aux Sicyonia par Lumubol (1974: 83- 88). Tout d’abord la clé (p. 84) est assez incompréhensible, aucune des deux figures qui l’ornent ne se rapportant à S. ommanneyi (il s’agit vraisemblablement, dans les deux cas, de figures relatives à S. lancifer). Par ailleurs, la description donnée sous le nom de S. ommanneyi ne correspond absolument pas à cette espèce. Enfin les photographies sont de mauvaise qualité. Il est vraisemblable que les figures 35 et 36 de la planche 5 se rapportent toutes deux à S. lancifer; il semble en être de même pour la figure 35 de la planche 8; la figure 36 de cette même planche 8 pourrait se rapporter à S. ocellata de même que la figure 35 de la planche 10, tandis que la figure 36 de cette même planche doit se rapporter à S. lancifer (ou S. furcata). Il faudrait revoir l’ensemble du matériel examiné par Lumubol.</p><p>Lovett (1981) indique, dans sa clé, la présence d’une épine pleurale sur les segments abdominaux V et VI, alors qu’il est admis que, chez S. ocellata, seul le segment VI est orné d’une épine (ou plutôt d’une dent). En fait ce caractère n’est pas si clair, car, sur le segment V, le pleuron est angulaire dans sa partie postéroventrale formant ainsi non pas une véritable épine mais, à la limite, une dent.</p><p>Le dessin en couleurs de S. ommanneyi publié par Liu &amp; Zhong (1988: pl. 6, fig. 7) présente un deuxième segment abdominal dont le bord dorsal est régulièrement arrondi (au lieu de présenter une forte dent en forme d’angle droit) et une épine hépatique énorme (au lieu d’être petite). S’agit-il d’erreurs de dessin, ou bien une autre espèce a-t-elle été figurée par mégarde (d’après le bord dorsal du deuxième segment abdominal on pourrait alors penser à S. vitulans Kubo, 1949, mais alors ni le rostre, trop grêle, ni la taille de l’épine hépatique ne correspondent). En fait la représentation, sur ce dessin, de l’ocelle, qui semble caractéristique de S. ocellata, sur la partie postérieure de la carapace, nous incite à penser qu’il s’agit d’un dessin peu exact de S. ocellata (= S. ommanneyi).</p><p>Miers (1884: 295) a suggéré que Sicyonia sp. signalée de Port Jackson (nord du port de Sydney en Australie) par Haswell (1882: 205) puisse être S. ocellata . Nobili (1903) a repris cette idée. Grâce à Penny Berents, curator au AMS, nous avons pu examiner le spécimen de Haswell. Il appartient à une espèce nouvelle, S. metavitulans n. sp., que nous décrivons dans ce travail. Par contre l’autre Sicyonia sp., mentionnée par Haswell (1882: 204) en provenance de Port Denison (côte est, 20°00’S, 148°15’E) et que nous avons également pu examiner, est une S. ocellata .</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FF9BFF9CFCB2FAD6F4D0BEE8	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FF92FF81FECDFB99F377BD48.text	03C12110FF92FF81FECDFB99F377BD48.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia truncata (Kubo 1949)	<div><p>Groupe truncata</p><p>Sicyonia truncata (Kubo, 1949) (Figs 21; 22; 107 B-D)</p><p>Eusicyonia truncata Kubo, 1949: 456, figs 8M, 48F, 77A, G, 79J, 156E, 158.</p><p>Sicyonia truncata – Starobogatov 1972:412 (clé), pl. 11, fig. 152a, b. — Kensley 1972: 24 (clé), fig. 10C; 1981: 20. — de Freitas 1984a: 29 (clé); 1984b: 3. — Hayashi 1985a: 143 (clé); 1985c: 261, figs 92d, 93d, 94b, c, 95c; 1992: 152 (clé), 162, figs 87d, 88d, 89b, c, 90c. — Burukovsky 1991: 36, fig. 1 (1-18); 1992: 495. — Takeda &amp; Hanamura 1994: 11, fig. 5a-d.</p><p>Sicyonia laevis – Rathbun 1906: 908, pl. 20, fig. 7. Non Bate, 1888.</p><p>Sicyonia longicauda – Rathbun 1906: 908 (en partie, spécimens de la station 4002). Non Rathbun, 1906.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Holotype: 1 44 mm (Lc = 12 mm). Paratype: 1 43 mm (Lc = 11,5 mm). Ceci d’après Kubo (1949: 456). La figure 158 de Kubo donne une représentation d’ensemble de la femelle holotype. Il est vraisemblable que ces types existent encore à la TUFIL où une grande partie du matériel étudié par Kubo se trouve encore.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Japon, Préfecture de Mie, Kumanonada au large d’Owase, à 350 m de profondeur environ.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Afrique du Sud. <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=31.208334&amp;materialsCitation.latitude=-29.933332" title="Search Plazi for locations around (long 31.208334/lat -29.933332)">Natal</a>, <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=31.208334&amp;materialsCitation.latitude=-29.933332" title="Search Plazi for locations around (long 31.208334/lat -29.933332)">Fiscor Prawn Survey</a>, stn K 220, 29°56’S, 31°12,5’E (SE de Bluff, Durban), 366 m, 30.VI.1964, 1 13,1 mm ; 1 hermaphrodite (sans parasite visible) 11,2 mm (SAM-A 13189) .</p><p>Australie. Côte nord-ouest, Soela, cruise 0184, stn 55, 17°41,2’S, 118°42,5’E, 354-360 m, 2.II.1984, 1 8,7 mm (NTM).</p><p>Mer de Chine méridionale. Albatross, Philippines Exped., 1908-1909, stn 5317, 21°36’N, 117°27’E, 421 m, 5.XI.1908, 1 12,0 mm (USNM 258725).</p><p>Îles Chesterfield. MUSORSTOM 5, stn DW 299, 22°47,7’S, 159°23,7’E, 360-390 m, 11.X.1986, 2</p><p>4,5 et 4,9 mm. — Stn DW 301, 22°06,90’S,</p><p>159°24,60’E, 487-610 m, 12.X.1986, 1 6,0 mm; 3 5,3, 6,5 mm et abimée. — Stn DW 305, 22°09,27’S, 159°24,42’E, 430-440 m, 12.X.1986, 1 6,0 mm. — Stn DW 306, 22°07,66’S, 159°21,40’E, 375-415 m, 12.X.1986, 1 5,9 mm. — Stn DW 337, 19°53,80’S, 158°38,00’E, 412- 430 m, 15.X.1986, 1 6,2 mm; 1 9,9 mm. — Stn DC 362, 19°52,90’S, 158°40,00’E, 410 m, 19.X.1986, 1 8,9 mm. — Stn DC 372, 19°52,96’S, 158°38,63’E, 400 m, 20.X.1986, 1 6,8 mm.</p><p>Nouvelle-Calédonie. BIOCAL, stn DW 66, 24°55,43’S, 168°21,67’E, 505-515 m, 3.IX.1985, 1 6,6 mm; 1 9,3 mm. — Stn CP 67, 24°55,44’S, 168°21,55’E, 500-510 m, 3.IX.1985, 1 7,5 mm; 12 7,9-13,5 mm.</p><p>MUSORSTOM 4, stn CP 193, 18°56,3’S, 163°23,2’E, 415 m, 19.IX.1985, 3 6,8-11,0 mm. — Stn DW 210, 22°43,7’S, 167°09,3’E, 340-345 m, 28.IX.1985, 1 6,8 mm. — Stn CP 213, 22°51,3’S, 167°12,0’E, 405-430 m, 28.IX.1985, 1 8,4 mm. — Stn CP 215, 22°55,7’S, 167°17,0’E, 485-520 m, 28.IX.1985, 1 10,0 mm. — Stn DW 222, 22°57,6’S, 167°33,0’E, 410-440 m, 30.IX.1985, 2 5,7 et 7,2 mm; 1 8,6 mm (MNHN-Na 13532); 4 5,6-12,5 mm. — Stn DW 226, 22°47,2’S, 167°21,6’E, 390 m, 30.IX.1985, 1 7,0 mm. — Stn DW 227, 22°46,0’S, 167°20,0’E, 300 m, 30.IX.1985, 1 5,5 mm.</p><p>SMIB 1, stn DW 2, 22°51,9’S, 167°13,0’E, 415 m, 5.II.1986, 1 10,6 mm.</p><p>SMIB 2, stn DW 5, 22°56,3’S, 167°14,4’E, 398- 410 m, 17.IX.1986, 1 7,5 mm; 2 6,2 et 7,3 mm. — Stn DW 16, 22°51,2’S, 167°11,7’E, 390 m, 19.IX.1986, 2 7,5 et 12,0 mm.</p><p>CHALCAL 2, stn DW 73, 24°39,9’S, 168°38,1’E, 573 m, 29.X.1986, 1 13,1 mm. — Stn CP 25, 23°38,6’S, 167°43,12’E, 418 m, 30.X.1986, 1 9,0 mm; 1 11,4 mm (MNHN-Na 13531). — Stn CP 26, 23°18,15’S, 168°03,58’E, 296 m, 31.X.1986, 1 9,3 mm.</p><p>SMIB 3, stn DW 5, 24°54,9’S, 168°21,6’E, 502- 512 m, 21.V.1987, 1 12,7 mm. — Stn DW 8, 24°45,2’S, 168°08,0’E, 233 m, 21.V.1987, 1 8,2 mm. — Stn DW 18, 23°41,5’S, 167°59,4’E, 338 m, 23.V.1987, 1 6,4 mm. — Stn DW 20, 23°39,7’S, 167°59,7’E, 280 m, 23.V.1987, 1 7,2 mm. — Stn DW 25, 22°56,1’S, 167°16,2’E, 437 m, 24.V.1987, 4 5,5-10,2 mm. — Stn DW 28, 22°47,0’S, 167°11,8’E, 394 m, 25.V.1987, 1 5,7 mm; 1 7,0 mm.</p><p>SMIB 4, stn DW 34, 24°55,0’S, 168°22,0’E, 515 m, 7.III.1989, 1 11,5 mm. — Stn DW 39, 24°56,2’S, 168°21,5’E, 560 m, 7.III.1989, 1 10,8 mm. — Stn DW 45, 24°46,0’S, 168°08,7’E, 260 m, 8.III.1989, 1 5,3 mm. — Stn 55, 23°21,4’S, 168°04,5’E, 260 m, 9.III.1989, 1 5,8 mm. — Stn 66, 22°56,3’S, 167°14,6’E, 430 m, 10.III.1989, 1 10,5 mm.</p><p>VOLSMAR, stn DW 16, mont Vauban, 22°25,1’S, 171°40,7’E, 500 m, 3.VI.1989, 1 6,0 mm. — Stn DW 39, banc 192, 22°20,5’S, 168°43,5’E, 305 m, 8.VI.1989, 1 5,4 mm. — Stn DW 42, banc 192, 22°17,0’S, 168°41,5’E, 400 m, 8.VI.1989, 1 8,0 mm.</p><p>SMIB 5, stn DW 84, 22°20,8’S, 168°43,1’E, 290 m, 13.IX.1989, 1 6,2 mm. — Stn DW 93, 22°20,0’S, 168°42,3’E, 255 m, 13.IX.1989, 1 5,2 mm; 1 6,0 mm. — Stn 101, 23°21,2’S, 168°04,9’E, 270 m, 14.IX.1989, 1 7,0 mm. — Stn 102, 23°19,6’S, 168°04,7’E, 305 m, 14.IX.1989, 1 6,0 mm.</p><p>BERYX 11, stn CP 07, 24°55’S, 168°21’E, 510- 550 m, 15.X.1992, 1 9,5 mm; 1 11,9 mm. — Stn DW 27, 23°37’S, 167°41’E, 460-470 m, 18.X.1992, 2 5,5 et 9,5 mm. — Stn CP 51, 23°44’S, 168°17’E, 390-400 m, 21.X.1992, 3 7,3-7,7 mm. — Stn CP 52, 23°47’S, 168°17’E, 430- 530 m, 21.X.1992, 1 11,1 mm. — Stn CP 53, 23°48’S, 168°17’E, 540-950 m, 21.X.1992, 2</p><p>10,7 et 11,1 mm.</p><p>SMIB 8, stn DW 146, 24°55,2’S, 168°21,7’E, 514- 522 m, 27.I.1993, 1 9,0 mm (MNHN-Na 13533). — Stn DW 147, 24°54,9’S, 168°21,8’E, 508-532 m, 27.I.1993, 1 6,2 mm. — Stn 149, 24°54,9’S, 168°21,8’E, 508-510 m, 27.I.1993, 1 11,9 mm. — Stn DW 156, 24°46,1’S, 168°08,1’E, 275-300 m, 28.I.1993, 3 5,2-5,6 mm; 2 5,6 et 5,7 mm. — Stn DW 160, 24°46,1’S, 168°08,1’E, 280-282 m, 28.I.1993, 3 4,5-6,1 mm; 5 5,0- 6,9 mm. — Stn DW 163, 24°49,1’S, 168°08,9’E, 310-460 m, 28.I.1993, 1 5,3 mm. — Stn DW 166, 23°37,8’S, 167°42,7’E, 433-450 m, 29.I.1993, 1 6,4 mm. — Stn DW 167, 23°38,1’S, 168°43,1’E, 430-452 m, 29.I.1993, 1 8,2 mm. — Stn DW 168, 23°37,7’S, 168°42,5’E, 433-450 m, 29.I.1993, 1 8,0 mm. — Stn DW 170, 23°41,2’S, 168°00,5’E, 241-244 m, 29.I.1993, 1 6,0 mm; 2 4,8 et 5,1 mm. — Stn DW 177, 23°39’S, 168°00’E, 320-370 m, 29.I.1993, 1 5,0 mm; 1 5,1 mm. — Stn DW 178, 23°45,1’S, 168°17’E, 400 m, 30.I.1993, 2</p><p>5,8 et 7,4 mm (parasité par un bopyride); 9 7,2- 9,6 mm. — Stn DW 179, 23°45,9’S, 168°17’E, 400- 405 m, 30.I.1993, 13 6,7-11,2 mm. — Stn DW 180, 23°47,7’S, 168°18,1’E, 460-525 m, 30.I.1993, 3 9,3-11,0 mm. — Stn DW 181, 23°17,7’S, 168°04,8’E, 311-330 m, 31.I.1993, 1 5,2 mm. — Stn DW 182, 23°19,3’S, 168°04,8’E, 314-340 m, 31.I.1993, 3 6,0- 6,1 mm; 5 6,0- 6,5 mm. — Stn DW 183, 23°18,3’S, 168°04,9’E, 330-367 m, 31.I.1993, 1 4,6 mm; 2 3,6 et 6,0 mm. — Stn DW 184, 23°18,3’S, 168°04,8’E, 305-320 m, 31.I.1993, 3 5,2-6,4 mm. — Stn DW 187, 23°17,7’S, 168°05,6’E, 390-540 m, 31.I.1993, 3. — Stn DW 189, 23°17,6’S, 168°05,5’E, 400-402 m, 31.I.1993, 2 4,5 et 5,1 mm; 4 4,6-6,5 mm. — Stn DW 190, 23°18,5’S, 168°04,9’E, 305-310 m, 31.I.1993, 2 5,0 et 5,5 mm.</p><p>BATHUS 2, stn DW 717, 22°44,0’S, 167°16,6’E, 350-393 m, 11.V.1993, 1 5,7 mm; 2 8,0 et 8,0 mm. — Stn DW 730, 23°02,56’S, 166°58,30’E, 397-400 m, 12.V.1993, 5 5,8-9,2 mm. — Stn CP 736, 23°03,4’S, 166°59,0’E, 452-464 m, 13.V.1993, 2 10,8 et 11,3 mm. — Stn CP 742, 22°33,45’S, 166°25,86’E, 340-370 m, 14.V.1993, 1 9,0 mm. — Stn CP 759, 22°18,3’S, 166°10,3’E, 370-420 m, 16.V.1993, 1 7,0 mm.</p><p>BATHUS 3, stn CP 805, 23°41,30’S, 168°01,08’E, 278-310 m, 27.XI.1993, 1 6,2 mm. — Stn CP 811, 23°41,42’S, 168°15,50’E, 383-408 m, 28.XI.1993, 3 5,5-6,4 mm; 5 8,0- 10,9 mm. — Stn CP 812, 23°43,38’S, 168°15,98’E, 391-440 m, 28.XI.1993, 2 6,9 et 8,7 mm. — Stn CP 814, 23°47,60’S, 168°17,10’E, 444-530 m, 28.XI.1993, 3 7,6-9,4 mm. — Stn CP 815, 23°47,00’S, 168°16,74’E, 460-470 m, 28.XI.1993, 1 5,5 mm. — Stn DW 818, 23°43,89’S, 168°16,32’E, 394-401 m, 28.XI.1993, 4 6,0-7,0 mm. — Stn DW 829, 23°21,37’S, 168°01,84’E, 386-390 m, 29.XI.1993, 1 juv. 3,8 mm; 3 8,3-9,9 mm. — Stn DW 830, 23°19,75’S, 168°01,45’E, 361-365 m, 29.XI.1993, 1 7,0 mm; 6 5,4-10,4 mm. — Stn 833, 23°02,75’S, 166°58,23’E, 441-444 m, 30.XI.1993, 1 12,4 mm. — Stn CP 846, 23°02,90’S, 166°57,97’E, 500-514 m, 1.XII.1993, 1 13,9 mm. — Stn CP 847, 23°02,53’S, 166°58,18’E, 405-411 m, 1.XII.1993, 2 6,7 et 7,2 mm; 2 7,8 et 10,1 mm.</p><p>BATHUS 4, stn CP 906, 19°01,07’S, 163°14,51’E, 339-350 m, 4.VIII.1994, 3 6,9-9,1 mm. — Stn DW 925, 18°54,55’S, 163°23,75’E, 370-405 m, 7.VIII.1994, 1 6,4 mm. — Stn DW 929, 18°51,55’S, 163°23,27’E, 502-516 m, 7.VIII.1994, 1 9,8 mm. — Stn DW 931, 18°55,38’S, 163°24,36’E, 360-377 m, 7.IX.1997, 2 5,0 et 6,0 mm; 3 6,2-8,6 mm.</p><p>SMIB 10, stn DW 210, banc Kaimon Maru, 24°49’S, 168°09’E, 308-510 m, 10.I.1995, 1 12,5 mm.</p><p>LITHIST, stn DW 1, banc stylaster, 23°37,4’S, 167°42,1’E, 440 m, 10.VIII.1999, 1 5,5 mm; 1 10,1 mm. — Stn CP 2, banc stylaster, 23°37,1’S, 167°41,1’E, 442 m, 10.VIII.1999, 1 7,0 mm; 2 9,5 et 10,1 mm. — Stn CP 3, banc stylaster, 23°37,0’S, 167°41,5’E, 447 m, 10.VIII.1999, 1 5,8 mm; 1 9,1 mm. — Stn DW 4, banc stylaster, 23°38,4’S, 167°43,1’E, 419-440 m, 10.VIII.1999, 1 5,5 mm. — Stn DW 5, banc stylaster, 23°38,2’S, 167°42,9’E, 433-500 m, 10.VIII.1999, 2 6,9 et 7,5 mm. — Stn DW 7, banc éponge, 24°55,4’S, 168°21,6’E, 504-530 m, 11.VIII.1999, 1 8,4 mm. — Stn CP 8, banc éponge, 24°54,2’S, 168°21,3’E, 540 m, 11.VIII.1999, 1 7,1 mm. — Stn CP 9, banc éponge, 24°52,8’S, 168°21,8’E, 518-540 m, 11.VIII.1999, 1 7,8 mm. — Stn DW 11, banc Kaimon Maru, 24°46,7’S, 168°08,3’E, 254-283 m, 11.VII.1999, 1 5,3 mm; 1 7,5 mm. — Stn CP 16, banc jumeau ouest, 23°42,2’S, 168°16,2’E, 379- 391 m, 12.VIII.1999, 3 5,2-6,0 mm; 6 6,2- 8,1 mm.</p><p>Îles Loyauté. MUSORSTOM 6, stn DW 391, 20°47,35’S, 167°05,70’E, 390 m, 13.II.1989, 1 7,8 mm. — Stn DW 406, 20°40,65’S, 167°06,80’E, 373 m, 15.II.1989, 1 6,5 mm. — Stn DW 482, 21°21,50’S, 167°46,80’E, 375 m, 23.II.1989, 2</p><p>6,6 et 7,6 mm.</p><p>Vanuatu. MUSORSTOM 8, stn CP 982, 19°21,80’S, 169°26,47’E, 408-410 m, 23.IX.1994, 1 7,0 mm. — Stn DW 1015, 17°53,72’S, 168°22,12’E, 420- 375 m, 27.IX.1994, 1 11,8 mm.</p><p>Îles Fidji. BORDAU 1, stn CP 1481, 20°57’S, 178°44’W, 441-506 m, 9.III.1999, 1 12,0 mm.</p><p>Îles Tonga. BORDAU 2, stn DW 1605, seamount, 22°17’S, 175°16’W, 441 m, 16.VI.2000, 1 8,3 mm.</p><p>Japon. Baie de Tosa, 300 m, 9.X.1997, 1 9,0 mm (NANSEI). — Ibidem, 300 m, 14.XI.1997, 1 7,9 mm ; 1 9,5 mm.</p><p>Îles Hawaii. Albatross, 1902, stn 3859, Pailolo Channel, 252-256 m, 2 9,2 et 9,5 mm (USNM 30853). — Stn 3982, près de l’île Kauai, 426-439 m, 10.VI.1902, 1 5,7 mm (USNM 30854). — Stn 4002, près de l’île Kauai, 421-463 m, 1 juv. 4,5 mm ; 1 8,0 mm (USNM 30840) .</p><p>DISTRIBUTION. — Japon, Hawaii, îles Fidji et Tonga, Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, îles Chesterfield, Indonésie (mer de Flores), Australie (côte nord-ouest), Afrique du Sud, banc Walters (33°S, 44°E) au sud de Madagascar.</p><p>D’après Takeda &amp; Hanamura (1994), l’espèce a été signalée au Japon entre 125 et 350 m de profondeur. En Nouvelle-Calédonie, où cette espèce est très commune, elle n’a pas été récoltée à moins de 230 m et a été trouvée jusqu’à 510 m environ.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre, fortement redressé, est presque droit et relativement haut. Fait inhabituel, cette hauteur est au moins aussi grande dans la partie distale du rostre que dans la partie basale, ceci avec des variations assez sensibles suivant les spécimens. On compte trois dents postrostrales; la première se situe un peu au-delà du premier tiers du bord dorsal de la carapace (rostre exclu) et la troisième juste en arrière de la base du rostre: la seconde est, à peu près, à mi-distance entre les deux précédentes. Le bord dorsal du rostre porte habituellement cinq dents (sans compter la distale), de moins en moins espacées les unes des autres de la base à l’extrémité du rostre. L’extrémité du rostre est tronquée, avec une dent distale supérieure et une inférieure, séparées par un espace droit ou convexe. Le bord inférieur du rostre est très légèrement sinueux: concave en son milieu, convexe dans ses parties basale et distale.</p><p>La carapace est dépourvue d’autres dents ou épines, à l’exception de l’épine hépatique, assez grêle. Le lobe infra-orbitaire est arrondi.</p><p>Les premiers péréiopodes ont une épine subdistale, bien visible, sur le bord interne du basis et de l’ischion. Nous n’avons pas observé, par contre, d’épine sur le basis des deuxièmes péréiopodes.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une dent assez grêle et aiguë, presque horizontale; une dent identique, mais plus courte, s’observe sur le bord dorsal du deuxième segment. Un denticule, bien net, se trouve à l’angle postéroventral des pleurons du cinquième segment (Fig. 21B). Le sixième segment présente une dent dorsale postérieure forte et une petite dent à l’extrémité postérieure de ses bords ventraux. Les reliefs de l’abdomen sont peu marqués: au-dessus de la limite entre les tergites et les pleurons, on observe une fine carène longitudinale sur le premier segment, deux fines carènes plus ou moins parallèles sur les segments 2-5; quelques fines stries longitudinales s’observent également sur les parties postérieures des tergites des segments 1-4; seuls les sillons postéromédians des pleurons des segments 1-5 sont bien creusés, à leur extrémité dorsale ils se recourbent vers l’avant entre les deux carènes longitudinales mentionnées plus haut; ceci est surtout marqué sur les second et troisième segments.</p><p>Le telson présente la très forte pointe distale, encadrée par une forte dent fixe, subdistale, sur chacun de ses côtés, habituelle. Aucune épine mobile n’est observée le long des bords ventraux; par contre plusieurs de ces épines s’observent, disposées plus ou moins sur deux lignes, aux limites entre la face dorsale du telson et ses faces latérales; une épine mobile borde, du côté interne, les épines fixes subdistales.</p><p>Le thélycum (Fig. 22C) présente une plaque thélycale en forme de très longue pointe, environ 2,2 fois plus longue que large et qui s’étend un peu au-delà des coxas des deuxièmes péréiopodes. Cette plaque est creusée en cuiller; large à sa base, elle s’amincit rapidement; ses bord latéraux décrivent une courbe sinueuse très régulière, sans aucune aspérité. La plaque postérieure présente deux lobes antérolatéraux à bord externe très convexe.</p><p>Le pétasma (Fig. 22A, B) présente des lobes dorsolatéraux ayant des processus distaux externe et interne peu recourbés, courts et se terminant au même niveau. Les lobes ventrolatéraux ont un processus distal externe divisé en deux pointes subparallèles, l’une antérieure triangulaire et l’autre postérieure digitiforme. Les processus latéraux sont très marqués, en forme de forte pointe.</p><p>Coloration</p><p>L’aspect général est marbré, avec des alternances de zones blanchâtres, brun-rouge et brun-doré. La carapace présente, sur la partie inférieure de ses faces latérales, trois grosses taches blanches: l’une nettement en arrière du bord antérieur, la seconde vers le milieu de la face latérale et la troisième en avant du bord postérieur qu’elle atteint; les taches antérieure et médiane peuvent être confluentes dans leur moitié inférieure et souvent moins marquées que la tache postérieure qui est, elle, toujours très nette; de petites taches blanches s’observent également au niveau des dents rostrales et postrostrales ainsi qu’à l’extrémité du rostre. Sur l’abdomen, de grosses taches blanches, souvent plus ou moins en forme de virgule, s’observent sur les pleurons. Sur le premier pleuron, on en voit deux: l’une, antérieure, qui s’étend en partie sur le tergite et l’autre, postérieure, qui s’appuie sur le bord postéroventral; sur les pleurons 2-5, la tache antérieure est beaucoup moins marquée, tandis que la postérieure demeure très nette et bien développée; le telson et les uropodes sont blanchâtres, à l’exception de quelques marbrures brunes, très légères.</p><p>Sur la face dorsale de l’animal, on observe une série de taches violettes, disposées par paire: l’une se trouve de part et d’autre du rostre, un peu en arrière des bords orbitaires; une autre, peu visible, est au niveau du sillon cervical; une troisième, de beaucoup la plus grande, s’observe sur la partie antérieure, qui peut rentrer sous la carapace, du premier segment abdominal; une telle paire, dont les taches sont nettement plus petites, s’observe également sur le troisième segment; sur les segments 2, 4 et 5, de telles taches semblent souvent manquer. Sur le premier segment, entre les taches violettes, on observe une paire de petites taches punctiformes jaunes; les bords antérieur et postérieur de la partie antérieure du premier segment sont également jaunes. Les yeux sont vert jade.</p><p>Les troisièmes maxillipèdes sont bien colorés. Les péréiopodes et les pléopodes sont largement décolorés dans leur partie distale.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen que nous ayons examiné est une femelle dont la carapace mesure 13,9 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 55 mm. Il semble que ce soit la taille maximale observée pour cette espèce.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce ne doit pas être rare et, si peu de références existent à son sujet dans la littérature, cela nous semble dû au fait qu’elle vit à d’assez grandes profondeurs et est d’assez petite taille.</p><p>Dans les récoltes de l’ Albatross, faites en 1902 aux îles Hawaii, les trois spécimens de Sicyonia des stations 3859 et 3982 ont été identifiés à tort à S. laevis Bate, 1888, par Rathbun en 1906. Burkenroad, qui a examiné par la suite ces spécimens, a vu l’erreur de Rathbun et leur adjoint une étiquette « Sicyonia n. sp. near fallax de Man ».</p><p>Les spécimens de la station 4002, qui ont été identifiés par Rathbun (1906) à S. longicauda, appartiennent à la même espèce que les spécimens mentionnés ci-dessus.</p><p>Tous ces spécimens nous paraissent pouvoir être identifiés, sans réelle hésitation, à S. truncata (Kubo, 1949), bien que tous, sauf un, aient leur rostre cassé et que le seul rostre existant soit un peu moins rectangulaire dans sa partie distale que chez les truncata typiques. À part cela, tous les caractères correspondent bien à S. truncata et notamment le pétasma du mâle.</p><p>Takeda &amp; Hanamura (1994) ont dessiné un mâle de S. truncata, récolté en mer de Flores, en Indonésie. Le rostre est très nettement élargi dans sa partie distale, comme cela s’observe parfois. Le pétasma, par contre, correspond assez mal à ce que nous observons pour cette espèce. Il serait souhaitable de pouvoir réexaminer ces spécimens. Kensley (1981) a signalé S. truncata d’Afrique du Sud (Natal) sans indiquer quels spécimens il avait examinés. De Freitas (1984b), qui a recherché les sources de Kensley, n’a pu les trouver, mais indique que S. truncata a été signalée d’Afrique du Sud par Barnard (1950). Nous n’avons pu trouver aucune référence à cette espèce dans le travail de Barnard publié en 1950, ni dans ses autres travaux. Par contre, nous avons reçu en prêt du SAM deux spécimens de S. truncata (voir Matériel examiné), récoltés au Natal et identifiés par B. F. Kensley. Ce sont certainement ces spécimens qui ont permis à cet auteur de signaler cette espèce dans son travail de 1981.</p><p>Burukovsky (1992) signale cette espèce sur le banc Walters, au sud de Madagascar. Nous souhaiterions pouvoir examiner ces spécimens. Nous les avons demandés en prêt mais sans succès.</p><p>Sicyonia nasica Burukovsky, 1990 (Figs 23-25)</p><p>Sicyonia nasica Burukovsky, 1990:193, 211, figs 2A (1-6), 6. MATÉRIEL TYPE. — La question est un peu embrouillée. D’après Burukovsky (1990), les types ont tous été récoltés à la station 2028 du Prof. Shtokman. Il semble toutefois, d’après l’examen des étiquettes des récoltes, qu’il faille lire 2029 (ce que Burukovsky nous a confirmé). L’holotype est une femelle ayant une longueur totale de 28 mm (Lc un peu supérieure à 6 mm), enregistrée sous le numéro ZI 1/81710. Les paratypes sont au nombre de cinq et comprennent les quatre spécimens de la station 2029 cités ci-dessous dans le Matériel examiné, enregistrés sous le numéro ZI 2/81711.</p><p>La récolte faite à la station 1987 du Prof. Shtokman, également citée ci-dessous dans la liste du matériel examiné, ne renferme pas de paratype d’après Burukovsky. Mais cette récolte est étiquetée paratypes et son numéro d’enregistrement 3/81726 est l’un des deux cités par Burukovsky pour les enregistrements de paratypes. Il semble donc que les trois juvéniles que renferme cette récolte soient également des paratypes.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Ride Sala-y-Gomez, 25°04,7’S, 97°28,4’W, 267-280 m de profondeur.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Ride Sala-y-Gomez (à l’est de l’île de Pâques). Prof. Shtokman, stn 1901, 25°18’S, 85°08’W, 290-350 m, 25.IV.1987, 4 3,0- 4,6 mm; 1 3,0 mm (ZI 4 /84068). — Stn 1987, 25°05’S, 97°27’W, 218-225 m, 4.V.1987, 3 juv. 2,5 mm env. (MNHN-Na 13569). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=-97.473335&amp;materialsCitation.latitude=-25.078333" title="Search Plazi for locations around (long -97.473335/lat -25.078333)">Stn</a> 2029, 25°04,7’S, 97°28,4’W, 267-280 m, 9.V.1987, 1 juv. 3,1 mm ; 1 (pétasma manquant) 5,0 mm; 2 5,5 et 6,3 mm (ZI 2 /81711) .</p><p>DISTRIBUTION. — Connue uniquement de la ride Sala-y-Gomez, à l’est de l’île de Pâques, entre 220 et 380 m de profondeur au moins (une récolte, station 1994, a été effectuée entre 260 et 460 m).</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre, nettement redressé chez l’adulte, est haut et relativement court (son extrémité se situe entre la moitié et les 2/3 de la cornée de l’oeil); son bord inférieur est convexe.</p><p>Le bord dorsal de la carapace compte six dents, sans compter l’extrémité du rostre qui est découpé en trois dents situées l’une au-dessous de l’autre et qui sont soit sensiblement de même taille, soit avec la médiane plus courte que les deux autres. Trois des six dents du bord dorsal de la carapace sont en arrière de l’orbite. Les espaces, mesurés sur trois des spécimens adultes que nous avons examinés, séparant le bord postérieur de la carapace de la base de la première dent et les bases des dents postrostrales suivantes entre elles sont dans les proportions: 1, 0,55 à 0,63, 0,44 à 0,55, 0,22 à 0,24, 0,15 à 0,19, 0,12 à 0,14. Dans la pratique, cela signifie que les distances séparant les première et deuxième dents d’une part et les deuxième et troisième dents d’autre part sont voisines, tandis que la distance séparant le bord postérieur de la carapace de la première dent est proche du double des précédentes.</p><p>La carapace est dépourvue d’autres dents ou épines, à l’exception de l’épine hépatique, de taille modeste. Le lobe infra-orbitaire est arrondi. Les premiers péréiopodes portent une épine subdistale, assez longue, sur le bord interne du basis. Il doit en être de même pour l’ischion, mais nous n’avons pu l’observer, tous les spécimens examinés ayant perdu tous leurs péréiopodes.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une petite dent en forme d’épine bien marquée, le second segment, toujours sur le bord dorsal, présente une courte dent, sans sillon la précédant, souvent à peine visible (elle ne forme qu’un léger ressaut chez les juvéniles). La partie inférieure du bord postérieur du cinquième segment abdominal est légèrement concave; à sa jonction avec le bord ventral, on note parfois un minuscule denticule (Fig. 23B), souvent absent. La longueur du sixième segment (mesurée du condyle d’articulation à la pointe médiane du bord postérieur) est environ 1,6 fois plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation). Sillons et carènes sont pratiquement absents; seuls les sillons postéromédians des pleurons sont marqués, ceux des deuxième et troisième segments se recourbent vers l’avant, sur une courte distance, à leur extrémité dorsale. Sur le sternum, entre les deuxièmes péréiopodes, une paire de dents (et non de longues épines) s’observe.</p><p>Le telson se termine par une forte pointe, non encadrée d’une épine fixe de chaque côté; il est armé, le long de chacun de ses bords ventraux, par trois ou quatre épines mobiles. Les limites entre la face dorsale du telson et ses faces latérales sont marquées par deux files d’épines mobiles, bien visibles et ayant une implantation assez serrée.</p><p>Le thélycum (Fig. 24) présente une plaque thélycale en forme de très longue pointe qui dépasse légèrement les coxae des deuxièmes péréiopodes et n’atteint son maximum de largeur que dans sa partie tout à fait postérieure. La plaque postérieure présente deux lobes antérolatéraux très fortement convexes latéralement.</p><p>Le pétasma (Fig.25) présente des lobes dorsolatéraux ayant des processus distaux externe et interne peu recourbés et se terminant au même niveau. Les lobes ventrolatéraux ont un processus distal externe dont la partie antérieure est en forme d’auvent recourbé et la partie postérieure en forme de longue pointe fine légèrement recourbée;ces deux parties sont séparées par un espace triangulaire. Les processus latéraux sont très marqués, en forme de forte pointe.</p><p>Coloration</p><p>Inconnue.</p><p>Taille</p><p>Il semble s’agir d’une petite espèce, le plus grand spécimen connu est une femelle ne dépassant pas 28 mm de longueur totale (ce qui correspond à une carapace d’un peu plus de 6 mm).</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce appartient au groupe d’espèces renfermant également S. australiensis, S. curvirostris, S. truncata .</p><p>Elle se distingue de la première par son rostre plus court, plus massif, à bord inférieur plus convexe, par son thélycum dont la plaque thélycale s’affine beaucoup moins rapidement dans sa partie distale et dont la plaque postérieure présente des lobes antérolatéraux à bord externe très convexe (au lieu d’être à peine convexe), par son pétasma dont, entre autres, le processus distal externe des lobes ventrolatéraux est plus profondément échancré.</p><p>Elle se distingue de la seconde par son rostre (celui de S. curvirostris est, comme l’indique le nom de l’espèce, recourbé avec un bord inférieur fortement concave), par la taille beaucoup plus petite de la dent dorsale du second segment abdominal (celle de S. curvirostris est forte et massive), par l’absence de sculptures abdominales marquées.</p><p>Elle se distingue de la troisième toujours pas son rostre (celui de S. truncata s’élargissant vers son extrémité et ne portant que deux dents terminales).</p><p>Sicyonia australiensis Hanamura &amp; Wadley, 1998 (Figs 26-28)</p><p>Sicyonia australiensis Hanamura &amp; Wadley, 1998: 701, figs 1-4.