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03FD87D9FFA9C95AA087FDD3476BFC44.taxon	description	Le fourmilion panthère Dendroleon pantherinus est un insecte relativement grand aux taches alaires très distinctives (Fig. 1). L’espèce se rencontre plus généralement dans des biotopes riches en vieux arbres creux, nécessaires au développement larvaire, sous un climat clément (Colombo et al. 2013). Aspöck et al. (1980) mentionnent que l’espèce vit de préférence à une altitude inférieure à 500 m, mais les signalements suisses des Grisons et du Tessin se situent tous aux environs de 800 m d’altitude (P. Duelli in litt.). La larve de ce Névroptère, décrite pour la première fois par Brauer (1867), vit généralement dans les cavités de vieux arbres, chassant les petits arthropodes dans l’humus s’y accumulant, sans faire d’entonnoir (Gepp & Hölzel 1989). Au sud des Alpes, on trouve typiquement ces larves dans le châtaignier, tandis qu’au nord elles semblent préférer le chêne (Duelli 2010). Les adultes s’observent entre juillet et août (Colombo et al. 2013). Dendroleon pantherinus semble réellement être une espèce rare, avec très peu de signalements en dépit de son apparence peu commune et de son attrait pour l’éclairage domestique (Devetak et al. 2010, Tillier 2010, Colombo et al. 2013). Il peut cependant être localement commun, Steffan (1975: 394) signalant par exemple la capture d’une dizaine d’imagos au piège lumineux à la lisière d’une châtaigneraie en Isère. Des adultes et des larves ont aussi été observés dans des greniers et des cabanes de vignes, à proximité de nids de frelons (Gepp & Hölzel 1989, Gepp 2010). Colombo et al. (2013) avancent l’hypothèse que ces lieux puissent paraître attractifs aux adultes souhaitant pondre, voire propices au développement des larves; ce qui semble être confirmé par P. Duelli dans un article publié dans le Tessiner Zeitung du 3 octobre 2008. En l’état actuel de nos connaissances sur l’écologie de D. pantherinus, et notamment sur l’habitat naturel larvaire, il est intéressant de noter que les larves de ce fourmilion peuvent aussi trouver un micro-habitat convenable dans les éléments du bâti. Des recherches ciblées semblent toutefois nécessaires pour préciser les exigences écologiques de l’espèce et les corréler à son apparente rareté. D. pantherinus est largement répandu en Europe, mais décrit comme rare et localisé (Aspöck et al. 2001, Tillier 2011, Colombo et al. 2013). Sa distribution pourrait s’arrêter au Caucase, les signalements asiatiques pouvant concerner d’autres espèces (Krivokhatsky 2001, Badano & Pantaleoni 2014). En France, les données synthétisées par Colombo et al. (2013) et Tillier et al. (2013) montrent que les données récentes concernant le fourmilion panthère se concentrent uniquement dans le tiers sud du territoire français, et dans les départements de l’Indre et de l’Indre-et-Loire. Dans la moitié est du pays, le signalement le plus septentrional se situe sur la commune du Pont-de-Beauvoisin, en Isère (Steffan 1975, Tillier 2010). En Suisse, l’espèce est connue du sud du pays, dans les cantons du Tessin et des Grisons (Duelli 2010). Le 2 juin 2015, T. Andriollo a découvert une aile antérieure d’un fourmilion panthère dans les greniers du Château des Bois à Satigny (Genève, Suisse) (coordonnées: 46.215197, 6.051885), dans un domaine riche en vieux arbres sénescents à cavités, notamment des chênes pluricentenaires. Cette observation a été faite dans le cadre du suivi d’une colonie d’oreillards roux Plecotus auritus. Cette prospection visait à récupérer les restes non consommés de grosses proies, fréquemment retrouvés sous les perchoirs de ces chauves-souris (Gilliéron et al. 2015). Cette aile a été le seul fragment de l’insecte retrouvé, mais il nous est impossible d’affirmer si ce Névroptère a été victime de prédation ou pas. Le second signalement a été effectué par C. Schönbächler le 20 juillet 2015, qui trouve un imago sec (Fig. 1) dans la salle de bain de son domicile à Écorans (Ain, France) (coordonnées: 