taxonID	type	description	language	source
F11D0437FFAC4B1BFCEA8160E321FD88.taxon	description	(Fig. 1) SYNTYPES. — Madagascar. Nosy-Be, Tany Keli, 28 m, 26. VIII. 1992, 2 colonies, coll. P. Laboute (MNHN A 1 APL A 22). ÉTYMOLOGIE. — Du latin indicus: indien. DESCRIPTION Les deux colonies sont globuleuses, couvertes de sable, la plus grande mesure 3,5 cm de diamètre et 5 cm de long. Elles sont ancrées dans le sédiment par une touffe de filaments eux-mêmes incrustés de sable. Plusieurs orifices cloacaux communs sont visibles en surface des colonies grâce à une courte cheminée de tunique nue. La disposition des orifices buccaux est peu nette en surface des colonies. Intérieurement la tunique est transparente, gélatineuse, sans sable; sa couleur in situ est inconnue. Les zoïdes sont allongés, perpendiculaires à la surface des colonies. Ils sont grands (thorax 8 à 9 mm, abdomen 2,2 mm, post-abdomen 6 mm). Le siphon buccal a six lobes triangulaires courts. Le siphon cloacal a une ouverture égale à la hauteur de trois rangs de stigmates, son sphincter est faible. Un petit éperon en bouton est présent en arrière du siphon (Fig. 1 A). La languette cloacale est insérée très nettement au-dessus de l’ouverture cloacale. Elle est toujours longue, mince, bien musclée, terminée par un nombre variable de denticules (Fig. 1 A). Le manteau ne montre que peu de fibres musculaires longitudinales issues du siphon buccal et de la région dorsale. Les fibres les plus ventrales sont courtes, les fibres les plus dorsales sont plus serrées et plus longues mais n’atteignent pas la base du thorax (Fig. 1 A). Les tentacules buccaux sont fins, nombreux, en quatre ordres de taille. Le bourrelet péripharyngien est circulaire sans indentation dorsale. La branchie comprend 22 à 23 rangs de stigmates (Fig. 1 A), interrompus sur la ligne dorsale et qui n’atteignent pas la ligne ventrale. Il y a plus de 25 stigmates par demi-rang au milieu de la branchie. Il n’y a pas de papilles sur les sinus transverses. Le thorax est aminci postérieurement. L’abdomen est nettement plus court que le thorax et plus étroit (Fig. 1 B). L’oesophage est mince. L’estomac sphérique a une paroi lisse, ponctuée de cellules plus colorables à l’hémalun (Fig. 1 C). L’intestin est tordu sur lui-même. L’anus bilobé s’ouvre au cinquième rang de stigmates comptés à partir de la partie postérieure de la branchie. Le post-abdomen est très allongé (Fig. 1 B). Il débute par une portion étroite formant un mince pédoncule suivi d’une poche allongée. L’ovaire se situe antérieurement à une double ou triple rangée de vésicules testiculaires qui n’atteint pas le coeur terminal. Des embryons sont incubés dans la partie postérieure de la cavité cloacale, aucun n’atteint un complet développement dans les colonies étudiées. Ces embryons ne contiennent pas de cristaux d’oxalate de calcium caractéristiques du genre Polyclinum (Monniot F. et al. 1995: 136). REMARQUES Cette espèce est placée dans le genre Aplidiopsis grâce à la conjonction de plusieurs caractères. Le post-abdomen placé dans le prolongement direct de l’abdomen, l’absence de papilles sur les sinus transverses et l’absence de cristaux d’oxalate de calcium dans les larves. Un grand nombre de rangs de stigmates et un post-abdomen allongé contenant un ovaire en position antérieure par rapport au testicule. Cette espèce récoltée dans la même station que Polyclinum lagena n. sp. en est très proche par l’as- pect in situ, mais Polyclinum lagena n. sp. a une seule ouverture cloacale terminale par lobe, moins de rangs de stigmates, des zoïdes nettement plus petits, un ovaire placé au centre des vésicules testiculaires et un cristal d’oxalate de calcium dans chaque larve. Aplidiopsis indicus n. sp. diffère de la seule autre espèce décrite d’ Aplidiopsis présente dans l’océan Indien tropical, A. tubiferus Monniot F., 2001, par la structure de la colonie, un nombre plus faible de rangs de stigmates et la forme du siphon cloacal en tube.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA94B1BFF3080E3E15EFD0A.taxon	description	(Fig. 2)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA94B1BFF3080E3E15EFD0A.taxon	materials_examined	HOLOTYPE. — Madagascar. Îles Barren, 15 - 18 m, 6. VI. 2001, coll. M. Aknin, 1 colonie (MNHN A 1 APL B 463). ÉTYMOLOGIE. — Du latin bilingula: deux languettes.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA94B1BFF3080E3E15EFD0A.taxon	description	DESCRIPTION Les colonies sphériques mesurent jusqu’à 10 cm de diamètre, selon le collecteur. Elles sont fixées par une zone étroite. Blanches et translucides, leur consistance est extrêmement molle, sans aucune incrustation. Les zoïdes sont profondément rétractés dans le centre des colonies. La trace des ouvertures des siphons en surface laisse supposer un arrangement en systèmes circulaires. Les zoïdes les plus longs, mais rétractés, mesurent 7 mm. Le siphon buccal a huit lobes (Fig. 2 C). Le siphon cloacal s’ouvre au niveau du premier rang de stigmates en un tube court dont le bord antérieur porte une languette toujours bifide (Fig. 2 A, C). La musculature longitudinale est constituée de nombreuses fibres parallèles. La branchie compte 12 rangs de stigmates. L’abdomen est court. L’estomac a cinq plis dont certains sont incomplets dans quelques zoïdes (Fig. 2 A). Le long post-abdomen (Fig. 2 B) contient un ovaire antérieur suivi d’un rang de nombreux lobes testiculaires. Un à deux embryons sont incubés dans une dilatation de la base du thorax sans former une véritable poche incubatrice (Fig. 2 A). Une seule larve a été trouvée, dont le tronc mesure 550 µm. Les trois papilles adhésives alternent avec quatre longs prolongements épidermiques; quelques vésicules rondes sont alignées dorsalement et ventralement (Fig. 2 D). REMARQUES Cette espèce se distingue de tous les Aplidium à peu de plis stomacaux par ses zoïdes à huit lobes buccaux associés à une languette cloacale profondément bifide, et ses colonies en boules gélatineuses. L’espèce antarctique A. bilinguae Monniot C. & Monniot F., 1983 a une languette semblable, mais implantée au-dessus du siphon et elle a seulement six lobes buccaux.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA94B19FCDD80A3E6A6FD29.taxon	description	(Figs 3; 24 B) SYNTYPES. — Île Maurice. 19 ° 59.15 ’ S, 57 ° 37.81 ’ E. 54 m, 14. XI. 1999, coll. CRRF, 4 colonies (MNHN A 1 APL B 462). ÉTYMOLOGIE. — Du latin convergens: convergent. DESCRIPTION Les quatre colonies sont globuleuses, sans incrustation sédimentaire, de couleur saumon. La tunique devient transparente dans le formol. La plus grande colonie mesure 3 cm. Les orifices buccaux sont disposés en doubles rangs, séparés par de larges espaces contenant les canaux cloacaux communs. Ces canaux convergent vers quelques ouvertures cloacales communes au sommet de la colonie, d’où le nom d’espèce (Fig. 24 B). Les zoïdes vivants étaient de couleur jaune. Les zoïdes (Fig. 3 A, B) sont larges et courts (au maximum 9 mm) avec un thorax de longueur égale à celle de l’abdomen plus le post-abdomen. Le siphon buccal est court avec six lobes arrondis (Fig. 3 A). Le siphon cloacal s’ouvre au niveau des deuxième et troisième rangs de stigmates. La languette cloacale simple est implantée nettement en avant de l’ouverture du siphon (Fig. 3 A). Le thorax est large. La branchie comprend 10 rangs de 28 stigmates (Fig. 3 A). Le raphé est décalé à gauche. L’abdomen est beaucoup plus court que le thorax. L’estomac cylindrique a une paroi avec des stries longitudinales sinueuses, parfois interrompues, mais sans qu’elles constituent de véritables plis ni d’aréoles (Fig. 3 B). L’intestin postérieur débute par des caeca au fond de la boucle digestive (Fig. 3 A). L’anus bilobé s’ouvre au niveau du quatrième rang de stigmates. Le post-abdomen est court (Fig. 3 B). L’ovaire se situe immédiatement derrière l’abdomen, antérieurement au testicule. Les lobules testiculaires occupent presque tout le volume du post-abdomen et forment une grappe allongée. Les spermiductes issus de ces lobules convergent en un faisceau longitudinal large (d’où le nom d’espèce) qui devient un conduit unique seulement au niveau de l’estomac (Fig. 3 B). Les larves sont incubées dans le thorax le long de la branchie (Fig. 3 A). Le tronc mesure de 0,8 à 1 mm de long chez les larves âgées (Fig. 3 C), mais seulement 0,8 mm à un stade jeune où la branchie est pourtant déjà apparue (Fig. 3 D). Les trois papilles adhésives antérieures sont longues et bien écartées. À un stade où la queue est encore enroulée autour du tronc (Fig. 3 D), les papilles adhésives sont séparées à leur base par de petits groupes de deux à trois vésicules rondes situées contre la masse viscérale. À un stade plus développé, les pédoncules des papilles adhésives s’allongent et les vésicules s’isolent de la masse viscérale et se dispersent (Fig. 3 A). La branchie larvaire commence à se différencier très tôt avec cinq rangs de stigmates déjà visibles dans une ébauche de thorax large. REMARQUES Cette espèce ressemble beaucoup à Aplidium altarium (Sluiter, 1909) par la structure de la colonie avec des zoïdes en doubles rangs et des canaux cloacaux convergeant vers de larges ouvertures terminales. Il y a également 10 rangs de stigmates, un post-abdomen court. Cependant l’holotype de Sluiter (ZMA TU 176) revu montre une languette cloacale insérée au bord du