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Holotype: 1 (Lc = 7,0 mm) conservée à l’AMS (ex TMG 3702). Paratype allotype: 1 (Lc = 4,8 mm) conservé également à l’AMS (ex TMG 3703). Autres paratypes: très nombreux paratypes (voir Hanamura &amp; Wadley 1998: 701) conservés au TMG, à l’AMS et au NMV; 1 paratype est conservée au NSMT; 1 et 1, également paratypes, au MNHN (MNHN-Na 13437).</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Australie, côte sud-est, 37°18,7’S, 150°16,7’E, 123 m.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Australie. Côte sud-est, Southern Surveyor, cruise SS6/96, stn 183, 37°18,4’S, 150°17,0’E, 123 m, vase, drague benthique, 10.XII.1996, 1 4,1 mm, 1 6,7 mm, tous deux paratypes (MNHN-Na 13437).</p><p>DISTRIBUTION. — Encore connue que de la côte sudest de l’Australie, de 37°18,7’S à 38°11,7’S, entre 123 et 230 m de profondeur.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Corps recouvert d’une forte pilosité. Peu massif (rapport L/h de la carapace = 1,7).</p><p>6,7 mm, côte SE de l’Australie, 37°18,4’S, 150°17,0’E, 123 m (MNHN-Na 13437, en partie), thélycum.</p><p>Le rostre est modérément haut sur toute sa longueur (il ne s’étrécit presque pas vers son extrémité), nettement redressé et plutôt court (il atteint les 3/4 environ du premier article du pédoncule antennulaire et est très légèrement plus court chez le mâle); son bord inférieur est pratiquement droit. Le bord dorsal de la carapace compte six ou sept dents, sans compter l’extrémité du rostre. Les deux premières dents sont de taille voisine et plus fortes que les autres qui sont, à leur tour, de taille voisine; toutes ces dents sont fines. L’extrémité du rostre est découpée en trois dents situées l’une au-dessous de l’autre mais un peu en retrait l’une par rapport à l’autre, la dorsale et la ventrale de taille voisine, la médiane nettement plus petite et nettement plus proche de la dorsale que de la ventrale. Les deux premières dents sont en arrière de l’orbite, la troisième est soit légèrement en arrière du fond de l’orbite, soit légèrement en avant. L’espace séparant la première dent du bord postérieur de la carapace est compris entre le tiers et les 4/10 de celui séparant le bord postérieur de la carapace du fond de l’orbite; celui séparant la première dent de la seconde varie sensiblement et est compris entre les 2/3 et les 4/5 de celui séparant la première dent du bord postérieur de la carapace. L’espace séparant les première et deuxième dents est très légèrement inférieur à celui séparant les deuxième et troisième. À partir de la troisième dent, les dents sont séparées par des espaces voisins, un peu supérieurs au quart de l’espace séparant les deuxième et troisième dents.</p><p>La carapace est dépourvue d’autres dents ou épines, à l’exception d’une épine hépatique, très fine et de taille modeste. Le lobe infra-orbitaire est arrondi.</p><p>Les premiers péréiopodes portent une épine subdistale, assez forte et peu longue, sur le bord interne du basis et de l’ischion. Une telle épine s’observe également sur le basis des deuxièmes péréiopodes.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une petite dent en forme d’épine légèrement recourbée, dirigée vers l’avant; le second segment, toujours sur le bord dorsal, présente une dent ayant les mêmes caractéristiques que celle du premier, mais un peu plus petite. Les pleurons des trois premiers segments abdominaux sont arrondis ventralement, celui du quatrième a son bord postéroinférieur droit ou légèrement concave, celui du cinquième a son bord postéro-inférieur concave et porte à son extrémité inférieure un petit denticule arrondi (d’après les spécimens examinés) ou bien marqué (suivant Hanamura &amp; Wadley 1998). Le sixième segment porte une forte dent dorsale terminale et une autre dent, petite et courte, à l’extrémité postérieure de son bord ventral. Les sculptures sont d’un relief modéré. On observe les carènes longitudinales habituelles dans la zone de séparation entre tergites et pleurons. Dans la partie postérieure des segments, les petites carènes ou nodosités sont très peu nombreuses. Les sillons sont bien marqués mais larges, ils consistent essentiellement en un sillon postéromédian sur chacun des pleurons des cinq premiers segments abdominaux. Sur le premier segment, le sillon postérieur du tergite se prolonge, sans interruption, par le sillon postéromédian du pleuron; dans la partie antérieure du segment, le sillon antérieur du tergite se prolonge sur un court espace sur le pleuron en se recourbant vers l’arrière, tandis qu’un sillon antéromédian, séparé du sillon antérieur du tergite et du sillon postéromédian du pleuron, s’étend sur les 2/3 de la hauteur du pleuron environ. Sur les segments 2-5, l’extrémité dorsale du sillon postéromédian du pleuron se recourbe vers l’avant entre les deux carènes longitudinales qui se trouvent aux environs de la limite entre tergites et pleurons, ceci est surtout net sur les deuxième et troisième segments. La longueur du sixième segment (mesurée du condyle d’articulation à la pointe du lobe latéral postérieur médian) est, chez les adultes, de 1,6 à 1,7 fois plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation).</p><p>Le telson se termine par une forte pointe encadrée d’une épine fixe de chaque côté. Ses bords ventraux sont sans épines mais les limites entre la face dorsale du telson et ses faces latérales sont marquées par deux files de petites épines mobiles; la rangée des faces latérales compte, chez les femelles adultes, une quinzaine d’épines; sur la face dorsale, les épines sont moins nombreuses. Une épine mobile double habituellement, du côté interne, les épines latérales fixes.</p><p>Le thélycum (Fig. 27) présente la plaque thélycale en forme de très longue pointe habituelle, mais ici la partie postérieure est large et s’amincit rapidement, vers l’avant; son rapport L/l est voisin de 1,9. La plaque postérieure présente deux lobes antérolatéraux, pointus antérieurement et à peine convexes latéralement.</p><p>Le pétasma (Fig. 28) a des lobes dorsolatéraux présentant un processus distal externe en forme de corne courte, massive, et recourbée dorsoventralement dans sa partie distale; de plus le bord antérieur de ce processus est renflé, le renflement ainsi formé se détachant bien en vue dorsale ou ventrale; le processus distal interne est de forme vaguement ellipsoïdale et dépasse nettement, antérieurement, le niveau du processus externe. Les lobes ventrolatéraux présentent un processus distal externe d’aspect vaguement rectangulaire dont le bord externe est concave et se termine, antérieurement, par une petite dent et, postérieurement, par un lobule étiré en pointe mousse. Le processus latéral est développé, soit en pointe aiguë dirigée antérolatéralement, soit en forme de dent mousse mais saillante. En arrière du processus latéral, le bord latéral du pétasma est fortement sinueux.</p><p>Coloration</p><p>Inconnue. Taille</p><p>Cette espèce est petite, le plus grand spécimen connu, une femelle, ayant une carapace ne mesurant que 9,0 mm. Le plus grand mâle a une carapace de 4,8 mm.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FF92FF81FECDFB99F377BD48	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FF8EFF83FCC3FAD6F3A3BEEB.text	03C12110FF8EFF83FCC3FAD6F3A3BEEB.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia australiensis Hanamura & Wadley 1998	<div><p>Sicyonia cf. australiensis 1</p><p>(Figs 29; 30)</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Nouvelle-Calédonie. MUSORSTOM 4, stn CP 170, 18°57,0’S, 163°12,6’E, 480 m, 17.IX.1985, 1 10,6 mm.</p><p>BATHUS 2, stn CP 770, 22°09,56’S, 166°04,09’E, 400-402 m, 18.V.1993, 1 6,5 mm.</p><p>SURPRISE, stn DW 1391, 18°29,8’S, 163°02,8’E, 365 m, 12.V.1999, 1 6,5 mm.</p><p>Îles Loyauté. MUSORSTOM 6, stn CP 464, 21°02,3’S, 167°31,6’E, 430 m, 21.II.1989, 1 9,8 mm (MNHN-Na 13545).</p><p>DISTRIBUTION. — Nouvelle-Calédonie et îles Loyauté entre 400 et 480 m de profondeur.</p><p>CARACTÈRES DISTINCTIFS</p><p>Les quatre femelles mentionnées ci-dessus sont très proches de S. australiensis par leur carapace, les dents dorsales des premier et second segments abdominaux, la présence d’une dent sur le pleuron du cinquième segment abdominal, la forme de leur thélycum.</p><p>Elles semblent s’en différencier toutefois par:</p><p>– un rostre plus renflé vers sa base et qui donc présente un bord inférieur plus convexe;</p><p>– l’espace séparant les deuxième et troisième dents dorsales de la carapace égal à 0,70-0,73 fois celui séparant les première et deuxième (alors que chez S. australiensis ces espaces sont subégaux);</p><p>– les dents rostrales et postrostrales un peu plus courtes.</p><p>On notera également que S. australiensis a été récolté entre 123 et 230 m de profondeur en Australie, tandis que nos exemplaires l’ont été entre 400 et 480 m.</p><p>Coloration</p><p>Le corps est rose clair, fortement parsemé, sur sa partie supérieure, de petites taches irrégulières jaune-orange dont la densité varie suivant les emplacements. La partie inférieure des faces latérales du corps est fortement lavée de blanc; en outre, en trois emplacements, des taches punctiformes se concentrent, en devenant plus ou moins rouge-brun, et dessinent trois larges bandes transversales: l’une sur la carapace, en arrière du niveau de la première dent postrostrale; les deux autres, moins denses, sur les pleurons des deuxième et troisième segments abdominaux. De telles taches s’observent également le long du bord postérieur du sixième segment abdominal. Le rostre, les péréiopodes, les pléopodes, le telson et les uropodes sont blancs.</p><p>En l’absence de mâle et donc sans examen du pétasma, il ne nous semble pas souhaitable de créer une espèce nouvelle pour ces quatre femelles. REMARQUES</p><p>Il semble vraisemblable que le groupe truncata réserve encore bien des surprises. C’est ainsi que, outre les spécimens mentionnés ci-dessus, nous avons examiné au WAM deux récoltes: Diamantina, DM. 1/72, stn 63, NW of Green Head, 29°58’S, 114°27’E, 287-300 m, 22.III.1972, 1 5,3 mm; 1 7,4 mm (WAM 2156-86). — Stn 79, W of Rottnest Island, 31°59’S, 115°14’E, no depth, 23.III.1972, 1 5,3 mm (WAM 280- 89 (1)).</p><p>Les trois spécimens de ces récoltes (Figs 31; 32) appartiennent au groupe truncata, sans doute possible. Si nous n’avions examiné que les deux femelles, nous les aurions identifiées sans grande réticence à S. australiensis . Mais le pétasma du mâle ne correspond pas à celui de S. australiensis (il est proche de celui de curvirostris). Si ces spécimens appartiennent à une espèce nouvelle, elle est alors si proche de S. australiensis qu’il conviendrait, pour la décrire valablement, de pouvoir faire des comparaisons basées sur un nombre suffisant de spécimens. Nous laissons donc ces spécimens en attente sous le nom de S. cf. australiensis 2. Un mâle (Lc = 6,5 mm) (MNHN-Na 13568) (Figs 33; 107A), récolté aux îles Fidji lors de la campagne BORDAU 1 (stn 1412, 16°06’S, 179°28’W, 400-407 m, 26.II.1999), est également très proche de S. australiensis . Il en diffère toutefois par le pétasma dont la partie postérieure du processus distal externe du lobe ventrolatéral, en forme de pointe, recouvre la partie antérieure (voir Figures 28A et 33C).</p><p>Ce mâle, désigné actuellement sous l’appellation cf. australiensis 3, pourrait-il appartenir à la même espèce que les spécimens du Diamantina ? Il faudrait alors supposer, ce qui ne paraît pas inconcevable, que le pétasma du mâle du Diamantina représente un autre stade. Avec le matériel disponible actuellement, il n’est malheureusement pas possible de vérifier cette hypothèse.</p><p>Bien entendu on peut se demander aussi si ce mâle n’appartiendrait pas à l’espèce que nous mentionnons ci-dessus sous l’appellation cf. australiensis 1 et dont nous n’avons récolté que des femelles. Cela serait plus satisfaisant du point de vue des zones géographiques. Nous ne pensons pas, toutefois, que cette hypothèse doive être retenue, compte tenu de l’espacement des dents postrostrales nettement différent chez les spécimens de Nouvelle-Calédonie et des îles Loyauté et chez le mâle considéré ici.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FF8EFF83FCC3FAD6F3A3BEEB	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FF83FF89FF77FF16F1DBBEE8.text	03C12110FF83FF89FF77FF16F1DBBEE8.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia curvirostris Balss 1913	<div><p>Sicyonia curvirostris Balss, 1913</p><p>(Figs 34-36; 107E)</p><p>Sicyonia curvirostris Balss, 1913: 235; 1914: 17, fig. 10; 1924: 57. — Yokoya 1933: 11, fig. 3A-D; 1941: 47, 59, pl. 2, fig. 25. — Starobogatov 1972: 410 (clé), pl. 11, fig. 151a-c. — Horikoshi et al. 1982: 45, 47, 85, 86, 142, 156, 160 (listes). — Toriyama &amp; Hayashi 1982: 87. — Miyake 1982: 14, pl. 6, fig. 1. — Chan &amp; Yu 1985: 93, pls 1A, B, 6A. — Hayashi 1985a: 143 (clé); 1985b: 195, figs 88b, 89b, 90c, 91c; 1986: 79, 250, fig. 39; 1992: 152 (clé), 156, figs 83b, 84b, 85c, 86c. — Yu &amp; Chan 1986: 49, 2 figs coul. n.n., 1 carte. — Liu &amp; Zhong 1988: 253, fig. 153 (1-2).</p><p>Eusicyonia curvirostris – Burkenroad 1934a: 71. — Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste). — Kubo 1949: 440 (clé), 450, figs 8K, 30E, F, 48E, 60G-I, 77D, J, 79L, 155, 156C. — Matsumiga et al. 1978: 28 (liste).</p><p>MATÉRIEL TYPE. — L’espèce a été décrite d’après un seul exemplaire, femelle, dont la carapace mesure approximativement 14,5 mm et qui était déposé au ZSM. Ce type semble avoir malheuseusement disparu, la collection du ZSM, mise en sécurité hors de la ville durant la dernière guerre, ayant été détruite à la suite d’un acte de vandalisme, juste après la fin de la guerre (L. Tiefenbacher in litt.).</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Japon, Fukuura, baie de Sagami, 150 m.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Japon. Tosa Bay, Kochi Pref., III.1960, M. Toriyama coll., 1 14,4 mm. — Ibidem, 250-300 m, XI.1983, K. Sakai coll., 1 14,0 mm ; 1 17,3 mm. — Ibidem, 200 m, 4.XII.1997, 1 12,7 mm ; 2 7,3 et 14,9 mm (NANSEI). — Central Honshu, côte pacifique Kushimoto, 250 m, 22.III.1992, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 9,0 mm. — Au large de Shionomisaki, 120 m, VI.1991, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 5,5 mm (ex SMP-349) .</p><p>Taiwan. Côte nord-est, Ta-Chi, I-Lan County, chalutier commercial, 9.IX.1984, T.-Y. Chan coll., 1 10,2 mm (NTOU). — Ibidem, III.2000, A. Anker coll., 1 11,2 mm (NTOU). — Su-Ao, I-Lan County, chalutier commercial, 500 m env., 17.VI.1993, T.-Y. Chan coll., 1 18,4 mm (NTOU).</p><p>Philippines. MUSORSTOM 1, stn 27, 13°59,8’N, 120°18,6’E, 188-192 m, 22.III.1976, 1 9,0 mm.</p><p>MUSORSTOM 3, stn CP 112, 14°00,2’N, 120°19,2’E, 187-199 m, 2.VI.1985, 1 11,3 mm (MNHN-Na 13534).</p><p>Indonésie. Îles Kai, KARUBAR, stn DW 18, 5°18’S, 133°01’E, 205-212 m, 24.X.1991, 1 15,0 mm.</p><p>Nouvelle-Calédonie. BIOCAL, stn DW 64, 24°47,93’S, 168°09,12’E, 250 m, 3.IX.1985, 1 7,3 mm. — Stn CP 84, 20°43,49’S, 167°00,27’E, 150-210 m, 6.IX.1985, 1 8,0 mm; 1 12,3 mm (MNHN-Na 13535).</p><p>MUSORSTOM 4, stn 184, 19°04,0’S, 163°27,5’E, 260 m, 18.IX.1985, 1 6,4 mm. — Stn 193, 18°56,3’S, 163°23,2’E, 415 m, 19.IX.1985, 1 12,2 mm. — Stn CP 213, 22°51,3’S, 167°12,0’E, 405-430 m, 28.IX.1985, 1 16,5 mm.</p><p>SMIB 4, stn DW 55, 23°21,4’S, 168°04,5’E, 260 m, 9.III.1989, 1 7,1 mm (parasitée par un bopyre).</p><p>LAGON, stn 1153, 18°58,4’S, 163°23,0’E, 330 m, 29.X.1989, 1 9,1 mm.</p><p>SMIB 5, stn DW 73, 23°41,4’S, 168°00,6’E, 240 m, 7.IX.1989, 1 abimé. — Stn DW 100, 23°22,9’S, 168°05,2’E, 120 m, 14.IX.1989, 1 11,1 mm.</p><p>BATHUS 3, stn CP 806, 23°42,31’S, 168°00,52’E, 308-312 m, 27.XI.1993, 1 13,1 mm.</p><p>SMIB 8, stn DW 190, 23°18,5’S, 168°04,9’E, 305- 310 m, 31.I.1993, 1 8,3 mm.</p><p>Îles Fidji. BORDAU 1, stn DW 1454, 16°46’S, 179°59’E, 300-370 m, 4.III.1999, 1 12,5 mm.</p><p>Îles Tonga. BORDAU 2, stn DW 1595, nord Ha’apai group, 19°03’S, 174°19’W, 523-806 m, 14.VI.2000, 1 7,4 mm.</p><p>DISTRIBUTION. — Connue du Japon, de Taiwan, de la Chine méridionale, des Philippines, de l’Indonésie (îles Kai), de Nouvelle-Calédonie et des îles Fidji et Tonga. Signalée à partir de 70 m et jusqu’à environ 600 m (une capture faite aux îles Tonga entre 523 et 806 m).</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est haut, nettement recourbé ventralement, relativement court (suivant les spécimens son extrémité se situe un peu en deçà de l’extrémité de l’oeil ou bien peut atteindre l’extrémité du premier article du pédoncule antennulaire); il est plus ou moins haut suivant les spécimens, plus ou moins dressé vers le haut et plus ou moins recourbé également. Le bord dorsal de la carapace porte sept dents (sans compter la distale) dont quatre sont en arrière de l’orbite. La dent distale est soit simple, soit bifide; dans ce dernier cas la pointe inférieure est plus petite que la supérieure. Le bord inférieur du rostre porte seulement une dent subdistale. Sur le bord dorsal, les quatre dents situées en arrière de l’orbite se trouvent respectivement au tiers environ, aux 3/5, aux 9/10 et aux 10/10 environ de la distance séparant le bord postérieur de la carapace du fond de l’or- bite; les dents du rostre, proches les unes des autres, ont des espacements voisins.</p><p>La carapace est dépourvue d’autres dents et épines, à l’exception de l’épine hépatique qui est fine et plutôt petite.</p><p>Le lobe infra-orbitaire est soit arrondi, soit légèrement angulaire (Fig. 34A).</p><p>Les premiers péréiopodes portent une épine subdistale sur le bord interne du basis et de l’ischion; les deuxièmes présentent un gros granule conique sur le basis seulement.</p><p>L’abdomen (Fig. 34B) présente, sur le bord dorsal du premier segment, une forte dent antérieure aiguë, dressée à 45° environ. Le deuxième segment porte également une forte dent, mais dont la pointe dessine un angle presque droit et est, en tous cas, beaucoup moins aiguë que celle du premier segment; elle est précédée par un fort sillon transversal. Les pleurons des quatre premiers segments sont sans dents; les cinquième et sixième portent une petite dent aiguë à leur angle postéroventral. Le bord postérieur du cinquième, sous le condyle d’articulation, est d’abord convexe, puis presque droit. Les sculptures de l’abdomen sont par ailleurs modérément marquées (en fait elles sont surtout dissimulées par une pilosité assez intense); on observe les carènes longitudinales habituelles dans la zone de séparation entre tergites et pleurons; dans la partie postérieure des segments, il existe de nombreuses petites carènes longitudinales. Sur le premier pleuron, le sillon antéromédian n’est bien marqué que dans sa partie supérieure où il s’interrompt rapidement pour reprendre, plus bas, sous la forme d’une dépression très vague; le sillon postéromédian, bien marqué, s’étend en continu sur le tergite et le pleuron. Sur les segments 2-5, seul le sillon postéromédian des pleurons est bien marqué; sur les deuxième et troisième segments, il se recourbe vers l’avant dans sa partie dorsale, entre les deux carènes longitudinales de la zone de séparation entre tergite et pleuron. Sur les quatrième et cinquième segments, le sillon postéromédian s’étend en continu sur le pleuron et une partie du tergite.</p><p>Le telson ne présente pas d’épines mobiles le long de ses bords ventraux. Par contre, on observe sur la moitié distale du telson, de part et d’autre de la carène qui sépare, de chaque côté, sa face dorsale de ses faces latérales, une rangée de quelques minuscules épines mobiles (au total une douzaine d’épines environ de chaque côté).</p><p>Le thélycum (Fig. 35) ressemble beaucoup à celui de S. truncata . La plaque thélycale est en forme de très longue pointe présentant son maximum de largeur dans sa partie basale; le rapport L/l de cette plaque présente des variations non négligeables puisque nous avons relevé des valeurs comprises entre 1,8 et 2,2.</p><p>Le pétasma (Fig. 36) présente la même structure générale que celui de S. truncata . Il en diffère par: – l’espace séparant les processus latéraux du pétasma et l’excroissance spiniforme postérieure du processus distal externe des lobules ventrolatéraux proportionnellement plus court;</p><p>– le bord antérieur du processus distal externe des lobes ventrolatéraux beaucoup plus arrondi en vue ventrale et l’échancrure séparant les parties antérieure et postérieure de ce même processus nettement moins profonde (d’où une excroissance spiniforme postérieure moins longue);</p><p>– le processus distal externe des lobes dorsolatéraux en forme de pointe (et non en forme de lobe quadrangulaire).</p><p>Coloration</p><p>Plus ou moins marbrée, brun-rouge et blanche. Sur la moitié inférieure des faces latérales de la carapace, on observe trois grosses taches blanches, plus ou moins développées suivant les spécimens: l’une se trouve vers le quart antérieur, une autre, souvent développée en bande transversale, est sensiblement médiane, la troisième est postérieure et vient s’appuyer sur le bord postérieur de la carapace; la tache antérieure est souvent peu marquée, les deux autres semblent, par contre, toujours très nettes. Le rostre peut être entièrement blanc ou décoloré seulement dans sa partie distale, ou même entièrement coloré.</p><p>Sur l’abdomen, la partie postéroventrale des pleurons des segments 2-5 présente une tache blanche toujours très bien marquée; très souvent (toujours,</p><p>A semble-t-il, sur le premier segment) une autre tache se trouve sur la partie antérieure des pleurons. Le telson et les uropodes sont blanchâtres avec deux bandes transversales rougeâtres, irrégulières, assez faiblement marquées (parfois même pratiquement absentes).</p><p>Une série de quatre ocelles, plus ou moins disposés en quinconce, très caractéristiques, se trouve sur la partie dorsale postérieure de la carapace, de chaque côté; leur centre est violet et ils sont cerclés de rouge foncé. De tels ocelles, beaucoup plus petits, s’observent également sur la partie antérieure des tergites abdominaux 1-5, à raison d’une paire par tergite.</p><p>Les yeux sont vert jade.</p><p>Les troisièmes maxillipèdes sont rouges dans leur moitié distale, blanchâtres dans leur moitié basale. Les péréiopodes sont plutôt rougeâtres dans leur partie basale et blanchâtres au-delà. Il en est de même des pléopodes.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen que nous ayons observé est une femelle, récoltée à Taiwan, dont la carapace mesure 18,2 mm et dont la longueur totale est de 77 mm. Dans notre matériel examiné, le plus grand mâle a une carapace de 16,5 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce se distingue très aisément par la forme particulière de son rostre. Lorsque celui-ci est cassé à sa base, ce qui est relativement fréquent, l’espèce peut alors, à première vue, être confondue avec S. truncata . Les deux espèces peuvent alors se distinguer par:</p><p>–la coloration, lorsque les spécimens sont frais:les quatre ocelles violets entourés de rouge,qui sont disposés en quinconce dans la partie dorsale postérieure de la carapace, caractérisent immédiatement S. curvirostris; –le contour du bord postérieur du pleuron du cinquième segment abdominal: chez S. curvirostris, la partie située au-dessus du denticule est droite, chez S. truncata, elle est nettement concave;</p><p>– la forme de la dent dorsale du deuxième segment abdominal: chez S. curvirostris, cette dent est en forme d’angle droit, chez S. truncata elle est aiguë; – les pétasmas (voir ci-dessus les lignes consacrées au pétasma de S. curvirostris).</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FF83FF89FF77FF16F1DBBEE8	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FF86FFF0FC0FFA19F1AFBEEB.text	03C12110FF86FFF0FC0FFA19F1AFBEEB.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia fallax de Man 1907	<div><p>Groupe fallax</p><p>Sicyonia fallax de Man, 1907 (Figs 37-39)</p><p>Sicyonia fallax de Man, 1907: 141; 1911: 115; 1913: fig. 38, 38a-c. — Starobogatov 1972: 412, pl. 11, fig. 154a, b. — Crosnier 1985b: 874.</p><p>Eusicyonia fallax – Burkenroad 1934a: 72. — Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste).</p><p>Sicyonia longicauda – Chan &amp; Yu 1985: 94 (liste et clé), 95, pls 2A, B, 6B (photo coul.). — Yu &amp; Chan 1986: 51, fig. coul. n.n. Non Rathbun, 1906.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — La femelle de 9,3 mm, récoltée à la station 105 de la Siboga et conservée au ZMA, est l’holotype.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Indonésie, mer de Sulu, 6°08’N, 121°19’E, 275 m.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Japon. Baie de Tosa, 200 m, 14.XI.1997, 1 6,5 mm ; 1 6,5 mm (NANSEI).</p><p>Taiwan. Sans indications plus précises, 2.XII.1984, T.-Y. Chan coll., 1 9,3 mm (NTOU).— Ta-Chi, I-Lan County, chalutier de grande pêche en eau profonde, 30.V.1997, T.-Y. Chan coll., 1 14,0 mm (NTOU).</p><p>Indonésie. Siboga, stn 105, 6°08’N, 121°19’E, mer de Sulu, 275 m, 4.VII.1899, 1 9,3 mm (ZMA).</p><p>KARUBAR, stn DW 03, 5°48’S, 132°13’E, 278-301 m, 22.X.1991, 1 4,8 mm. — Stn CP 05, 5°49’S, 132°18’E, 296-299 m, 22.X.1991, 1 8,5 mm.</p><p>Nouvelle-Calédonie. MUSORSTOM 4, stn 181, 18°57,2’S, 163°22,4’E, 350 m, 18.IX.1985, 1 6,0 mm. — Stn 193, 18°56,3’S, 163°23,2’E, 415 m, 19.IX.1985, 2 6,1 et 9,3 mm (MNHN-Na 13546). — Stn 195, 18°54,8’S, 163°22,2’E, 465 m, 19.IX.1985, 1 7,0 mm; 1 8,3 mm (MNHN-Na 13547). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=167.28334&amp;materialsCitation.latitude=-22.928333" title="Search Plazi for locations around (long 167.28334/lat -22.928333)">Stn</a> 215, 22°55,7’S, 167°17,0’E, 485- 520 m, 28.IX.1985, 1 10,0 mm .</p><p>BERYX 11, stn CP 52, 23°47’S, 168°17’E, 430- 450 m, 21.X.1992, 1 9,7 mm.</p><p>SMIB 8, stn 179, 23°45,9’S, 198°17,0’E, 400-405 m, 30.I.1993, 1 7,2 mm.</p><p>BATHUS 2, stn DW 749, 22°33,4’S, 166°26,0’E, 233-258 m, 15.V.1993, 1 5,0 mm; 1 6,2 mm.</p><p>BATHUS 3, stn 814, 23°48’S, 168°17’E, 444-530 m, 28.XI.1993, 2 8,7 et 11,2 mm. — Stn 818, 23°43,89’S, 168°16,32’E, 394-401 m, 28.XI.1993, 2 5,7 et 6,2 mm. — Stn 847, 23°03’S, 166°58’E, 405-411 m, 1.XII.1993, 1 9,5 mm.</p><p>BATHUS 4, stn CP 928, 18°54,72’S, 163°23,73’E, 452- 420 m, 7.VIII.1994, 1 6,0 mm; 1 9,8 mm. — Stn DW 929, 18°51,55’S, 163°23,27’E, 502- 516 m, 7.VIII.1994, 1 6,6 mm; 1 10,0 mm.</p><p>Îles Loyauté. MUSORSTOM 6, stn DW 406, 20°40,65’S, 167°06,80’E, 373 m, 15.II.1989, 1 7,0mm.</p><p>Vanuatu. MUSORSTOM 8, stn CP 1136, 15°40,62’S, 167°01,60’E, 398-400 m, 11.X.1994, 1 10,7 mm.</p><p>Îles Tonga. BORDAU 2, stn DW 1595, nord Ha’apai group, 19°03’S, 174°19’W, 523-806 m, 14.VI.2000, 1 7,2 mm.</p><p>Îles Glorieuses (NO de Madagascar). BENTHEDI, stn 103 F, 11°25,0’N, 47°22,6’E, 150-670 m, 8.IV.1977, 1 6,4 mm.</p><p>Madagascar. Côte nord-ouest, Vauban, chalutage 18, 12°43,0’S, 48°15,5’E, 290 m, 18.I.1972, 1 7,5 mm. DISTRIBUTION. — Décrite d’Indonésie, S. fallax a également été récoltée à Taiwan, en Nouvelle- Calédonie, aux îles Loyauté, au Vanuatu, aux îles Tonga et à Madagascar. Elle a été capturée entre 200 et 600 m environ (une capture aux îles Tonga entre 523 et 806 m).</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est assez haut, relativement court (il s’arrête un peu avant l’extrémité du premier article du pédoncule antennulaire), peu recourbé mais nettement dressé vers le haut. Le bord dorsal de la carapace porte six dents, sans compter la pointe du rostre, la troisième dent est tantôt en arrière de l’orbite, tantôt en avant (si bien que, suivant les cas, le rostre compte trois ou quatre dents rostrales); le bord ventral du rostre présente une petite dent subdistale. Il arrive parfois qu’une petite dent s’observe entre la pointe du rostre et la dent subdistale du bord inférieur. La première dent postrostrale est beaucoup plus forte que la seconde.</p><p>A</p><p>Les espaces séparant le bord postérieur de la carapace et les bases des diverses dents postrostrales et rostrales sont, chez l’holotype, dans les proportions: 1; 1,07; 0,70; 0,37; 0,25; 0,40. D’une manière générale, chez cette espèce, l’espace séparant les première et deuxième dents postrostrales est très voisin (un peu plus grand) de celui séparant le bord postérieur de la carapace de la première dent postrostrale; l’espace séparant les deuxième et troisième dents, comptées à partir du bord postérieur de la carapace, est égal à 0,55- 0,65 fois celui séparant les première et deuxième. Les quatrième et cinquième dents sont plus proches l’une de l’autre que toutes les autres.</p><p>La partie du bord dorsal de la carapace joignant le bord postérieur de la carapace à l’extrémité de la première dent postrostrale est pratiquement droit, sauf dans sa partie tout à fait basale où il est convexe; celle joignant la base de la première dent postrostrale à l’extrémité de la deuxième est légèrement concave. La carapace est dépourvue d’autres dents ou épines, à l’exception de l’épine hépatique qui est longue et acérée.</p><p>Le lobe infra-orbitaire est angulaire (Fig. 37A).</p><p>Les premiers péréiopodes portent une épine subdistale bien développée sur le bord interne du basis et de l’ischion. Une très petite épine s’observe sur le basis des deuxièmes péréiopodes.</p><p>L’abdomen est faiblement sculpté, sans zones de tubercules. Il présente, sur le bord dorsal du premier segment, une forte dent et, sur le bord dorsal du sixième, une dent distale postérieure. La carène dorsale du deuxième segment présente une entaille nette à la limite entre la partie coulissant sous le premier segment et celle demeurant toujours visible; les bords de l’entaille sont arrondis (Fig. 37D). Une carène longitudinale, bien marquée sur les deux premiers segments seulement, s’observe au-dessus de la limite des tergites et des pleurons. Les pleurons ne présentent pas de dents, à l’exception du sixième dont le bord ventral se termine par une petite dent; le pleuron du cinquième segment présente un bord ventral entièrement convexe (même dans sa partie postérieure); tous les pleurons présentent peu de sillons: on observe un sillon postéromédian faible sur les cinq premiers segments et un sillon antéromédian mal défini sur les trois premiers. La longueur du sixième segment (mesurée du condyle d’articulation à la pointe du lobe latéral postérieur médian) est, chez les grands adultes, 1,5 fois plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation); chez les petits spécimens (Lc voisin de 5,0 mm), ce rapport n’est que très légèrement inférieur à 2.