46.154891, 5.900102), possiblement attiré par l’éclairage domestique. Sa maison est située dans un village au pied du Jura et se trouve à la limite inférieure de la forêt. Les environs consistent en un réseau de bocages, avec des prés à vaches entrecoupés de grandes et vieilles haies. Les essences forestières en présence incluent de très vieux châtaigniers, certains morts, de vieux frênes et hêtres. Le spécimen, ainsi que l’aile seule trouvée côté suisse, sont conservés au Muséum d’histoire naturelle de la Ville de Genève. La présence du fourmilion panthère dans le bassin genevois peut sans doute s’expliquer par l’abondance de vieux arbres, comme l’atteste la présence d’insectes saproxylophages patrimoniaux tels que le pique-prune Osmoderma eremita, le lucane cerf-volant Lucanus cervus, ou encore le grand capricorne Cerambyx cerdo (Cuccodoro & Blanc 2013). D’une manière générale, toute la partie ouest du canton de Genève est sous l’influence de plusieurs climats, notamment méditerranéen et continental.	fr	Andriollo, Tommy, Blanc, Mickaël, Schönbächler, Cyril, Hollier, John (2016): Données nouvelles de fourmilions (Neuroptera, Myrmeleontidae) pour le bassin genevois. Entomo Helvetica 9: 13-18, DOI: 10.5169/seals-986141
03FD87D9FFABC95DA29BFBD1453CFD29.taxon	description	Le fourmilion longicorne Distoleon tetragrammicus est une grande espèce à la distribution holoméditerranéenne, sou- vent attirée par la lumière domestique (Tillier et al. 2013). Les larves ne font pas d’entonnoir (Aspöck et al. 1980), comme chez la moitié des espèces de fourmilions européennes (Grzimek & Fontaine 1972: 305), mais chassent leurs proies dans la litière sèche entre les racines des arbres (Gepp & Hölzel 1989) ou parfois dans des micro-habitats rocheux (Badano & Pantaleoni 2014). Nous rapportons ici les premières mentions, à notre connaissance, de D. tetragrammicus pour le département de l’Ain. À trois années différentes, l’espèce a été observée par C. Schönbächler à son domi- cile d’Écorans. Les spécimens signalés ont été attirés par l’éclairage artificiel, et photo- graphiés au 15 juillet 2006 (Fig. 2), 2 août 2010 et 28 juin 2011. La présence de cette es- pèce dans le département était prévisible, compte tenu de son occurrence dans les départements français limi- trophes (Tillier et al. 2013) et dans le canton de Genève (Hollier 2012).	fr	Andriollo, Tommy, Blanc, Mickaël, Schönbächler, Cyril, Hollier, John (2016): Données nouvelles de fourmilions (Neuroptera, Myrmeleontidae) pour le bassin genevois. Entomo Helvetica 9: 13-18, DOI: 10.5169/seals-986141
03FD87D9FFACC95DA080FD65403DFAB3.taxon	description	Le fourmilion parisien Euroleon nostras est une espèce com- mune mais localisée, trouvée dans les bois clairs et évitant les endroits trop secs. Les larves construisent un piège en entonnoir sur les sols dénudés (Aspöck et al. 1980). En France, ce fourmilion est présent sur une grande partie du territoire (Tillier et al. 2013). Nous faisons ici mention de cette espèce pour la première fois dans le département de l’Ain, avec une observation réalisée le 27 juillet 2011 par C. Schönbächler à son domicile d’Écorans dans les mêmes conditions que les signalements de fourmilion longicorne. Un imago a pu être photographié sur la terrasse de l’habitation (Fig. 3) et des entonnoirs ont été observés devant l’entrée de la cave. Ce fourmilion est déjà connu du canton de Genève (Hollier 2012) et semble l’espèce localement la plus abondante d’après les collections régionales du Muséum d’histoire naturelle de Genève. Signalons qu’un individu ténéral (stade durant lequel les adultes ont un vol faible et un tégument luisant) a été observé en extérieur le 14 juillet 2015 au Château des Bois à Satigny (Fig. 4), à quelques mètres des greniers où a été réalisée l’observation du fourmilion panthère.	fr	Andriollo, Tommy, Blanc, Mickaël, Schönbächler, Cyril, Hollier, John (2016): Données nouvelles de fourmilions (Neuroptera, Myrmeleontidae) pour le bassin genevois. Entomo Helvetica 9: 13-18, DOI: 10.5169/seals-986141