siphon, un estomac à nombreux plis, très fins, des larves incubées dans la cavité cloacale munies de trois papilles adhésives à pédoncule très fin alternant avec quatre vésicules épidermiques. Ceci correspond à peu près aux descriptions de Michaelsen (1919) pour des spécimens de Zanzibar et à celles de Millar (1956) pour des colonies du Mozambique. Notre spécimen diffère par la position de la languette cloacale distante de l’ouverture du siphon, l’estomac à structure pseudoaréolée et la structure de la larve. Kott (1992) attribue à l’espèce Aplidium altarium diverses colonies provenant aussi bien de l’ouest que de l’est de l’Australie qui diffèrent les unes des autres par la couleur, le mode d’incubation des larves et qui appartiennent probablement à deux espèces distinctes. Par la position de la languette cloacale et par les plis de l’estomac, les figures de Kott (représentant un spécimen du nord de l’Australie) pourraient correspondre à l’espèce de Sluiter (1909). Par contre, le dessin de la larve d’un spécimen de l’ouest de l’Australie montre beaucoup plus de vésicules autour des papilles adhésives de la larve, ce qui ne correspond ni à l’holotype de Sluiter, ni aux spécimens du Mozambique de Millar (1956), ni à notre colonie de Maurice. La forme du siphon cloacal à deux lèvres, indiquée par Kott (1992), ne se trouve pas dans l’holotype de l’espèce ni dans notre échantillon et n’est pas mentionnée dans les autres descriptions. La présence d’une poche incubatrice dans certaines colonies et son absence dans d’autres colonies de stations différentes signalées par Kott (1992) laissent supposer le mélange de deux espèces. En conclusion, A. convergens n. sp. ne correspond ni à Aplidium altarium, ni aux descriptions de Michaelsen, Millar ou Kott. Elle en est cependant très proche.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFAB4B18FCFA8083E651FAE0.taxon	description	(Figs 4; 24 C, D)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFAB4B18FCFA8083E651FAE0.taxon	materials_examined	HOLOTYPE. — Madagascar. Nosy-Be, 50 m, 13. VI. 1967, coll. R. Plante, 1 colonie (MNHN A 1 APL B 457). ÉTYMOLOGIE. — Du latin litus: enduit.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFAB4B18FCFA8083E651FAE0.taxon	description	DESCRIPTION La colonie chalutée à 50 m de profondeur au large de Nosy-Be est entièrement incrustée de sable grossier (d’où le nom d’espèce). Elle est composée d’une base dure formant un réseau d’où émergent de nombreux lobes dressés, élargis à leur extrémité distale qui donnent une image de chou-fleur (Fig. 24 C, D). La colonie, qui n’est probablement pas entière, mesure 10 × 7 cm d’envergure pour une épaisseur moyenne de 3 cm. La face supérieure de chaque lobe présente des îlots un peu saillants par rapport aux sillons qui les délimitent. Les ouvertures cloacales communes n’ont pas pu être détectées. La consistance de la colonie est très dure, due à l’abondance du sable en surface et à l’intérieur. Les zoïdes (Fig. 4 A, B), de 5 mm de long, sont particulièrement fins, perpendiculaires à la surface de la colonie pour la partie thoracique et plus ou moins obliques et entrecroisés pour la partie abdominale. Le siphon buccal est étroit, à six lobes triangulaires. Le siphon cloacal est étroit, en simple trou, bordé d’un sphincter, placé très postérieurement au niveau du cinquième rang de stigmates, il porte une fine et courte languette à son bord antérieur (Fig. 4 A). La musculature thoracique est faible avec cinq à six fibres longitudinales de chaque côté. La branchie n’est perforée que dans la partie dorsale du thorax (Fig. 4 A). On compte 13 à 14 rangs et seulement cinq stigmates par demi-rang. L’abdomen est plus court que le thorax. L’estomac a cinq plis en ailettes. Le post-estomac est mince, suivi d’une portion cylindrique large séparée par un étranglement d’un segment mince au fond de la boucle intestinale. Le rectum ne s’étend que très peu à la base du thorax terminé par un anus bilobé au niveau de l’avant-dernier rang de stigmates. Le post-abdomen est mince de longueur à peu près égale à celle du thorax. Il se termine en deux pointes très marquées (Fig. 4 B). Le coeur est volumineux (Fig. 4 B). L’ovaire est proche de l’abdomen, suivi d’une douzaine de vésicules testiculaires à peu près alignées (Fig. 4 B). Une à deux larves sont incubées dans la cavité cloacale entre le siphon cloacal et l’anus. Les larves (Fig. 4 C) mesurent 550 µm et la queue décrit trois quarts de tour. Il y a trois papilles adhésives séparées par deux gros massifs épidermiques en forme d’enclume. De très nombreuses petites vésicules encerclent la partie antérieure du tronc et se prolongent ventralement et dorsalement. Ocelle et otolithe sont présents. REMARQUES Cette espèce se distingue des espèces filiformes à peu de stigmates par la forme de la colonie, le siphon cloacal très bas, portant une courte et fine languette et une branchie perforée seulement dorsalement. La larve a une forme particulière. Aucune espèce de l’océan Indien tropical ne se rapproche de cette nouvelle espèce, sauf Aplidium sp. décrit ci-dessous.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA44B15FF3B879BE12AFCAB.taxon	description	(Figs 6; 25 A)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA44B15FF3B879BE12AFCAB.taxon	materials_examined	HOLOTYPE. — Madagascar. Nosy-Be, Tany-Kely, 28 m, 8. VII. 1992, coll. P. Laboute (MNHN A 1 POL B 83). AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Madagascar. Nosy-Be, 27 m, 15. VII. 1992, coll. P. Laboute, 1 colonie (MNHN A 1 CPOL B 84). ÉTYMOLOGIE. — Du latin lagena: bouteille.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA44B15FF3B879BE12AFCAB.taxon	description	DESCRIPTION Les colonies sont sous forme d’urnes (Fig. 25 A) plus ou moins étroitement agglomérées, de 20 mm de hauteur maximum et 12 mm de diamètre (d’où le nom d’espèce). La tunique est entièrement incrustée de sable en surface mais n’en contient pas intérieurement. Les zoïdes sont disposés le long de doubles rangées qui convergent vers l’ouverture cloacale commune apicale. Les zoïdes n’ont qu’une musculature assez faible et sont donc peu contractés. Les différentes parties des zoïdes se décomposent en thorax: 2,5 mm, abdomen: 0,5 mm et post-abdomen: 3 mm (Fig. 6 A, B). Un prolongement vasculaire fait suite au postabdomen. Le siphon buccal a six lobes pétaloïdes. Le siphon cloacal (Fig. 6 A) a une ouverture étroite, très basse, à mi-hauteur du thorax, bordée d’un sphincter qui peut former un court tube par contraction. Il n’y a pas d’éperon postérieur au siphon cloacal. La languette cloacale s’insère antérieurement près du complexe neural, loin de l’ouverture cloacale (Fig. 6 A). Elle est longue, terminée en pointe ou tronquée et bordée de denticules. Elle possède une musculature longitudinale. La branchie a de 11 à 13 rangs de stigmates et 12 stigmates par demi-rang. Les sinus transverses ont des membranes assez hautes, sans papilles ni ondulations. Les languettes du raphé ont une longueur égale a un stigmate et sont peu décalées à gauche. L’abdomen est très court (Fig. 6 B). La boucle intestinale est tordue. L’anus bilobé s’ouvre à mi-hauteur de la branchie. Le post-abdomen est allongé, porté par un long pédoncule issu du centre de la boucle intestinale (Fig. 6 B). Il contient une double rangée de vésicules testiculaires et au centre, l’ovaire. Plusieurs larves sont incubées dans la cavité cloacale. Le tronc mesure 0,5 mm. La queue est enroulée en trois quarts de tour (Fig. 6 C). Les trois papilles adhésives alternent avec quatre paires de vésicules épidermiques arrondies. Quelques vésicules supplémentaires sont présentes, deux dorsalement et ventralement une série en grappe près de l’insertion de la queue (Fig. 6 C). La larve contient dans sa masse viscérale un cristal d’oxalate de calcium, généralement présent dans le genre Polyclinum. REMARQUES La position de cette espèce dans le genre Polyclinum plutôt que dans le genre Aplidiopsis est choisie en tenant compte de la torsion du tube digestif, de l’implantation du post-abdomen dans la boucle digestive et de la présence de cristaux d’oxalate de calcium dans les larves. Cette espèce est surtout caractérisée par la forme des colonies en urnes juxtaposées, une ouverture cloacale commune unique apicale et des zoïdes en doubles rangées convergentes. La position de la languette cloacale très antérieure à l’ouverture du siphon est peu fréquente. L’absence de papilles sur les sinus transverses est exceptionnelle.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA74B13FCE18100E30AF904.taxon	description	(Fig. 7)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA74B13FCE18100E30AF904.taxon	materials_examined	HOLOTYPE. — Mozambique. Ibo, marée basse, 20. XI. 1995, coll. C. Monniot, 1 colonie (MNHN A 1 POL B 85). ÉTYMOLOGIE. — Du latin sacceus: en forme de sac.