</p><p>Le telson, se termine en une très forte pointe, encadrée par une forte épine fixe sur chacun de ses côtés, et est armé, le long de chacun de ses bords ventraux, de trois épines mobiles. L’une se situe entre la moitié et les 6/10 environ de la longueur du telson, une autre aux 3/4 et la dernière entre la précédente et l’épine fixe. Les limites entre la face dorsale du telson et ses faces latérales sont parsemées de petites épines mobiles plus ou moins disposées sur deux lignes et au nombre d’une vingtaine de chaque côté.</p><p>Le thélycum (Fig. 38) présente une plaque thélycale en forme de très longue pointe. Le rapport L/l de cette plaque semble susceptible de variations importantes; chez beaucoup d’adultes, ce rapport est voisin de 2,5 mais, chez le type, il atteint une valeur de 3,1. Cette plaque s’étend un peu au-delà du niveau des coxas des deuxièmes péréiopodes et est creusée en cuiller; son bord postérieur est arrondi et en relief. La plaque postérieure présente, antérieurement, une petite dépression médiane et deux lobes antérolatéraux dont le bord externe est très fortement convexe.</p><p>Le pétasma (Fig. 39) se caractérise par le processus distal externe des lobes ventrolatéraux fortement bilobulé, le lobule postérieur, fin et grêle, étant aussi développé en longueur que l’antérieur (sauf chez les petits mâles). Par ailleurs le processus distal interne des lobes dorsolatéraux est bien développé et se termine, antérieurement au même niveau que le processus externe. Les processus latéraux sont soit légèrement marqués (Fig. 39A), soit absents, les bords latéraux du pétasma étant alors toujours aussi sinueux mais sans rupture angulaire.</p><p>Coloration</p><p>L’espèce est entièrement marbrée brun-rouge et blanc. Une large zone à dominante blanche s’étend transversalement sur la carapace, au niveau de l’espace séparant les deuxième et troisième dents postrostrales (comptées à partir du bord postérieur de la carapace). Cette dominante blanche s’observe également, en arrière de cette zone, sur la moitié inférieure de la carapace, tandis que la moitié supérieure est à dominante brun-rouge. Le brun-rouge domine également sur les segments abdominaux où quelques taches blanches, plus ou moins ovales, s’observent le long du bord ventral des pleurons, tandis que de larges taches claires s’observent sur la partie dorsale des segments 3-6. Le telson et les uropodes sont très nettement à dominante blanche, avec toutefois une étroite bande transversale à dominante brun-rouge à leur base et une autre aux 3/4 environ de leur longueur.</p><p>Les troisièmes maxillipèdes sont à dominante brun-rouge, tandis que les péréiopodes et les pléopodes sont à dominante blanche.</p><p>Taille</p><p>L’espèce semble être de taille très moyenne. Le plus grand exemplaire connu est une femelle dont la carapace mesure 14,0 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 57 mm. Le plus grand mâle a une carapace de 7,4 mm et une longueur totale d’environ 28 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce est proche de S. inflexa, S. parafallax Crosnier, 1995 et S. adunca n. sp. Les caractères distinctifs permettant de distinguer S. fallax de ces espèces sont discutés dans les chapitres qui leur sont consacrés.</p><p>Sicyonia parafallax Crosnier, 1995 (Figs 40; 41)</p><p>Sicyonia parafallax Crosnier, 1995: 193, figs 3, 4.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Holotype: 1 7,0 mm (ZSM EK 1223). Paratype allotype: 1 4,8 mm (SMF 22677). Autres paratypes:13, 33 (ZSM EK 1223, SMF 22678); 1, 1 (SMF 22679); 3, 3 (MNHN- Na 12932). Tous récoltés à la station 230 du Meteor .</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Golfe d’Aden, 12°43,7’N, 43°15,0’E, 228 m.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Du Grec para, près, voisin, pour rappeler combien cette espèce est proche de S. fallax .</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Golfe d’Aden. Meteor, stn 230, 12°43,7’N, 43°15,0’E, 228 m, 5.III.1987, 19 3,2-4,8 mm; 39 4,0- 7,8 mm (SMF et MNHN).</p><p>Japon. Îles Ryukyu, au large de Amami-Ohshima, 150 m, 29.III.1989, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 5,1 mm. — Central Honshu, Kushimoto, 150 m, 30.XII.1991, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 6,0 mm. — Au large de Shionomisaki, dragage, 120 m, 2.I.1990, S. Nagai coll., K. Nomura pres. (ex SMP- 223), 1 7,1 mm.</p><p>DISTRIBUTION. — Cette espèce qui n’était encore connue que du golfe d’Aden, à 228 m de profondeur, est retrouvée au Japon, entre 120 et 150 m.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est assez haut et relativement court (son extrémité se situe, à très peu près, au niveau du bord distal du premier article du pédoncule antennulaire). Il est nettement redressé et plus ou moins recourbé suivant les spécimens (la courbure étant plus forte chez les femelles que chez les mâles). Le bord dorsal de la carapace porte cinq dents postrostrales et rostrales, sans compter la pointe du rostre qui est plus ou moins nettement bifide suivant les spécimens; la troisième dent se situe habituellement très légèrement en avant du niveau du fond de l’orbite; le bord ventral du rostre présente une petite dent subdistale.</p><p>Les trois premières dents sont bien séparées et soit presque équidistantes comme chez l’holotype, soit fréquemment avec la deuxième dent plus éloignée de la première que de la troisième; les dents suivantes et la pointe du rostre sont beaucoup plus proches les unes des autres que les trois premières.</p><p>B</p><p>A C</p><p>La carapace est dépourvue d’autres dents ou épines, à l’exception de l’épine hépatique qui est assez longue, fine et acérée.</p><p>Le lobe infra-orbitaire est angulaire (Fig. 40A).</p><p>Les premiers péréiopodes portent une forte épine subdistale sur le bord interne du basis et de l’ischion. Une épine, plus petite, s’observe également sur le basis des deuxièmes péréiopodes.</p><p>L’abdomen, dont tous les segments sont fortement carénés dorsalement, présente, sur le bord dorsal du premier segment, à l’extrémité antérieure de la partie du bord dorsal qui ne rentre pas sous la carapace, une dent acérée, dirigée vers l’avant et légèrement recourbée. La carène dorsale du deuxième segment présente une entaille nette à la limite entre la partie coulissant sous le premier segment et celle demeurant toujours visible; les bords de l’entaille sont arrondis (Fig. 40B). Le cinquième segment présente un denticule sur son bord postéroventral (parfois absent, voir Remarques ci-après). Le sixième présente une dent dorsale terminale postérieure, tandis que ses bords ventraux se terminent par un denticule; sa carène dorsale est bordée de chaque côté, sur ses 2/3 postérieurs environ, par une série de denticules beaucoup plus nets que chez les espèces voisines (en particulier S. fallax). Les tergites et les pleurons sont relativement peu sculptés. La longueur du sixième segment, mesurée du condyle de l’articulation entre les cinquième et sixième segments à l’extrémité de la pointe du lobe latéral postérieur médian, est, chez les adultes, environ 1,65 fois plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation).</p><p>Le telson se termine en une très forte pointe, encadrée par une forte épine fixe sur chacun de ses côtés, et est armé, sur chacun de ses bords ventraux, par habituellement trois très petites épines mobiles. Les limites entre la face dorsale du telson et ses faces latérales sont parsemées de très petites épines mobiles, plus ou moins disposées sur deux lignes et au nombre d’une bonne vingtaine de chaque côté.</p><p>Le thélycum (Fig. 41A) présente une plaque thélycale en forme de très longue pointe, s’étendant à peu près au niveau des coxas des deuxièmes péréiopodes. Cette plaque est creusée en cuiller et très élargie dans son tiers postérieur; ses bords latéraux présentent une encoche au niveau des coxas des quatrièmes péréiopodes; le rapport de sa longueur à sa largeur maximale est relativement variable suivant les spécimens mais habituellement voisin de 2,2-2,4. La plaque postérieure présente, antérieurement, une petite dépression médiane et deux lobes antérolatéraux à bord externe fortement convexe; les réceptacles séminaux, ovales, s’observent par transparence sous ces lobes antérolatéraux.</p><p>Le pétasma (Fig. 41B) présente la même disposition générale que celle observée chez S. fallax . Les processus distaux externe et interne des lobes dorsolatéraux atteignent antérieurement le même niveau; la partie postérieure du processus distal externe des lobes ventrolatéraux est en pointe fine. Les processus latéraux sont rudimentaires, réduits à une simple cassure angulaire. On notera que la partie antérieure du processus distal externe des lobes ventrolatéraux est plutôt quadrangulaire et presque entièrement cachée en vue dorsale, contrairement à ce qui s’observe chez S. fallax . Il ne semble pas que ceci soit dû aux tailles différentes (mais proches) des pétasmas examinés chez les deux espèces.</p><p>Coloration</p><p>Inconnue.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen observé est une femelle dont la carapace mesure 7,8 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 29 mm. Le plus grand mâle a une carapace mesurant 4,8 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Dans notre travail de 1995, nous avons indiqué que S. parafallax était facile à distinguer de S. fallax par la présence d’un denticule sur le bord postéroventral du cinquième segment abdominal. Avec du recul et un nouvel examen de matériel appartenant à cette espèce, cette affirmation nous paraît devoir être nuancée. Si un denticule existe bien dans la plupart des cas, il est peu marqué et souvent difficile à voir; dans quelques cas, en particulier chez de petits spécimens, il nous a même paru absent. Par contre, la partie inférieure du bord postérieur du cinquième segment abdominal nous a paru toujours légèrement concave chez S. parafallax, tandis qu’elle est plus régulièrement convexe chez S. fallax, mais cette différence, en cas d’absence du denticule, est évidemment subtile. S. parafallax est très proche de S. fallax par sa forme générale et en particulier son rostre. Outre le caractère évoqué plus haut, elle en diffère par la présence, habituellement, de cinq dents rostrales et postrostrales (sans compter la pointe du rostre) au lieu de six chez S. fallax .</p><p>Les mâles se différencient par le pétasma chez lequel, comme nous l’avons déjà mentionné, la partie antérieure du processus distal externe des lobes ventrolatéraux est plutôt quadrangulaire, avec un bord antérieur légèrement sinueux chez S. parafallax, tandis qu’il est étiré latéralement avec un bord antérieur arrondi chez S. fallax; en outre, chez la première de ces espèces, la partie antérieure du processus distal externe des lobes ventrolatéraux est presque invisible en vue dorsale, étant cachée par les lobes dorsolatéraux, tandis que chez S. fallax, elle est largement visible.</p><p>En ce qui concerne le thélycum, chez S. parafallax la plaque thélycale est proportionnellement un peu plus large que chez S. fallax (rapport L/l = 2,2-2,5 chez la première et 2,5-3,1 chez la seconde) et surtout ses bords latéraux sont plus convexes (Figs 38; 41A).</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FF86FFF0FC0FFA19F1AFBEEB	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFFFFFF2FCDFFB56F0F3BEEB.text	03C12110FFFFFFF2FCDFFB56F0F3BEEB.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia adunca Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia adunca n. sp.</p><p>(Figs 42-44; 107F)</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Nouvelle-Calédonie. BATHUS 2, stn DW 749, 22°33,4’S, 166°26’E, 233-258 m, 15.V.1993, 1 holotype 6,5 mm (MNHN-Na 13476); 1 paratype allotype 5,1 mm (MNHN-Na 13477).</p><p>BIOCAL, stn DW 64, 24°48’S, 168°09’E, 250 m, 3.IX.1985, 1 paratype 4,5 mm; 1 paratype 5,0 mm (MNHN-Na 13478).</p><p>MUSORSTOM 4, stn 183, 19°01,8’S, 163°25,8’E, 280 m, 18.IX.1985, 2 paratypes 5,0 et 5,1 mm; 1 paratype 5,3 mm (MNHN-Na 13479). — Stn 227, 22°46,0’S, 167°20,0’E, 300 m, 30.IX.1985, 2 paratypes 6,2 et 7,0 mm (MNHN-Na 13480). Îles Chesterfield. MUSORSTOM 5, stn 299, 22°47,7’S, 159°23,7’E, 360-390 m, 11.X.1986, 2 paratypes 4,2 et 4,5 mm (MNHN-Na 13481). — Stn 348, 19°36,0’S, 158°31,7’E, 260 m, 17.X.1986, 1 paratype 4,4 mm (MNHN-Na 13482).</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Au large de la Nouvelle-Calédonie, par 22°33,4’S, 166°26’E et 233-258 m de profondeur. ÉTYMOLOGIE. — Du Latin aduncus, recourbé vers l’intérieur, pour rappeler la structure du pétasma chez lequel le processus distal externe des lobes ventrolatéraux est fortement replié.</p><p>AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Japon. Kyushu, Amami-oshima, 150 m, 29.III.1989, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 5,1 mm (YMP-1101). — Central Honshu, Kushimoto, 120 m, 5.I.1990, 1 7,2 mm (SMP-223). — Ibidem, 140 m, 5.III.1993, 1 6,3 mm (SMP-731). — Au large de Kushimoto, 150 m, 30.XII.1991, 1 4,5 mm (SMP-525). — Kii Peninsula, au large de Shionomisaki, 33°26,40’N, 135°44,02’E, 130 m, 15.VI.1996, S. Nagai coll., 1 5,8 mm (CBM ZC 5409).</p><p>DISTRIBUTION. — Connue uniquement du Japon, de la Nouvelle-Calédonie et des îles Chesterfield, entre 120 et 360-390 m de profondeur.</p><p>CARACTÈRES DISTINCTIFS</p><p>Cette espèce présente un rostre intermédiaire entre ceux de S. fallax et S. inflexa: un peu plus grêle, plus long et plus recourbé que chez S. fallax, mais moins que chez S. inflexa .</p><p>L’espace séparant les première et deuxième dents postrostrales est nettement supérieur à celui séparant les deuxième et troisième.</p><p>L’abdomen est faiblement sculpté, sans zones de tubercules et avec des sillons réduits (Fig. 42B). Le bord dorsal du premier segment abdominal présente une forte dent, acérée et dirigée vers l’avant. La carène dorsale du deuxième segment présente une faible entaille à la limite entre la partie coulissant sous le premier segment et celle demeurant toujours visible; les bords de l’entaille sont arrondis (Fig. 42C). Le bord postéroventral du cinquième segment abdominal porte un denticule et, au-dessus de ce denticule, est nettement concave; mais parfois, cas de l’holotype, le denticule est absent.</p><p>La plaque thélycale (Fig. 43) est proportionnellement un peu plus large que chez S. fallax (L/l voisin de 2,2-2,4) et surtout avec des bords latéraux plus convexes (comme chez S. parafallax).</p><p>Le pétasma (Fig. 44) (huit exemplaires examinés) est très constant: le processus distal externe des lobes dorsolatéraux est mince, long et très vite dirigé vers l’avant; le processus distal interne de ces mêmes lobes est développé et nettement pédonculé. Le processus distal externe des lobes ventrolatéraux est replié ventralement (il est invisible en vue dorsale); sa partie antérieure forme une forte pointe dont le bord antérieur est fortement angulaire à sa base puis presque droit; sa partie postérieure est en forme de pointe longue et fine qui peut être presque aussi longue que la partie antérieure ou nettement plus courte suivant les spécimens.</p><p>Coloration (d’après une unique diapositive) Marbrée brun-rouge et blanche, les taches blanches, toujours petites, présentant la particularité d’être composées de points blancs se fusionnant ou non et donnant un aspect moucheté. Telson presque entièrement décoloré.</p><p>Taille</p><p>Il semble qu’il s’agisse d’une petite espèce, la plus grande femelle observée ayant une carapace mesurant 7,0 mm et le plus grand mâle 5,1 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Sicyonia adunca n. sp. s’apparente à S. fallax par la disposition des trois premières dents dorsales de la carapace, ainsi que par la forme et le développement de la partie postérieure du processus distal externe des lobes ventrolatéraux du pétasma.</p><p>Elle se distingue de S. fallax par la forme du bord postéroventral du cinquième segment abdominal et par le pétasma.</p><p>Elle est très proche de S. parafallax par la forme du bord postéroventral du cinquième segment abdominal et par la forme du thélycum. Si les mâles de ces deux espèces se distinguent aisément par la forme de leur pétasma, il est par contre difficile de distinguer les femelles non accompagnées de mâles.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFFFFFF2FCDFFB56F0F3BEEB	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFFDFFFBFCB5FC76F4D7B9AB.text	03C12110FFFDFFFBFCB5FC76F4D7B9AB.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia inflexa (Kubo 1949) , Sicyonnia	<div><p>Sicyonia inflexa (Kubo, 1949)</p><p>(Figs 45-54; 107G, H; 108A)</p><p>Eusicyonia inflexa Kubo, 1949: 458, figs 8O, 48D, 77C, I, 79G, 159, 160A-F.</p><p>Sicyonia inflexa – Starobogatov 1972: 410, pl. 11, fig. 148a, b (clé). — Miyake 1975 (réédition 1983): 99, fig. coul. n.n.; 1982: 173. — Hayashi 1985a: 142 (clé); 1985b: 196, figs 88c, 89c, 91d; 1986: 81, 251, fig. 40 (coul.); 1992: 151 (clé), 157, figs 83c, 84c, 86d.</p><p>Sicyonnia (sic) inflexa – Crosnier 1985a: 46.</p><p>Eusicyonia longicauda – Stebbing 1914: 26, pl. 9 ( Crustacea 73). — Barnard 1950: 635, fig. 119c-f. Non Rathbun, 1906.</p><p>Sicyonia longicauda – Hall 1966: 100. — Kensley 1972: 24, fig. 10b; 1977: 15; 1981: 20. — de Freitas 1984a: 29 (clé); 1984b: 7, figs V-3, V-4. Non Rathbun, 1906.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Nous avons pu examiner cinq des exemplaires utilisés par Kubo (1949) pour décrire l’espèce, cinq femelles dont les carapaces mesurent 12,7, 13,5, 13,6, 16,5 et 18,0 mm. La plus grande est certainement celle qui est figurée sur les figures 159 et 160F de Kubo. Elle a été partiellement disséquée après que les dessins aient été faits. Nous la désignons comme lectotype. Les quatre autres, dont deux au moins sont figurées sur les figures 160B et E, sont des paralectotypes. Tous ces spécimens sont déposés au TUFIL.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Japon, Kumanonada, au large d’Owase, Mie Prefecture, à 400 m de profondeur environ.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Japon. Kumanonada, au large d’Owase, Mie Pref., 400 m environ, 5.XII.1935, I. Kubo det., 1 lectotype 18,0 mm ; 4 paralectotypes 12,7, 13,5, 13,6 et 16,5 mm (TUFIL). — Toai, au large de Ashizuri, Kochi, 350 m, 10.III.1988, K. Sakai leg., 1 13,9 mm. — Baie de Tosa, 250- 300 m, XI.1983, K. Sakai coll., 1 10,2 mm ; 1 13,5 mm (MNHN-Na 7190). — Ibidem, 4.II.1963, K. Sakai leg., 2 11,1 et 11,2 mm. — Au large de Wakayama, 300-400 m, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 12,7 mm .</p><p>Taiwan. I-Lan County, Su-Aou, pêche commerciale, T.-Y. Chan coll., 17.VI.1993, 1 15,0 mm (MNHN-Na 13565). — Ibidem, T.-Y. Chan coll., 7.VIII.1996, 1 11,5 mm (NTOU).</p><p>TAIWAN 2000, stn CP 55, 24°26,9’N, 122°18,1’E, 638-823 m, 4.VIII.2000, 1 8,7 mm (NTOU).</p><p>South China Sea. Tung-sha Tao (Pratas), 580-610 m, 21.IV.1995, D.-A. Lee coll (Taiwan Fisheries Research Station), 1 15,1 mm (NTOU).</p><p>Philippines. MUSORSTOM 1, stn 50, 13°49,2’N, 120°01,8’E, 415-510 m, 25.III.1976, 1 7,8 mm; 2 6,9 et 7,0 mm.</p><p>MUSORSTOM 2, stn 79, 13°44,6’N, 120°31,6’E, 682-770 m, 1.XII.1980, 1 14,2 mm.</p><p>Indonésie. CORINDON 2, stn 217, 00°38’N, 117°59’E, 470 m, 1.XI.1980, 1 7,5 mm. — Stn 229, 0°02,2’N, 119°49,8’E, 411-445 m, 4.XI.1980, 2 10,0 et 12,6 mm.</p><p>KARUBAR, Îles Kai, stn CC 10, 5°21’S, 132°30’E, 329-389 m, 23.X.1991, 1 11,0 mm. — Stn DW 13, 5°26’S, 132°38’E, 417-425 m, 24.X.1991, 1 4,4 mm. — Stn CP 19, 5°15’S, 133°01’E, 605- 576 m, 25.X.1991, 1 7,6 mm. — Stn CC 21, 5°14’S, 133°00’E, 688-694 m, 25.X.1991, 1 10,3 mm (MNHN-Na 13614); 2 12,3 et 14,1 mm. — Stn CP 35, 6°08’S, 132°45’E, 390-502 m, 27.X.1991, 1 12,8 mm.</p><p>Îles Tanimbar, stn CP 38, 7°40’S, 132°27’E, 620- 666 m, 28.X.1991, 1 9,5 mm (MNHN-Na 13615). — Stn CC 40, 7°46’S, 132°31’E, 443-468 m, 28.X.1991, 1 13,7 mm (MNHN-Na 13616); 1 14,7 mm. — Stn CP 70, 8°41’S, 131°47’E, 410- 413 m, 2.XI.1991, 1 13,3 mm.</p><p>Îles Fidji. MUSORSTOM 10, stn CP 1330, 17°09,5’S, 177°56,3’E, 567-699 m, 8.VIII.1998, 1 19,6 mm.</p><p>BORDAU 1, stn CP 1392, 16°49’S, 179°54’E, 545- 651 m, 23.II.1999, 1 13,3 mm. — Stn CP 1395, 16°45’S, 179°59’E, 423-500 m, 23.II.1999, 2 8,1 et 9,0 mm. — Stn CP 1451, 16°44,74’S, 179°59,53’E, 400-460 m, 4.III.1999, 2 5,8 et 7,7 mm (MNHN-Na 13577). — Stn CP 1484, 19°03’S, 178°24’W, 680-723 m, 10.III.1999, 1 13,4 mm. — Stn CP 1490, 18°51’S, 178°32’W, 785- 820 m, 11.III.1999, 2 10,1 et 11,0 mm. — Stn CP 1491, 18°50’S, 178°27’W, 777-787 m, 11.III.1999, 1 9,0 mm.</p><p>Banc de la Bayonnaise (dans l’ouest des îles Wallis). MUSORSTOM 7, stn CP 627, 11°54,2’S, 179°31,4’W, 597-600 m, 29.V.1992, 1 12,0 mm (MNHN-Na 13575).</p><p>Îles Tonga. BORDAU 2, stn CP 1558, chenal nord Nomuka, 20°10’S, 174°43’W, 580-593 m, 7.VI.2000, 1 7,5 mm; 4 13,6-16,5 mm. — Stn CP 1625, seamount, 23°28’S, 176°22’W, 824 m, 19.VI.2000, 1 8,5 mm.</p><p>Nouvelle-Calédonie. BIOCAL, stn DW 33, 23°09,71’S, 167°10,27’E, 675-680 m, 29.VIII.1985, 2 5,0 et 5,3 mm; 2 6,3 et 7,0 mm. — Stn DW 36, 23°08,64’S, 167°10,99’E, 650-680 m, 29.VIII.1985, 1 5,1 mm; 1 6,1 mm. — Stn DW 46, 22°45,14’S, 167°17,18’E, 570-610 m, 30.VIII.1985, 4 4,3-5,0 mm; 2 5,0 et 5,9 mm. — Stn DW 51, 23°05,27’S, 167°44,95’E, 680-700 m, 31.VIII.1985, 3 4,2-4,9 mm; 3 4,9-7,2 mm. — Stn CP 52, 23°05,79’S, 167°46,54’E, 540-600 m, 31.VIII.1985, 3 4,5-5,0 mm. — Stn DW 66, 24°55,43’S, 168°21,67’E, 505-515 m, 3.IX.1985, 1 4,3 mm; 2 5,2 et 8,5 mm. — Stn CP 67, 24°55,44’S, 168°21,55’E, 500-510 m, 3.IX.1985, 1 8,1 mm.</p><p>MUSORSTOM 4, stn 158, 18°49,3’S, 163°15,0’E, 625 m, 15.IX.1985, 1 9,0 mm. — Stn 159, 18°45,9’S, 163°15,6’E, 585 m, 15.IX.1985, 1 5,5 mm. — Stn 169, 18°54,3’S, 163°11,2’E, 590 m, 17.IX.1985, 1 7,0 mm; 4 9,0- 14,5 mm. — Stn 198, 18°49,4’S, 163°18,8’E, 585 m, 20.IX.1985, 4 8,2-9,0 mm; 5 7,3-15,1 mm. — Stn 216, 22°59,5’S, 167°22,0’E, 490-515 m, 29.IX.1985, 1 7,6 mm; 1 10,2 mm. — Stn 220, 22°58,5’S, 167°38,3’E, 505-550 m, 29.IX.1985, 1 4,6 mm; 2 4,8 et 5,8 mm. — Stn 221, 22°58,6’S, 167°36,8’E, 535-560 m, 29.IX.1985, 5; 10, tous de petite taille.</p><p>CHALCAL 2, stn CP 21, 24°54,00’S, 168°21,61’E, 500 m, 28.X.1986, 1 4,2 mm; 1 7,3 mm. — Stn DW 72, 24°54,50’S, 168°22,30’E, 527 m, 28.X.1986, 22 juv. &lt;3,0 mm; 25 3,8-4,8 mm; 30 4,5- 7,0 mm. — Stn DW 73, 24°39,90’S, 168°38,10’E, 573 m, 29.X.1986, 2 3,8 et 4,2 mm; 3 4,8- 6,2 mm. — Stn DW 74, 24°40,36’S, 168°38,38’E, 650 m, 29.X.1986, 3 4,1-4,2 mm; 9 4,0- 8,1 mm. — Stn DW 75, 24°39,31’S, 168°39,67’E, 600 m, 29.X.1986, 2 3,9 et 4,1 mm; 4 4,3- 5,2 mm. — Stn DW 76, 23°40,50’S, 167°45,20’E, 470 m, 30.X.1986, 1 4,4 mm; 3 5,2-5,8 mm. — Stn DW 77, 23°38,35’S, 167°42,68’E, 435 m, 30.X.1986, 1 5,5 mm.</p><p>SMIB 3, stn DW 1, 24°55,7’S, 168°21,8’E, 520 m, 20.V.1987, 6 4,8-8,0 mm. — Stn DW 2, 24°53,4’S, 168°21,7’E, 530 m, 20.V.1987, 4 6,8- 8,2 mm. — Stn DW 3, 24°55,0’S, 168°21,7’E, 513 m, 20.V.1987, 1 3,7 mm; 7 5,0-8,0 mm. — Stn CP 4, 24°54,0’S, 168°21,5’E, 530 m, 20.V.1987, 1 7,4 mm. — Stn DW 5, 24°54,9’S, 168°21,6’E, 502 m, 21.V.1987, 1 4,7 mm; 18 4,7-7,5 mm. — Stn DW 6, 24°56,4’S, 168°21,2’E, 505 m, 21.V.1987, 2 4,1 et 7,8 mm; 10 4,5-9,2 mm. — Stn DW 7, 24°54,6’S, 168°21,3’E, 505 m, 21.V.1987, 10 4,9-8,6 mm. — Stn DW 12, 23°37,7’S, 167°41,5’E, 470 m, 22.V.1987, 1 8,2 mm. — Stn DW 20, 23°39,7’S, 167°59,7’E, 280 m, 23.V.1987, 1 5,0 mm. — Stn DW 21, 22°59,2’S, 167°19,0’E, 525 m, 24.V.1987, 1 6,0 mm. — Stn DW 24, 22°58,7’S, 167°21,1’E, 535 m, 24.V.1987, 3 7,2-9,5 mm.</p><p>SMIB 4, stn DW 34, 24°55,0’S, 168°22,0’E, 515 m, 7.III.1989, 1 6,8 mm. — Stn DW 37, 24°54,5’S, 168°22,3’E, 540 m, 7.III.1989, 1 7,5 mm. — Stn DW 39, 24°56,2’S, 168°21,5’E, 560 m, 7.III.1989, 1 8,0 mm. — Stn DW 55, 23°21,4’S, 168°04,5’E, 260 m, 9.III.1989, 1 6,5 mm.</p><p>BERYX 11, stn DW 10, 24°53’S, 168°21’E, 565- 600 m, 15.X.1992, 5 4,0- 4,8 mm; 7 4,5- 7,2 mm. — Stn DW 27, 23°37’S, 167°41’E, 460-470 m, 18.X.1992, 2 6,0 et 6,5 mm. — Stn CP 59, 23°19’S, 168°00’E, 750-800 m, 22.X.1992, 1 8,5 mm.</p><p>SMIB 8, stn DW 142, 24°55,1’S, 168°21,6’E, 510 m, 27.I.1993, 11 juv. et 3,0- 7,5 mm; 1 4,3 mm. — Stn DW 146, 24°55,2’S, 168°21,7’E, 514-522 m, 27.I.1993, 4 juv. 3 mm env. — Stn DW 147, 24°54,9’S, 168°21,8’E, 508-532 m, 27.I.1993, 1 4,9 mm. — Stn DW 148, 24°55,1’S, 168°21,6’E, 510 m, 2 juv.; 2 3,5 et 4,2 mm; 8 3,5- 7,5 mm. — Stn DW 149, 24°54,9’S, 168°21,8’E, 508-510 m, 27.I.1993, 5 3,5-8,7 mm. — Stn 150, 24°54,3’S, 168°22,2’E, 519-530 m, 27.I.1993, 2 6,8 et 7,5 mm. — Stn DW 152, 24°54,3’S, 168°22,2’E, 514-530 m, 27.I.1993, 7 6,0- 9,1 mm. — Stn DW 168, 23°37,7’S, 168°42,5’E, 433-450 m, 29.I.1993, 1 7,0 mm. — Stn DW 194, 22°59,6’S, 168°22,5’E, 491 m, 1.II.1993, 1 4,6 mm; 1 6,7 mm. — Stn DW 195, 22°58,9’S, 167°20,2’E, 508-514 m, 1.II.1993, 4 6,9- 8,3 mm. — Stn DW 201, 22°58,6’S, 167°20,3’E, 500-504 m, 2.II.1993, 1 6,7 mm.</p><p>BATHUS 1, stn CP 709, 21°41,8’S, 166°37,9’E, 650- 800 m, 19.III.1993, 1 8,8 mm; 2 10,5 et 10,8 mm.</p><p>BATHUS 2, stn CP 741, 22°35,53’S, 166°26,56’E, 700-950 m, 14.V.1993, 1 10,7 mm. — Stn CP 766, 22°10’S, 166°01,7’E, 650-724 m, 17.V.1993, 2 11,0 et 13,2 mm. — Stn CP 771, 22°09,52’S, 166°01,75’E, 610-800 m, 18.V.1993, 1 11,1 mm.</p><p>BATHUS 3, stn DW 776, 24°44,24’S, 170°08,01’E, 770-830 m, 24.XI.1993, 1 4,5 mm; 8 5,0- 10,1 mm. — Stn DW 786, 23°54’S, 169°49’E, 699- 715 m, 25.XI.1993, 1 7,4 mm. — Stn DW 809, 23°39,39’S, 167°58,94’E, 650-730 m, 27.XI.1993, 2 5,5 et 7,5 mm. — Stn CP 832, 23°03,07’S, 166°53,70’E, 650-669 m, 30.XI.1994, 1 10,9 mm. BATHUS 4, stn DW 921, 18°46,72’S, 163°17,01’E, 613- 610 m, 6.VIII.1994, 2 8,0 et 9,3 mm; 1 9,5 mm (MNHN-Na 13612); 2 8,5 et 14,5 mm; 1 16,5 mm (MNHN-Na 13613). — Stn CP 922, 18°48,04’S, 163°18,58’E, 600 m, 6.VIII.1994, 1 16,4 mm. — Stn CP 950, 20°31,93’S, 164°56,11’E, 705-750 m, 10.VIII.1994, 1 12,6 mm.</p><p>SURPRISE, stn CP 1393, 18°31,3’S, 163°00,1’E, 632 m, 12.V.1999, 3 12,3-13,5 mm.</p><p>LITHIST, stn DW 5, banc stylaster, 23°38,2’S, 167°42,9’E, 433-500 m, 10.VIII.1999, 1 4,4 mm; 1 5,7 mm. — Stn DW 7, banc éponge, 24°55,4’S, 168°21,6’E, 504-530 m, 11.VIII.1999, 1 5,0 mm; 7 3,1-4,8 mm.</p><p>Volcan Hunter. VOLSMAR, stn DW 5, 22°25,9’S, 171°46,5’E, 620-700 m, 1.VI.1989, 1 7,0 mm.</p><p>Vanuatu. MUSORSTOM 8, stn CP 991, 18°51,26’S, 168°52,19’E, 936- 910 m, 24.IX.1994, 1 12,8 mm. — Stn CP 992, 18°52,34’S, 168°55,16’E, 775- 748 m, 24.IX.1994, 1 8,2 mm; 1 9,9 mm (MNHN-Na 13576). — Stn CP 994, 18°47,72’S, 168°56,17’E, 649- 641 m, 24.IX.1994, 1 11,7 mm. — Stn CP 1074, 15°48,42’S, 167°24,27’E, 775-798 m, 4.X.1994, 1 12,0 mm.</p><p>Îles Chesterfield. MUSORSTOM 5, stn 360, 19°36,4’S, 158°49,6’E, 770-810 m, 18.X.1986, 1 15,4 mm. — Stn CP 363, 19°47,9’S, 158°44,3’E, 685-700 m, 19.X.1986, 1 13,1 mm. — Stn 387, 20°53,41’S, 160°52,14’E, 650-660 m, 22.X.1986, 1 12,8 mm.</p><p>Australie. Côte nord-ouest, Courageous, stn 6, 17°51’S, 118°25’E, 449 m, 18.VIII.1983, 2 14,0 et 14,1 mm (WAM 171-94).</p><p>Soela, cruise 0184, stn 26, 18°08,0’S, 118°06,0’E, 448 m, 2.II.1984, 1 12,7 mm (NTM). — Stn 43, 16°45,3’S, 119°46,4’E, 503 m, 5.II.1984, 3 10,2- 14,6 mm (NTM). — Stn 50, 16°41,8’S, 120°08,5’E, 432 m, 9.II.1984, 1 12,8 mm (NTM). — Stn 77, 13°33,3’S, 122°53,4’E, 392 m, 14.II.1984, 1 15,2 mm (NTM). — Stn 120, 17°59’S, 118°11’E, 530-560m, 24.II.1984, 1 15,3 mm (WAM 1503-86).</p><p>Madagascar. <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=48.176666&amp;materialsCitation.latitude=-12.746667" title="Search Plazi for locations around (long 48.176666/lat -12.746667)">Côte</a> nord-ouest, Vauban, chalutage 5, 12°44,8’S, 48°10,6’E, 570 m, 5.III.1971, 1 8,1 mm ; 1 15,0 mm (MNHN-Na 13474). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=48.15167&amp;materialsCitation.latitude=-12.833333" title="Search Plazi for locations around (long 48.15167/lat -12.833333)">Chalutage</a> 38, 12°50,0’S, 48°09,1’E, 580 m, 14.IX.1972, 1 7,0 mm (MNHN-Na 13591) .</p><p>Mozambique. Laurel, NE de Sulaca, 482 m, 19.I.1976, 1 17,7 mm (USNM 213459).</p><p>Afrique du Sud. East London, à 15 miles au nord de Buffalo River, 567 m, 1 13,6 mm, en très mauvais état (il ne subsiste plus que la carapace, l’abdomen sans le telson et un péréiopode), identifiée par Stebbing en 1914 (NMH 1928.12.1.387).</p><p>DISTRIBUTION. — Japon, Taiwan, Philippines, Indonésie, Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, îles Fidji, banc de la Bayonnaise (dans l’ouest des îles Wallis), îles Tonga et vers l’ouest: îles Chesterfield, Australie, Madagascar, Afrique du Sud; entre 260 et 910-936 m.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est relativement grêle et surtout s’amincit dans sa partie distale. On observe un net dimorphisme sexuel: le rostre des mâles est assez court (il ne dépasse guère l’extrémité du premier article du pédoncule antennulaire) et sensiblement droit avec un bord ventral légèrement concave, tandis que celui des femelles adultes est beaucoup plus long (pouvant atteindre presque l’extrémité du deuxième article du pédoncule antennulaire) et fortement recourbé; on observe toutefois, en marge de ce schéma type, de nombreuses variations. Le bord dorsal de la carapace porte cinq dents sans compter la pointe du rostre qui est bifide. La troisième dent est un peu en arrière de l’orbite; le bord ventral du rostre présente une dent subdistale.</p><p>Les espaces séparant le bord postérieur de la carapace et les bases des diverses dents postrostrales et rostrales sont, chez les adultes, dans les proportions: 1: 0,65-0,70: 0,65-0,85: 0,45-0,50: 0,35-0,45: 0,30-0,70. Ceci revient à dire que l’espace séparant les première et deuxième dents postrostrales est très nettement plus petit que celui séparant le bord postérieur de la carapace de la première dent postrostrale, tandis que l’espace séparant les deuxième et troisième dents, comptées à partir du bord postérieur de la carapace, est égal ou, le plus souvent, légèrement supérieur à celui séparant les première et deuxième. Chez les spécimens jeunes, il convient de signaler qu’il est fréquent que l’espace séparant les deuxième et troisième dents soit légèrement inférieur à celui séparant les première et les deuxième.</p><p>La carapace est dépourvue d’autres dents ou épines, à l’exception de l’épine hépatique qui est longue et acérée.</p><p>Le lobe infra-orbitaire est angulaire avec un sommet arrondi (Fig. 45).</p><p>Les premiers péréiopodes portent une épine subdistale bien développée sur le bord interne du basis et de l’ischion. Une très petite épine s’observe sur le basis des deuxièmes péréiopodes.</p><p>L’abdomen est faiblement sculpté, sans zones de tubercules et avec des sillons réduits. Il présente,</p><p>Sicyonia ( Crustacea, Decapoda) de l’Indo-ouest Pacifique sur le bord dorsal du premier segment, une forte dent distale antérieure et, sur le bord dorsal du sixième, une dent distale postérieure. La carène dorsale du deuxième segment présente une faible dépression à la limite entre la partie coulissant sous le premier segment et celle demeurant toujours visible; en arrière de cette dépression, la carène forme une bosse (Figs 47; 48B). Une carène longitudinale s’observe au-dessus de la limite entre tergites et pleurons. Ces derniers ne portent pas de dents, à l’exception du sixième dont le bord ventral se termine par une petite dent; ils présentent peu de sillons:on observe un sillon pleural postéromédian sur les cinq premiers segments et un sillon tergal antéromédian, mal défini, sur les deuxième et troisième. La longueur du sixième segment (mesurée du condyle d’articulation à la pointe du lobe latéral postérieur médian) est, chez les adultes, environ 1,7 fois plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation); chez les petits (Lc voisin de 5,0 mm), ce rapport n’est que très légèrement inférieur à 2.</p><p>Le telson, se termine en une très forte pointe, encadrée par une forte épine fixe sur chacun de ses côtés, et est armé, le long de chacun de ses bords ventraux, de trois épines mobiles. L’une se situe entre la moitié et les 6/10 environ de la longueur du telson, une autre aux 3/4 et la dernière entre la précédente et l’épine fixe. Les limites entre la face dorsale du telson et ses faces latérales sont parsemées de petites épines mobiles plus ou moins disposées sur deux lignes et au nombre d’une vingtaine de chaque côté.</p><p>Le thélycum (Fig. 49) présente une plaque thélycale en forme de très longue pointe, environ 3,2 fois plus longue que large chez les adultes (mais seulement 2,5 fois chez les petits spécimens) et s’étendant un peu au-delà du niveau des coxas des deuxièmes péréiopodes. Cette plaque est creusée en cuiller. La plaque postérieure présente, antérieurement, une petite dépression médiane et deux lobes antérolatéraux dont le bord externe est très fortement convexe.</p><p>Le pétasma (Fig. 52) se caractérise par le processus distal externe des lobes ventrolatéraux bilobulé, le lobule antérieur étant beaucoup plus fort que le lobule postérieur, court et très réduit. Par ailleurs, chez les adultes, le processus distal interne des lobes dorsolatéraux est bien développé, large et se termine, antérieurement au-delà du processus distal externe, recourbé. Toujours chez les adultes, on observe des processus latéraux bien développés, en forme de longue pointe dirigée antérolatéralement.</p><p>Coloration</p><p>Elle est très proche de celle observée chez S. fallax et il ne semble guère possible de distinguer les deux espèces d’après leur coloration. Les spécimens sont entièrement marbrés de brun-rouge</p><p>A et blanc. Sur la carapace on observe souvent une partie brun-rouge foncé sur le tiers postérieur environ de la carapace, mangée plus ou moins de blanc dans sa partie ventrale, le reste de la carapace étant blanchâtre; mais de nombreuses variantes s’observent: une bande transversale brune s’étend souvent au niveau de la partie antérieure de la deuxième dent postrostrale, ainsi parfois qu’au niveau de la partie antérieure de la troisième dent. La partie distale du rostre est décolorée. L’abdomen est plus ou moins marbré avec toujours une dominante rouge dans sa partie dorsale et une dominante blanche dans sa partie ventrale. Le telson et les uropodes sont à dominante blanche avec une bande transversale brun-rouge aux 3/4 environ de leur longueur.</p><p>Les troisièmes maxillipèdes et les péréiopodes sont plutôt à dominante brun-rouge.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen connu est une femelle récoltée aux îles Fidji dont la carapace mesure 19,6 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 77 mm. Parmi les récoltes étudiées ici, le plus grand mâle a une carapace mesurant 10,9 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce est proche de S. fallax et compte tenu des variations observées chez les deux espèces, leur distinction n’a pas été évidente au départ.</p><p>En fait les deux espèces peuvent se distinguer facilement par:</p><p>– La disposition des dents dorsales de la carapace: en particulier, l’espace séparant les première et deuxième dents est supérieur à l’espace séparant le bord postérieur de la carapace de la première dent et à celui séparant les deuxième et troisième dents chez S. fallax, tandis que chez S. inflexa cet espace est inférieur aux deux autres (à la limite égal à celui séparant les deuxième et troisième dents; parfois, toutefois, légèrement supérieur chez les jeunes).</p><p>Toujours concernant les dents dorsales de la carapace, on peut mentionner que chez S. inflexa les première et deuxième dents postrostrales sont également fortes, tandis que chez S. fallax, la deuxième dent est nettement moins forte que la première.</p><p>– La forme du rostre: le rostre de S. fallax demeure assez court et s’amincit assez faiblement de sa base à son extrémité; il est toujours nettement recourbé vers le haut avec un léger dimorphisme sexuel, la courbure étant un peu plus prononcée chez la femelle que chez le mâle. Le rostre de S. inflexa est proportionnellement nettement plus long et va s’amincissant plus nettement que chez S. fallax; sa courbure peut être très variable: parfois très marquée, parfois beaucoup moins marquée. Le dimorphisme sexuel est plus marqué que chez S. fallax, le rostre du mâle étant presque droit, avec un bord ventral concave, tandis que le rostre des femelles a un bord ventral convexe et une courbure s’accentuant avec la taille des spécimens.</p><p>– Le processus distal externe des lobes ventrolatéraux dont le lobule postérieur est grêle et allongé chez S. fallax, plus massif et court chez S. inflexa . La forme du thélycum, compte tenu des variations intraspécifiques observées, ne semble guère utilisable pour séparer les deux espèces.</p><p>Les caractères du pétasma se modifient, ce qui est normal, avec la taille (et donc l’âge des spécimens). Les Figures 50 à 52 en donnent un bon exemple. Chez le très petit mâle (Lc = 4,8 mm), le processus distal interne des lobes dorsolatéraux n’est encore que très peu développé, tandis que le processus latéral de ces mêmes lobes manque totalement. Chez le mâle dont la carapace mesure 7,0 mm, ces divers processus sont en cours de développement. Chez les mâles de 9,5 et 10,2 mm, le développement est complet.</p><p>On remarquera que le développement du processus distal interne et du processus latéral des lobes dorsolatéraux, chez le mâle de 7,0 mm, correspond très exactement à celui que l’on observe chez le mâle de S. fallax dont la carapace mesure 7,4 mm (Fig. 39) (mais les lobules postérieurs des lobes ventrolatéraux sont bien différents). S. fallax semble être une espèce de plus petite taille que S. inflexa et nous n’avons pas trouvé de mâle de plus grande taille que celui mentionné ci-dessus.</p><p>Les spécimens récoltés en Indonésie (voir Matériel examiné) présentent la particularité d’avoir des rostres plus fins et plus longs (Fig. 53) que les spécimens de Nouvelle-Calédonie. De ce point de vue, ils semblent proches des spécimens japonais. Les espaces séparant le bord postérieur de la carapace et les bases des première, deuxième et troisième dents postrostrales sont, chez les adultes, dans les proportions: 1: 0,66-0,93: 0,70-0,93; chez les 13 spécimens mesurés, l’espace séparant les deuxième et troisième dents, comptées à partir du bord postérieur de la carapace, est égal (deux spécimens) ou légèrement supérieur à celui séparant les première et deuxième, à l’exception de deux spécimens où il est légèrement inférieur (valeur du rapport des longueurs = 0,86 et 0,94).</p><p>En outre, les mâles présentent un pétasma qui rappelle celui de S. longicauda et dont les processus distaux externe et interne des lobes dorsolatéraux sont tous deux faiblement saillants, tandis que la partie postérieure du processus distal externe des lobes ventrolatéraux n’apparaît que sous forme d’un faible renflement (Fig. 54).</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFFDFFFBFCB5FC76F4D7B9AB	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFF4FFE5FCC2FDB6F284BC0B.text	03C12110FFF4FFE5FCC2FDB6F284BC0B.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia longicornis Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia longicornis n. sp.</p><p>(Figs 55; 56)</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Indonésie. KARUBAR, îles Kai, stn CP 20, 5°15’S, 132°59’E, 769-809 m, 25.X.1991, 1 holotype 7,2 mm (MNHN-Na 13484). — Stn CP 17, 5°15’S, 133°01’E, 439-459 m, 24.X.1991, 1 paratype 8,8 mm (MNHN-Na 13483).</p><p>Îles Tanimbar, stn CP 59, 8°20’S, 132°11’E, 399-405 m, 31.X.1991, 1 paratype 7,6 mm (MNHN-Na 13485). LOCALITÉ TYPE. — Indonésie, îles Kai, par 5°15’S, 132°59’E et 769-809 m de profondeur.</p><p>ÉTYMOLOGIE.— Du Latin longus, long, et cornu, corne, pour rappeler la forme caractéristique du processus distal externe des lobes dorsolatéraux du pétasma.</p><p>AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Indonésie. KARUBAR, îles Kai, stn CP 17, 5°15’S, 133°01’E, 439-459 m, 24.X.1991, 1 8,0 mm. — Stn CP 20, 5°15’S, 132°59’E, 769-809 m, 1 9,7mm (MNHN-Na 13486). DISTRIBUTION. — Indonésie (mers de Banda et d’Arafura), entre 400 et 800 m de profondeur environ.</p><p>CARACTÈRES DISTINCTIFS</p><p>Ces spécimens pourraient être rattachés à S. inflexa sans hésitation si les pétasmas des trois mâles, parfaitement identiques, n’infirmaient pas une telle identification.</p><p>En effet ces pétasmas sont très particuliers, présentant un processus distal interne des lobes dorsolatéraux réduit à un petit tubercule et un processus distal externe de ces mêmes lobes, par contre, très développé, en forme de longue corne de bovin (Fig. 56).</p><p>Le rostre est d’une longueur semblable à ce qui s’observe habituellement chez S. inflexa mais est plus grêle, rappelant ce qui s’observe chez les spécimens d’Indonésie que nous avons, au moins provisoirement, rattachés à S. inflexa .</p><p>A</p><p>Les espaces séparant le bord postérieur de la carapace et les bases des première, deuxième et troisième dents postrostrales sont, chez les cinq spécimens, dans les proportions: 1: 0,60-0,93: 0,60-0,80;l’espace séparant les deuxième et troisième dents, comptées à partir du bord postérieur de la carapace, est compris entre 0,85 et 1,20 fois celui séparant les première et deuxième.</p><p>Le bord dorsal du premier segment abdominal porte une forte dent, celui du second en est dépourvu. Le bord postéroventral du cinquième segment abdominal est dépourvu de denticule.</p><p>Le thélycum des femelles, que nous rattachons à cette espèce, est semblable à ce qui s’observe chez S. inflexa . Les plaques thélycales sont 2,8 et 3,1 fois plus longues que larges.</p><p>A, vue ventrale; B, vue dorsale; C, vue antérieure.</p><p>Coloration</p><p>Inconnue.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen connu est une femelle dont la carapace mesure 9,7 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 39,5 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Si les mâles de cette espèce se reconnaissent immédiatement grâce à leur pétasma, la séparation des femelles de celles de S. inflexa paraît impossible. Les femelles que nous citons dans le matériel examiné ont été attribuées à cette espèce car elles ont été récoltées avec un mâle. C’est une situation pour le moins peu satisfaisante au plan taxonomique.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFF4FFE5FCC2FDB6F284BC0B	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFEAFFE7FF5BFB16F235BD2B.text	03C12110FFEAFFE7FF5BFB16F235BD2B.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia longicauda Rathbun 1906	<div><p>Sicyonia longicauda Rathbun, 1906</p><p>(Figs 57-59)</p><p>Sicyonia longicauda Rathbun, 1906: 908, pl. 20, fig. 6 (en partie, non spécimens de la station 4002 = S. truncata Kubo, 1949). — de Man 1911: 11, 113. — Starobogatov 1972: 412, pl. 11, fig. 155 (clé).</p><p>Non Eusicyonia longicauda – Stebbing 1914: 26, pl. 9 ( Crustacea 73). — Burkenroad 1934b: 120. — Barnard 1950: 635, fig. 119c-f (= S. inflexa (Kubo, 1949)) .</p><p>Non Sicyonia longicauda – Hall 1966: 100. — Kensley 1972: 24, fig. 10b; 1977: 15; 1981: 20. — de Freitas 1984a: 29 (clé); 1984b: 7, figs V-3, V-4 (= S. inflexa (Kubo, 1949)) .</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Îles Hawaii. Albatross, 1902, stn 4096, northeast approach to Pailolo Channel, 497- 523 m, 1 11,0 mm (MNHN-Na 13487); 2</p><p>13,0 et 13,9 mm; 1 14,5 mm (MNHN-Na 13488); 7 12,8-17,0 mm (tous don de l’USNM).</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Holotype conservé au USNM sous le n° 30823.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Îles Hawaii, Pailolo Channel, Albatross, stn 3865, 21°09’20”N, 156°35’10”W, 468-</p><p>517 m.</p><p>DISTRIBUTION. — Cette espèce n’est encore connue que des îles Hawaii. Elle y a été capturée lors de pêches faites à des profondeurs ayant beaucoup varié lors d’une même pêche, si bien qu’il est difficile de connaître sa répartition bathymétrique précise. Les profondeurs minimale et maximale des pêches durant lesquelles elle</p><p>a été capturée sont 97 et 644 m; en fait il est vraisemblable que l’espèce se trouve entre 350 et 600 m.</p><p>CARACTÈRES DISTINCTIFS</p><p>Cette espèce ressemble très fortement à S. inflexa, au point que les deux espèces ont été souvent confondues. Chez les adultes, les deux espèces se distinguent toutefois, au premier coup d’oeil, par la longueur du sixième segment abdominal.</p><p>En effet chez S. longicauda, chez des spécimens dont la longueur de la carapace est comprise entre 11,0 et 17,0mm, nous avons relevé,pour le sixième segment abdominal, des rapports L/l compris entre 1,80 et 2,15 et, en fait, presque toujours très voisin de 2 (la longueur étant mesurée entre le condyle d’articulation et la pointe du lobe latéral postérieur médian et la largeur étant la plus grande observable); chez les S. inflexa de tailles voisines,ce rapport n’excède pas 1,7. Chez les jeunes, la distinction est vraisemblablement plus difficile. En effet les jeunes (Lc &lt;5 mm) de S. inflexa présentent un sixième segment abdominal encore très long (L/l très proche de 2). Les jeunes de S. longicauda présentent-ils un sixième segment abdominal encore nettement plus long? C’est vraisemblable mais nous n’avons pu le vérifier, n’ayant pu examiner que des grands adultes de S. longicauda .</p><p>Le rostre est un peu plus fin que chez S. inflexa .</p><p>Les espaces séparant les bases des première et deuxième dents postrostrales d’une part, et les deuxième et troisième d’autre part, comparés à l’espace séparant le bord postérieur de la carapace de la base de la première dent postrostrale sont dans les proportions:0,63-0,74 et 0,50-0,69. Ceci revient à dire que l’espace séparant les première et deuxième dents postrostrales est très nettement plus petit que celui séparant le bord postérieur de la carapace de la première dent postrostrale. L’espace séparant les deuxième et troisième dents, comptées à partir du bord postérieur de la carapace, est, le plus souvent, légèrement inférieur mais parfois égal à celui séparant les première et deuxième; dans un seul cas, nous avons observé des deuxième et troisième dents un peu plus espacées que les première et deuxième. Le pétasma (Fig. 59) présente la disposition générale de ceux des espèces du groupe fallax . On notera toutefois que, sur les lobes dorsolatéraux, le processus distal interne est assez bas et allongé transversalement; sur les lobes ventrolatéraux la base du processus distal externe présente chez un spécimen (celui figuré) un petit denticule qui chez les deux autres mâles examinés est réduit à un petit granule; le processus latéral est très marqué et nettement dentiforme.</p><p>Coloration</p><p>Inconnue.</p><p>Taille</p><p>Rathbun (1906) mentionne un spécimen dont la carapace mesure 28 mm et la longueur totale 78 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>S. longicauda et S. inflexa ont été souvent confondues comme l’indique la bibliographie.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFEAFFE7FF5BFB16F235BD2B	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFE8FFE1FEAAFA36F330BD08.text	03C12110FFE8FFE1FEAAFA36F330BD08.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia rocroi Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia rocroi n. sp.</p><p>(Figs 60-62)</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Polynésie. Îles Marquises, MUSORSTOM 9, Mutu One, <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=-140.51&amp;materialsCitation.latitude=-7.8616667" title="Search Plazi for locations around (long -140.51/lat -7.8616667)">Hatutaa</a>, stn CP 1282, 7°51,7’S, 140°30,6’W, 416-460 m, 7.IX.1997, 1 holotype 14,5 mm (MNHN-Na 13536) ; 1 paratype 7,3 mm; 1 paratype 12,6 mm (MNHN-Na 13539). — Stn DW 1287, 7°54,5’S, 140°40,2’W, 163-245 m, 7.IX.1997, 1 paratype 6,0 mm (MNHN-Na 13540). Ua Pou, stn DW 1146, 9°18,8’S, 140°06,2’W, 200 m, 22.VIII.1997, 1 paratype 12,0 mm (MNHN-Na 13538). — Stn DW 1148, 9°18,9’S, 140°06,3’W, 300 m, 22.VIII.1997, 1 paratype allotype 10,0 mm (MNHN-Na 13537).</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Îles Marquises, Mutu One, Hatutaa, par 7°51,7’S, 140°30,6’W et 416-460 m de profondeur.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Cette espèce est dédiée à Jean- Pierre Rocroi, infatigable traqueur des genres de mollusques depuis Linné qu’il rassemble dans un index qui fera date, et linguiste distingué qui se penche toujours avec intérêt sur les problèmes ardus de nomenclature. Le nom est utilisé en apposition, malgré la recommandation 31A du Code international de Nomenclature zoologique (ICZN 1999), pour une raison d’euphonie.</p><p>DISTRIBUTION. — Îles Marquises, à des profondeurs comprises entre 200 m environ et au moins 416 m (capturée lors d’un trait entre 416 et 465 m).</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est droit, légèrement oblique vers le haut, et s’étend jusqu’aux 3/4 environ du premier article du pédoncule antennulaire; il s’amincit fortement de sa base à son extrémité (la hauteur de sa partie distale est à peine supérieure au tiers de celle de sa base). Le bord supérieur du rostre est droit, le bord inférieur est à peine concave. Le bord dorsal de la carapace porte sept dents (sans compter celles de l’extrémité) dont trois sont postrostrales. La première se situe aux 4/10 de l’espace séparant le bord postérieur de la carapace du niveau du fond de l’orbite; la seconde aux 2/3 de ce même espace et la troisième aux 9/10 environ; l’espace séparant les première et deuxième dents postrostrales est légèrement supérieur à celui séparant les deuxième et troisième; les dents rostrales sont régulièrement espacées, la première est nettement en avant du fond de l’orbite; les deux premières dents postrostrales sont les plus fortes, la troisième et les dents rostrales sont subégales; l’extrémité du rostre porte une dent supérieure avec l’embryon d’une dent annexe sur son bord inférieur et une dent ventrale située en retrait de la dent supérieure.</p><p>La carapace porte, en outre, une épine hépatique assez petite. Son lobe infra-orbitaire est allongé, à extrémité arrondie (Fig. 60A).</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une forte dent, aiguë, dirigée vers l’avant et vers le haut. Le second segment présente un sillon arrondi, marqué, suivi d’un ressaut (mais non d’une dent) en forme d’angle droit à sommet arrondi. Les pleurons des quatre premiers segments abdominaux sont arrondis; celui du cinquième porte une très petite dent postéroventrale et la partie inférieure de son bord postérieur est légèrement concave. Le bord dorsal du sixième segment présente une forte dent distale; le bord ventral forme un angle droit avec la partie inférieure du bord postérieur et porte une petite dent. L’abdomen est peu sculpté:il n’y a pas de carènes vraiment en relief et, par ailleurs, seuls le sillon antérieur du tergite du premier segment et les sillons postéromédians des pleurons des segments 1-5 sont bien marqués. La longueur du sixième segment (mesurée du condyle d’articulation à la pointe du lobe latéral postérieur médian) est, chez les adultes, 1,6 fois environ plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation).</p><p>Le telson se termine par une forte pointe encadrée par une paire d’assez grosses dents fixes, subdistales. Les bords ventraux du telson sont inermes. De très petites épines mobiles s’observent de part et d’autre de la moitié postérieure environ des bords séparant la face dorsale des faces latérales du telson; ces épines sont irrégulièrement implantées et en nombre variable (une dizaine au maximum par rangée). Une épine mobile flanque, du côté interne, chacune des deux épines fixes subdistales.</p><p>Le thélycum (Fig. 61) présente une plaque thélycale en forme de longue pointe comme il est de règle chez les Sicyonia; elle est assez fine et sa partie basale est peu renflée;son rapport L/l est voisin de 2,6. La plaque postérieure présente, de part et d’autre de la base de la plaque thélycale, un lobe antérolatéral à bord externe modérément convexe. Le pétasma (Fig. 62) a des lobes dorsolatéraux présentant un processus distal externe court, pas franchement étiré en forme de corne comme c’est habituellement le cas chez la plupart des</p><p>A</p><p>B</p><p>Sicyonia, et recourbé dorsoventralement; antérieurement, le processus distal interne dépasse plus ou moins nettement le niveau du processus distal externe; sa partie distale est bilobulée. Les lobes ventrolatéraux présentent un processus distal externe très fortement bilobulé: la partie antérieure est en forme de lobule allongé à extrémité arrondie, tandis que la partie postérieure, séparée de la partie antérieure par un large espace, est en forme de longue pointe, plus longue que la partie antérieure. Le processus latéral est marqué, en forme de dent plus ou moins saillante suivant les spécimens. En arrière du processus latéral, les bords latéraux du pétasma sont fortement sinueux.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen connu est une femelle dont la carapace mesure 14,5 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 52 mm. Le plus grand mâle a une carapace mesurant 10,0 mm.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFE8FFE1FEAAFA36F330BD08	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFEEFFE3FCC6FA16F416BB8B.text	03C12110FFEEFFE3FCC6FA16F416BB8B.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia taiwanensis Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia taiwanensis n. sp.</p><p>(Figs 63; 64; 108B)</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Taiwan. Tai-Chi, I-Lan County, pêche commerciale, 28.IV.1989, T.-Y. Chan coll., 1 holotype 11,8 mm (NTOU) ; 1 paratype 9,8 mm (NTOU); 1 paratype 11,9 mm (MNHN- Na 13567) .</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Taiwan, au large de Tai-Chi, sans autre précision.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Nommée d’après l’appartenance géographique des types.</p><p>DISTRIBUTION. — Connue uniquement de Taiwan. Les profondeurs de récolte ne sont pas connues mais doivent être de l’ordre de 200 à 400 m, les chalutiers à l’origine des captures travaillant habituellement sur de tels fonds.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est assez haut et de longueur moyenne (son extrémité se situe au niveau de la moitié du deuxième segment du pédoncule antennulaire); son bord supérieur est dans le prolongement direct de la partie postérieure du bord dorsal de la carapace; son bord inférieur est légèrement convexe. Le bord dorsal de la carapace (rostre inclus) porte, sans compter l’extrémité du rostre bi- ou tridentée, six dents dont la taille va diminuant de la première à la troisième, les suivantes étant subégales et égales à la troisième. Les deux ou trois dents de l’extrémité sont les plus petites et subégales. Les trois postérieures sont en arrière de l’orbite (la troisième est nettement en arrière de celle-ci). La première se situe aux 4/10 de la longueur de la carapace (mesurée du fond de l’orbite au bord postérieur de la carapace), la seconde aux 2/3 et la troisième aux 95/100; autrement dit, la seconde est un peu plus près de la premième dent que de la troisième. L’espacement des dents rostrales diminue régulièrement de la base du rostre à son extrémité.</p><p>L’épine hépatique est assez longue et fine. Le lobe infra-orbitaire est anguleux et se termine par une petite dent (Fig. 63A).</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une dent forte et massive dirigée vers l’avant. Le bord dorsal du deuxième segment présente un profil uniforme sans la moindre trace de dent ni de sillon. Le bord postéroventral du quatrième segment est anguleux mais sans trace de denticule, celui du cinquième porte une petite dent au-dessus de laquelle le bord du pleuron est concave sur une courte longueur. Le bord ventral du pleuron du sixième segment se termine par une petite dent. La longueur du sixième segment (mesurée du condyle d’articulation à la pointe du lobe latéral postérieur médian) est, chez les adultes, environ 1,5 fois plus grande seulement que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation). Les reliefs de l’abdomen sont peu marqués: on note les sillons transversaux habituels, les postéromédians des pleurons étant les mieux marqués; carènes et tubercules sont absents, à l’exception de faibles carènes longitudinales au voisinage de la limite entre tergites et pleurons.</p><p>Le telson est anormal chez l’holotype à la suite d’un accident. Chez les paratypes on observe la conformation habituelle observée dans ce genre (telson terminé par une forte pointe, encadrée par une paire d’épines fixes, subdistales). Les bords ventraux sont dépourvus d’épines, tandis que, sur la moitié postérieure du telson, aux limites entre la face dorsale et les faces latérales, on observe de nombreuses épines mobiles, très petites.</p><p>Le thélycum (Fig. 64) présente une plaque thélycale lancéolée assez large, à bords sinueux et à pointe longue; le rapport L/l de cette plaque est voisin de 2,5. La plaque postérieure est longue (elle représente près des 4/10 de la longueur totale du thélycum) et présente des lobes latéraux à bord externe très convexe.</p><p>Le pétasma est inconnu.</p><p>Coloration</p><p>Très uniforme, rose foncé.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen connu a une longueur totale de 45 mm (Lc = 11,9 mm).</p><p>REMARQUES</p><p>Comme nous l’avons déjà signalé, l’appartenance de cette espèce au groupe fallax demeure hypothétique, le mâle n’étant pas connu. Par le deuxième segment abdominal sans dent ni sillon, cette espèce s’apparente au groupe S. vitulans, S. metavitulans n. sp., S. bispinosa, S. trispinosa . Mais par ses autres caractères, elle paraît surtout proche du groupe inflexa, encore que son lobe infra-orbitaire très anguleux ne soit pas caractéristique de ce groupe.</p><p>Groupe laevis</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFEEFFE3FCC6FA16F416BB8B	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFECFFE9FCC2FBB6F202BEEB.text	03C12110FFECFFE9FCC2FBB6F202BEEB.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia laevis Bate 1881	<div><p>Sicyonia laevis Bate, 1881</p><p>(Figs 65-67; 108C, D)</p><p>Sicyonia laevis Bate, 1881: 173; 1888: 298, pl. 43, fig. 5. — Starobogatov 1972: 412 (clé). — Hayashi 1985a: 143 (clé); 1992: 152 (clé), 161, figs 87b, 88b, 90b.</p><p>Eusicyonia laevis – Burkenroad 1934a: 71. — Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste).</p><p>Eusicyonia nebulosa Kubo, 1949: 454, figs 8N, 48C, 77B, H, 79K, 156G, 157.</p><p>Sicyonia nebulosa – Starobogatov 1972: 412 (clé), pl. 11, fig. 153a, b.</p><p>Sicyonia neblosa (sic) – Hayashi 1985c: 260, figs 92b, 93b, 95b.</p><p>Non Sicyonia laevis – de Man 1911: 118; 1913, pl. 10, fig. 41a, b; 1922: 11, pl. 1, fig. 6, 6a (= S. parvula (de Haan, 1844)) .</p><p>Non Sicyonia laevis – Rathbun 1906: 908, pl. 20, fig. 7 (= S. truncata (Kubo, 1949)) .</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Bate (1881) mentionne un seul spécimen, un mâle, capturé à la station 219 du Challenger. En fait cet holotype, conservé au NHM, est une femelle.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Près des îles Admiralty, au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (1°54’S, 146°39’40”E), par 274 m de profondeur.