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA74B13FCE18100E30AF904.taxon	description	DESCRIPTION Une seule colonie de 3 cm de diamètre, très molle, de couleur brune et sans incrustation de sable a été récoltée à marée basse. Les zoïdes sont disposés en systèmes circulaires. Après fixation au formol, un pigment brun subsiste quelque temps au niveau du siphon buccal et en deux taches sur les larves. Les zoïdes sont perpendiculaires à la surface de la colonie. Ils ont six lobes buccaux, une languette cloacale longue insérée au bord supérieur d’une ouverture cloacale étroite, très antérieure (Fig. 7 A). La partie apicale de la languette porte de nombreux denticules. La musculature longitudinale se compose essentiellement de huit à 10 fibres longitudinales espacées qui s’étendent sur la moitié dorsale et antérieure du thorax (Fig. 7 A). Quelques fibres plus fines, issues du siphon cloacal, sont plus courtes. Il existe un éperon post-cloacal. La branchie (Fig. 7 A) comprend 11 à 12 rangs de 20 stigmates environ de chaque côté. Les sinus transverses portent 10 papilles arrondies de chaque côté au milieu de la branchie. L’abdomen est court et le tube digestif a la forme habituelle du genre (Fig. 7 A). Le rectum est particulièrement long et l’anus bilobé s’ouvre au niveau du quatrième rang de stigmates, très antérieurement (Fig. 7 A). Le post-abdomen, en boule, est porté par un pédoncule étroit et court (Fig. 7 A). Les lobules testiculaires forment une masse arrondie au milieu de laquelle se situe l’ovaire. Le spermiducte est long, longe l’intestin et la papille mâle est située contre l’anus. Les embryons se développent dans une poche incubatrice (Fig. 7 A) formée d’une excroissance du manteau un peu au-dessous de l’anus. Cette poche contient jusqu’à cinq embryons. Les larves (Fig. 7 B) sont de petite taille, le tronc mesure 450 µm. Les trois papilles adhésives sont bordées de chaque côté de quatre vésicules épidermiques arrondies. Un petit nombre d’ampoules épidermiques se trouvent près de l’insertion de la queue, ventralement. Les larves possèdent de chaque côté une tache pigmentaire brune dans la région postérieure du tronc. Les cristaux d’oxalate de calcium habituels du genre n’ont pas été trouvés dans la masse viscérale des larves. Cependant une forte luminescence en lumière polarisée pourrait indiquer une forte teneur en calcium des tissus. REMARQUES Parmi les espèces de Polyclinum, celles qui ont une poche incubatrice sont rares. Polyclinum sacceum n. sp. ajoute à cette particularité un rectum particulièrement long avec un anus très antérieur.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA14B10FD398289E3FEFBAD.taxon	materials_examined	Indonésie. Berau, Maratua marine lake, 2 ° 12.63 ’ N, 118 ° 35.68 ’ E, 0,5 m, 24. IX. 2003, coll. CRRF, 1 colonie (MNHN A 1 SID A 3). Japon. Ise Bay, intertidal, 4 colonies (Nagoya University Museum Az 0102, 0104, 0108, 0109). DESCRIPTION L’unique colonie de Madagascar de 6 cm de diamètre et 4 cm d’épaisseur se présente en deux lobes de contours irréguliers, de consistance très molle. Un sable fin encroûte partiellement et irrégulièrement la surface, mais il est totalement absent de la partie interne. On distingue difficilement par places des orifices cloacaux communs espacés, en courtes cheminées. La disposition des orifices buccaux n’a pas pu être précisée. La colonie et les zoïdes sont incolores dans le formol. Les zoïdes sont disposés perpendiculairement à la surface de la colonie dans une tunique très molle mais fibreuse. L’abdomen et le post-abdomen sont difficiles à extraire. Le thorax est particulièrement long (6 mm) (Fig. 8 A), l’abdomen situé dans son prolongement ne mesure en moyenne que 1,5 mm. Le post-abdomen a une forme en fuseau porté par un pédoncule fin plus ou moins long. Le siphon buccal a six lobes triangulaires audessus d’un sphincter court et étroit. Les tentacules buccaux sont fins, environ une vingtaine, mais n’ont pas pu être comptés. Le siphon cloacal est très étroit, en tube très court situé au niveau du deuxième ou troisième rang de stigmates (Fig. 8 A). La languette cloacale est insérée à mi-distance entre les deux siphons. Elle est mince. Sa longueur varie avec l’emplacement du zoïde par rapport à l’ouverture cloacale commune. Elle peut être nettement plus longue que le thorax. Un petit éperon en bouton fait saillie en arrière du siphon cloacal. Le bourrelet péripharyngien n’est pas indenté dorsalement. Le tubercule vibratile forme un bouton arrondi. La branchie à 14 à 15 rangs de stigmates allongés et 20 à 22 stigmates par demi-rang au milieu de la branchie. Il n’y a pas de papilles sur les sinus transverses. La musculature thoracique est très faible (Fig. 8 A), avec quatre à cinq-six filaments longitudinaux, qui se prolongent jusque sur l’abdomen. La cavité cloacale est vaste et contient un grand nombre de larves. L’abdomen est séparé du thorax par une constriction nette (Fig. 8 A). Le tube digestif décrit une boucle tordue. L’oesophage est très court. L’estomac sphérique a une paroi lisse. Il est suivi d’un postabdomen bien délimité, séparé de l’intestin par un étranglement. L’intestin est constitué d’une portion élargie formant le fond de la boucle intestinale, puis après un étranglement d’une courte partie marquée d’un pli oblique, sans qu’il soit possible de dire s’il est dû à une contraction, puis le rectum large rejoint le thorax. L’anus bilobé s’ouvre en face du sixième rang de stigmates comptés à partir de l’abdomen. Le post-abdomen, plus ou moins longuement pédiculé (Fig. 8 A), a une forme en fuseau et contient jusqu’à 50 vésicules testiculaires. Le coeur est terminal. Le spermiducte longe le rectum et s’ouvre contre l’anus. L’ovaire est logé contre le rectum dans le thorax au niveau du deuxième ou troisième rang de stigmates comptés à partir de l’abdomen. Il contient de nombreux ovocytes en une masse arrondie. Les larves (Fig. 8 B) très nombreuses ont presque toutes un stade de développement très avancé. Les trois papilles adhésives sont portées par des pédoncules longs et fins. Elles sont bordées de quatre paires de vésicules digitiformes. Un champ de vésicules rondes s’étend de chaque côté, ventralement et dorsalement. Chacune des larves contient un ou deux cristaux d’oxalate de calcium près de la vésicule sensorielle. Ces cristaux sont exactement semblables à ceux qui caractérisent les larves des espèces du genre Polyclinum. REMARQUES Trois espèces seulement de Sidneioides sont connues dans le monde et uniquement dans l’océan Pacifique. Sidneioides tamaramae Kesteven, 1909, espèce type du genre, vit sur la côte est australienne (Kott 1992). Cette espèce diffère surtout par la forme des colonies à plusieurs lobes séparés et pédonculés ayant chacun une ouverture cloacale commune terminale, par la position de l’ovaire dans le thorax, plus antérieur que dans les deux autres espèces et par un plus petit nombre de rangs de stigmates. Sidneioides snamoti (Oka, 1927), signalée au Japon et à l’est de la Corée (Rho 1971, 1975), n’est peut-être qu’une variation individuelle de S. japonense, ce que suggéraient déjà Millar (1975) et Nishikawa (1990). Cette opinion est aussi celle de Taniguchi (2002). Il est étonnant de retrouver au nord-ouest de Madagascar une espèce de grande taille qu’il n’est pas possible de différencier de S. japonense par les caractères anatomiques des zoïdes ou des larves. Des exemplaires du Muséum de Nagoya ont été examinés. L’hypothèse d’un transport par bateau est peu vraisemblable. Sidneioides japonense n’était connu qu’au Japon et en Indonésie. Une étude du bourgeonnement et du développement réalisée par Nakauchi (1974) sur l’espèce S. snamoti conclut à la grande proximité systématique des genres Polyclinum et Sidneioides. La présence dans les larves des deux genres de gros cristaux d’oxalate de calcium ajoute un argument supplémentaire à cette opinion.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA24B10FF2F86DFE665F904.taxon	description	(Figs 9; 25 B)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA24B10FF2F86DFE665F904.taxon	materials_examined	HOLOTYPE. — Madagascar. Îles Barren, 15 m, 4. V. 2001, coll. M. Aknin, 1 colonie (MNHN A 1 SYN 75). AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Mozambique. Juan de Nova, 12 m, 21. VII. 1994, coll. P. Laboute, 1 colonie (MNHN A 1 SYN 74).	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFA24B10FF2F86DFE665F904.taxon	description	ÉTYMOLOGIE. — Du latin floriferum: qui porte des fleurs. DESCRIPTION Les colonies forment des coussins, les plus gros de 5 cm de diamètre, très mous, extrêmement muqueux. La tunique est transparente dans le formol et les zoïdes rouges sont très visibles à la surface. In vivo, les colonies sont rouges, les zoïdes apparaissent en surface en taches plus claires disposées en rosettes (Fig. 25 B) au centre desquelles se dresse un orifice cloacal commun en courte cheminée jaune (d’où le nom d’espèce). La surface de la colonie est plane. Les zoïdes sont difficiles à extraire de la tunique car entourés d’une couche muqueuse importante. Les thorax sont colorés en rouge orangé opaque, les post-abdomens en rose pâle. Les zoïdes (Fig. 9 A, B) mesurent, au plus, 8 mm de long. Ils sont perpendiculaires à la surface de la colonie en une couche superficielle, la couche profonde de la tunique est dépourvue de zoïdes. Il n’y a pas du tout de sédiment ni de pelotes fécales incrustées. Le siphon buccal est court a six lobes. Le siphon cloacal forme un long tube prolongé par une languette épaisse, courte, bidentée à l’extrémité (Fig. 9 A). Il n’y a pas d’éperon sous le siphon cloacal. Il y a huit rubans musculaires longitudinaux thoraciques de chaque côté. On compte 15 rangs de stigmates. Le raphé est nettement décalé à gauche. L’estomac est arrondi, tout à fait lisse (Fig. 9 A). La boucle intestinale est droite. Il n’y a pas de post-estomac élargi. Le post-abdomen est au moins aussi long que thorax + abdomen (Fig. 9 B, C). L’ovaire est situé assez loin du tube digestif suivi d’un double rang de testicules qui n’atteint pas l’extrémité cardiaque (Fig. 9 C). Il n’y a pas de larves dans les colonies. REMARQUES La combinaison des caractères: colonie en coussin à surface lisse, systèmes en rosettes espacées, siphon cloacal long prolongé par une languette, 15 rangs de stigmates et estomac rond et lisse montre qu’il s’agit d’une espèce nouvelle. L’espèce de la mer Rouge Synoicum suesanum Michaelsen, 1920 diffère surtout de S. floriferum n. sp. par son estomac areolé. Synoicum laboutei n. sp. présent à Nosy-Be diffère par ses colonies à court pédoncule, des systèmes de zoïdes en doubles rangées convergentes vers les cloaques communs et des zoïdes à languette cloacale insérée loin au-dessus d’un étroit siphon.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFBD4B0EFF34871DE6ADFC8B.taxon	description	(Figs 10; 25 C) SYNTYPES. — Madagascar. Nosy-Be, 28 m, 26. VIII. 1992, coll. P. Laboute, 2 colonies (MNHN A 1 SYN 71). AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Madagascar. Nosy-Be, 29 m, 1. X. 1991, 2 colonies (MNHN A 1 SYN 72); 27 m, 6. X. 1994, coll. P. Laboute, 1 colonie (MNHN A 1 SYN 73). ÉTYMOLOGIE. — Espèce dédiée à Pierre Laboute. DESCRIPTION Les colonies étaient implantées dans le sédiment (Fig. 25 C). La partie supérieure, quand elle est peu incrustée de sable, est de couleur rouge. À peu près sphériques, de 3 cm de diamètre environ, les colonies ont une ou plusieurs larges ouvertures cloacales communes apicales. La base des colonies forme soit un coussin densément incrusté de sable presque aussi gros que la partie supérieure soit un bouquet de gros rhizoïdes très incrustés. La disposition des zoïdes est bien visible, en double rangées longitudinales, rappelant celle des Sycozoa. Les zoïdes sont minces et longs avec un thorax de 5 mm, l’abdomen de 2 mm et le post-abdomen qui atteint fréquemment 17 mm de long. Le siphon buccal est court à six lobes pointus (Fig. 10 D). Le siphon cloacal (Fig. 10 D) est tubulaire, étroit, cerclé d’un sphincter, situé au niveau du troisième sinus transverse ou du quatrième rang de stigmates. La languette cloacale très longue est insérée très antérieurement au siphon cloacal. Elle se termine en trois à six très petits denticules, un éperon arrondi fait saillie postérieurement au siphon cloacal. La musculature est très faible. Il y a en moyenne huit fibres musculaires longitudinales de chaque côté du thorax. Les tentacules buccaux sont disposés en trois ou quatre ordres. La branchie compte de 14 à 16 rangs de stigmates avec une quinzaine de stigmates par demi-rang dans la région moyenne du thorax. Il y a une zone imperforée de chaque côté de l’endostyle et les stigmates diminuent de taille et s’interrompent sur la ligne dorsale. L’abdomen est nettement plus court que le thorax, il est étroit (Fig. 10 E). L’estomac se situe au tiers antérieur, il est lisse, et est suivi d’un segment allongé, puis d’une partie en olive séparée par un étranglement d’une portion cylindrique qui forme la courbure digestive. L’intestin postérieur débute par deux caeca. Le post-abdomen est particulièrement long (Fig. 10 B, C), terminé par deux protubérances entre lesquelles prend naissance un long appendice vasculaire. Les gonades sont peu développées dans les colonies étudiées. L’ovaire (Fig. 10 F) est situé dans le post-abdomen à une distance égale à la longueur de l’abdomen. Il est suivi d’un long rang de vésicules testiculaires arrondies. Il n’y a pas de larves dans les colonies étudiées. Les deux colonies récoltées en 1991 contiennent de très nombreux copépodes Notodelphidae dans la branchie. REMARQUES Par la forme et par la taille des zoïdes S. laboutei n. sp. se rapproche de S. macroglossum (Hartmeyer, 1919), mais en diffère par l’absence de papilles sur la branchie, un moins grand nombre de stigmates et la disposition des zoïdes dans la colonie. Synoicum otagoensis Millar, 1982 de Nouvelle- Zélande a des colonies de forme et de couleur semblables avec la même disposition des zoïdes. L’ouverture du siphon cloacal est large avec une languette insérée sur son bord supérieur. Le tube digestif est nettement moins allongé. L’originalité de S. laboutei n. sp. est due à la combinaison de plusieurs caractères, un siphon cloacal étroit en position postérieure, très éloigné de la languette cloacale, un tube digestif dont le post-estomac est particulièrement long. De plus, l’arrangement des zoïdes en doubles rangs convergeant vers une ouverture cloacale commune apicale est peu commune dans le genre Synoicum. Famille PSEUDODISTOMIDAE Harant, 1931	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFBC4B0CFCC88120E058FAA0.taxon	description	(Figs 11; 25 D) SYNTYPES. — Madagascar. Nosy-Be, Tany Kely, 27 à 30 m, 13. VII. 1992, coll. P. Laboute, 2 colonies (MNHN A 1 PSE 65). ÉTYMOLOGIE. — Du latin citrinus: de couleur citron. DESCRIPTION Les colonies (Fig. 25 D) sont en massues, de couleur jaune citron, dressées, de 2,5 cm de longueur totale avec un diamètre de 9 mm pour la « tête » et 6 mm pour le pédoncule. Plusieurs lobes peuvent être insérés sur une base commune en bouquet. La partie supérieure des lobes a une tunique vitreuse, molle. Le pédoncule est implanté sur une assise de sable grossier, mais l’ensemble des massues contenant le thorax, l’abdomen et le post-abdomen ne contient pas de sédiment. Les zoïdes sont très longs, 1,5 cm (Fig. 11 A). Les deux siphons sont courts à six lobes. Le premier rang, de 25 stigmates environ, est relevé dorsalement (Fig. 11 B). L’abdomen fait suite au thorax sans rétrécissement (Fig. 11 B). L’oesophage est long (Fig. 11 B). L’estomac arrondi a une typhlosole marquée et un pli de chaque côté. Il est situé aux A deux tiers postérieurs de l’abdomen. Il est suivi d’un segment mince renflé en anneau en son milieu, puis d’une courte portion renflée comprise entre deux constrictions (Fig. 11 B). L’intestin postérieur débute par un caecum net à la base de la boucle digestive (Fig. 11 C). Le rectum est rectiligne. Le post-abdomen est long (Fig. 11 A) et porte un prolongement vasculaire postérieur plus ou moins développé. Les gonades sont logées dans la moitié postérieure du post-abdomen. L’ovaire est immédiatement antérieur à la série de vésicules testiculaires (Fig. 11 A). Le coeur est terminal. Dans l’un des zoïdes, deux ovaires étaient présents à quelque distance l’un de l’autre. Les embryons sont incubés dans le post-abdomen le long de l’oviducte, à des stades divers (Fig. 11 A). Les larves (Fig. 11 D) mesurent 1,2 mm pour le tronc. La queue décrit moins d’un demi-tour du tronc. Le manteau possède des grains pigmentaires orange. Les trois papilles adhésives sont largement écartées, bordées par quatre paires de vésicules épidermiques courtes. La branchie et le tube digestif sont déjà bien différenciés dans les larves contenues dans le post-abdomen. REMARQUES Parmi les espèces à colonies en massues et à testicules très postérieurs on peut citer: – Pseudodistoma africanum Millar, 1954 d’Afrique du Sud mais qui a des larves incubées dans la cavité cloacale avec de nombreuses vésicules épidermiques antérieures (Millar 1962). Cette espèce signalée en Afrique du Sud par Monniot C. et al. (2001) n’avait ni gonade ni larve;	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFBC4B0CFCC88120E058FAA0.taxon	description	Famille POLYCITORIDAE Michaelsen, 1904	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFBE4B0AFF12875CE3F5FA01.taxon	materials_examined	Mozambique. Ibo, 10 m, 13. XI. 1995, coll. C. Monniot, 2 colonies (MNHN A 3 CYS 122). Nouvelle-Calédonie. Holotype (MNHN A 3 CYS 54). DESCRIPTION Les colonies sont minces, encroûtantes, de plusieurs centimètres d’envergure mais seulement 3 à 5 mm d’épaisseur. La tunique est vitreuse ou rosée, transparente ce qui laisse voir les capsules qui contiennent les zoïdes (Fig. 26 A). La tunique ne contient généralement que les spicules en disques qui constituent les capsules, bien isolées les unes des autres. Mais dans une petite partie de l’une des trois colonies on trouve de petites sphères constituées d’aiguilles comme dans l’holotype de l’espèce. La surface des colonies est plane, les orifices buccaux sont peu visibles, les orifices cloacaux sont groupés au centre de systèmes circulaires larges. La tunique est dure et contient des grosses cellules vacuolaires denses. Les zoïdes sont très contractés. Les deux siphons sont longs (Fig. 12 A, B), à six lobes. Le nombre de stigmates de la branchie n’a pas pu être compté. La boucle intestinale est tordue. L’abdomen contient soit un gros ovocyte (Fig. 12 A), soit une rosette plane d’une dizaine de vésicules testiculaires (Fig. 12 B). Le spermiducte a un parcours particulier, bien visible quand l’ovaire n’est pas développé; il décrit une crosse à son origine avant de suivre le rectum (Fig. 12 B). Une très large poche incubatrice (Fig. 12 C) prend son origine au niveau du pédoncule oesophago-rectal, n’est pas pédonculée mais isolée par un fort étranglement. Une ébauche de cette poche existe déjà avant qu’elle ne contienne d’embryon. Les larves (Fig. 12 C) sont grandes, 0,8 à 1,3 mm, elles ne sont plus incluses dans la capsule de spicules du zoïde-mère à maturité. Elles possèdent trois ampoules adhésives alignées, entourées d’un anneau épidermique provenant de la soudure de quatre paires de vésicules. Le manteau de la larve contient quelques cellules pigmentaires devenues foncées qui ne sont présentes ni dans la tunique ni dans le manteau des zoïdes. REMARQUES Cystodytes luteus, par son aspect, rappelle l’espèce Pacifique Cystodytes punctatus Monniot F., 1988 mais cette dernière a des larves différentes avec les papilles adhésives disposées en triangle, caractère A qui a été confirmé par de nouvelles récoltes de cette espèce à Palau. Cystodytes hapu Monniot C. & Monniot F., 1987 décrit de Polynésie et retrouvé à Palau est aussi présent aux Maldives (Monniot F. & Monniot C. 2001: 235). Cette espèce diffère par de nombreux spicules en pompons dans la tunique en dehors des capsules, un pigment foncé, un spermiducte droit et une poche incubatrice plus longuement pédiculée. Cystodytes solitus Monniot F., 1988 (Fig. 26 B) Cystodytes solitus Monniot F., 1988: 223, fig. 12 A-C (Nouvelle-Calédonie). — Monniot F. & Monniot C. 1996: 200; 2001: 237 (Palau). MATÉRIEL EXAMINÉ. — Madagascar. Nosy-Be, Radama, 10 - 15 m, 1993, stations diverses, coll. M. Aknin, 5 colonies (MNHN A 3 CYS 121). Maurice. 