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Madagascar. Vauban, chalutage 5, 12°44,8’S, 48°10,6’E, 570- 563 m, 5.III.1971, 1 10,0 mm (MNHN-Na 13489).</p><p>Japon. Tosa Bay, 200-250 m, 3-14.XI.1983, K. Sakai coll., 1 8,8 mm. — Ibidem, 175 m, 3.XII.1997, 1 10,3 mm (NANSEI). — Ibidem, 200 m, 4.XII.1997, 1 7,4 mm (NANSEI). — Ibidem, 200 m, 14.XI.1997, 2 6,2 et 7,5 mm ; 2 7,4 et 9,3 mm (NANSEI). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=139.43333&amp;materialsCitation.latitude=34.6" title="Search Plazi for locations around (long 139.43333/lat 34.6)">Au</a> large de Izu Oshima, 34°36’N, 139°26’E, 121-126 m, 17.X.1991, 1 5,8 mm ; 1 7,7 mm. — Ibidem, 187-204 m, 18.X.1991, 1 6,3 mm. — Central Honshu, Kushimoto, 150 m, 30.XII.1991, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 6,7 mm. — Ibidem, 100 m, 1.I.1992, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 1 7,2 mm. — Ibidem, 250 m, 22.III.1992, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 2 5,3 et 9,8 mm. — Ibidem, 200 m, 6.VI.1993, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 2 5,0 et 5,4 mm ; 2 5,4 et 6,1 mm. — Ibidem, 180 m, 29.V.1994, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 2</p><p>5,5 mm et abimé; 1 6,9 mm (MNHN-Na 13490); 9 4,9-7,0 mm et abimée (tous ex SMP- 1015). — Au large de Shionomisaki, 120 m, 8.VIII.1990, 2</p><p>4,5 et 5,0 mm; 1 5,5 mm (ex SMP- 269). — Ibidem, 100 m, 20.I.1992, 1 7,0 mm (ex SMP- 528). — Ibidem, 200 m, 6.VI.1993, 2 3,8 et 5,2 mm; 2 4,7 et 4,8 mm (ex SMP- 871). — Ibidem, 160 m, 17.IV.1995, S. Nagai coll., K. Nomura pres., 3 6,7, 6,8 mm et abimée.</p><p>Mer de Chine orientale. Yoko-Maru, 30°08,1’N, 127°40,2’E, 192 m, 6.VIII.1996, T. Kosuge coll., 2 5,1 et 5,3 mm (CBM-ZC 2962).</p><p>Philippines. MUSORSTOM 2, stn CP 1, 14°00,3’N, 120°19,3’E, 188-198 m, 20.XI.1980, 1 7,8 mm.</p><p>Indonésie. KARUBAR, îles <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=132.21666&amp;materialsCitation.latitude=-5.7833333" title="Search Plazi for locations around (long 132.21666/lat -5.7833333)">Kai</a>, stn DW 01, 5°46’S, 132°10’E, 156-305 m, 22.X.1991, 1 4,6 mm. — Stn DW 02, 5°47’S, 132°13’E, 209-240 m, 22.X.1991, 5 4,0- 6,5 mm ; 3 4,7-8,5 mm. — Stn DW 32, 5°47’S, 132°51’E, 170-206 m, 26.X.1991, 1 6,8 mm. — Stn CP 35, 06°08’S, 132°45’E, 390-502 m, 27.X.1991, 1 6,9 mm. — Stn CP 36, 6°05’S, 132°44’E, 210-268 m, 27.X.1991, 1 7,4 mm; 1 9,3 mm.</p><p>Papouasie-Nouvelle-Guinée. Challenger, stn 219, 1°54’S, 146°39’40”E, 274 m, 10.III.1875, 1 9,7 mm, holotype (NHM).</p><p>Îles Chesterfield. MUSORSTOM 5, stn 375, 19°52,20’S, 158°29,70’E, 300 m, 20.X.1986, 1 6,1mm.</p><p>Nouvelle-Calédonie. BIOCAL, stn DW 64, 24°47,93’S, 168°09,12’E, 250 m, 3.IX.1985, 2</p><p>4,9 et 6,0 mm.</p><p>MUSORSTOM 4, stn CP 180, 18°56,8’S, 163°17,7’E, 450 m, 18.IX.1985, 1 6,0 mm. — Stn DW 181, 18°57,2’S, 163°22,4’E, 350 m, 18.IX.1985, 1 5,0 mm (MNHN-Na 13491).</p><p>CHALCAL 2, stn CP 19, 24°42,85’S, 168°09,73’E, 271 m, 27.X.1986, 1 4,7 mm.</p><p>BATHUS 2, stn DW 717, 22°44,02’S, 167°16,58’E, 350-393 m, 11.V.1993, 1 9,1 mm. — Stn CP 737, 23°03,42’S, 166°59,97’E, 350-400 m, 13.V.1993, 2 8,7 et 10,0 mm. — Stn CP 742, 22°33,45’S, 166°25,86’E, 340-470 m, 14.V.1993, 1 8,8 mm.</p><p>BATHUS 3, stn CP 847, 23°02,53’S, 166°58,18’E, 405-411 m, 1.XII.1993, 1 9,9 mm.</p><p>BATHUS 4, stn CP 906, 19°01,07’S, 163°14,51’E, 339-350 m, 4.VIII.1994, 1 5,7 mm.</p><p>HALIPRO 1, stn CP 852, 21°44,98’S, 166°36,82’E, 253-266 m, 19.III.1994, 1 4,6 mm.</p><p>SURPRISE, stn 1391, 18°29,8’S, 163°02,8’E, 365 m, 12.V.1999, 2 6,5 et 8,2 mm.</p><p>Îles Loyauté. MUSORSTOM 6, stn DW 391, 20°47,35’S, 167°05,70’E, 390 m, 13.II.1989, 2</p><p>8,1 et 8,6 mm (MNHN-Na 13582).</p><p>Vanuatu. MUSORSTOM 8, stn CP 970, 20°18,56’S, 169°53,19’E, 252-310 m, 21.IX.1994, 1 5,6 mm (MNHN-Na 13581).</p><p>Îles Fidji. BORDAU 1, stn CP 1445, 17°10’S, 178°42’W, 350-365 m, 3.III.1999, 2 7,6 mm (MNHN-Na 13544) et 8,2 mm (MNHN-Na 13541). — Stn CP 1446, 17°11’S, 178°42’W, 350-367 m, 3.III.1999, 1 10,0 mm (MNHN-Na 13543). — Stn DW 1469, 19°40’S, 178°10’W, 314-377 m, 8.III.1999, 1 8,6 mm (MNHN-Na 13542).</p><p>Îles Wallis. MUSORSTOM 7, stn 610, 13°21,5’S, 176°08,9’E, 286 m, 26.V.1992, 2 5,6 et 6,5 mm.</p><p>Îles Tonga. BORDAU 2, stn DW 1583, Vava’u group, 18°37’S, 174°03’W, 327-360 m, 13.VI.2000, 1 4,9 mm. — Stn 1602, centre Ha’apai group, 20°49’S, 174°57’W, 263-320 m, 15.VI.2000, 1 4,2 mm; 2 4,8 et 6,1 mm. — Stn DW 1607, seamount, 22°15’S, 175°23’W, 356-367 m, 16.VI.2000, 1 5,1 mm.</p><p>DISTRIBUTION. — Madagascar, mer de Chine orientale, Japon, Philippines, Indonésie, Papouasie-Nouvelle- Guinée, îles Chesterfield, Nouvelle-Calédonie, îles Loyauté, Vanuatu, îles Fidji, Wallis et Tonga.</p><p>Au Japon, en mer de Chine orientale et aux Philippines, les spécimens que nous avons examinés ont été récoltés entre 100 et 250 m de profondeur (mais Kubo 1949: 456, signale l’espèce au Japon à 350 m environ). En Indonésie on la trouve à ces mêmes profondeurs, à l’exception d’une récolte faite à 390- 502 m. En Nouvelle-Calédonie, aux îles Chesterfield et Loyauté, au Vanuatu et aux îles Fidji, Wallis et Tonga, nous l’avons récoltée entre 250 et 450 m. C’est à Madagascar que l’on relève la plus grande profondeur de récolte (563-570 m).</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre légèrement redressé, droit ou très légèrement recourbé ventralement, est plus ou moins grêle suivant les spécimens; son extrémité se situe entre la base et la moitié du deuxième article du pédoncule antennulaire. Le bord dorsal de la carapace porte six ou, plus rarement, sept dents, sans compter la pointe du rostre qui est divisée en deux dents, l’une dorsale et l’autre ventrale et parfois en trois par l’adjonction, entre les deux dents précédentes, d’une dent de taille variable (parfois très petite, parfois aussi grande que celles qui l’encadrent). La première dent se situe à un peu plus des 2/5 de la longueur de la carapace, la troisième juste en arrière de l’orbite; la deuxième est, le plus souvent, un peu plus près de la première que de la troisième (mais elle peut aussi être équidistante ou même très légèrement plus près de la troisième que de la première). Le bord dorsal du rostre porte trois (plus rarement quatre) dents équidistantes entre elles et avec la pointe du rostre.</p><p>La carapace porte une épine hépatique fine et assez longue et son lobe infra-orbitaire se termine par un denticule aigu, parfois émoussé (Fig. 65A, B). Les premiers péréiopodes portent une épine subdistale sur le bord interne du basis et de l’ischion. Une épine plus petite s’observe également sur le basis des deuxièmes péréiopodes.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une dent bien développée. Sur le bord dorsal du deuxième segment, on observe une petite dent acérée (parfois émoussée en forme d’angle droit). Le sixième segment porte une dent dorsale terminale. Le bord postéroventral du pleuron du cinquième segment abdominal présente une partie postérieure concave, se terminant du côté ventral par un minuscule denticule, le plus souvent absent. Les sculptures de l’abdomen sont relativement bien marquées: une faible carène longitudinale s’observe au-dessus de la limite entre les tergites et les pleurons des divers segments abdominaux; d’autres petites carènes longitudinales s’observent sur la partie postérieure des segments, la plupart sur les tergites. On observe un sillon postéromédian sur les pleurons des cinq premiers segments et un sillon antéromédian sur les pleurons des trois premiers; celui du premier est à peine marqué. La longueur du sixième segment (mesurée du condyle d’articulation à la pointe du lobe latéral postérieur médian) est, chez les adultes, environ 1,6 fois plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation).</p><p>Le telson se termine en une forte pointe, encadrée par une épine fixe sur chacun de ses côtés, une épine mobile se trouve accolée à cette épine fixe, du côté interne. Les bords ventraux sont inermes mais les limites entre la face dorsale du telson et ses faces latérales sont ornées, sur leurs 3/4 distaux environ, de deux lignes d’une vingtaine d’épines mobiles, irrégulièrement implantées et dont la taille diminue de l’extrémité vers la base du telson.</p><p>Le thélycum (Fig. 66) présente une plaque thélycale en forme de très longue pointe, dont les bords latéraux sont fortement sinueux, la plaque étant large dans son tiers basal, puis se rétrécissant rapidement pour, dans son tiers distal, être très fine et acérée. Le rapport L/l de cette plaque semble susceptible de variations importantes, comprises entre 2,5 et 3,0. Cette plaque s’étend jusqu’au niveau des coxas des deuxièmes péréiopodes et est légèrement creusée en cuiller. La plaque postérieure présente deux lobes antérolatéraux dont le bord externe n’est que légèrement convexe; une dépression médiane s’observe dans sa partie antérieure.</p><p>Le pétasma (Fig. 67) se caractérise par le processus distal externe des lobes ventrolatéraux crochu et bifide. Par ailleurs le processus distal interne des lobes dorsolatéraux est bien développé et, antérieurement, dépasse le niveau du processus distal externe; ce dernier est recourbé dorsoventralement. Il n’y a pas de processus latéral en forme de dent aiguë mais les bords latéraux du pétasma présentent un angle très marqué.</p><p>Coloration</p><p>Elle est très variable. Souvent la partie la plus colorée est la carapace: on observe une large bande transversale brun-rouge qui, sur le bord dorsal, couvre les 2/3 environ de l’espace séparant le bord postérieur de la carapace et la première dent postrostrale puis s’étend jusqu’au bord ventral en laissant l’arrière de la zone branchiale blanche; en avant de cette bande, sur la zone branchiale, on note une bande transversale blanche, pas très large, puis on relève une bande transversale brun-rouge, plus large que la bande blanche, et qui, dorsalement, atteint la base de la deuxième dent postrostrale; la partie antérieure de la carapace est parfois presque uniforme, d’un blanc légèrement teinté de brun, parfois brunrouge avec, de l’arrière à l’avant, une grande bande blanche, suivie d’une bande brune puis d’une nouvelle bande blanche; le rostre est le plus souvent très blanc, sauf dans sa partie distale qui est brun-rouge, mais il peut aussi présenter une suite de bandes brun-rouge et blanches; une bande brun-rouge foncé s’étend sur les pédon- cules antennulaires et les scaphocérites juste audelà de l’oeil. L’abdomen montre souvent des marbrures peu marquées et à dominante blanchâtre sur les segments abdominaux 1-6, tandis que le telson et les uropodes sont entièrement blancs; mais on observe aussi des abdomens très colorés avec quelques taches blanches dans la partie supérieure des pleurons.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen observé est une femelle dont la carapace mesure 10,0 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 36 mm. Le plus grand mâle observé a une carapace de 7,4 mm et une longueur totale de 28 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Nous avons assez longuement hésité avant de nous décider à mettre S. nebulosa en synonymie avec S. laevis . Il nous avait semblé, au départ, que S. nebulosa pourrait se distinguer par un rostre habituellement plus fort, surtout à sa base, que chez S. laevis et une plaque thélycale plus massive, son rapport L/l n’excédant pas 2,5 contre souvent 3 chez S. laevis . Mais les pétasmas très semblables (Fig. 67) et, surtout, les variations observées dans chacun des deux groupes nous ont dissuadé de séparer ces espèces. On notera d’ailleurs qu’il ne semble pas que Kubo ait été averti de l’existence de S. laevis lorsqu’il a décrit S. nebulosa car il n’a pas comparé les deux espèces. D’autres considérations sur cette question seront trouvées dans les remarques incluses dans le chapitre relatif à S. rotunda n. sp.</p><p>Curieusement de Man, à deux reprises (1911: 118; 1913, pl. 10, fig. 41a, b et 1922: 11, pl. 1, fig. 6, 6a), a identifié à S. laevis des spécimens qui présentent un lobe infra-orbitaire sans épine et un deuxième segment abdominal sans dent dorsale. Le réexamen de ces spécimens a montré que, dans les deux cas, il s’agissait de spécimens de S. parvula .</p><p>S. laevis est très proche de S. rocroi n. sp. mais s’en distingue par:</p><p>– le lobe infra-orbitaire se terminant en pointe (au lieu d’être régulièrement arrondi);</p><p>– le bord dorsal du deuxième segment abdominal portant une petite dent aiguë (au lieu d’une dent en forme d’angle droit à sommet arrondi), précédée d’une encoche assez large (au lieu d’une encoche plus étroite) (Figs 65C; 60B);</p><p>– le processus antérolatéral externe du lobe ventrolatéral du pétasma dont la partie antérieure est nettement plus longue que la partie postérieure, au lieu du contraire (Figs 67; 62).</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFECFFE9FCC2FBB6F202BEEB	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFE6FFEBFCD3FF16F35DBEEB.text	03C12110FFE6FFEBFCD3FF16F35DBEEB.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia rotunda Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia rotunda n. sp.</p><p>(Figs 68; 69; 108E, F)</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Nouvelle-Calédonie. SMIB 5, stn DW 84, 22°20,8’S, 168°43,1’E, 290 m, 13.IX.1989, 1 holotype 5,3 mm (MNHN-Na 13492).</p><p>CHALCAL 2, stn CP 19, 24°42,85’S, 168°09,73’E, 271 m, 27.X.1986, 1 paratype 4,9 mm (MNHN- Na 13525).</p><p>Îles Chesterfield. MUSORSTOM 5, stn DW 304, 22°09,27’S, 159°24,42’E, 430-440 m, 12.X.1986, 1 paratype 5,1 mm (MNHN-Na 13526).</p><p>AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Indonésie. KARUBAR, îles Kai, stn DW 01, 5°46’S, 132°10’E, 156-305 m, 22.X.1991, 1 4,7 mm.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Nouvelle-Calédonie par 22°20,8’S, 168°43,1’E et 290 m de profondeur.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Du Latin rotundus, rond, afin de rappeler la forme arrondie, très caractéristique, du processus distal externe des lobes ventrolatéraux du pétasma. DISTRIBUTION. — Indonésie (îles Kai), îles Chesterfield, Nouvelle-Calédonie, entre 270 et 440 m environ.</p><p>DIAGNOSE</p><p>Rostre droit, assez grêle, légèrement redressé et n’atteignant pas tout à fait l’extrémité du premier article du pédoncule antennulaire chez les mâles. Bord dorsal de la carapace comptant sept dents subégales (sans compter l’extrémité du rostre découpé en deux dents: une dorsale et une ventrale). Trois de ces dents sont postrostrales, la première se situe aux 2/5 environ de la longueur de la carapace, la seconde aux 2/3 et la troisième juste en arrière de l’orbite. Dents rostrales également serrées les unes contre les autres. Lobe infra-orbitaire se terminant en pointe aiguë. Bord dorsal du premier segment abdominal avec une dent longue et très aiguë, dirigée horizontalement vers l’avant; bord dorsal du deuxième segment avec un denticule en forme d’angle droit, précédé d’un sillon transversal, large. Bord ventral du pleuron du quatrième segment abdominal arrondi, avec toutefois un contour tendant vers la ligne droite dans sa partie postérieure; bord postéroventral du pleuron du cinquième segment abdominal présentant une partie postérieure légèrement concave, se terminant du côté ventral par un denticule, souvent absent. Pétasma se carac- térisant par le processus distal externe des lobes ventrolatéraux fortement saillant et arrondi; processus distal externe des lobes dorsolatéraux orienté vers l’avant. Thélycum inconnu.</p><p>Coloration (d’après quatre diapositives)</p><p>Marbrures blanchâtres et brunâtres, à dominante claire. On remarque trois bandes transversales nettement plus sombres que le reste: l’une, la plus large, part de la partie postérieure de la face dorsale de la carapace et s’étend jusqu’au bord ventral, en laissant toutefois une zone blanche le long du bord postérieur de la zone branchiale; les deux autres, étroites, s’étendent, l’une sur le troisième segment abdominal à la limite de la partie toujours visible de ce segment et de la partie qui peut coulisser sous le deuxième segment, l’autre le long du bord postérieur du sixième segment. Sur la partie coulissante du premier segment abdominal, on note deux larges taches brunes dorsales et, en arrière de chacune de ces taches, à la limite avec la partie toujours visible du segment, une tache violette. De telles taches violettes s’observent, dans les mêmes conditions, sur les deuxième et troisième segments. Le telson et les uropodes sont blancs, à l’exception de quelques petites taches brunes essentiellement distales.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen observé est un mâle dont la carapace mesure 5,3 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 22,5 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce a été découverte lors de l’étude de Sicyonia laevis Bate, 1881, un réexamen des spécimens que nous avions identifiés à l’espèce de Bate, ayant révélé quatre mâles dont le pétasma est très différent de celui des autres mâles identifiés à S. laevis .</p><p>L’examen des femelles identifiées à S. laevis ne nous a pas permis, par contre, de distinguer deux espèces. Certes, chez ces femelles, le rostre présente des variations assez notables portant sur la</p><p>A gracilité (Fig. 65A, B) et l’orientation plus ou moins inclinée vers le haut, mais nous n’avons pu arriver, avec ces caractères, à des conclusions valables. En ce qui concerne la coloration, nous n’avons pu savoir quelle était celle de la partie coulissante du premier segment abdominal chez S. laevis et ainsi la comparer à celle, assez particulière, de S. rotunda n. sp.</p><p>Une autre espèce, S. nebulosa, décrite du Japon par Kubo en 1949, pose également un problème, en ce sens que nous n’avons pu lui trouver de caractères la distinguant de S. laevis . Il faut noter, d’ailleurs, que Kubo a visiblement ignoré S. laevis quant il a décrit son espèce et n’a effectué aucune comparaison entre ces deux espèces.</p><p>Certes l’on peut penser que des deux espèces que nous avons séparées par les mâles, l’une est l’espèce de Bate et l’autre celle de Kubo, mais encore faudrait-il savoir lesquelles. Or, par malchance, et l’espèce de Bate et celle de Kubo ont été décrites d’après des femelles, ce qui ne nous permet pas, en l’état actuel de nos connaissances, de leur donner une attribution sûre.</p><p>L’espèce de Kubo a été décrite d’après des spécimens du Japon, celle de Bate d’après un spécimen de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les quatre mâles qui se différencient des autres spécimens identifiés à S. laevis proviennent d’Indonésie, des îles Chesterfield et de Nouvelle-Calédonie. On pourrait donc penser qu’ils représentent plutôt S. laevis, ceux du Japon et les autres présentant les mêmes caractères du pétasma représentant S. nebulosa . Mais cela ne tient guère: le rostre de S. laevis serait du type grêle, ce qui n’est le cas ni de S. nebulosa ni des quatre mâles cités plus haut. Par ailleurs, l’espèce que nous avons identifiée à S. laevis est plus commune en Nouvelle- Calédonie que celle observée seulement par quatre mâles.</p><p>Compte tenu de tout ce qui précède, notre opinion est que S. nebulosa doit être mise en synonymie avec S. laevis comme nous l’avons indiqué dans les remarques incluses dans le chapitre consacré à S. laevis, et que les quatre mâles qui présentent un pétasma bien particulier doivent être considérés comme appartenant à une espèce nouvelle que nous avons appelée S. rotunda n. sp. Certes le fait que nous n’ayons pu distinguer de femelles de S. rotunda n. sp. est irritant et procure un sentiment de frustration, mais en l’état actuel nous ne sommes pas capable de résoudre mieux ce problème.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFE6FFEBFCD3FF16F35DBEEB	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFDBFFD0FE8AFB79F299BD68.text	03C12110FFDBFFD0FE8AFB79F299BD68.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia dejouanneti Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia dejouanneti n. sp.</p><p>(Figs 70-72; 108G, H; 109A-F)</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Nouvelle-Calédonie. MUSOR- STOM 4, stn CP 194, 18°52,8’S, 163°21,7’E, 545 m, 19.IX.1985, 1 8,3 mm (MNHN-Na 13515); 1 paratype 10,1 mm (MNHN-Na 13507). — Stn DW 195, 18°54,8’S, 163°22,2’E, 465 m, 19.IX.1985, 1 paratype 5,0 mm (MNHN-Na 13508). — Stn CP 198, 18°49,4’S, 163°18,8’E, 590 m, 20.IX.1985, 1 holotype 7,9 mm (MNHN-Na 13502).</p><p>BIOCAL, stn CP 67, 24°55,44’S, 168°21,55’E, 500-510 m, 3.IX.1985, 1 paratype 10,8 mm (MNHN-Na 13506). CHALCAL 2, stn DW 72, 24°54,5’S, 168°22,3’E, 530 m, 28.X.1986, 2 paratypes 8,0 mm (MNHN-Na 13513) et 8,1 mm (MNHN-Na 13514). SMIB 3, stn CP 4, 24°54,0’S, 168°21,5’E, 530 m, 20.V.1987, 1 paratype 13,1 mm (MNHN-Na 13509). — Stn DW 5, 24°54,9’S, 168°21,6’E, 502 m, 21.V.1987, 1 paratype 7,4 mm (MNHN-Na 13510). — Stn DW 6, 24°56,4’S, 168°21,2’E, 505 m, 21.V.1987, 1 paratype allotype 10,5 mm (MNHN-Na 13503). BERYX 11, stn CP 07, 24°55’S, 168°21’E, 510- 550 m, 15.X.1992, 1 paratype 12,7 mm (MNHN- Na 13511). — Stn DW 27, 23°37’S, 167°41’E, 460-470 m, 18.X.1992, 2 paratype 14,6 et 16,4 mm (MNHN-Na 13512).</p><p>AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Nouvelle-Calédonie. BIOCAL, stn DW 66, 24°55,43’S, 168°21,67’E, 505- 515 m, 3.IX.1985, 1 6,2 mm.</p><p>MUSORSTOM 4, stn CP 153, 19°04,2’S, 163°21,2’E, 235 m, 14.IX.1985, 1 9,6 mm. — Stn DW 162, 18°35,0’S, 163°10,3’E, 525 m, 16.IX.1985, 1 6,8 mm. — Stn CP 194, 18°52,8’S, 163°21,7’E, 550 m, 19.IX.1985, 3 6,4-6,6 mm; 1 9,1 mm. — Stn DW 197, 18°51,3’S, 163°21,0’E, 550 m, 20.IX.1983, 1 7,7 mm (MNHN-Na 13504); 1 6,9 mm.</p><p>CHALCAL 2, stn DW 72, 24°54,5’S, 168°22,3’E, 530 m, 28.X.1986, 1 9,5 mm.</p><p>SMIB 4, stn DW 34, 24°55,0’S, 168°22,0’E, 515 m, 7.III.1989, 1 6,0 mm.</p><p>BERYX 11, stn CP 22, 24°44’S, 168°07’E, 490- 510 m, 17.X.1992, 1 8,2 mm.</p><p>SMIB 8, stn DW 148, 24°55,1’S, 168°21,6’E, 510 m, 27.I.1993, 1 6,4 mm.</p><p>BATHUS 2, stn CP 738, 23°02,1’S, 166°56,6’E, 558- 647 m, 13.V.1993, 1 7,5 mm.</p><p>HALIPRO 1, stn CH 877, 23°03,5’S, 166°59,2’E, 464-480 m, 31.III.1994, 1 7,6 mm.</p><p>LITHIST, stn CP 8, banc éponge, 24°54,2’S, 168°21,3’E, 540 m, 11.VIII.1999, 1 6,7 mm; 2 8,6 (MNHN-Na 13587) et 13,5 mm.</p><p>Vanuatu. MUSORSTOM 8, stn CP 980, 19°21,0’S, 169°25,2’E, 450- 433 m, 22.IX.1994, 1 5,8 mm; 1 9,7 mm (MNHN-Na 13584). — Stn CP 984, 19°19,6’S, 169°26,4’E, 480-544 m, 23.IX.1994, 1 10,2 mm. — Stn DW 1015, 17°53,7’S, 168°22,1’E, 375-420 m, 27.IX.1994, 1 14,1 mm. — Stn CP 1027, 17°53,0’S, 168°39,3’E, 550-571 m, 28.IX.1994, 2 9,6 mm (MNHN-Na 13585) et 13,7 mm (MNHN-Na 13583).</p><p>Îles Fidji. BORDAU 1, stn CP 1447, 16°45’S, 179°59’E, 420-513 m, 4.III.1999, 1 10,2 mm (avec bopyre). — Stn CP 1481, 20°57’S, 178°45’W, 441- 506 m, 9.III.1999, 1 8,6 mm. (MNHN-Na 13586).</p><p>Îles Wallis. MUSORSTOM 7, stn DW 606, 13°21,4’S, 176°08,3’W, 420-430 m, 26.V.1992, 1 7,5 mm (MNHN-Na 13505); 2 10,5 mm (MNHN-Na 13588) et 11,3 mm.</p><p>Banc de la Bayonnaise (dans l’ouest des îles Wallis). MUSORSTOM 7, stn CP 629, 11°53,7’S, 179°32,3’W, 400-420 m, 29.V.1992, 1 10,5 mm.</p><p>Îles Tonga. BORDAU 2, stn CP 1528, Eua, 21°14’S, 174°59’W, 587-592 m, 3.VI.2000, 1 9,8 mm. — Stn 1617, seamount, 23°07’S, 175°53’W, 483-531 m, 17.VI.2000, 1 6,2 mm. — Stn CP 1640, nordouest Tongatapu, 21°09’S, 175°24’W, 564-569 m, 21.VI.2000, 1 10,4 mm. — Stn CP 1643, nordouest Tongatapu, 21°05’S, 175°22’W, 487 m, 22.VI.2000, 1 11,2 mm (avec bopyre).</p><p>Polynésie, îles Marquises. MUSORSTOM 9, stn 1300, Nuku Hiva, 8°50’S, 140°17’W, 416-430 m, 9.IX.1997, 2 7,7 et 9,5 mm.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Nouvelle-Calédonie, par 18°49,4’S, 163°18,8’E et 590 m de profondeur.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Cette espèce est dédiée à Jean- François Dejouannet, dessinateur de l’IRD, qui a illustré la presque totalité de ce travail.</p><p>DISTRIBUTION. — Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, îles Wallis, banc de la Bayonnaise (dans l’ouest des îles Wallis), îles Tonga, îles Marquises et Taiwan, entre 375-420 et 590 m.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est droit et court (il s’étend, suivant les spécimens, jusqu’aux 3/4 ou aux 4/5 du premier article du pédoncule antennulaire); haut à sa base, il s’amincit régulièrement et fortement sur toute sa longueur: sa hauteur, à sa base, est environ 3,5 fois supérieure à celle de son extrémité; son bord ventral est pratiquement droit. Le bord dorsal de la carapace, rostre inclus, décrit une courbe régulière de plus en plus convexe au fur et à mesure que les spécimens grandissent. Il porte six ou sept dents de taille légèrement décroissante, sans compter celles de l’extrémité du rostre. Les trois premières sont en arrière de l’orbite, la quatrième est soit légèrement en arrière de l’orbite, soit légèrement en avant. Deux ou trois dents postrostrales sont en arrière de l’épine hépatique. La première dent postrostrale se situe aux 4/10 environ de l’espace séparant le bord postérieur de la carapace du niveau du fond de l’orbite; la seconde aux 6/10 environ et la troisième aux 8/10. L’espace séparant le bord postérieur de la carapace de la première dent est voisin du</p><p>A double de celui séparant les première et deuxième dents, ce dernier est habituellement plus petit que celui séparant les deuxième et troisième dents (il est compris entre les 3/4 et les 9/10 de celui-ci). L’espace séparant les troisième et quatrième dents est compris entre les 6/10 et les 8/10 de celui séparant les deuxième et troisième, tandis que les espaces séparant les autres dents sont voisins de la moitié de l’espace séparant les troisième et quatrième. L’extrémité du rostre est bidentée, avec une dent dorsale et une ventrale, toutes deux petites et parfois séparées par une petite convexité. La carapace porte une fine épine hépatique. Son lobe infra-orbitaire est arrondi.</p><p>Les premiers péréiopodes portent une épine subdistale, bien développée, sur le bord interne du basis et de l’ischion. Sur les deuxièmes péréiopodes, seul un minuscule denticule s’observe sur le basis.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une assez forte dent, aiguë, légèrement ou très fortement recourbée (Fig. 70B, D), dirigée vers l’avant. Le second segment présente une dent plus petite, aiguë comme la première, presque droite ou fortement recourbée, et également dirigée vers l’avant. Le bord postéroventral du pleuron du cinquième segment abdominal est inerme; sa partie postérieure est très légèrement concave. Les bords postérieurs de tous les pleurons sont fortement angulaires. Le sixième segment porte une forte dent dorsale distale, postérieure; son bord ventral se raccorde au bord postérieur suivant un angle droit, souvent étiré en courte dent. Les sculptures sont assez peu marquées et de grandes plages entièrement lisses existent; on observe les carènes longitudinales habituelles, mais peu marquées, dans la zone de séparation entre tergites et pleurons, à l’exception du quatrième segment qui en est dépourvu; les parties postérieures des segments présentent quelques rares nodosités, floues et mal définies; certains sillons par contre sont profondément marqués: sur le premier segment un sillon postérieur couvre la totalité du tergite et du pleuron, le sillon antérieur ne s’étend que sur la partie tout à fait supérieure du pleuron; les segments 2-5 ont un sillon postéromédian bien développé; la carène dorsale des segments 3-6 est particulièrement bien marquée. La longueur du sixième segment (mesurée du condyle d’articulation à la pointe du lobe latéral postérieur médian) est, chez les adultes, de 1,5 à 1,7 fois plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation). Le telson se termine par une forte pointe encadrée par une paire d’assez grosses dents fixes, subdistales. Les bords ventraux portent, chacun, trois petites épines mobiles qui semblent souvent absentes chez les plus grands spécimens. Quelques très petites épines mobiles s’observent de part et d’autre des bords séparant la face dorsale des faces latérales du telson; elles sont très irrégulièrement implantées et en nombre variable (de quatre à une dizaine par rangée).</p><p>Le thélycum (Fig. 71) présente une plaque thélycale en forme de pointe comme il est de règle chez les Sicyonia; elle est assez fine; son rapport L/l est le plus souvent compris entre 2,6 et 2,8. La plaque postérieure présente des lobes antérolatéraux à bord externe modérément convexe.</p><p>Le pétasma (Fig. 72) a des lobes dorsolatéraux présentant un processus distal externe en forme de corne assez massive et relativement courte, recourbée d’abord antérieurement puis, sur sa partie distale, antérodorsalement; le processus distal interne est en forme de lobule ovale, parfois un peu étiré en pointe dans sa partie antéroexterne, atteignant presque, antérieurement, le niveau du processus distal externe. Les lobes ventrolatéraux présentent un processus distal externe très fortement bilobulé: la partie antérieure est en forme d’auvent arrondi et la partie postérieure, séparée de la partie antérieure par une large concavité, en forme de pointe mousse, plus courte que la partie antérieure. Le processus latéral est développé, soit en pointe aiguë dirigée antérolatéralement, soit en forme de dent mousse mais saillante. En arrière du processus latéral, les bords latéraux du pétasma sont fortement sinueux.</p><p>Coloration</p><p>Elle présente une grande variabilité (Figs 108G, H; 109A-F). Souvent la carapace présente une ligne rouge foncé qui s’étend, en diagonale, depuis le tiers ou la moitié du bord postérieur de la carapace jusqu’au cinquième environ du bord ventral; en arrière de cette ligne, la carapace est blanche. Une autre ligne rouge, souvent moins visible et beaucoup plus courte, s’observe sur la partie antérieure des régions ptérygostomienne et antennaire. En avant de la ligne rouge postérieure, la carapace est le plus souvent rougeâtre avec la région rostrale blanchâtre, mais on observe des variations pouvant aller jusqu’à une carapace largement blanche ou au contraire largement rouge. Les segments abdominaux 1-5 sont le plus souvent rouges au niveau des tergites et blancs au niveau des pleurons, le telson et les uropodes sont blancs mais parsemés de quelques taches rouges; on observe toutefois d’importantes variations de couleurs au niveau des segments thoraciques 1-5: chez certains spécimens, ils sont presque entièrement rouges, tandis que chez d’autres, le blanc domine nettement. La partie antérieure du premier segment abdominal, qui coulisse sous la carapace, porte dorsalement une large tache jaune qui s’étend sur la partie antérieure de l’épine dorsale de ce segment. Chez de nombreux spécimens, des taches jaunes s’observent également sur la moitié dorsale du corps.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen connu est une femelle dont la carapace mesure 16,4 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 58 mm. Le plus grand mâle a une carapace mesurant 8,1 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Un mâle (MNHN-Na 13504), récolté en Nouvelle-Calédonie, identifiable sans grand doute possible à S. dejouanneti n. sp., présente un pétasma avec un processus distal interne des lobes dorsolatéraux non ovale et des processus latéraux peu saillants et arrondis (Fig. 72D).</p><p>Des exemplaires de diverses régions, presque toujours des femelles, sont très proches des S. dejouanneti n. sp. typiques mais en diffèrent par quelques caractères peu marqués.</p><p>C’est ainsi que certains exemplaires ont un rostre plus grêle et souvent légèrement plus long (il atteint presque l’extrémité de l’oeil) que les S. dejouanneti n. sp. typiques. C’est le cas notamment des femelles récoltées aux îles Wallis, sur le banc de la Bayonnaise et aux îles Tonga. Il faut noter également qu’un mâle (MNHN-Na 13505), aussi à rostre grêle (Fig. 70C), récolté aux îles Wallis, en même temps que les femelles mentionnées ci-dessus, présente un pétasma peu en accord avec celui observé habituellement chez S. dejouanneti n. sp. (Fig. 72E), la partie antérieure du processus distal externe des lobes ventrolatéraux n’étant pas plus développée que la partie postérieure et le processus distal interne des lobes dorsolatéraux n’étant pas ovale. Nous rattachons ces spécimens à S. dejouanneti n. sp., mais cette identification devra être vérifiée par l’examen de plus nombreux spécimens mâles provenant des ces régions.</p><p>De même les deux femelles récoltées aux îles Marquises posent un problème: leur rostre est du type grêle, le pleuron du premier segment abdominal présente un sillon antéromédian faiblement marqué (au lieu d’être totalement occulté comme chez les S. dejouanneti n. sp. typiques) et le pleuron du cinquième segment abdominal présente un bord postérieur dont la partie inférieure est nettement concave et se termine par un denticule postéroventral. L’absence de mâle empêche de conclure mais, dans ce cas, il est possible que l’on se trouve devant une espèce nouvelle.</p><p>Enfin une femelle (Lc = 12,4 mm) (Fig. 109F) capturée à Taiwan (Su-Aou, I-Lan County, pêche d’un chalutier commercial, 16.III.1985, T.-Y. Chan coll., NTOU) se situe également près des spécimens mentionnés ci-dessus. Elle a également un rostre plus grêle que celui des S. dejouanneti n. sp. typiques, ne présente pas de sillon antéromédian sur le premier segment abdominal mais présente un bord postérieur dont la partie inférieure est nettement concave et se termine par un denticule postéroventral. Ici aussi aucun mâle n’est connu.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFDBFFD0FE8AFB79F299BD68	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFDFFFDCFE97FAF6F110BD0B.text	03C12110FFDFFFDCFE97FAF6F110BD0B.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia altirostrum Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia altirostrum n. sp.</p><p>(Figs 73-75; 109G)</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Îles Loyauté. MUSORSTOM 6, stn CP 464, 21°02,3’S, 167°31,6’E, 430 m, 21.II.1989, 1 holotype 9,7 mm (MNHN-Na 13493).</p><p>Nouvelle-Calédonie. BATHUS 2, stn CP 742, 22°33,4’S, 166°25,9’E, 340-470 m, 14.V.1993, 1 paratype allotype 9,9 mm (MNHN-Na 13496).</p><p>BIOCAL, stn CP 42, 22°45,14’S, 167°12,12’E, 380 m, 30.VIII.1985, 1 paratype 6,1 mm (MNHN-Na 13495).</p><p>AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Philippines. MUSOR- STOM 1, stn 40, 13°57,4’N, 120°27,8’E, 265-287 m, 24.III.1976, 1 9,2 mm (MNHN-Na 13500).</p><p>MUSORSTOM 2, stn CP 83, 13°55,2’N, 120°30,5’E, 318-320 m, 2.XII.1980, 1 8,4mm (MNHN-Na 13501).</p><p>Indonésie. KARUBAR, îles <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=132.73334&amp;materialsCitation.latitude=-6.0833335" title="Search Plazi for locations around (long 132.73334/lat -6.0833335)">Kai</a>, stn CP 36, 6°05’S, 132°44’E, 210-268 m, 27.X.1991, 1 8,8 mm (MNHN-Na 13499) ; 1 11,0 mm (MNHN-Na 13494).</p><p>Îles Fidji. BORDAU 1, stn CP 1411, 16°05’S, 179°28’W, 390-403 m, 26.II.1999, 1 11,3 mm. — Stn CP 1434, 17°11’S, 178°41’W, 400-401 m, 2.III.1999, 2 8,7 et 8,8 mm. — Stn CP 1444, 17°11,13’S, 178°41,41’W, 398-409 m, 3.III.1999, 2 8,9 et 9,1 mm.</p><p>Îles Wallis. MUSORSTOM 7, stn DW 583, 13°11,1’S, 176°14,2’E, 330-365 m, 22.V.1992, 1 12,8 mm (MNHN-Na 13497). — Stn DW 610, 13°21,5’S, 176°08,9’E, 286 m, 26.V.1992, 1 7,1 mm (MNHN-Na 13498).</p><p>Îles Tonga. BORDAU 2, stn CP 1526, Eua, 21°16’S, 174°59’W, 463-464 m, 2.VI.2000, 1 8,3 mm. — Stn DW 1584, Vava’u group, 18°36’S, 174°01’W, 439 m, 1 10,1 mm. — Stn CP 1562, nord Kotu group, 19°52’S, 174°42’W, 417-424 m, 8.VI.2000, 2 7,3 et 8,4 mm.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Îles Loyauté, 21°02,3’S, 167°31,6’E à 430 m de profondeur.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Du Latin altus, haut, et rostrum, rostre, pour rappeler la relativement grande hauteur du rostre comparée à sa longueur.</p><p>DISTRIBUTION. — Cette espèce est connue des Philippines, de l’Indonésie (Moluques), de Nouvelle- Calédonie, des îles Loyauté, Fidji, Wallis et Tonga, entre 210-268 et 464 m de profondeur.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est droit et court (il s’étend, suivant les spécimens, jusqu’au tiers ou au milieu du premier article du pédoncule antennulaire); haut à sa base, il s’amincit régulièrement et fortement sur toute sa longueur: dans sa partie distale, sa hauteur n’est guère plus que le quart de celle de sa base; son bord ventral est pratiquement droit (à peine convexe dans sa partie basale et à peine concave dans sa partie distale). Le bord dorsal de la carapace porte six ou sept dents de taille à peine décroissante, à l’exception de la septième qui est souvent nettement plus petite, sans compter celles de l’extrémité du rostre. Quatre, rarement trois, sont en arrière de l’orbite; deux sont en arrière de l’épine hépatique. La première dent postrostrale se situe assez nettement en arrière du milieu de l’espace séparant le bord postérieur de la carapace du niveau du fond de l’orbite; la seconde aux 7/10 environ de cet espace et la troisième aux 9/10. L’espace séparant le bord postérieur de la carapace de la première dent est voisin du double de celui séparant les première et deuxième dents, celui séparant les deuxième et troisième dents est variable (de 0,9 à 1,4 fois plus grand que celui séparant les première et deuxième dents). Les espaces séparant les dents suivantes sont voisins les uns des autres et habituellement proches des 4/10 de l’espace séparant les deuxième et troisième dents. L’extrémité du rostre porte trois dents: une dorsale, une médiane et une ventrale; elles sont très petites.</p><p>A</p><p>La carapace porte, en outre, une fine épine hépatique. Son lobe infra-orbitaire est légèrement angulaire avec un sommet portant ou non un denticule.</p><p>Les premiers péréiopodes portent une épine subdistale, peu développée sur le bord interne du basis et de l’ischion. Aucune épine ne s’observe sur les deuxièmes péréiopodes.</p><p>L’abdomen (Fig. 73B) présente, sur le bord dorsal du premier segment, une assez forte dent dirigée vers l’avant et légèrement vers le haut. Le second segment présente une dent beaucoup plus petite et en forme d’angle plus ou moins droit. Les pleurons des cinq premiers segments abdominaux sont tous arrondis, sans aucune dent ou même denticule; la partie postérieure du bord postéroventral du pleuron du cinquième segment est toutefois légèrement concave. Le sixième segment porte une dent dorsale terminale et une autre dent à l’extrémité postérieure de son bord ventral. Il n’y a pratiquement pas de carènes longitudinales, longues ou courtes, sur l’ensemble de l’abdomen. Sur les pleurons on observe des sillons postéromédians fins mais bien marqués; sur le premier segment, l’ébauche d’un sillon antéromédian est visible sur une courte distance. Toujours sur le premier segment, les sillons postérieur du tergite et postéromédian du pleuron s’unissent et forment un sillon unique couvrant presque toute la hauteur du segment. La longueur du sixième segment (mesurée du condyle d’articulation à la pointe du lobe latéral postérieur médian) est, chez les adultes, environ 1,5-1,6 fois plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation).</p><p>Le telson se termine par une forte pointe encadrée par une paire d’assez grosses dents fixes, subdistales. Les bords ventraux sont sans épines; par contre d’assez nombreuses, très petites, épines mobiles s’observent de part et d’autre des bords séparant la face dorsale des faces latérales du telson.</p><p>Le thélycum (Fig. 74) présente une plaque thélycale en forme de pointe comme il est de règle chez les Sicyonia; son rapport L/l est voisin de 2,3; elle s’affine assez rapidement. La plaque postérieure est longue et particulière car sa partie antérieure présente, de part et d’autre de la base de la plaque thélycale, un petit lobe antérolatéral en forme de grosse dent assez pointue, à bord externe peu convexe, différent des larges lobes que l’on observe habituellement.</p><p>Le pétasma (Fig. 75) a des lobes dorsolatéraux présentant un processus distal externe en forme de corne recourbée antérieurement, assez massive et relativement courte, et un processus distal interne en forme de petit lobule saillant, n’atteignant pas, antérieurement, le niveau du processus distal externe. Les lobes ventrolatéraux présentent un processus distal externe assez particulier dont la partie antérieure est en forme de pointe massive et arrondie et la partie postérieure, séparée de la partie antérieure par une large concavité, en forme de courte excroissance rectangulaire ou, chez d’autres spécimens, arrondie. Il n’y a pas de processus latéral, mais les bords latéraux du pétasma décrivent une double sinuosité marquée.</p><p>Coloration</p><p>Sur un fond blanchâtre, se détachent des marbrures brun-rouge, virant au brun-jaune sur la région dorsale. Sur la carapace, on observe une large bande colorée, oblique, s’étendant de la région postérieure du bord dorsal jusqu’au bord ventral qu’elle atteint au niveau des trois premiers péréiopodes; cette bande est éclaircie par une bande blanche, sinueuse, qui part de l’extrémité postérieure du bord dorsal de la carapace et aboutit, sur le bord ventral, au niveau des premier et deuxième péréiopodes; souvent, cette bande blanche n’est marquée que partiellement, sa partie médiane, en arc de cercle, demeurant, seule, bien nette. En avant de cette bande brune traversée de blanc, se trouve une large zone blanche puis une nouvelle bande brune oblique, marquée seulement sur la moitié ventrale de la carapace. Le reste de la carapace est soit entièrement blanc, soit coloré au niveau de la base du rostre et du lobe infra-orbitaire. Le pédoncule antennulaire porte une bande transversale brune vers l’extrémité de son premier article. Les segments abdominaux 1-6 présentent essentiellement des bandes longitudinales brunjaune, assez diffuses, sur leur moitié dorsale. Le telson est entièrement blanc. Les péréiopodes et les pléopodes sont peu colorés.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen connu est une femelle dont la carapace mesure 12,8 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 43 mm. Le plus grand mâle a une carapace de 9,7 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Les deux spécimens récoltés en Indonésie (îles Kai, KARUBAR, stn CP 36, 6°05’S, 132°44’E, 210-268 m, 27.X.1991, 1 8,8 mm [MNHN- Na 13499]; 1 11,0 mm [MNHN-Na 13494]) et deux autres, en mauvais état, aux Philippines (MUSORSTOM 1, stn 40, 13°57,4’N, 120°27,8’E, 265-287 m, 24.III.1976, 1 9,2 mm [MNHN- Na 13500]; MUSORSTOM 2, stn CP 83, 13°55,2’N, 120°30,5’E, 318-320 m, 2.XII.1980, 1 8,4 mm [MNHN-Na 13501]) diffèrent des spécimens de Nouvelle-Calédonie, des îles <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=120.50833&amp;materialsCitation.latitude=13.92" title="Search Plazi for locations around (long 120.50833/lat 13.92)">Loyauté</a>, Fidji et Wallis par un abdomen présentant des carènes longitudinales très nettes, longues dans la zone de séparation entre tergites et pleurons, courtes dans la partie postérieure des segments (Fig. 73D), alors qu’elles sont pratiquement absentes chez les autres spécimens. <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=120.50833&amp;materialsCitation.latitude=13.92" title="Search Plazi for locations around (long 120.50833/lat 13.92)">Mais</a> tous les autres caractères et en particulier le pétasma et le thélycum (Fig. 74B) sont identiques. <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=120.50833&amp;materialsCitation.latitude=13.92" title="Search Plazi for locations around (long 120.50833/lat 13.92)">Dans</a> ces conditions nous ne pensons pas qu’il puisse y avoir deux espèces distinctes. Tout au plus peut-on considérer une variété carinata pour les spécimens d’Indonésie et des Philippines .</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFDFFFDCFE97FAF6F110BD0B	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFD3FFDEFF72FA56F3C8BEEB.text	03C12110FFD3FFDEFF72FA56F3C8BEEB.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia vitulans (Kubo 1949)	<div><p>Sicyonia vitulans (Kubo, 1949)</p><p>(Figs 76-78)</p><p>Eusicyonia vitulans Kubo, 1949: 448, figs 8Q, 48G, 77F, L, 79I, 154, 156F.</p><p>Sicyonia vitulans – Starobogatov 1972: 410, pl. 11, fig. 146a, b (reproduction des dessins de Kubo 1949). — Hayashi 1985a: 142 (clé); 1985c: 262, figs 92e, 93e, 95d; 1992: 151 (clé), 164, figs 87e, 88e, 90d.</p><p>HOLOTYPE. — Une femelle (Lc = 11,6 mm) conservée à la TUFIL.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Japon. Kumanonada, au large d’Owase, Mie Pref., 350 m environ.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Japon. Kumanonada, au large d’Owase, Mie Pref., 350 m environ, 5.XII.1935, G. Abe coll., 1 11,6 mm, holotype (TUFIL). — Banda, Tateyama, péninsule de Boso, 34°58’N, 139°46’E, 40 m, 22.V.1990, M. Osawa coll., 1 6,3 mm (MNHN-Na 13552).</p><p>Îles Bellona (ouest Nouvelle-Calédonie). CORAIL 1, VIII.1988, pas d’autres renseignements, 1 8,8 mm. Îles Seychelles. Percy Sladen Trust Exped., 62 m, 20.X.1905, J. Gardiner coll., 1 14,5 mm (ZMC).</p><p>REVES 2, stn 1, 5°24,8’S, 57°03,5’E, 55 m, mélobésiées et sable, 2.IX.1980, 1 11,4 mm (MNHN-Na 13551). — Stn 24, 5°09,4’S, 55°23,8’E, 35 m, mélobésiées et sable, 8.IX.1980, 1 (abimé) 5,5 mm; 1 (abimée) 6,2 mm.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Nous nous sommes demandé quelle pouvait être l’étymologie de cette espèce, Kubo (1949) ne l’ayant pas indiquée. Nous n’avons pas d’explication satisfaisante à fournir. La forme -ans correspond à un participe actif de verbe, mais vitulans ne correspond à aucun participe actif de verbe latin. Parmi les noms latins, le plus proche serait vitula, génisse, mais en quoi cette Sicyonia pourrait-elle être assimilée à une génisse et aussi alors pourquoi la forme -ans? Le mystère demeure donc.</p><p>En japonais l’espèce est nommée « nokogiri ishi ebi », probablement par Miyake. « Nokogiri » signifie scie, ceci en relation avec l’ensemble des dents rostrales et postrostrales disposées très régulièrement comme celles d’une scie et « Ishi ebi » correspond à la « stone shrimp » des Anglais (K.-I. Hayachi comm. pers.).</p><p>DISTRIBUTION. — Japon, îles Bellona (ouest de la Nouvelle-Calédonie, 21°S, 159°E), îles Seychelles, entre 35 et 350 m de profondeur.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre, modérément haut, est droit et très légèrement dirigé vers le haut. Il s’étend habituellement jusqu’aux 2/3 environ du deuxième segment du pédoncule antennulaire chez les femelles et jusqu’à la base seulement de ce même segment chez les mâles. Le bord dorsal de la carapace porte six ou sept dents formant une crête, sans compter les trois petites dents terminales du rostre, situées les unes au-dessous des autres. Les quatre premières dents sont situées en arrière de l’orbite, la cinquième est soit entièrement, soit partiellement seulement, en avant de l’orbite. Les quatre dents situées en arrière de l’orbite sont de taille très voisine, les trois suivantes de taille très légèrement décroissante. Trois dents sont en arrière de l’épine hépatique.</p><p>Une seule épine, hépatique, fine, s’observe sur la carapace.</p><p>Le lobe infra-orbitaire est régulièrement arrondi.</p><p>Les premiers péréiopodes portent une forte épine subdistale sur le bord interne du basis et de l’ischion. Une épine, plus petite, s’observe sur le basis des deuxièmes péréiopodes et une, minuscule, sur celui des troisièmes.</p><p>L’abdomen présente une forte dent, se terminant en épine dirigée vers l’avant, sur le bord dorsal de son premier segment; aucune trace de dent ni aucun sillon transversal n’existent sur le bord dorsal du deuxième segment dont la carène est régulièrement arrondie. Les faces latérales de l’abdomen portent les sillons habituels qui sont ici assez fins et très nets, ainsi que les fines carènes longitudinales observées habituellement un peu au-dessus du niveau des condyles d’articulation et les stries en relief sur la partie supérieure des segments; on n’observe pas, par contre, de gros tubercules sur les pleurons mais seulement l’esquisse de petits tubercules et de granules. Les bords des pleurons sont dépourvus d’épines, à l’exception des deux derniers qui portent chacun une épine postéroventrale. Le bord postérieur du cinquième segment est fortement concave dans sa partie inférieure (Fig. 76B).</p><p>Le telson ne porte qu’une seule épine mobile le long de ses bords ventraux; elle est implantée vers la moitié du telson. Une dizaine d’épines mobiles se trouvent de part et d’autre de la face dorsale du telson, à la limite entre cette face et les faces latérales.</p><p>Le thélycum (Fig. 77) présente une plaque thélycale bien particulière: elle est en forme de violon très allongé; le rapport de sa longueur à sa largeur est voisin de 2,8.</p><p>Le pétasma (Fig. 78) a des lobes dorsolatéraux sans processus distal interne et avec un processus distal externe en forme de très longue corne, fine dans sa partie distale, sinueuse et pointée vers l’avant. Les lobes ventrolatéraux ont un processus distal externe dont la forme générale est triangulaire et dont l’angle externe est découpé en deux pointes par une gorge profonde; le processus distal interne de ces mêmes lobes est très discret. Il n’y a pas de processus latéraux, mais le tiers médian des bords latéraux du pétasma est renflé.</p><p>Coloration</p><p>Inconnue.</p><p>Taille</p><p>La femelle des Seychelles, dont la carapace mesure 14,5 mm et qui a une longueur totale de 54 mm, semble être le plus grand spécimen connu.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce, décrite par Kubo, en 1949, d’après un seul exemplaire femelle, est proche de S. ocellata . Elle s’en distingue toutefois très aisément par:</p><p>– le lobe infra-orbitaire plus arrondi;</p><p>– le bord dorsal du deuxième segment abdominal dépourvu de dent;</p><p>– l’abdomen sans excroissances tuberculiformes marquées;</p><p>– la présence d’une épine postéroventrale sur le pleuron du cinquième segment abdominal;</p><p>– le thélycum en forme de violon allongé.</p><p>Il est vraisemblable que les deux espèces se différencient également par la coloration, mais nous ne possédons aucune donnée sur celle de S. vitulans .</p><p>Nous avons pu examiner la femelle holotype: sa carapace mesure 11,6 mm (12 mm d’après Kubo). Sa longueur totale est de 42 mm (Kubo indique 40 mm car la mesure alors prise est du fond de l’orbite à l’extrémité du telson; en fait cette mesure ne dépasse pas 38 mm; les mensurations de Kubo paraissent souvent assez approchées).</p><p>L’holotype a été récolté, d’après Kubo, à 350 m de profondeur environ, alors que les cinq spécimens que nous avons examinés et pour lesquels nous disposons des profondeurs de récolte, ont été trouvés entre 35 et 62 m et que celui récolté aux îles Bellona n’a pas dû être pêché à une bien grande profondeur, les chalutages sur le plateau des îles Bellona, lors de la campagne CORAIL 1, ayant été effectués entre 60 et 90 m. Il y a là une disparité un peu troublante, mais la comparaison des divers spécimens ne nous semble pas laisser de doute quant à leur appartenance à une même espèce. Kubo n’ayant pas récolté lui-même le spécimen qu’il a étudié, on peut se demander si la profondeur qu’il mentionne, 350 m environ, est bien exacte. Ceci dit, si cette profondeur était exacte, ce ne serait pas la première fois que l’on observerait une répartition bathymétrique de ce type (voir Tableau 5).</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFD3FFDEFF72FA56F3C8BEEB	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFD0FFDBFE8CFC36F113BEE8.text	03C12110FFD0FFDBFE8CFC36F113BEE8.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia metavitulans Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia metavitulans n. sp.</p><p>(Figs 79-81)</p><p>Sicyonia sp. ? – Haswell 1882: 205.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Australie. Côte est, Port Jackson, 33°51’S, 151°16’E, pas d’autres données, 1 holotype 13,5 mm (AMS P 1416).</p><p>Nouvelle-Calédonie. SMIB 8, stn DW 186, banc Aztèque, 23°24,9’S, 168°05,7’E, 57-59 m, 31.I. 1993, 1 paratype allotype 10,2 mm (MNHN-Na 13475).</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Côte est de l’Australie, Port Jackson. Profondeur de récolte inconnue.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Du Grec meta, avec le sens de voisin, apposé à vitulans pour rappeler combien les deux espèces sont proches.</p><p>DISTRIBUTION. — Connue uniquement de la côte est de l’Australie (Port Jackson) et du banc Aztèque, près de la Nouvelle-Calédonie, par 57-59 m de profondeur.</p><p>CARACTÈRES DISTINCTIFS</p><p>Cette espèce est très proche de S. vitulans . Elle s’en distingue par:</p><p>– le bord supérieur de la carapace (rostre inclus) légèrement concave (au lieu de régulièrement convexe);</p><p>– son pétasma avec de forts processus latéraux (absents chez S. vitulans) et des lobes dorsolatéraux qui ont un très petit processus distal interne (absent chez S. vitulans) et un processus distal externe nettement plus court que celui de S. vitulans;</p><p>– la plaque thélycale en forme de violon comme chez S. vitulans mais nettement plus étroite;</p><p>Taille</p><p>La femelle a une carapace mesurant 13,5 mm et une longueur totale de 51 mm, le mâle a une carapace de 10,2 mm de longueur.</p><p>Sicyonia trispinosa de Man, 1907 (Figs 82-84; 109H)</p><p>Sicyonia trispinosa de Man, 1907: 142; 1911: 121; 1913, fig. 44, 44a-e. — Starobogatov 1972: 410 (clé), pl. 11, fig. 147a-b.</p><p>Eusisyonia trispinosa – Burkenroad 1934a: 72, 81, 83. — Anderson &amp; Lindner 1945: 318.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — L’holotype est un mâle (Lc = 4,7 mm) récolté à la station 37 de la Siboga et conservé au ZMA.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Indonésie, îles Paternoster, Sailus ketjil à 27 m de profondeur.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Indonésie. Siboga, stn 37, îles Paternoster, 27 m, fonds corallien, 30-31.III.1900, 1 4,7 mm (ZMA).</p><p>Nouvelle-Calédonie. CHALCAL 2, stn DW 80, 23°26,7’S, 168°01,8’E, 160 m, 30.X.1986, 1 4,6 mm (MNHN-Na 13553).</p><p>Expédition Montrouzier, Touho, plongée, 10 m, 8.IX.1993, 1 juv. 2,8 mm et 1 3,2 mm (MNHN-Na 13558).</p><p>DISTRIBUTION. — Indonésie et Nouvelle-Calédonie, entre 10 et 160 m.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est relativement grêle, s’amincissant à peine de sa base à son extrémité; il s’étend jusqu’à la moitié environ du deuxième article du pédoncule oculaire (jusqu’à l’extrémité du premier article chez le juvénile). Le bord dorsal de la carapace, rostre inclus, porte six dents sans compter celles de l’extrémité tridentée. Trois dents de taille voisine, plus ou moins également espacées, se trouvent en arrière de l’orbite; la base de la troisième se situe entre les 3/4 et les 7/8 de la longueur de la carapace (mesurée du fond de l’orbite au bord postérieur). La première dent rostrale est à peine ou nettement en avant de l’orbite. Les dents rostrales sont de taille voisine et leur espacement diminue légèrement de la base à l’extrémité du rostre. Deux ou plus rarement trois dents postrostrales sont en arrière de l’épine hépatique.</p><p>La carapace est dépourvue d’autres dents ou épines, à l’exception de l’épine hépatique, fine et acérée.</p><p>Le lobe infra-orbitaire est arrondi.</p><p>Les premiers péréiopodes présentent une longue épine plus ou moins subdistale sur le bord interne du basis et de l’ischion. Une épine nettement plus petite s’observe également sur le basis des deuxièmes péréiopodes.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une petite dent pointue. Le deuxième segment est entièrement dépourvu de dent et sans sillon transversal. Le sixième présente une dent terminale postérieure. Sur les pleurons, on observe une dent postéroventrale sur le cinquième; le bord ventral du sixième se termine par une dent; la partie du bord postérieur du cinquième pleuron située juste audessus de la dent est concave. Les reliefs de l’abdomen sont modérément marqués; outre les sillons antéro- et postéromédians bien marqués sur les trois premiers segments et moins sur le quatrième, on observe une carène longitudinale au voisinage de la limite entre tergite et pleuron, très nette sur les trois premiers segments, moins nette sur les deux suivants; par contre il n’y a ni petites carènes ni tubercules sur la partie postérieure des segments.</p><p>Le telson, outre la paire d’épines fixes subdistales, habituelles, porte une petite épine mobile vers la moitié de ses bords ventraux. Il présente également les lignes habituelles d’épines mobiles situées de part et d’autre des carènes séparant la face dorsale des faces latérales.</p><p>Le thélycum (Fig. 83) a une plaque thélycale un peu en forme de violon, longue et étroite sauf dans sa partie postérieure nettement élargie. Les lobes antéro-externes de la plaque postérieure sont longs, assez étroits et à bord antéro-externe convexe.</p><p>Le pétasma (Fig. 84) a des lobes dorsolatéraux sans processus distal interne et avec un processus distal externe en forme de corne courte, très légèrement sinueuse, et dirigée vers l’avant. Les lobes ventrolatéraux n’ont pas de processus distal interne mais ont un processus distal externe ovalaire et bifide. De forts processus latéraux en forme de dent mousse s’observent.</p><p>Coloration</p><p>La femelle capturée lors de CHALCAL 2 montre une carapace marbrée, rouge-brun et blanchâtre. L’abdomen est également marbré mais, alors, le rouge-brun est souvent remplacé par du violet assez pâle. La moitié inférieure de la carapace présente trois taches blanches au contour irrégulier, l’une vers l’avant, l’autre vers le milieu et la troisième, postérieure. Le rostre est blanc, les péréiopodes vivement colorés en rouge-brun. Le telson est décoloré; les uropodes portent de très vagues bandes transversales violet très pâle; leur extrémité est lavée de rouge-brun.</p><p>Taille</p><p>Le mâle holotype semble être le plus grand spécimen connu; sa carapace mesure 4,7 mm et sa longueur totale est de 22 mm. Ce mâle est adulte (les deux moitiés du pétasma sont soudées) et l’espèce parait donc petite. Il ne faut toutefois pas oublier que, chez les Sicyonia, on observe une grande échelle de taille chez les adultes, qui semblent devenir matures à de très petites tailles.</p><p>REMARQUES</p><p>Comme nous l’avons mentionné dans les remarques relatives à S. parvula, S. trispinosa est proche, par plusieurs caractères, de cette espèce.</p><p>De Man (1911) insiste sur la similarité de S. trispinosa et S. carinata (Brünnich, 1768), espèce atlantique et méditerranéenne. Il est exact que les deux espèces sont très proches par la forme du rostre, le nombre et la disposition des dents sur le bord dorsal de la carapace, la présence de dents identiques sur le bord dorsal des premier et sixième segments abdominaux ainsi que sur les pleurons des cinquième et sixième segments, les sillons abdominaux également développés et marqués. De même les thélycums sont très semblables. Mais les pétasmas des deux espèces sont totalement différents: chez S. trispinosa il existe un processus latéral en forme de forte dent mousse au tiers distal environ du bord externe du lobe ventrolatéral et, par ailleurs, l’excroissance distale externe de ce même lobe est bifide et dirigée latéralement; chez S. carinata, il n’y a pas de processus latéral et l’excroissance distale externe du lobe ventrolatéral est simple et dirigée antérolatéralement. Enfin, aussi bien chez les mâles que chez les femelles de S. carinata, la carène dorsale du deuxième segment abdominal est traversée par un sillon transversal qui forme alors une encoche plus ou moins circulaire, au niveau du tiers antérieur de la partie de la carène qui ne coulisse pas sous le premier segment; une telle encoche manque totalement chez S. trispinosa, où la carène demeure entière. On peut également remarquer que S. carinata atteint des tailles qui semblent ne pas pouvoir s’observer chez S. trispinosa .