20 ° 14.38 ’ S, 57 ° 22.80 ’ E, 15 m, 12. XI. 1999, coll. CRRF, 2 colonies (MNHN A 3 CYS 120). DESCRIPTION Les colonies (Fig. 26 B) s’étendent en grandes croûtes de plusieurs centimètres, épaisses de 3 à 5 mm. La consistance est dure, rigide. La couleur est d’un brun plus ou moins foncé. Les systèmes en rosettes sont rendus très visibles grâce à la disposition des spicules de petite taille, abondants en surface des colonie. Les orifices cloacaux sont réunis au centre de chaque système. Les zoïdes sont conformes à la description originale de l’espèce et les grosses larves présentes dans les colonies de Madagascar ont une couleur rouge uniforme et sont incluses dans une poche incubatrice pédonculée. REMARQUE Cette espèce est trouvée pour la première fois dans l’océan Indien. Cystodytes violatinctus Monniot F., 1988 (Fig. 26 D) Cystodytes violatinctus Monniot F., 1988: 224, fig. 12 D- F, pl. IIC-E (Nouvelle-Calédonie). — Monniot F. & Monniot C. 2001: 237 (Tonga). MATÉRIEL EXAMINÉ. — Madagascar. Nosy-Be, 20 m, 28. VII. 1993, 1 colonie; 40 m, 30. VII. 1992, coll. P. Laboute, 1 colonie (MNHN A 3 CYS 123, 124). Maldives. 4 ° 11.43 ’ N, 73 ° 25.05 ’ E, 7 m, 18. IX. 1997, coll. CRRF, 1 colonie (MNHN A 3 CYS 106); 4 ° 14.55 ’ N, 73 ° 28.65 ’ E, 10 m, 17. IX. 1997, 1 colonie (MNHN A 3 CYS 108); 4 ° 15.96 ’ N, 73 ° 30.10 ’ E, 8 m, 1 colonie (MNHN A 3 CYS 109). Mayotte. 1996, coll. M. Aknin, 1 colonie (MNHN A 3 CYS 88). DESCRIPTION Les colonies (Fig. 26 D) ont toutes le même aspect, en croûtes épaisses de 5 à 10 mm, rigides, dont la couleur est variable, rarement brun clair, généralement violet foncé ou noir. Les capsules enfermant les zoïdes ne deviennent visibles qu’après fixation au formol quand la tunique superficielle devient un peu transparente. Les ouvertures des siphons cloacaux sont jointives, les cinq à sept orifices buccaux qui les entourent en sont assez éloignés. Les zoïdes contractés sont inclus dans des capsules de spicules en disques, mais en extension les thorax s’étendent au-dessus des capsules. Les zoïdes correspondent à la description originale sauf pour les siphons qui n’ont que six lobes aux Maldives, mais sept à huit lobes dans certains zoïdes des colonies malgaches. Les larves qui distendent la cavité cloacale sont grosses, de taille un peu variable à maturité et égale à 1,5 à 1,9 mm pour le tronc. Elles ne sont pas pigmentées dans le formol. L’identification de l’espèce est due à la structure des colonies, leur couleur opaque sombre, la taille des larves et leur mode d’incubation. Cette espèce n’était connue que du Pacifique.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB84B0AFEDE847BE620FD29.taxon	materials_examined	Maurice. 19 ° 57.72 ’ S, 57 ° 36.23 ’ E, 45 m, coll. CRRF, 3 colonies (MNHN A 3 EUD 279). REMARQUES Tous les caractères des nouveaux spécimens récoltés correspondent bien au type de l’espèce: forme et couleur des colonies, mucus abondant, grande larve incubée dans une poche thoracique. Tous les zoïdes d’une même colonie sont soit mâle soit femelle. Cette espèce diffère d’ Eudistoma bituminis Monniot F., 2001 de l’océan Indien, qui a aussi une couleur sombre, par la structure des larves.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB84B08FCDC8083E0C4FAC1.taxon	description	(Figs 13; 26 C)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB84B08FCDC8083E0C4FAC1.taxon	materials_examined	HOLOTYPE. — Mozambique. Ibo, 10 m, 17. XI. 1995, coll. C. Monniot (MNHN A 3 EUD 256). AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Mozambique. Ibo, 10 m, 12. XI. 1995 et 14. XI. 1995, coll. C. Monniot, 3 colonies (MNHN A 3 EUD 257 - 259).	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB84B08FCDC8083E0C4FAC1.taxon	description	ÉTYMOLOGIE. — Du latin a privatif et typicus: typique. DESCRIPTION Plusieurs colonies ont été récoltées en des points divers, qui présentent toutes le même aspect. Elles sont entièrement incrustées de sable, très dures, dressées en lobes irréguliers (Fig. 26 C). Une coloration violette apparaît entre les grains de sable, due à la tunique et qui diffuse dans le fixateur. Vivants, les zoïdes sont orangés. Il n’a pas été possible de mettre en évidence un arrangement particulier des zoïdes en systèmes dans les colonies. Les zoïdes les moins contractés atteignent 1 cm de longueur et leurs abdomens s’entrecroisent (Fig. 13 A). La musculature est particulièrement forte aussi bien sur le thorax que sur l’abdomen. La musculature thoracique comprend des fibres circulaires denses entrecroisées avec des fibres longitudinales régulièrement espacées. Les fibres longitudinales se réunissent seulement à la base du thorax qui est nettement rétrécie, pour former de chaque côté de l’abdomen un double ruban qui s’étend jusqu’au coeur. Les deux siphons à six lobes sont égaux et courts. Les tentacules buccaux en quatre ordres sont au nombre de 40 environ, implantés sur une seule ligne. Le bourrelet péripharyngien est circulaire, séparé de la branchie par un large espace imperforé (Fig. 13 B). Le thorax est large et la branchie a de 55 à 65 stigmates dans le premier demi-rang relevé dorsalement, et plus de 40 stigmates dans le deuxième rang. Les languettes du raphé sont décalées à gauche. L’abdomen est allongé (Fig. 13 A). L’estomac cylindrique, plus long que large, est nettement marqué de deux ou trois côtes longitudinales (Fig. 13 C, D). Il est suivi d’un post-estomac conique puis d’un intestin moyen en courte ampoule. L’intestin postérieur débute par un renflement en anneau formant une sorte de caecum annulaire. L’anus est au milieu du thorax. La glande pylorique (Fig. 13 C) est formée de tubules rectilignes parallèles, allongés sur l’intestin postérieur en face de l’estomac et s’étend un peu plus antérieurement. Il existe un ou plusieurs prolongements vasculaires postérieurs à l’abdomen (Fig. 13 A). Les gonades occupent toute la boucle intestinale derrière l’estomac. L’ovaire est central. Les vésicules testiculaires ont des tailles irrégulières et des formes anguleuses, elles sont parfois lobées. Chaque vésicule émet un fin canal spermatique. Les canaux convergent en un spermiducte commun, au niveau de l’estomac. Les larves sont incubées dans la cavité cloacale, mais une seule à la fois atteint la maturité. Le tronc mesure 1,1 mm de long et la queue décrit un demi-tour (Fig. 13 E). Les papilles adhésives sont très espacées, courtes, alignées. Elles ont une forme en plateau. De très nombreuses vésicules épidermiques en grappes se répartissent de chaque côté dorsalement et ventralement ainsi que dans la partie antérieure de la larve autour des papilles adhésives. Elle n’ont pas la structure habituelle du genre (d’où le nom d’espèce) mais rappellent celle des Polyclinidae. Ocelle et otolithe sont présents. Les organes internes ne sont pas développés à ce stade, excepté les ébauches des siphons. REMARQUES Cette espèce d’ Eudistoma se distingue par la structure de ses grosses larves, par la forme symétrique de l’estomac qui présente des côtes longitudinales. La couleur violette de la tunique disparaît dans le fixateur.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFBA4B07FCDC87FAE122FE17.taxon	description	(Fig. 14)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFBA4B07FCDC87FAE122FE17.taxon	materials_examined	HOLOTYPE. — Madagascar. Nosy-Be, 30 m, 25. IX. 1991, coll. P. Laboute, 1 colonie (MNHN A 3 EUD 276). AUTRE MATÉRIEL ÉXAMINÉ. — Madagascar. Nosy- Be, 40 m, 30. IX. 1992, coll. P. Laboute, 1 colonie (MNHN A 3 EUD 277). — Îles Mitsiou, Nosy-Lava, 15 m, IX. 2003, coll. M. Aknin, 1 colonie (MNHN A 3 EUD 278). ÉTYMOLOGIE. — Du latin bifurcus: bifurqué.