</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFD0FFDBFE8CFC36F113BEE8	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFD4FFC0FCF7FC19F4A6BEE8.text	03C12110FFD4FFC0FCF7FC19F4A6BEE8.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia rectirostris de Man 1907	<div><p>Groupe rectirostris</p><p>Sicyonia rectirostris de Man, 1907 (Figs 85-88)</p><p>Sicyonia rectirostris de Man, 1907: 141; 1911: 116; 1913: pl. 10, fig. 39, 39a-c. — Staborogatov 1972: 409, pl. 11, fig. 142 (d’après de Man 1913).</p><p>Eusicyonia rectirostris – Burkenroad 1934a: 71. — Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste).</p><p>MATÉRIEL TYPE. — L’holotype est une femelle (Lc = 5,2 mm) récoltée à la station 193 de la Siboga et conservée au ZMA.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Indonésie, côte est de Sula Besi, baie de Sanana, 22 m.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Madagascar. Côte nord-ouest, Tany Kely près de Nosy Be, 12°44,8’S, 48°10,6’E, plongée, 16 m, 16.X.1970, P. Laboute coll., 1 4,2 mm. — Baie d’Ambaro, luge, 12 m, 10.I.1967, 1 9,0 mm (MNHN-Na 13617).</p><p>Îles Maldives. Sea Lark, Hadamuti, J. S. Gardiner pres., ident. S. carinata, Burkenroad réident. S. rectirostris en 1938, 1 6,7 mm (NHM 1912.2.10.134).</p><p>Philippines. MUSORSTOM 3, stn CP 142, 11°47’N, 123°01,5’E, 26-27 m, 6.VI.1985, 2 3,0 et 3,6 mm.</p><p>Indonésie. Siboga, stn 193, côte est de Sula Besi, baie de Sanana, 22 m, 13-14.IX.1899, 1 holotype 5,2 mm (ZMA).</p><p>Nouvelle-Calédonie. LAGON, stn 113, 22°22,9’S, 166°48,3’E, 32 m, 22.VIII.1984, 1 4,1 mm. — Stn 244, 22°25,0’S, 166°59,6’E, 47 m, 23.X.1984, 1 5,1 mm (MNHN-Na 13564). — Stn 626, 21°57,9’S, 166°52,5’E, 47-48 m, 6.VIII.1986, 1 4,1 mm. — Stn 765, 21°13,8’S, 165°41,8’E, 35 m, 8.I.1987, 2 6,2 et 6,5 mm. — Stn 948, 20°32,2’S, 164°08,8’E, 16 m, 28.IV.1988, 1 5,6 mm. — Stn 1068, 19°57,3’S, 163°52,8’E, 26 m, 23.X.1989, 1 5,5 mm (MNHN-Na 13569). — Stn 1110, 19°43,6’S, 163°41,8’E, 31 m, 25.X.1989, 1 4,0 mm. — Stn 1181, 19°23,9’S, 163°14,7’E, 45 m, 31.X.1989, 1 4,1 mm. — Stn 1182, 19°27,3’S, 163°16,2’E, 48 m, 31.X.1989, 1 5,2 mm. — Stn 1192, 19°35,3’S, 163°24,6’E, 48 m, 1.XI.1989, 1 4,1 mm.</p><p>Expédition Montrouzier, baie de Touho, IX.1993, 1 2,8 mm; 1 3,5 mm. — Koumac, 20°39,8’S, 164°15,3’E, dragage chenal, 55 m, 6.X.1993, 1 4,2 mm.</p><p>Îles Fidji. SUVA 2, stn CP 46, 17°52,5’S, 177°15,5’E, 25 m, 19.X.1998, 2 4,1 et 4,2 mm; 5 5,2- 6,2 mm. — Stn CP 47, 17°53,5’S, 177°13,6’E, 25 m, 19.X.1998, 3 4,6-4,7 mm. — Stn CP 48, 17°56,2’S, 177°14,3’E, 16 m, 19.X.1998, 1 3,8 mm; 3 5,4-5,6 mm. — Stn DW 61, 17°47,0’S, 177°14,6’E, 33 m, 20.X.1998, 1 4,1 mm. — Stn CP 65, 17°47,9’S, 177°12,8’E, 32 m, 21.X.1998, 1 3,7 mm. — Stn CP 66, 17°45,1’S, 177°13,7’E, 37 m, 21.X.1998, 1 4,7 mm; 2</p><p>6,3 et 9,6 mm.</p><p>DISTRIBUTION. — Cette espèce n’a été que rarement récoltée (Madagascar, îles Maldives, Philippines, Indonésie, Fidji et Nouvelle-Calédonie), mais ceci semble dû non pas à sa rareté mais à sa petite taille et elle doit avoir, en fait, une large répartition indo-ouest pacifique. Elle a été trouvée entre 12 et 55 m.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre, plutôt grêle, atteint le milieu environ du deuxième article du pédoncule antennulaire. Il est droit ou très légèrement recourbé ventralement. Le bord dorsal de la carapace (rostre inclus) porte, sans compter l’extrémité tridentée du rostre, six dents dont la taille va diminuant légèrement du bord postérieur de la carapace à l’extrémité du rostre. Les trois postérieures sont postrostrales (la troisième se situe en fait au niveau du fond de l’orbite ou légèrement en arrière). La première se situe aux 4/10 de la longueur de la carapace (mesurée du fond de l’orbite à l’extrémité postérieure du bord dorsal), la seconde est assez nettement plus près de la première que de la troisième. L’espacement des dents rostrales diminue légèrement de la base du rostre à son extrémité.</p><p>L’épine hépatique est petite. Il n’y a pas d’épine infra-orbitaire.</p><p>Seuls les premiers péréiopodes portent une épine subdistale sur le bord interne du basis et de l’ischion. Les épines de la paire se trouvant entre les coxas des deuxièmes péréiopodes sont très petites.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une forte dent dirigée vers l’avant. Le bord dorsal du deuxième segment présente une encoche très nette à la jonction de la partie toujours visible du segment et de celle pouvant coulisser sous le premier segment; la carène de la partie toujours visible est assez élévée et sa partie antérieure forme une dent en forme d’angle plus ou moins droit (Fig. 85B). Le bord postéroventral du cinquième pleuron porte une petite dent aiguë très nette. Celui du quatrième en porte également une mais plus petite ou même réduite à un petit denticule à peine visible; le bord postérieur de ce segment est, toutefois, toujours assez nettement concave. Le bord ventral du pleuron du sixième segment se termine par une petite dent aiguë. Les reliefs de l’abdomen sont bien marqués (Fig. 85B):sur le premier segment, le sillon postéromédian du pleuron se prolonge, ininterrompu, sur le tergite, tandis qu’un sillon antérieur, court, ne s’étend que sur le tergite; sur les deuxième et troisième segments, le tergite présente des sillons antérieur et postérieur disjoints des sillons antéro- et postéromédian du pleuron;sur les quatrième et cinquième segments, les sillons du tergite et du pleuron sont continus, l’ensemble décrivant une large courbe s’étendant sur l’ensemble des faces latérales du segment;seuls les deuxième et troisième segments présentent une carène longitudinale à la limite entre le tergite et le pleuron. Quelques courtes stries longitudinales, assez peu marquées, s’observent sur la partie postérieure des trois premiers segments abdominaux.</p><p>Le telson a la conformation habituelle observée dans ce genre (telson terminé par une forte pointe, encadrée par une paire d’épines fixes, subdistales, peu fortes dans le cas présent). Les bords ventraux sont dépourvus d’épines, tandis qu’aux limites entre la face dorsale et les faces latérales, on observe de nombreuses épines mobiles très petites.</p><p>Le thélycum présente une plaque thélycale qui s’apparente à celles en forme de violon, mais sa partie postérieure, après l’étranglement médian, n’est pas élargie et va s’étrécissant (Fig. 87). La plaque postérieure montre des lobes latéraux allongés, à bord antérieur convexe et à bord externe plus ou moins droit.</p><p>Le pétasma (Fig. 88) est assez simple. Le processus distal externe du lobe ventrolatéral forme un lobe ovalaire. Le processus distal externe du lobe dorsolatéral est en forme de longue corne, fine, orientée antérolatéralement et recourbée ventrodorsalement. Il n’y a pas de processus latéraux.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen observé est une femelle dont la carapace mesure 9,0 mm et la longueur totale 29,5 mm. Le plus grand mâle a une carapace mesurant 5,1 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Voir le chapitre relatif à S. parvula et la discussion concernant les caractères distinctifs des deux espèces.</p><p>Sicyonia parvula (de Haan, 1844) (Figs 89-91) Hippolyte parvulus de Haan, 1844: pl. 45, fig. 6. Sicyonia parvula – de Haan 1849: 195. — Stimpson 1860: 112. — de Man 1911: 117; 1913, fig. 40, 40a-d; 1922: 10. — Balss 1914: 14 (liste). —</p><p>Starobogatov 1972: 410 (clé), pl. 11, fig. 149. — Johnson 1979: 20 (liste). — Lovett 1981: 40 (clé), fig. 79. — Hayashi 1985a: 142 (clé); 1985c: 261, figs 92c, 93c; 1992: 151 (clé), 162, figs 87c, 88c. — Yamaguchi &amp; Baba 1993: 211, fig. 32 (1-2).</p><p>Eusicyonia parvula – Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste). — Kubo 1949: 440 (clé).</p><p>Sicyona laevis – de Man 1911: 118; 1913: pl. 10, fig. 41a, b; 1922: 11, pl. 1, fig. 6, 6a. Non Bate, 1881.? Sicyonia parvula – Hall 1962: 37, 181, fig. 125.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Le RMNH conserve dans l’alcool, sous le numéro 1106, une femelle lectotype de 30 mm de longueur totale (Lc = 8,0 mm; 11,0 mm rostre compris) et une femelle paralectotype (Lc = 8,0 mm), récoltées par von Siebold et Bürger. Ces deux spécimens sont malheureusement en état médiocre.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Japon.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Japon. Sans indication de lieu, 2 8,0 et 8,0 mm (RMNH 1106). — Okinawa, 26°30,0’N, 127°50,9’E, 64 m, R. F. Bolland coll., 18.V.1984, 1 4,7 mm (USNM 412580). — Ibidem, 58 m, R. F. Bolland coll., 15.VI.1984, 1 5,3 mm (USNM 412580). — Banda, Tateyama, Boso Pen., 34°58’N, 139°46’E, 30 m, M. Osawa coll., 24.V.1990, 1 5,0 mm (MNHN-Na 13560).</p><p>Philippines. MUSORSTOM 3, stn CP 142, 11°47’N, 123°01,5’E, 26-27 m, 6.VI.1985, 1 3,0 mm (MNHN-Na 13559).</p><p>Indonesie. Siboga, stn 7, Java, 7°55,5’S, 114°26’E, près du récif de Batjulmati, 15 m et plus, corail et roches, 11.III.1899, 1 4,5 mm, identifiée S. laevis Bate par de Man 1922 (ZMA). — Stn 184, Moluques, mouillage de Kampong Kelang, côte sud de l’île Manipa, 36 m, corail et sable, 11-12.IX.1899, 1 5,0 mm, identifiée S. laevis Bate par de Man 1911 (ZMA).</p><p>Singapour. Au milieu du détroit de Singapour, filet à plancton, 1 juv. 3,0 mm (NHM).</p><p>Australie. Achetée par Mr Bowerbank, 1 4,2 mm (NHM 63.61).</p><p>DISTRIBUTION. — Japon, Singapour, Philippines (archipel de Sulu), Indonésie (Moluques),? Australie. Semble vivre dans les eaux peu profondes; signalée de 13 à 64 m de profondeur.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce n’a été que rarement récoltée. D’après la littérature semblent connus: les deux femelles, adultes, étudiées par de Haan (qui existent à Leyde), un spécimen également du Japon (Kagosima) mentionné par Stimpson (1860), 10 mâles et femelles juvéniles récoltés par la Siboga en Indonésie et aux Philippines, auxquels il faut ajouter deux femelles identifiées, à tort, à S. laevis par de Man (1911, 1922), un juvénile de la région de Singapour mentionné par Hall (1962) et conservé au NHM. Curieusement l’espèce semble pratiquement absente des collections du Japon.</p><p>Une petite femelle provenant d’Australie (sans autre précision), malheureusement en très mauvais état, est conservée également à Londres.</p><p>Le fait que la plupart de ces récoltes concernent des juvéniles, que les deux types soient en mauvais état et que tous les spécimens adultes mentionnés jusqu’à présent soient des femelles, n’a pas facilité l’établissement des caractères de l’espèce.</p><p>Fort heureusement, dans les récoltes de l’USNM, nous avons trouvé un mâle et une femelle, récoltés à Okinawa au même emplacement, que nous identifions à S. parvula, ce qui permet de décrire pour la première fois le pétasma de cette espèce.</p><p>Le principal problème qui s’est posé a été d’essayer de savoir si S. parvula et S. rectirostris sont ou non synonymes.</p><p>À la suite de l’examen du matériel à notre disposition nous pensons que les deux espèces sont distinctes, mais ceci dit, le peu de matériel identifié (correctement?) à S. parvula que nous avons pu examiner nous laisse peu satisfait quant à la solidité de nos conclusions.</p><p>Nous ne donnerons pas ici une description de S. parvula mais mentionnerons les caractères permettant, pensons-nous, de séparer S. parvula et S. rectirostris . Ceux-ci portent sur:</p><p>– le rostre, droit ou légèrement recourbé vers le bas et s’amincissant légèrement de sa base à son extrémité chez S. rectirostris, droit ou légèrement recourbé vers le haut et ne s’amincissant pas chez S. parvula;</p><p>– corrélativement, chez les spécimens adultes, le bord dorsal de la carapace (rostre inclus) convexe chez S. rectirostris et concave chez S. parvula;</p><p>– la deuxième dent postrostrale souvent plus proche de la première que de la troisième chez S. rectirostris, tandis qu’elle est à peine moins espacée de la première que de la troisième chez S. parvula . Mais ce caractère n’est qu’indicatif, car nous avons observé des S. rectirostris dont la deuxième dent postrostrale était pratiquement à égale distance de la première et de la troisième; – le thélycum dont la partie antérieure de la plaque thélycale est, chez S. rectirostris, proportionnellement plus large avec des bords plus convexes postérieurement et dont la partie postérieure s’étrécit vers l’arrière et présente des bords latéraux presque droits, tandis que chez S. parvula, la partie antérieure de la plaque thélycale est très effilée avec des bords latéraux peu convexes et la partie postérieure, non étrécie, présente des bords latéraux convexes (Figs 87; 90);</p><p>– le processus distal externe des lobes dorsolatéraux du pétasma plus obliques par rapport à l’axe du pétasma chez S. rectirostris que chez S. parvula et celui des lobes ventrolatéraux, en forme de courte languette arrondi chez S. rectirostris, totalement atrophié chez S. parvula (Figs 88; 91).</p><p>Il semble par ailleurs que, chez S. rectirostris, le pleuron du quatrième segment abdominal porte toujours un denticule. Chez S. parvula, ce denticule semble pouvoir être totalement absent. Mais comme nous avons vu, à plusieurs reprises et dans le cas de S. bispinosa en particulier, combien ce caractère peut être variable, il ne semble pas qu’il puisse être considéré comme bien valable ici.</p><p>Kubo a considéré S. parvula comme étant très proche de S. bispinosa et la différencie de cette dernière, dans sa clé, par le rostre plus court (égal à la moitié de la longueur de la carapace, au lieu des 2/3 chez S. bispinosa) et par la troisième dent du bord dorsal de la carapace située au niveau ou légèrement en arrière de l’orbite (au lieu d’être nettement en avant chez S. bispinosa).</p><p>On peut ajouter à ces caractères la présence d’un renflement en forme de dent plus ou moins en forme d’angle droit sur le bord dorsal du deuxième segment abdominal (absent chez S. bispinosa), précédé d’une entaille en V du bord dorsal (au lieu d’une simple incision chez S. bispinosa).</p><p>S. parvula paraît également proche de S. trispinosa . Les deux espèces portent chacune trois dents sur le bord dorsal de la carapace, disposées de manière très voisine, et ont toutes deux un rostre assez grêle et relativement court.</p><p>Les deux espèces se distinguent toutefois par:</p><p>– la présence d’un renflement plus ou moins en forme de dent sur le bord dorsal du deuxième segment abdominal de S. parvula (absent chez S. trispinosa);</p><p>– l’absence totale de sillon pleural antérieur sur le premier pleuron abdominal chez S. parvula, alors que chez S. trispinosa, ce sillon est marqué, assez bien, sur toute la hauteur du pleuron;</p><p>– les pétasmas et les thélycums nettement différents (Figures 91 et 84 d’une part, 90 et 83 d’autre part).</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen connu semble être le lectotype dont la longueur totale est de 30 mm.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFD4FFC0FCF7FC19F4A6BEE8	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFCEFFCEFF64FB36F296BEEB.text	03C12110FFCEFFCEFF64FB36F296BEEB.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia bispinosa (de Haan 1844)	<div><p>Sicyonia bispinosa (de Haan, 1844)</p><p>(Figs 92-95; 110A)</p><p>Hippolyte bispinosus de Haan, 1844: pl. 45, fig. 9.</p><p>Sicyonia bispinosa – de Haan 1849: 195. — de Man 1911: 112, 120; 1913: pl. 10, fig. 42, 42a-c. — Parisi 1919: 68. — Balss 1924: 45 (liste). — Chace 1955: 3, fig. 2a-b. — McNeill 1968: 14. — Monod 1969: 191, figs 1-14; 1976: 137, figs 72, 73. — Kikuchi &amp; Miyake 1978: 20 (liste). — Starobogatov 1972: 410 (clé), pl. 11, fig. 150 (copie dessin de de Man 1913). — Hayashi 1985a: 143 (clé); 1985b: 194, figs 85, 90a, 91a; 1992: 152 (clé), 153, figs 80, 85a, 86a. — Yamaguchi &amp; Baba 1993: 211, fig. 33 (1-2).</p><p>Sicyona (sic) bispinosa – Thomassin 1978, annexe 3: 56, 184, 299.</p><p>Eusicyonia bispinosa – Burkenroad 1934a: 71. — Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste). — Miyake 1961: 8 (liste). — Miyake et al. 1962: 122.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Le lectotype, une femelle de 38 mm de longueur totale (Lc = 10,0 mm, 14,4 mm rostre inclus), récoltée par von Siebold et Bürger et conservée dans l’alcool, se trouve au RMNH, où il est conservé sous le numéro 1105.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Japon.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Japon. Sans autre indication, 1823-1834, von Siebold &amp; Bürger coll., 1 holotype 10,0 mm (RMNH 1105). — Au large d’Amakusa Is., Kumamoto Pref., 19.VII.1959, 1 8,2 mm ; 1 13,0 mm (MNHN-Na 13554).</p><p>Îles Marshall. Atoll Rongelap, 11°30’N, 166°45’E, 42 m, 16.VI.1946, 2 abimée et 4,4 mm (USNM 94724).</p><p>Philippines. Archipel des Sulu, Siboga, stn 99, 6°07,5’N, 120°26’E, au mouillage de North-Ubian, en surface, 1 juvénile 3,5 mm.</p><p>Indonésie. Albatross, Philippines Exped., 1908-1909, îles Célèbes, détroit de Butung, île Tobea, mare de la zone intertidale, 15.XII.1909, 1 6,1 mm (USNM 261764).</p><p>Îles Fidji. SUVA 2, stn DW 62, 17°47,9’S, 177°47,9’E, 32 m, 20.X.1998, 1 5,4 mm; 1 6,4 mm.</p><p>Nouvelle-Calédonie. Lagon de Nouméa, fosse aux canards, R. Catala coll., 2.VII.1967, T. Monod det., 1 6,4 mm. — Ibidem, 20 m, 1976, R. Catala coll., T. Monod det., 1 6,6 mm.</p><p>Lagon de Nouméa, stn 23, île aux Canards, 1,5-3,5 m, herbier récifal, 23.III.1979, M. Ledoyer coll., 1 4,1 mm; 2 5,1 et 6,4 mm. — Stn 34, îlot Maître, zone intertidale, herbiers mixtes, 26.III.1979, 1 4,7 mm. — Stn 39, ibidem, zone intertidale, herbiers mixtes, 27.III.1979, 1 6,5 mm. — Stn 42, ibidem, zone intertidale, herbiers mixtes, 29.III.1979, 1 juv. — Stn 43, ibidem, zone intertidale, herbiers mixtes, 29.III.1979, 1 6,3 mm. — Stn 44, ibidem, zone intertidale, herbiers mixtes, 29.III.1979, 1 5,8 mm; 3 7,6-8,0 mm. — Stn 48, ibidem, 5-7 m, herbiers mixtes, 6.IV.1979, 1 juv. 2,0 mm; 1 abimé. — Stn 49, ibidem, 5-7 m, herbiers mixtes, 6.IV.1979, 1 3,5 mm. — Stn 70, récif Abore, 4-5 m, pente interne du récif, sables coralliens avec Halophila, 12.IV.1979, 3 4,5-6,3 mm; 2 5,3 et 6,0 mm. — Stn 82, récif Mba, 8 m, herbiers mixtes, 26.IV.1979, 1 juv. 2,7 mm; 2 6,0 et 6,1 mm; 2 4,0 et 8,0 mm; 1 8,5 mm (MNHN-Na 13563). — Stn 83, récif Mba, 8 m, herbiers mixtes, 26.IV.1979, 1 6,5 mm. — Stn 87, îlot Ndué-Yé, 4- 5 m, herbiers mixtes, 26.IV.1979, 8 juv., 15 4,0- 5,7 mm; 10 3,5-7,5 mm.</p><p>LAGON, stn 2, 22°19,3’S, 166°23,5’E, 14 m, 21.V.1984, 1 5,0 mm. — Stn 3, 22°20,9’S, 166°22,2’E, 15 m, 21.V.1984, 2 3,2 et 5,0 mm; 3 5,0- 7,5 mm (MNHN-Na 13556). — Stn 4, 22°22,5’S, 166°20,7’E, 9 m, 21.V.1984, 2 4,2 et 4,5 mm. — Stn 8, 22°22,9’S, 166°17,8’E, 15 m, 21.V.1984, 1 4,5 mm. — Stn 21, 22°22,8’S, 166°23,4’E, 10 m, 23.V.1984, 1 6,2 mm. — Stn 23, 22°24,3’S, 166°24,8’E, 10-18 m, 23.V.1984, 1 6,0 mm; 2 7,9 et 8,2 mm. — Stn 69, 22°22,8’S, 166°31,7’E, 13 m, sable coquillier et foraminifères, 20.VIII.1984, 2 5,0 et 5,1 mm; 3 5,0- 7,4 mm. — Stn 95, 22°31,3’S, 166°32,8’E, 14 m, sable blanc, 21.VIII.1984, 1 5,2 mm. — Stn 99, 22°32,6’S, 166°34,6’E, 14 m, algues et coraux, 21.VIII.1984, 1 5,8 mm. — Stn 100, 22°32,6’S, 166°34,6’E, 15 m, algues, coraux, 21.VIII.1984, 1 5,1 mm. — Stn 121, 22°28,0’S, 166°43,1’E, 12 m, 23.VIII.1984, 1 5,5 mm. — Stn 124, 22°31,3’S, 166°41,1’E, 18 m, sable à Halimeda, foraminifères, 23.VIII.1984, 2 6,5 et 6,7 mm; 1 9,2 mm. — Stn 127, 22°30,6’S, 166°45,9’E, 55 m, débris coralliens, 23.VIII.1984, 1 5,2 mm. — Stn 152, 22°32,3’S, 166°42,8’E, 23 m, sable grossier, 24.VIII.1984, 1 abimé. — Stn 153, 22°32,7’S, 166°42,8’E, 22 m, sable grossier, 24.VIII.1984, 2</p><p>5,7 et 6,3 mm. — Stn 154, 22°32,9’S, 166°39,7’E, 29 m, 28.IV.1984, 1 6,2 mm. — Stn 163, 22°12,0’S, 166°07,5’E, 15 m, sable grossier à foraminifères, 18.IX.1984, 1 8,5 mm. — Stn 224, 22°34,3’S, 166°41,1’E, 30 m, maërl et foraminifères, 22.X.1984, 1 8,2 mm. — Stn 249, 22°25,1’S, 166°42,4’E, 11 m, sable grossier et coraux, 24.X.1984, 1 6,5 mm; 6 7,3-7,9 mm. — Stn 250, 22°18,5’S, 166°25,6’E, 10 m, sargasses, 7.XI.1984, 1 8,0 mm. — Stn 253, 22°22,1’S, 166°22,9’E, 16 m, sable grossier, 7.XI.1984, 1 6,9 mm. — Stn 254, 22°23,5’S, 166°21,3’E, 8 m, sable blanc et foraminifères, 7.XI.1984, 1 8,1 mm. — Stn 261, 22°16,8’S, 166°24,3’E, 19 m, vase à turitelles, 7.XI.1984, 1 9,0 mm. — Stn 280, 22°22,4’S, 166°25,2’E, 24 m, 9.XI.1984, 1 abimé; 1 7,3 mm. — Stn 305, 22°41,5’S, 166°46,3’E, 26 m, sable blanc, éponges, 27.XI.1984, 2 5,7 et 6,1 mm; 1 7,8 mm. — Stn 356, 22°28,8’S, 167°04,6’E, 78 m, vase, 29.XI.1984, 1 9,0 mm. — Stn 461, 18°22,1’S, 162°59,5’E, 35 m, sable à Halimeda, coraux, 1.III.1985, 2 9,6 et 10,9 mm (MNHN-Na 13555). — Stn 533, 19°17,8’S, 163°26,6’E, 50 m, 6.III.1985, 1 7,1 mm. — Stn 710, 21°24,0’S, 166°02,5’E, 30-31 m, 10.VIII.1986, 1 5,6 mm. — Stn 713, 21°22,6’S, 166°00,7’E, 34-35 m, 11.VIII.1986, 2 3,3 et 4,9 mm. — Stn 715, 21°20,2’S, 165°59,8’E, 34- 35 m, 11.VIII.1986, 1 5,1 mm; 1 4,0 mm. — Stn 866, 20°37,5’S, 165°02,7’E, 26 m, 13.I.1987, 1 5,1 mm. — Stn 942, 20°37,1’S, 164°13,1’E, 15 m, 28.IV.1988, 1 4,8 mm. — Stn 1043, 20°04,7’S, 164°02,6’E, 13 m, 4.V.1988, 1 5,1 mm. — Stn 1046, 20°05,0’S, 164°06,6’E, 6-7 m, 4.V.1988, 1 7,6 mm. — Stn 1049, 20°08,1’S, 164°08,4’E, 8-12 m, 4.V.1988, 1 6,0 mm. — Stn 1073, 19°59,8’S, 164°03,0’E, 28 m, 23.X.1989, 1 5,6 mm. — Stn 1094, 19°54,4’S, 163°41,2’E, 25 m, 24.X.1989, 1 5,8 mm. — Stn 1209, 19°45,1’S, 163°38,6’E, 21 m, 2.XI.1989, 1 8,1 mm. — Stn 1215, 19°48,0’S, 163°40,0’E, 26 m, 3.XI.1989, 2 6,0 et 6,1 mm.</p><p>Lagon, chenal de l’îlot Maître, 20 m, plongée, sur tube d’ Eunice, VI.1992, P. Bouchet coll., 1 8,3 mm. — Ibidem, 22 m, plongée, 28.IX.1992, 2 4,0 et 4,5 mm. — Îlot Maître, 6 m, herbiers, suceuse, 24.III.1993, 2 3,6 et 4,9 mm. — Entre récifs Croissant et Lareignère, 20 m, plongée, 24.IV.1993, 1 4,0 mm; 1 5,1 mm.</p><p>Lagon, Seiche Croissant, herbiers avec petit chalut, 7.V.1998, B. Richer de Forges coll., 1 5,0 mm; 2 2,8 et 4,6 mm.</p><p>Lagon, chenal « croissant », plongée de nuit, 22.II.2001, P. Laboute coll., 1 5,5 mm.</p><p>Expédition Montrouzier, Touho, 10 m, plongée, 8.IX.1993, 1 juv. 3,7 mm.</p><p>Îles Loyauté. PLOUVEAL, stn 1222, 20°28,0’S, 166°30,0’E, 15 m, 12.IX.1992, 1 4,7 mm.</p><p>Australie. Côte nord-est, Torres Strait, Thursday Island, Battery Point, 10°35’S, 142°13’E, herbiers, 17.IV.1979, P. C. Young (CSIRO) coll., 2 4,5 et 5,3 mm (AMS P 28758). — Great Barrier Reef Exped., stn 17, 1/4 mille N de Direction Is., chalutage, 35 m, 9.III.1929, F. A. McNeill ident., 1 10,0 mm (NHM 1950.12.1.126).</p><p>Côte nord-ouest, Port Hedland, zone intertidale, empoisonnement, 3.VII.1959, 1 5,1 mm (WAM 169-94).</p><p>Îles Cocos. Great Barrier Reef Exped., stn 17, 1/4 mille N de Direction Is. au large de Lockout Point, 35 m, chalutage, 9.III.1929, F. A. McNeill ident., 1 10,0 mm (NMH 1950.12.1.126).</p><p>A</p><p>D</p><p>Golfe de Suez. R. McAndrew coll., 2 4,7 et 5,3 mm (NHM 69.49).</p><p>Madagascar. Côte ouest, Tuléar, stn P6, dune hydraulique sur l’arrière du grand récif, 10.XI.1967, R. Hipeau coll., 1 5,2 mm (MNHN-Na 12930). — Stn 638, grand récif, herbiers de Thalassodendron ciliatum et Syringodium, zone intertidale à subtidale, 14.IV.1972, B. Thomassin coll., 1 6,5 mm (MNHN-Na 12929).</p><p>DISTRIBUTION. — Japon, îles Marshall, Philippines, Indonésie, Fidji, Nouvelle-Calédonie, îles Loyauté, côtes nord-est et nord-ouest d’Australie, îles Cocos, golfe de Suez, Madagascar. Dans les herbiers des récifs où elle semble commune et jusqu’à 78 m de profondeur.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est long (il atteint l’extrémité du deuxième article du pédoncule antennulaire ou peu s’en faut) et relativement grêle. Il est un peu plus grêle dans sa partie basale, au niveau de l’oeil, que dans sa partie distale, passé l’oeil). Il est presque droit (surtout chez les mâles) ou assez nettement recourbé vers le haut (surtout chez les femelles). Le bord dorsal de la carapace (rostre inclus) porte six dents (sans compter la pointe du rostre). Deux de ces dents, les plus fortes, se trouvent au premier et au second tiers, environ, de la longueur comprise entre l’orbite et le bord postérieur de la carapace. Quatre sont sur le rostre, la basale étant toujours plus ou moins nettement en avant de l’orbite. La pointe du rostre est formée par une dent bifide, dont les deux pointes sont très nettement incurvées vers le bas. Le bord inférieur du rostre porte une seule dent, subdistale.</p><p>La carapace porte, en outre, une très petite dent antennaire et une dent hépatique fine et assez longue.</p><p>Les yeux ne sont pas très gros. Le pédoncule oculaire est presque cylindrique et la cornée, modérément développée et peu aplatie dorsoventalement, coiffe ce cylindre en le laissant largement visible en vue latérale.</p><p>Les premiers péréiopodes présentent une épine subdistale sur le bord interne du basis et de l’ischion. Les deuxièmes péréiopodes en sont dépourvus.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une forte dent dirigée vers l’avant et légèrement, ou non, recourbée. Le deuxième segment est dépourvu de dent, mais son bord dorsal est entaillé à la limite entre la partie coulissante sous le premier segment et la partie du segment toujours visible; cette entaille est peu ouverte et partiellement réduite à l’état de fissure (Fig. 93B, E). Les sculptures de l’abdomen ne sont que modérément marquées; on observe les carènes longitudinales au-dessus de la limite des tergites et des pleurons (visibles surtout sur les segments 2 et 3) ainsi que les sillons habituels. Le sillon antérieur du premier tergite est séparé du sillon antéromédian du pleuron par un espace lisse, assez court; ce sillon pleural est peu marqué, assez mal défini, puis s’estompe dans sa partie inférieure alors qu’il vient rejoindre la partie inférieure du sillon postéromédian. De petites carènes longitudinales, fines et peu marquées, situées les unes au-dessous des autres, s’observent sur la partie postérieure des segments, surtout sur les moitiés supérieures des trois premiers. Le pleuron du cinquième segment présente une dent postéroventrale, dirigée vers l’arrière, aiguë et bien développée; au-dessus d’elle, le bord postérieur du pleuron est nettement concave. Le pleuron du quatrième segment présente soit un bord postéro-inférieur régulièrement arrondi, dépourvu de dent, et un bord postérieur pratiquement droit (cas du lectotype), soit un bord postéro-inférieur présentant un denticule de taille variable et un bord postérieur très légèrement concave. Le bord ventral du sixième segment se termine par une petite dent.</p><p>Le telson ne présente pas de particularité: ses bords ventraux sont armés habituellemet d’une petite épine mobile vers leur milieu. Des petites épines mobiles, plus ou moins disposées sur deux lignes d’une dizaine d’épines chacune, s’observent de part et d’autre des carènes séparant la face dorsale des faces latérales.</p><p>Le thélycum (Fig. 94) fait partie de ceux dont la plaque thélycale est en forme de violon. Cette plaque est fortement creusée en cuiller. La plaque postérieure est très développée; ses lobes antérolatéraux, de grande taille, présentent un bord antérieur arrondi et un bord externe légèrement concave.</p><p>Le pétasma (Fig. 95) est assez simple, en ce sens que le processus distal externe du lobe ventrolatéral est très développé et que le lobe dorsolatéral présente seulement un processus distal externe en forme de corne fine, dirigée antérodorsalement et plus ou moins recourbée. Il n’y a pas de processus latéraux.</p><p>Coloration</p><p>D’après une note de R. Catala, le spécimen de S. bispinosa qu’il avait récolté et qui a été étudié par Monod (1976) était d’un « rouge éclatant ».</p><p>Ceci ne correspond pas à la coloration observée sur un autre spécimen du lagon de Nouméa dont une photographie en couleurs a été prise (Fig. 110A). La majeure partie du corps de ce spécimen ainsi que les pléopodes des trois premiers segments abdominaux présentent une coloration marbrée blanche et brun doré avec, sur la partie supérieure du corps, quelques petits points bleus. Le rostre, les dents postrostrales, les antennes, les antennules, les scaphocérites, les péréiopodes, les carènes dorsales des segments abdominaux, le telson, les uropodes, les pléopodes des quatrième et cinquième segments abdominaux sont blanchâtres, avec des bandes transversales rougeâtres plus ou moins marquées.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen que nous ayons examiné est une femelle dont la carapace mesure 13,0 mm et qui a une longueur totale de 48 mm. Cette taille est celle citée par Yamaguchi &amp; Baba (1993: 212) comme étant la taille maximale de l’espèce.</p><p>REMARQUES</p><p>Le traitement de cette espèce nous a fort embarrassé. Les spécimens de Nouvelle-Calédonie et des îles Fidji se distinguent, en effet, par la présence constante d’un denticule postéroventral bien développé (méritant, à la limite, le nom de dent) sur le pleuron du quatrième segment abdominal (Fig. 93C).</p><p>Pendant un temps nous avons pensé que cette différence justifiait la création de deux sousespèces: S. bispinosa bispinosa pour les spécimens identiques au lectotype (sans aucune dent sur le quatrième pleuron abdominal) et S. bispinosa dentata pour les spécimens de la Nouvelle- Calédonie et des îles Fidji et ce d’autant plus que le processus distal externe du lobe dorsolatéral du pétasma, presque droit chez les spécimens sans denticule sur le quatrième pleuron abdominal, se montre nettement recourbé chez ceux de Nouvelle-Calédonie et des îles Fidji (Fig. 95H, I). L’observation au Japon, aux Philippines, en Australie et aux îles Cocos de spécimens présentant un denticule souvent très faible sur le quatrième pleuron abdominal d’une part, les orientations et les formes légèrement différentes du processus distal externe du lobe dorsolatéral du pétasma relevées chez des spécimens japonais, australiens et malgaches d’autre part, nous en ont toutefois dissuadé, nous amenant à estimer que les différences observées doivent être considérées comme des variations géographiques d’une même espèce. Il est évidemment possible que cette conclusion soit infirmée par la suite.</p><p>On notera également que le rostre des spécimens japonais semble être un peu plus haut dans sa partie distale que celui des spécimens néo-calédoniens.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFCEFFCEFF64FB36F296BEEB	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFC1FFC8FCEFFF19F27ABEEB.text	03C12110FFC1FFC8FCEFFF19F27ABEEB.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia benthophila de Man 1907	<div><p>Groupe benthophila</p><p>Sicyonia benthophila de Man, 1907 (Figs 96; 97; 110B)</p><p>Sicyonia benthophila de Man, 1907: 143; 1911: 113; 1913: pl. 9, fig. 37, 37a-e. — Starobogatov 1972: 409, pl. 11, fig. 141a, b (reproduction de figures de de Man 1913).</p><p>Eusicyonia benthophila – Anderson &amp; Lindner 1945: 318 (liste).</p><p>MATÉRIEL TYPE. — L’holotype, une femelle (Lc = 4,5 mm) récoltée lors à la station 253 de la Siboga et conservée dans l’alcool, se trouve au ZMA.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Indonésie, près des îles Kai, à 304 m de profondeur.</p><p>MATÉRIEL EXAMINÉ. — Mer de Chine orientale. Yoko- Maru, 28°57,00’N, 127°06,20’E, 307 m, 24.X.1997, T. Kosuge coll., 1 8,2 mm (CBM ZC 5783).</p><p>Taiwan. TAIWAN 2000, stn CP 58, 24°35,1’N, 122°05,8’E, 221-254 m, 4.VIII.2000, 1 5,0 mm (NTOU).</p><p>Indonésie, Moluques. Siboga, stn 253, près des îles Kai, 5°48,2’S, 132°13’E, 304 m, 10.XII.1899, 1 4,5 mm (ZMA).</p><p>KARUBAR, stn CP 78, îles Tanimbar, 9°03’14”S, 131°29’12”E, 289-295 m, 3.XI.1991, 1 5,0 mm.</p><p>Nouvelle-Calédonie. BIOCAL, stn DW 08, 20°34’S, 166°54’E, 435 m, 12.VIII.1985, 1 5,0 mm. — Stn DW 81, 20°29’S, 166°47’E, 430-470 m, 5.IX.1985, 1 5,3 mm. — Stn DW 82, 20°31’S, 166°50’E, 440-460 m, 6.IX.1985, 1 5,5 mm.</p><p>MUSORSTOM 4, stn DW 180, 18°58,8’S, 163°17,7’E, 440 m, 18.IX.1985, 1 4,9 mm. — Stn DW 226, 22°47,2’S, 167°21,6’E, 390 m, 30.IX.1985, 1 5,3 mm.</p><p>BATHUS 2, stn DW 719, 22°47,57’S, 167°14,58’E, 444-455 m, 11.V.1993, 1 5,2 mm.</p><p>Îles Loyauté. MUSORSTOM 6, stn CP 467, 21°05,13’S, 167°32,11’E, 575 m, 21.II.1989, 1 6,0 mm.</p><p>Vanuatu. MUSORSTOM 8, stn CP 980, 19°21,02’S, 169°25,22’E, 433-450 m, 22.IX.1994, 1 6,5 mm; 1 6,8 mm (MNNH-Na 13530).</p><p>DISTRIBUTION. — Connue uniquement de la mer de Chine orientale (28°57,00’N, 127°06,20’E), de Taiwan, de l’est de l’Indonésie, de la Nouvelle- Calédonie, des îles Loyauté et du Vanuatu, entre 221- 254 et 575 m de profondeur.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre, modérément haut et ne s’affinant pas vers son extrémité, est droit avec un bord inférieur convexe; court, il ne dépasse pas l’extrémité du premier article du pédoncule antennulaire. Le bord dorsal de la carapace porte quatre dents, sans compter celles de l’extrémité du rostre. La première se situe au milieu de l’espace séparant le fond de l’orbite du bord postérieur de la carapace; la seconde aux 9/10 de ce même espace; la troisième se trouve, sur le rostre, un peu en avant du fond de l’orbite; la quatrième aux 2/3 de l’espace séparant la base de la troisième dent de l’extrémité du rostre. L’extrémité du rostre porte deux dents, l’une dorsale, l’autre ventrale, séparées par un petit espace convexe qui peut devenir angulaire et prendre l’aspect d’une dent. Toutes ces dents sont petites et ne forment, en aucune manière, une crête comme cela est parfois observé dans le genre. La carapace porte, en outre, une fine épine hépatique. Son lobe infra-orbitaire est légèrement angulaire et peut même présenter un minuscule denticule.</p><p>Les premiers péréiopodes portent une épine subdistale, longue et fine, sur le bord interne du basis et de l’ischion. Une épine, plus petite, s’observe également sur le basis des deuxièmes péréiopodes. Sur le sternite XI, les deux épines situées entre les coxas des deuxièmes péréiopodes sont modérément longues mais très fortes.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une petite dent fine dirigée horizontalement. Aucune trace de dent n’est discernable sur le second segment. Les pleurons des cinq premiers segments abdominaux sont tous arrondis, sans aucune dent ou même denticule et le bord postérieur du pleuron du cinquième segment est convexe. Le sixième segment porte une dent dorsale terminale; son bord ventral se raccorde au bord postérieur suivant un angle droit, ne formant pas de dent; la longueur du sixième segment (mesurée du condyle d’articulation à la pointe du lobe latéral postérieur médian) est, chez les adultes, environ 1,7 fois plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation). Sur tout l’abdomen on n’observe pas de sculptures en relief marquées et les sillons habituels sont à peine esquissés.</p><p>Le telson, environ 1,3 fois plus long que le sixième segment, est assez particulier: sa pointe terminale n’est pas encadrée par une paire de grosses épines fixes mais de nombreuses petites épines mobiles sont implantées le long des bords ventral et dorsal de ses faces latérales ainsi que sur les bords latéraux de sa face dorsale; cette dernière porte également, quelques épines minuscules éparses.</p><p>Le thélycum (Fig. 97) se caractérise par une plaque thélycale en forme de pointe comme il est de règle chez les Sicyonia, qui présente, postérieurement, un étranglement net et qui, audessus de cet étranglement, est large (rapport L/l voisin de 2); cette plaque ne s’affine que très progressivement vers son extrémité et présente donc un aspect assez massif. La plaque postérieure est assez longue et plus large que la plaque médiane; ses bords latéraux sont régulièrement convexes.</p><p>Le pétasma est inconnu.</p><p>Coloration</p><p>Les seules indications que nous possédions consistent en quelques notes prises à bord du Jean Charcot, lors de la récolte d’un spécimen: « rouge-brun marbré de blanc, sans tache d’autre couleur » et une photographie assez médiocre (Fig. 110B).</p><p>Taille</p><p>Cette espèce est petite, le plus grand exemplaire connu, une femelle, ayant une carapace mesurant 6,8 mm et une longueur totale de 22 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Décrite en 1907 d’après un seul exemplaire, cette espèce n’avait jamais, à notre connaissance, été signalée à nouveau. Ceci s’explique vraisemblablement par sa petite taille qui fait qu’elle passe facilement inaperçue, alors que d’après nos récoltes elle semble assez commune.</p><p>Il est vraiment regrettable que tous les spécimens de cette espèce récoltés jusqu’à maintenant, 13 au total, soient des femelles et que le mâle, et par suite son pétasma, demeure inconnu.</p><p>Cette espèce se distingue facilement par son rostre dont la forme est bien caractéristique.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFC1FFC8FCEFFF19F27ABEEB	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFC7FFCAFCC4FBB6F49DB8D6.text	03C12110FFC7FFCAFCC4FBB6F49DB8D6.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia abathophila Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia abathophila n. sp.</p><p>(Fig. 98)</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Philippines. Albatross, Philippines Exped., 1908-1909, Mindanao, Iligan Bay, Camp Overton, 8°15,24’N, 124°07,18’E, 2-4 m, pêche à la dynamite, 6.VIII.1909, 1 holotype 9,0 mm (USNM 261760).</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Philippines, Mindanao, 8°15,24’N, 124°07,18’E, entre 2 et 4 m de profondeur.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Du Grec, a, privatif, bathos, profondeur, et philos, ami, pour rappeler la présence de cette espèce en eau peu profonde.</p><p>DISTRIBUTION. — Philippines, à faible profondeur (2 à 4 m).</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre est relativement grêle, légèrement recourbé ventralement et s’amincit un peu de la base à son extrémité; cette dernière atteint presque l’extrémité du premier article du pédoncule antennulaire. Le bord dorsal de la carapace (rostre compris) porte cinq dents sans compter celles de l’extrémité du rostre. La première se situe aux 4/10 de l’espace séparant le fond de l’orbite du bord postérieur de la carapace; la seconde aux 8/10 de ce même espace; la troisième se trouve sur le rostre juste en avant du fond de l’orbite; la quatrième aux 4/10 de l’espace séparant la base de la troisième dent de l’extrémité du rostre et la cinquième aux 7/10 de ce même espace. L’extrémité du rostre porte deux dents, l’une dorsale, fine et assez longue, l’autre ventrale, plus courte et massive; ces deux dents sont séparées par un petit espace convexe.</p><p>La carapace porte, en outre, une dent hépatique fine et longue. Le lobe infra-orbitaire est angulaire et se termine en pointe marquée.</p><p>Seul l’ischion des premiers péréiopodes porte une petite épine.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une dent assez forte dirigée légèrement vers le haut. Aucune trace de dent n’est discernable sur le second segment. Les pleurons des cinq premiers segments abdominaux sont tous arrondis, sans aucune dent ou même denticule et le bord postérieur du pleuron du cinquième segment est quasiment droit. Le sixième segment présente une dent terminale sur ses bords dorsal et ventraux; sa longueur (mesurée du condyle d’articulation à la pointe du lobe latéral postérieur médian) est, chez les adultes, environ 1,6 fois plus grande que celle du cinquième (mesurée entre les condyles d’articulation). Sur tout l’abdomen on n’observe pas de sculptures en relief marquées et les sillons habituels sont à peine esquissés.</p><p>Le telson, environ 1,3 fois plus long que le sixième segment, se termine par une pointe encadrée par une paire d’épines fixes subdistales. Ses faces latérales ne portent que quelques petites épines mobiles, tandis que les jonctions entre sa face dorsale et ses faces latérales portent une ligne d’au moins une vingtaine de petites épines mobiles serrées.</p><p>Le thélycum (Fig. 98C) présente une plaque thélycale en forme de pointe, comme il est de règle chez les Sicyonia, qui présente postérieurement un étranglement net et qui, au-dessus de cet étranglement, s’élargit légèrement puis s’affine assez rapidement; son rapport L/l est voisin de 2,5. La plaque postérieure est bien développée, avec des bords latéraux sinueux (convexes dans leur partie médiane).</p><p>Le pétasma est inconnu.</p><p>Coloration</p><p>Inconnue.</p><p>Taille</p><p>Le seul exemplaire connu, une femelle, a une carapace mesurant 9,0 mm et une longueur totale d’environ 34 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce n’est connue que par un seul exemplaire, femelle, en mauvais état. Parmi les espèces connues, c’est de S. benthophila qu’elle se rapproche le plus. Elle s’en distingue toutefois facilement par son rostre plus grêle, légèrement recourbé (au lieu d’être droit) et portant trois dents en plus de celle de l’extrémité (au lieu de deux). Par ailleurs sa plaque thélycale est plus effilée que chez S. benthophila (rapport L/l voisin de 2,5 au lieu de 2,0) et son telson porte une paire d’épines subdistales fixes (absentes chez S. benthophila).</p><p>ESPÈCES NON INTÉGRÉES DANS UN GROUPE</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFC7FFCAFCC4FBB6F49DB8D6	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FFC5FF36FCDFFF56F2A5BD4B.text	03C12110FFC5FF36FCDFFF56F2A5BD4B.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia robusta Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia robusta n. sp.</p><p>(Figs 99-102; 110C, D)</p><p>Sicyonia ocellata – de Man 1911: 121, fig. 43. Non Stimpson, 1860.</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Îles Chesterfield. CORAIL 2, stn DW 166, 19°41,49’S, 158°25,24’E, 56 m, 2.IX.1988, 1 holotype 6,1 mm (MNHN-Na 13516).</p><p>Nouvelle-Calédonie. LAGON, stn 83, 22°31,5’S, 166°29,7’E, 22 m, sable coquillier, foraminifères, 21.VIII.1984, 1 paratype 8,4 mm (MNHN-Na 13518). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=163.68666&amp;materialsCitation.latitude=-19.906666" title="Search Plazi for locations around (long 163.68666/lat -19.906666)">Stn</a> 311, 22°44,0’S, 166°46,9’E, 36 m, XI.1984, 1 paratype allotype 4,5 mm (MNHN-Na 13517). — Stn 713, 21°22,6’S, 166°00,7’E, 35 m, 11.VIII.1986, 1 paratype 7,2 mm (MNHN-Na 13529). — Stn 731, 21°17,2’S, 165°52,0’E, 42 m, 12.VIII.1986, 2 paratypes 4,6 et 5,1 mm (MNHN-Na 13519). — Stn 765, 21°13,85’S, 165°41,8’E, 35 m, 8.I.1987, 1 paratype 8,9 mm (MNHN-Na 13520). —Stn 797, 20°57,6’S, 165°32,5’E, 92 m, 9.I.1987, 1 paratype 5,9 mm (MNHN-Na 13521). — Stn 1094, 19°54,4’S, 163°41,2’E, 26 m, 24.X.1989, 1 paratype 3,2 mm ; 2 paratypes 4,8 et 5,5 mm (MNHN-Na 13522). — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=163.41&amp;materialsCitation.latitude=-19.588333" title="Search Plazi for locations around (long 163.41/lat -19.588333)">Stn</a> 1134, 19°31,3’S, 163°34,6’E, 40 m, 26.X.1989, 2 paratypes 5,5 et 6,2 mm (MNHN-Na 13523). — Stn 1192, 19°35,3’S, 163°24,6’E, 48 m, 1.XI.1989, 1 paratype 5,9 mm (MNHN-Na 13524) .</p><p>AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Philippines. Albatross, Philippines Exped., 1908-1909, stn 5218, île Anima Sola, 13°11’15”N, 123°02’45”E, 37 m, 22.IV.1908, 1 9,3 mm (USNM 261765).</p><p>MUSORSTOM 3, stn CP 142, 11°47,0’N, 123°01,5’E, 26-27 m, 6.VI.1985, 3 3,4 à 4,2 mm; 1 6,7 mm.</p><p>Indonésie. Siboga, stn 37, îles Paternoster, Sailus Ketjil, 27 m et moins, coraux et sable corallien, 1 4,8 mm (ZMA). — Stn 301, 10°38’S, 123°25,2’E, côte est de l’île Rotti, baie de Pepela, vase, corail et Lithothamnion, 1 6,0 mm (ZMA).</p><p>Îles Fidji. SUVA 2, stn DW 62, 17°47,9’S, 177°12,9’E, 32 m, 20.X.1998, 1 4,1 mm; 1 6,0 mm.</p><p>Nouvelle-Calédonie. LAGON, stn 123, 22°29,8’S, 166°39,8’E, 21 m, 23.VIII.1984, 1 6,2 mm. — Stn 166, 22°07,4’S, 166°11,8’E, 10 m, 18.IX.1984, 1 5,8 mm. — Stn 252, 22°20,8’S, 166°23,7’E, 22 m, 7.XI.1984, 1 8,7 mm. — Stn 253, 22°22,1’S, 166°22,9’E, 16 m, 7.XI.1984, 1 4,5 mm. — Stn 304, 22°39,8’S, 166°47,9’E, 27 m, sable blanc, algues, coraux, 27.XI.1984, 1 4,7 mm. — Stn 441, 18°03,6’S, 162°55,6’E, 37 m, 25.II.1985, 1 3,0 mm. — Stn 541, 19°06,0’S, 163°13,3’E, 43 m, 6.III.1985, 1 4,8 mm. — Stn 714, 21°21,0’S, 166°01,8’E, 38 m, 11.VIII.1986, 1 4,9 mm. — Stn 716, 21°22,1’S, 165°58,9’E, 30 m, 11.VIII.1986, 1 6,5 mm. — Stn 754, 21°13,15’S, 165°49,25’E, 36 m, 7.I.1987, 1 5,1 mm. — Stn 781, 21°04,6’S, 165°37,8’E, 36 m, 8.I.1987, 1 3,5 mm. — Stn 867, 20°39,0’S, 165°01,3’E, 25 m, 13.I.1987, 1 4,0 mm. — Stn 892, 20°18,3’S, 164°32,15’E, 26 m, 14.I.1987, 1 6,1 mm. — Stn 954, 20°31,0’S, 164°03,0’E, 17 m, 28.IV.1988, 1 4,5 mm. — Stn 963, 20°26,3’S, 164°03,0’E, 23 m, 28.IV.1988, 1 5,9 mm. — Stn 1172, 19°17,8’S, 163°19,9’E, 65 m, 31.X.1989, 1 3,7 mm. — Stn 1181, 19°23,9’S, 163°14,7’E, 45 m, 31.X.1989, 2 4,0 et 4,2 mm. — Stn 1182, 19°27,3’S, 163°16,2’E, 48 m, 31.X.1989, 3 3,2- 3,5 mm; 4 4,0- 4,8 mm. — <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=163.66667&amp;materialsCitation.latitude=-19.8" title="Search Plazi for locations around (long 163.66667/lat -19.8)">Stn</a> 1197, 19°35,6’S, 163°22,1’E, 41 m, 1.XI.1989, 1 5,2 mm. — Stn 1215, 19°48,0’S, 163°40,0’E, 26 m, 3.XI.1989, 1 5,1 mm .</p><p>SURPRISE, stn DW 1381, 18°28,5’S, 163°04,0’E, 32-36 m, 9.V.1999, 1 4,7 mm.</p><p>Îles Chesterfield. CORAIL 2, stn DW 88, 19°05,98’S, 158°55,85’E, 32 m, 26.VIII.1988, 1 16.X.1970, P. Laboute coll., 1 5,3 mm (MNHN- Na 13527).</p><p>Îles Comores. <a href="https://tb.plazi.org/GgServer/search?materialsCitation.longitude=45.265&amp;materialsCitation.latitude=-12.75" title="Search Plazi for locations around (long 45.265/lat -12.75)">Mayotte</a>, BENTHEDI, stn 18 S, 12°45’S, 45°15,9’E, sud de l’îlot Gombé Doumé, 15 m, sable vaseux à Heteropsammia, 22.III.1977, 2 2,1 et 2,3 mm ; 2 2,1 mm (MNHN-Na 13528) et 2,2 mm.</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Îles Chesterfield, par 19°41,49’S, 158°25,24’E, à 56 m de profondeur.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Du Latin robustus, robuste, pour rappeler l’aspect massif de la carapace.</p><p>DISTRIBUTION. — Largement répandue dans l’Indoouest Pacifique puisque trouvée à Madagascar, aux Comores et au banc du Geyser, sur la côte nord-ouest de l’Australie, aux Philippines, aux îles Chesterfield, en Nouvelle-Calédonie et aux îles Fidji. Cette espèce a été trouvée entre 10 et 92 m de profondeur.</p><p>DESCRIPTION</p><p>La carapace a un aspect compact, très caractéristique, ceci étant dû essentiellement à la forte élévation dorsale que présentent la partie postérieure du rostre et la carène postrostrale sur les 2/3 antérieurs de la carapace environ.</p><p>Le rostre, légèrement recourbé ventralement, dépasse à peine la cornée de l’oeil. Le bord dorsal de la carapace porte six dents, rarement cinq, sans compter la pointe du rostre qui est bifide, avec une petite dent dorsale et une petite dent ventrale. Les dents postrostrales sont au nombre de trois ou quatre, la quatrième dent étant au voisinage immédiat du niveau du fond de l’orbite, soit légèrement en avant, soit légèrement en arrière. Deux ou trois dents postrostrales sont en arrière de la dent hépatique. La dent postrostrale postérieure se situe entre le tiers et les 2/5 de la longueur de la carapace (mesurée du bord postérieur au fond de l’orbite). Les dents suivantes ont des tailles et des espacements qui diminuent assez régulièrement de l’arrière vers l’avant et, surtout, se trouvent sur une élévation du bord dorsal de la carapace qui est d’autant plus prononcée que le spécimen est plus grand. Le rostre, haut dans sa partie postérieure, est grêle à son extrémité. La partie ventrale du rostre porte une carène très bien marquée, qui part de l’extrémité du rostre, au niveau du bord supérieur de la dent distale ventrale, s’étend un peu au-dessus du bord ventral du rostre, parallèlement à celui-ci, puis vient se confondre avec l’orbite.</p><p>L’épine hépatique est petite. Un peu au-dessus d’elle et en arrière, on observe un renflement en forme de gros tubercule.</p><p>Le lobe infra-orbitaire est bien développé, saillant et nettement angulaire; sa partie distale peut même être considérée comme dentiforme chez de nombreux spécimens.</p><p>Les basis et ischions de tous les péréiopodes sont dépourvus d’épines.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une forte dent. La carène dorsale de la partie visible du second segment, séparée de la partie coulissante par un étroit sillon peu profond, est assez élévée et arrondie dans sa partie antérieure. Les faces latérales des segments abdominaux présentent des sillons transversaux fins mais très visibles: sur les premier, quatrième et cinquième segments, le sillon postéromédian du pleuron se prolonge directement avec le sillon tergal postérieur; sur les deuxième et troisième segments, ces sillons ne se prolongent pas l’un l’autre et sont distincts; un sillon tergal antérieur s’observe sur les deuxième, troisième, quatrième et cinquième segments; sur ces mêmes segments le sillon antéromédian du pleuron est peu marqué; des carènes longitudinales peu marquées, au voisinage de la jonction entre tergite et pleuron, s’étirent sur les segments 2-4; quelques nodosités, également bien peu marquées, s’observent sur la partie postérieure des segments. Le bord postéroventral du cinquième pleuron est anguleux mais sans dent, sa partie postérieure est droite ou légèrement convexe, mais jamais concave. Le sixième segment se termine dorsalement par une forte dent; chaque bord ventral forme un angle droit avec le bord postérieur correspondant.</p><p>Le telson présente une extrémité en pointe relativement courte et large, encadrée par deux dents fixes. Des épines mobiles, petites mais bien visibles, s’observent le long des carènes séparant la face dorsale des faces latérales; elles sont en nombre variable mais assez peu nombreuses (de l’ordre de six à huit le plus souvent), l’une d’entre elles jouxte chacune des deux dents fixes du côté interne. Les bords ventraux sont dépourvus d’épines.</p><p>Le thélycum (Fig. 101) présente une plaque thélycale lancéolée, dont l’extrémité atteint le niveau de la base des deuxièmes péréiopodes. Cette plaque est environ trois fois plus longue que large; elle s’amincit de manière régulière avec des bords latéraux peu sinueux et est assez fortement creusée en cuiller à sa base. La plaque postérieure est profondément échancrée en son milieu; les deux lobes qui la forment de part et d’autre de l’échancrure présentent un angle antéro-externe en forme de pointe mousse et ont un bord externe légèrement convexe. Le pétasma (Fig. 102) se caractérise par l’énorme développement pris par le processus distal externe des lobes dorso-latéraux qui prennent la forme de grandes cornes courbes, dirigées vers l’arrière. Par contre le processus distal interne des mêmes lobules et les processus antérolatéraux des lobes ventrolatéraux sont atrophiés.</p><p>Coloration</p><p>Blanchâtre, lavée de lie de vin disposée par petites taches nombreuses et irrégulières. Bord dorsal de la carapace, telson et uropodes décolorés, blanchâtres. Une série de taches gris-brun, piquetées ou annelées de blanc, s’observe sur la région dorsale de l’animal. On relève d’avant en arrière: une petite bande transversale centrée sur la partie basale de la deuxième dent postrostrale; une autre, beaucoup plus courte, sur la première dent postrostrale; un ensemble de trois taches irrégulières sur le premier segment abdominal: la première couvre la dent dorsale, les deux autres, disposées côte à côte, se trouvent sur la partie antérieure du segment coulissant sous la carapace; sur le deuxième segment abdominal, une tache couvre la partie postérieure, divisée, de la carène dorsale et est flanquée de part et d’autre, vers l’arrière, par un groupe de trois ou quatre petites taches circulaires. Sur les quatre segments abdominaux suivants, la tache s’étend sur la partie antérieure de la carène dorsale. Outre ces taches, on en observe une couvrant l’angle postéroventral du pleuron du sixième segment abdominal.</p><p>Taille</p><p>Le plus grand spécimen observé, une femelle, a une carapace mesurant 8,7 mm, ce qui correspond à une longueur totale de 30 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce est remarquable par la forme de sa carapace et par la forme de son pétasma. Ce dernier est vraiment unique dans le genre; il rappelle toutefois, au développement et à l’orientation du processus distal externe des lobes dorsolatéraux près, celui de S. rectirostris .</p><p>Sicyonia robusta n. sp. semble commune. Il est vraisemblable que sa petite taille explique qu’elle n’ait pas été récoltée plus souvent jusqu’à présent.</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FFC5FF36FCDFFF56F2A5BD4B	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
03C12110FF39FF31FEA8FAD6F30CB90B.text	03C12110FF39FF31FEA8FAD6F30CB90B.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Sicyonia komai Crosnier 2003	<div><p>Sicyonia komai n. sp.</p><p>(Figs 103; 104)</p><p>MATÉRIEL TYPE. — Japon. Île Irimote, Uehara beach, herbiers de la zone intertidale, filet à main, 18.VII.2000, 1 paratype allotype 3,9 mm (MNHN-Na 13557).</p><p>Thailande. Côte ouest, Ao Tang Khen, Phuket, zone intertidale, herbiers, filet à main, 11.III.1995, T. Komai coll., 1 holotype 3,9 mm (CBM-ZC 2242).</p><p>LOCALITÉ TYPE. — Thailande, Phuket, zone intertidale.</p><p>ÉTYMOLOGIE. — Cette espèce est dédiée à Tomoyuki Komai, du CBM, jeune collègue dont l’enthousiasme pour la taxonomie et l’énergie qu’il déploie dans ses recherches sont réconfortants. Le nom est utilisé en apposition, malgré la recommandation 31A du Code international de Nomenclature zoologique (ICZN 1999), pour une raison d’euphonie.</p><p>DISTRIBUTION. — Encore connue que de la côte ouest de la Thailande et du Japon, dans les herbiers de la zone intertidale.</p><p>DESCRIPTION</p><p>Le rostre, peu haut, est court (son extrémité atteint celle de l’oeil). Il est très légèrement recourbé ventralement. Le bord dorsal de la carapace (rostre inclus) porte, sans compter l’extrémité bidentée du rostre, six dents dont la taille va diminuant de la première à la troisième, les suivantes étant subégales et égales à la troisième. Les trois postérieures sont en arrière de l’orbite (la troisième est nettement en arrière de celle-ci). Deux dents sont en arrière de l’épine hépatique. La première dent postrostrale (comptée à partir du bord postérieur de la carapace) se situe aux 35/100 de la longueur de la carapace (mesurée du fond de l’orbite au bord postérieur de la carapace), la seconde aux 70/100 et la troisième aux 95/100; autrement dit, la seconde est nettement plus près de la troisième dent que de la première. L’espacement des dents rostrales diminue légèrement de la base du rostre à son extrémité.</p><p>L’épine hépatique est petite. Le lobe infra-orbitaire est angulaire avec une petite dent.</p><p>L’abdomen présente, sur le bord dorsal du premier segment, une dent fine dirigée vers l’avant. Le bord dorsal du deuxième segment est découpé par un sillon transversal profond et large à la jonction de la partie toujours visible du segment et de celle pouvant coulisser sous le premier segment; en arrière de ce sillon se trouve une dent fine dirigée vers l’avant (érodée chez la femelle). Le bord postéroventral du quatrième segment est régulièrement arrondi, celui du cinquième porte une petite dent au-dessus de laquelle le bord du pleuron est concave. Le bord ventral du pleuron du sixième segment se termine par une petite dent aiguë. Les reliefs de l’abdomen sont bien marqués: les faces latérales des segments abdominaux présentent des sillons transversaux fins mais très visibles: sur les premier, quatrième et cinquième segments, le sillon postéromédian du pleuron se prolonge directement avec le sillon tergal postérieur; sur les troisième et quatrième segments, ces sillons ne se prolongent pas l’un l’autre et sont distincts; un sillon tergal antérieur s’observe sur les deuxième, troisième, quatrième et cinquième segments; sur ces mêmes segments le sillon antéromédian du pleuron est peu marqué ou même absent; seuls les deuxième et troisième segments présentent une carène longitudinale marquée à la limite entre le tergite et le pleuron. Quelques courtes stries longitudinales s’observent sur la partie postérieure des segments; elles sont surtout marquées sur les trois premiers.</p><p>Le telson a la conformation habituelle observée dans ce genre (telson terminé par une forte pointe, encadrée par une paire d’épines fixes, subdistales, peu fortes dans le cas présent). Les bords ventraux sont dépourvus d’épines, tandis qu’aux limites entre la face dorsale et les faces latérales, on observe de nombreuses épines mobiles très petites.</p><p>Le thélycum (Fig. 104A) présente une plaque thélycale lancéolée, large, à bords très sinueux et à pointe relativement courte; le rapport L/l de cette plaque est égal à 2. La plaque postérieure montre des lobes latéraux massifs, courts et à bord externe très convexe.</p><p>Le pétasma (Fig. 104 B-D) a des lobes dorsolatéraux sans processus interne développé et avec un processus distal externe en forme de corne, assez court, renflé à sa base et recourbé vers l’avant. Les lobes ventrolatéraux ont un processus distal externe bas, entier, arrondi, à peine saillant et un processus interne étroit et plus saillant. Les bords latéraux du pétasma sont sinueux et sans excroissance dentiforme.</p><p>Taille</p><p>Les deux spécimens connus, une femelle et un mâle, ont une carapace mesurant 3,9 mm et une longueur totale de 15 mm.</p><p>REMARQUES</p><p>Cette espèce semble proche de S. rectirostris et de S. robusta n. sp.</p><p>De la première, elle se distingue par:</p><p>– son rostre plus court, à extrémité bidentée (au lieu de tridentée);</p><p>– la deuxième dent postrostrale très nettement plus proche de la troisième que de la première;</p><p>– le bord postéroventral du quatrième segment abdominal inerme (au lieu de présenter une petite épine);</p><p>– le thélycum avec une plaque thélycale dont la partie postérieure est courte (au lieu d’être très allongée) et une plaque postérieure avec des lobes latéraux également courts (au lieu de très allongés) (comparer les Figures 104A et 87).</p><p>Les pétasmas des deux espèces présentent, par contre, des analogies évidentes (comparer les Figures 104 B-D et 88).</p><p>De S. robusta n. sp., elle se distingue par:</p><p>– le bord dorsal de la carapace beaucoup moins convexe;</p><p>– les intervalles séparant les six épines postrostrales et rostrales décroissant beaucoup plus irrégulièrement (comparer les Figures 103A et 99A);</p><p>– la présence d’une petite dent postéroventrale sur le cinquième segment abdominal (absente chez S. robusta n. sp.);</p><p>– le thélycum avec une plaque thélycale beaucoup plus massive (rapport L/l égal à 2, au lieu d’être supérieur à 2,5) et une plaque postérieure avec des lobes latéraux à bord externe beaucoup moins convexe (comparer les Figures 104A et 101);</p><p>– le pétasma (comparer les Figures 104 B-D et 102).</p></div>	https://treatment.plazi.org/id/03C12110FF39FF31FEA8FAD6F30CB90B	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Crosnier, Alain	Crosnier, Alain (2003): Sicyonia (Crustacea, Decapoda, Penaeoidea, Sicyoniidae) de l’Indo-ouest Pacifique. Zoosystema 25 (2): 197-348, DOI: 10.5281/zenodo.5394281