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFBA4B07FCDC87FAE122FE17.taxon	description	DESCRIPTION Les colonies forment des grappes de lobes vitreux, de couleur vert clair. Le pigment devient vert foncé dans le formol. Il est réparti en grains peu denses dans l’épaisseur de la tunique, mais surtout concentré en un cercle autour de l’orifice des siphons et le long de la ligne dorsale des zoïdes. Les zoïdes eux-mêmes ne sont pas colorés. Les lobes de la plus grande colonie ont 2 cm de haut et 1,5 cm de large. Ils n’ont pas de sable mais sont issus d’une base commune qui en contient un peu et beaucoup de pelotes fécales. La surface des lobes est plane, on y distingue facilement les systèmes de zoïdes en rosettes. Les zoïdes (Fig. 14 A) parallèles entre eux s’étendent sur toute l’épaisseur de la colonie. Le thorax peu contracté mesure environ 2 mm de long; l’abdomen est long et fin (Fig. 14 A). Les deux siphons ont six lobes. La branchie très contractée n’a pas permis de compter précisément le nombre de stigmates, au moins 20 dans le premier demirang. L’oesophage est très long. La portion du tube digestif postérieure à l’estomac est particulièrement courte avec les segments habituels bien individualisés (Fig. 14 A-C). À maturité, de nombreux lobes testiculaires occupent la boucle intestinale; l’ovaire est central. Deux larves ont été trouvées isolées dans la partie superficielle de la tunique. Le tronc mesure 0,8 mm (Fig. 14 D). Les trois longues papilles adhésives sont séparées par deux paires de prolongements épidermiques bifides (Fig. 14 D) (d’où le nom d’espèce). De plus des vésicules épidermiques paires se situent dorsalement et ventralement aux papilles adhésives. Les rangs de stigmates et l’ébauche du tube digestif sont déjà visibles. REMARQUES Cette nouvelle espèce s’isole d’autres Eudistoma lobés par la structure particulière des larves. Il est possible que Eudistoma sp. (Monniot F. & Monniot C. 2001: 248, figs 37, 118 A), de Palau, appartienne à la même espèce, l’unique larve ayant la même taille et la même structure que E. bifurcatum n. sp., mais l’échantillon de Palau est incrusté de sable, sans pigment dans la tunique.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB54B06FCE683A5E6B5FC0C.taxon	description	(Figs 15; 27 A)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB54B06FCE683A5E6B5FC0C.taxon	materials_examined	HOLOTYPE. — Madagascar. Nosy-Be, 27 m, 15. VII. 1992, coll. P. Laboute, 1 colonie (MNHN A 3 EUD 262). ÉTYMOLOGIE. — Espèce dédiée à Pierre Laboute qui l’a récoltée et photographiée en plongée.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB54B06FCE683A5E6B5FC0C.taxon	description	DESCRIPTION Les colonies isolées et pédonculées sont dressées sur un fond sédimentaire (Fig. 27 A). Seule la partie supérieure nue et transparente dépasse du sédiment. La colonie type de 2 cm de diamètre, portée sur un pédoncule plus étroit de 1 cm de long, incrusté de sable, est ancrée par une touffe de rhizoïdes eux-mêmes incrustés de sable, aussi longue que la colonie. La tunique est translucide, molle, et devient vitreuse après fixation; elle contient des cellules pigmentaires rondes qui deviennent noires dans le formol. Les zoïdes sont groupés en rosettes de trois à cinq zoïdes. Ils sont allongés, mesurent jusqu’à 15 mm de long (Fig. 15 A). Non contracté, le thorax atteint 3 mm de long (Fig. 15 B). Les deux siphons ont six lobes. Le siphon cloacal, plus long que le siphon buccal, est renflé. La musculature thoracique est faible, composée de fibres longitudinales et transversales entrecroisées en feutrage. Le premier rang de stigmates, relevé dorsalement, contient une trentaine de perforations de chaque côté, les deux suivants environ 25. Chaque demirang a des stigmates courts aux deux extrémités, dont la longueur croit régulièrement pour devenir très longs au centre du rang. Des cellules rondes et foncées sont dispersées sur la moitié postérieure de l’abdomen. L’abdomen est particulièrement long et porte un ou plusieurs prolongements vasculaires terminaux (Fig. 15 A). L’estomac (Fig. 15 C) très postérieur montre deux côtes longitudinales. La boucle digestive est droite et fermée. Les gonades sont logées postérieurement à l’estomac avec des vésicules testiculaires denses et un ovaire central (Fig. 15 C). Un à trois embryons sont incubés dans la cavité cloacale (Fig. 15 B). Les larves (Fig. 15 D) mesurent 0,75 mm. Elles possèdent trois papilles adhésives courtes et larges, intercalées avec quatre vésicules épidermiques épaisses. De chaque côté, les papilles sont bordées d’un gros repli tissulaire transverse, ce qui caractérise cette espèce. Deux rangs de stigmates sont bien formés dans les larves (Fig. 15 D). La queue décrit un demi-tour du tronc. Des cellules foncées sont présentes dispersées dans tout le tronc. REMARQUES Les colonies en éléments pédonculés isolés, ancrés dans le sédiment, l’absence de sable dans la partie supérieure globuleuse et molle, la coloration claire de la tunique, la structure simple des larves ne rappellent aucune des espèces décrites. Eudistoma occultum Monniot F., 2001 d’Afrique du Sud a également une grosse excroissance latérale aux papilles adhésives de la larve. Il diffère par une colonie divisée en plusieurs lobes issus d’une base commune. La larve est nettement plus petite.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB44B04FCEB81BEE36FF904.taxon	description	(Figs 16; 27 C, D) SYNTYPES. — Maldives. 4 ° 11.43 ’ N, 73 ° 25.05 ’ E, 7 m, 18. IX. 1997, coll. CRRF, 5 colonies (MNHN A 3 EUD 264). ÉTYMOLOGIE. — Du latin niveus: blanc comme neige. DESCRIPTION Les colonies de couleur blanche ont une consistance très dure (Fig. 27 D). Elles sont pédonculées (Fig. 27 C), la plus grande de celles récoltées a un pédoncule de 3,5 cm de long pour un diamètre de 15 mm et une « tête » de 2 cm de haut pour un diamètre de 2,6 cm. Le pédoncule est entièrement incrusté de sable, la « tête » contient des particules plus fines à sa base, la partie superficielle des colonies est entièrement nue sans inclusions. Il n’y a pas de systèmes circulaires, mais les thorax des zoïdes sont plus ou moins alignés. L’aspect très particulier des colonies est dû à la répartition des inclusions sédimentaires. Dans le pédoncule le sédiment est grossier. Au niveau des zoïdes les particules sont plus fines et de plus en plus fines et denses vers la partie supérieure de la colonie pour disparaître brusquement et complètement dans la couche superficielle au niveau des siphons. Les zoïdes incolores sont minces et longs (Fig. 16 A), rétractés en profondeur dans la tunique. Les deux siphons courts ont six lobes arrondis. Le thorax (Fig. 16 B) est nettement plus large que l’abdomen et en est séparé par un fort étranglement. La musculature thoracique longitudinale est formée de fibres nombreuses et fortes qui se prolongent postérieurement en faisceaux. L’endostyle est courbé en angle droit à la base du thorax (Fig. 16 B). La branchie, beaucoup plus large que haute, compte de chaque côté environ 40 stigmates dans le premier rang, relevé dorsalement. L’abdomen est très long et prolongé par un ou plusieurs appendices vasculaires qui peuvent aussi être longs. L’estomac en position postérieure (Fig. 16 A) est allongé avec deux côtes longitudinales qui paraissent dues à la contraction. Testicules et ovaire sont logés sur la boucle intestinale droite et fermée (Fig. 16 C, D). Le coeur est postérieur à la boucle digestive. L’incubation des larves a lieu dans une large dilatation de la cavité cloacale (Fig. 16 B). Une seule larve pourvue de papilles adhésives (Fig. 16 E), non totalement développée, a été observée. Le tronc mesure 1 mm et seules trois papilles avec des cellules adhésives formant un plateau et bien écartées sont visibles. La queue de la larve décrit à peine un demi-tour du tronc. REMARQUES Cette espèce est originale par ses colonies pédonculées d’un blanc pur (d’où le nom d’espèce) sur un pédoncule incrusté de sable et par la façon dont le sédiment est réparti dans la tunique. La larve de grande taille est contenue dans une poche incubatrice non pédonculée. La disposition des thorax dans la colonie, en lignes, n’est pas fréquente. La combinaison de ces caractères nous incite à décrire une espèce nouvelle. La structure des zoïdes est semblable à celle de Eudistoma laboutei n. sp. qui est banale. L’arrange- ment des zoïdes en systèmes, la consistance de la tunique et la taille de la larve diffèrent. La tunique contient, par endroits seulement, des spicules en astérisques comme ceux des Didemnidae, mais très dispersés. Il est possible que des spicules de Didemnidae aient été intégrés intérieurement à la tunique comme les éléments de sédiment corallien, mais ceci n’a pas été constaté dans d’autres espèces des Maldives.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB64B03FCDA8286E281FC8A.taxon	description	(Figs 17; 28 A, B) SYNTYPES. — Mozambique. Ibo, 1 - 2 m, 14. XI. 1995, coll. C. Monniot, 2 colonies (MNHN A 3 EUD 263). ÉTYMOLOGIE. — Du latin plures: nombreux, et testa: tête. DESCRIPTION Les colonies (Fig. 28 A, B) de plusieurs centimètres d’envergure forment des masses épaisses, irrégulières, de lobes dressés sur une base ramifiée implantée sur des éponges. Le sable est dense dans la base en forme de stolons et les pédoncules des lobes dressés, mais il est plus dispersé sur la tête des lobes. La tunique est résistante, vitreuse et incolore. Les différents lobes sont de tailles très irrégulières, la partie distale élargie peut atteindre 12 à 15 mm de diamètre et la hauteur maximum d’un lobe est de 15 mm. Il n’y a pas de systèmes. Les zoïdes sont très contractés, les plus longs mesurent 6 mm (Fig. 17 A). Ils sont minces avec deux siphons courts à six lobes peu marqués (Fig. 17 B). Les zoïdes sont parallèles entre eux au sommet des lobes, mais entrecroisés dans la partie basale des colonies. La musculature longitudinale est particulièrement forte le long de l’oesophage. La branchie contient environ 15 stigmates dans le premier demi-rang à droite. L’abdomen est mince, allongé et l’estomac plus long que large (Fig. 17 C) a une position postérieure. Cardia et pylore sont opposés. L’intestin est très peu divisé en compartiments, on remarque seulement un faible élargissement de l’intestin moyen et un petit anneau au fond de la boucle intestinale au début du rectum (Fig. 17 C). La boucle digestive est droite, fermée. Le canal de la glande pylorique débouche à l’extrémité postérieure de l’estomac. Les gonades sont en position habituelle (Fig. 17 C). Les vésicules testiculaires sont peu nombreuses. L’ovaire est situé immédiatement derrière l’estomac. Il existe un prolongement vasculaire postabdominal. Les larves sont incubées dans la cavité cloacale. Une seule se développe à la fois, parfois accompa- gnée d’un embryon. Elles sont petites comparées à celles des autres espèces du genre (Fig. 17 D). Le tronc mesure 0,5 mm et la queue décrit trois quarts de tour. Les trois papilles adhésives sont larges, bien écartées, séparées par des vésicules impaires. De chaque côté un rang irrégulier de vésicules épidermiques s’étend sur un demi-cercle antérieur et se prolonge par quelques vésicules supplémentaires en position ventrale près de l’insertion de la queue. Ocelle et otolithe sont présents. REMARQUES La forme des colonies est caractéristique avec de nombreux lobes issus d’une base commune ramifiée et il n’y a pas de pigmentation.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB14B02FEC08120E1D3FE96.taxon	description	(Figs 18; 27 B)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB14B02FEC08120E1D3FE96.taxon	materials_examined	Mozambique. Ibo, 10 - 20 m, 20. XI. 1995, 3 colonies, coll. C. Monniot (MNHN A 3 EUD 166). DESCRIPTION Les colonies sont formées d’un bouquet serré de lobes pédonculés de 1,5 cm de haut avec un diamètre d’environ 5 mm. Les lobes ont une base étroite insérée sur une base commune en croûte. Les thorax des zoïdes forment un capitule élargi. Les siphons buccaux sont disposés en rosettes, légèrement saillants autour des siphons cloacaux groupés au centre de chaque système. La tunique, nue, vitreuse, extrêmement transparente permet de voir les zoïdes. Un cercle de pigment blanc ou jaune pâle entoure chaque siphon et il y a deux taches circulaires opaques de chaque côté du gan- glion nerveux (Fig. 27 B). Ce pigment devient brun foncé dans le formol. Les pédoncules et la base des colonies sont incrustés d’une couche de vase superficielle. Les zoïdes (Fig. 18 A) s’étendent sur toute la longueur des lobes. Les deux siphons sont courts et bordés de six lobes. Le thorax n’occupe qu’une petite partie du corps des animaux fixés. La musculature thoracique comprend des fibres transverses denses et de fortes fibres longitudinales. Les tentacules buccaux sont de trois ordres, courts. Il existe un espace imperforé entre le bourrelet péripharyngien et la branchie, et c’est dans cet espace que se situent les deux taches pigmentaires. La branchie compte plus de 30 stigmates dans le premier demi-rang, relevé dorsalement, et presque autant dans les deux autres rangs. Les stigmates sont très étroits et longs. Les languettes du raphé sont décalées à gauche. L’abdomen est particulièrement long, impression accentuée par l’emplacement de l’estomac et des gonades très postérieurs. L’estomac est lisse et le post-estomac conique (Fig. 18 C). L’intestin moyen est étroit et dessine le fond de la boucle digestive (Fig. 18 C). L’intestin postérieur débute par un brusque élargissement mais sans caecum. L’intestin postérieur est rectiligne. La glande pylorique (Fig. 18 D) est formée de nombreux tubules irrégulièrement dilatés en ampoules successives qui couvrent l’intestin postérieur au niveau de l’estomac et un peu plus antérieurement. Les gonades emplissent toute la boucle digestive sous l’estomac avec de nombreuses vésicules testiculaires en grappe et un ovaire central. Une à deux larves sont incubées dans la cavité cloacale (Fig. 18 E). Elles sont munies de trois papilles adhésives alternant avec quatre paires de vésicules épidermiques épaisses et longues dans les larves agées. REMARQUES Cette espèce décrite de Papouasie-Nouvelle-Guinée est, d’après P. Laboute, très commune autour de Nosy-Be. Elle est présente dans la mangrove et jusqu’à 20 m au Mozambique. Les colonies de E. punctatum ressemblent beaucoup à celles de E. toealense, aussi présent à Ibo, mais A cette dernière espèce a des lobes de la colonie plus grands, une tunique opaque, et n’a pas de taches pigmentaires près des siphons.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB04B3EFCC58327E14FFED6.taxon	description	(Figs 19; 28 C)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB04B3EFCC58327E14FFED6.taxon	description	DESCRIPTION Les colonies en croûtes épaisses et très dures sont densément colorées en bleu-noir. La surface de la colonie est marquée de bourrelets délimitant des systèmes de zoïdes circulaires en creux (Fig. 28 C). L’orifice cloacal commun est central et les orifices buccaux se situent en profondeur et en cercle sous le rebord des dépressions. La tunique est totalement envahie de grosses cellules à concrétions. Elle ne contient pas de sédiment. Les zoïdes (Fig. 19 A) sont très rétractés dans la couche basale. Les deux siphons ont six lobes, le siphon cloacal est un peu plus long que le siphon buccal. La musculature thoracique forme un feutrage continu opaque sur le thorax et se prolonge en deux faisceaux longitudinaux épais sur l’abdomen. Le corps des zoïdes est opaque mais non pigmenté de noir. Les tentacules buccaux sont nombreux, en trois ordres. Les trois rangs de stigmates allongés sont de même taille avec environ 25 perforations de chaque côté. L’estomac est très asymétrique. La typhlosole est nette (Fig. 19 B). De chaque côté une gouttière longitudinale délimite deux larges plis (Fig. 19 A). L’intestin moyen à paroi fine est très renflé, de volume presque égal à celui de l’estomac (Fig. 19 A, B). Il est bien délimité par les deux portions de l’intestin antérieur et postérieur de diamètre étroit. Le rectum débute au pôle postérieur de la boucle intestinale par un élargissement. La boucle digestive n’est pas tordue. Les gonades sont très peu développées dans les colonies observées, elles ont la position habituelle dans le genre. Il n’y a pas de larve. REMARQUES Cette espèce est très bien caractérisée par sa couleur sombre, la consistance particulièrement dure de la tunique, la sculpture de la surface des colonies en systèmes arrondis au centre de dépressions bien espacées. Les grosses cellules à concrétions qui envahissent toute la tunique sont aussi une caractéristique. L’absence de larves ne permet pas une identification tout à fait certaine de l’espèce qui n’avait jamais été signalée dans l’océan Indien.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB04B3EFCC58327E14FFED6.taxon	description	DESCRIPTION La colonie est étendue sur du corail et une éponge en plusieurs éléments en croûte, faiblement reliés entre eux, épais de 1 cm en moyenne. L’incrustation très dense ne permet pas de distinguer une organisation des zoïdes en systèmes. La surface de la colonie est plane. Par endroits les siphons buccaux apparaissent en points plus clairs car le sédiment y est moins dense. De grosses cellules claires sont irrégulièrement placées dans la partie superficielle de la tunique; de plus petites cellules opaques sont dispersées entre les grains de sable. Les zoïdes, très rétractés, mesurent 5 mm de long pour les plus grands (Fig. 20 A). Le thorax garde une couleur rose dans le formol. Les deux siphons ont six lobes. La musculature longitudinale est forte, en grosses fibres parallèles se réunissant en un ruban de chaque côté de l’abdomen mais jusqu’au niveau de l’estomac seulement. Seules quelques fibres atteignent l’extrémité postérieure du corps. La branchie compte une douzaine de stigmates dans le premier rang. Le tube digestif forme une large boucle et l’intestin postérieur croise très nettement le post-estomac (Fig. 20 B). Ce caractère n’est pas dû à la contraction, la musculature longitudinale du manteau étant très faible à ce niveau. Une glande pylorique en ampoules serrées se situe sur le rectum, contre l’estomac (Fig. 20 B). Le coeur est postérieur à la boucle intestinale (Fig. 20 B). Les gonades ont la structure habituelle du genre avec de nombreuses vésicules testiculaires et un ovaire central (Fig. 20 B). Les larves (Fig. 20 C) sont incubées dans la cavité cloacale sans déformation du manteau. Le tronc mesure 850 µm. La queue décrit un demi-tour. Les trois papilles adhésives sont entourées de chaque côté par plusieurs vésicules épidermiques digitiformes, variables d’un côté et de l’autre et selon les larves. REMARQUES Bien que les descriptions précédentes de l’espèce soient incomplètes la colonie de Ibo est identifiée en E. renieri en tenant compte de la tunique, de la forme du tube digestif et du petit nombre de stigmates par rang (10 pour Michaelsen 1923). La larve est décrite ici pour la première fois.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB04B3EFCC58327E14FFED6.taxon	description	MATÉRIEL EXAMINÉ. — Mozambique. Ibo, mangrove, 20. XI. 1995, coll. C. Monniot, 1 colonie (MNHN A 3 EUD 275).	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB04B3EFCC58327E14FFED6.taxon	materials_examined	Maldives. 4 ° 11.39 ’ N, 73 ° 24.36 ’ E, 7 m, 2. X. 1997, coll. CRRF, 1 colonie (MNHN A 3 EUD 209). DESCRIPTION Les colonies (Fig. 28 D) correspondent aux descriptions de Sluiter (1898: pl. 1, fig. 2) et de Millar (1956) pour la structure et la couleur. Les zoïdes ont un thorax large et une boucle intestinale droite (Fig. 21 A). Les gonades sont placées dans la boucle intestinale et débordent postérieurement (Fig. 21 B, C). Les larves (Fig. 21 D) du matériel étudié ici mesurent 500 µm avec trois papilles adhésives séparées par quatre vésicules épidermiques, comme le décrit Millar (1956). La branchie compte une vingtaine de stigmates par demi-rang. La description originale ne mentionne ni la morphologie des larves, ni le nombre de stigmates, et le spécimen type n’a pas pu être trouvé. Les descriptions de Plante & Vasseur (1966) et Vasseur (1967) se rapportent certainement à une espèce différente, elles concernent des colonies massives. Eudistoma toealense Millar, 1975 (Fig. 22)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FFB04B3EFCC58327E14FFED6.taxon	description	DESCRIPTION Les colonies sont constituées d’une croûte basale plus ou moins ensablée et incrustée d’épibiontes divers au-dessus de laquelle se dressent des lobes cylindriques. La partie basale de chaque lobe a une tunique qui porte extérieurement du sable et des épibiontes, mais la tête est nue. Les extrémités des siphons sont un peu saillantes, de couleur jaune, mais les zoïdes ne sont pas disposés en systèmes. La tunique est opaque et résistante. Elle n’est pas incrustée intérieurement. La longueur des lobes est variable, au maximum de 15 mm, le diamètre est de 8 mm au maximum. Les zoïdes sont parallèles entre eux dans les lobes dressés mais les abdomens qui se prolongent dans la couche basale sont entrecroisés. Les deux siphons sont de taille égale, courts, à six lobes saillants en surface des colonies. La musculature thoracique longitudinale est forte et se prolonge en deux faisceaux jusqu’à l’extrémité de l’abdomen. Plusieurs prolongements vasculaires s’étendent au-delà de l’abdomen. La branchie, dont le premier rang est relevé dorsalement compte environ 20 stigmates allongés de chaque côté dans le deuxième rang. L’abdomen est mince, sauf dans sa partie tout à fait terminale qui contient l’estomac et les gonades. L’estomac a une paroi lisse. Il est dissymétrique, arrondi. Il est suivi d’un post-estomac étroit, mal limité du reste de l’intestin. L’intestin n’est pas divisé en compartiments. Il décrit une boucle droite. Les gonades sont logées dans la boucle intestinale, postérieurement à l’estomac avec de nombreuses vésicules testiculaires et un ovaire central. Dans la cavité cloacale thoracique, il y a un seul têtard bien développé, parfois accompagné d’un embryon. Les larves sont ovales. Le tronc mesure 1 mm. La queue ne fait pas le tour complet de la larve, mais est toujours repliée sous le tronc. Il y a le plus souvent trois papilles adhésives larges, séparées par quatre vésicules épidermiques épaisses plus ou moins dentelées (Fig. 22 A), mais dans une même colonie on trouve aussi des larves à quatre papilles adhésives (Fig. 22 B). Ocelle et otolithe sont présents. Une ébauche de branchie est visible. REMARQUES Cette espèce est bien caractérisée par la forme de sa colonie, avec une base encroûtante d’où émergent des lobes isolés les uns des autres, dressés, et par sa larve dont les vésicules épidermiques impaires sont épaissies avec un bord antérieur dentelé. La présence fréquente de larves à quatre papilles adhésives avait déjà été signalée antérieurement (Monniot F. & Monniot C. 1996).	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FF8C4B3DFCEC83A5E365FA20.taxon	description	(Figs 23; 29 A)	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FF8C4B3DFCEC83A5E365FA20.taxon	materials_examined	HOLOTYPE. — Mozambique. Ibo, 10 - 20 m, 18. XI. 1995, coll. C. Monniot, 1 colonie (MNHN A 3 POL A 34). AUTRE MATÉRIEL EXAMINÉ. — Mozambique. Ibo, 10 m, 17. XI. 1995, coll. C. Monniot, 1 colonie (MNHN A 3 POL A 35).	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FF8C4B3DFCEC83A5E365FA20.taxon	description	ÉTYMOLOGIE. — Du latin epi: sur et colon: intestin. DESCRIPTION Les colonies sont ramifiées, constituées de lobes cylindriques, parfois dichotomiques, issus d’un stolon de forme irrégulière (Fig. 29 A). La tunique est cartilagineuse, transparente après fixation, recouverte partiellement d’épibiontes divers. Chaque lobe mesure en moyenne 15 à 18 mm de long pour un diamètre de 5 à 7 mm. Les zoïdes sont parallèles entre eux dans chacun des lobes de la colonie. Les zoïdes s’extraient facilement de la tunique. Leur taille est très variable (Fig. 23 A, B). Les moins contractés (Fig. 23 B) ont un thorax de 2,5 mm et un abdomen de 6 mm. Les deux siphons sont très courts, proches l’un de l’autre et non lobés. La musculature thoracique se compose de fibres espacées, essentiellement issues du siphon buccal et de la partie antérieure de la ligne medio-ventrale; d’abord transversales, les fibres musculaires s’incurvent sur la ligne dorsale pour former des rubans qui s’étendent sur tout l’abdomen jusqu’au centre de la courbure intestinale (Fig. 23 C). La branchie compte 14 rangs de stigmates et environ 20 stigmates par demi-rang dans la région moyenne. Les stigmates sont souvent de forme irrégulière ou dédoublés. Les languettes du raphé sont courtes. L’abdomen est nettement élargi dans sa partie postérieure qui contient l’estomac et les gonades (Fig. 23 B, C). L’estomac a une forme allongée, une paroi lisse ou qui présente un pli longitudinal plus ou moins accentué de chaque côté. Le reste de la boucle digestive ne comprend pas de constrictions et peu de différences de diamètre sur toute sa longueur (Fig. 23 A). L’anus s’ouvre au niveau de l’avant-dernier rang de stigmates. L’ovaire se situe au centre de la boucle intestinale. Le testicule comprend de très nombreux lobules disposés de façon inhabituelle. Certains d’entre eux, de petite taille et de forme ovale, occupent le centre de la boucle digestive, mais d’autres beaucoup plus nombreux ont une forme allongée et parfois ramifiée et se disposent en anneaux successifs entourant l’intestin moyen (Fig. 23 C, D) (d’où le nom de l’espèce). Leurs canaux spermatiques sont longs, atteignant le centre de la boucle intestinale où ils convergent pour former le spermiducte commun qui longe le rectum (Fig. 23 B). Les larves sont incubées dans la cavité cloacale, on en a compté jusqu’à quatre, mais elles n’ont pas fini leur développement. Les embryons sont de petite taille. REMARQUES L’espèce du Mozambique est originale par la forme de sa colonie en petits lobes digitiformes ramifiés, mais surtout par la forme et la disposition très particulière des vésicules testiculaires encerclant l’intestin au niveau de sa courbure postérieure. Elle diffère de Polycitor africanus Monniot F. & Monniot C., 1999 par la forme de la colonie, ici lobée, la taille des zoïdes et des larves. Une espèce nouvelle, dans un genre qui contient peu d’espèces, se justifie par la combinaison de plusieurs caractères: colonie ramifiée et nue, 14 rangs de stigmates, estomac à paroi lisse, petites larves (quoique immatures).	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
F11D0437FF8F4B3CFF76879AE16FFD69.taxon	materials_examined	AFrique du Sud. Algoa Bay, 31 m, holotype (SAM A 2561 O). DESCRIPTION Les colonies s’étendent en grandes croûtes blanches de plus de 15 cm de diamètre et épaisses de 2 cm (Fig. 29 B). La consistance est très dure, semblable à celle d’une pierre. Les spicules sont denses dans toute l’épaisseur de la tunique. Les ouvertures cloacales communes sont groupées au centre de systèmes circulaires. Les zoïdes sont perpendiculaires à la surface de la colonie et inclus dans des logettes assez espacées. Les siphons ont six lobes, les lobes buccaux ont une indentation médiane. Le siphon cloacal est un peu plus long que le siphon buccal. Les tentacules sont disposés en deux rangs nets, 12 plus longs implantés nettement plus bas que le cercle de nombreux petits tentacules. Sur le manteau du thorax, à une distance de trois rangs de stigmates comptés à partir de la partie postérieure de la branchie, il y a un organe thoracique latéral de chaque côté, mais sans accumulation de spicules. La branchie a 15 à 16 rangs de 25 à 35 stigmates de chaque côté comptés au milieu du thorax. L’estomac à paroi lisse est situé aux deux tiers de la longue boucle digestive. Les gonades sont peu développées dans les spécimens étudiés qui n’ont pas de larves. REMARQUES L’holotype de P. pallida, déposé au South African Museum, a été réexaminé. Contrairement à la description de Millar (1962), les zoïdes ont des gonades, mais peu développées. Après avoir ouvert la branchie, on compte 22 stigmates par demi-rang chez les zoïdes du type alors que Millar en signale 12 seulement. L’espèce Polycitorella pallida est retrouvée pour la première fois, bien plus au nord que la localité type: Algoa Bay.	fr	Monniot, Françoise, Monniot, Claude (2006): Ascidies (Polyclinidae, Pseudodistomidae et Polycitoridae) de l’ouest de l’océan Indien. Zoosystema 28 (1): 113-156, DOI: 10.5281/zenodo.5399797
